Road trip au Mexique #5 : Bacalar, Los Rapidos, les Cenotes & Cocalitos

Pour fêter dignement Noël, on s’est octroyés 3 jours de repos complets à Bacalar, auprès de sa belle lagune des 7 couleurs. Surprise ! Nous sommes rejoints par deux autres nomades digitaux rencontrés à Istanbul : Ar. et Am. (pour une question de vie privée, leurs prénoms seront écrits en abréviation).

Note : cet article fait partie de la série d’articles de notre roadtrip au Mexique. Accédez en cliquant ici aux articles précédents : partie 1, partie 2, partie 3, partie 4

Partie 1 : Carnet de voyage
Partie 2 : Conseils pratiques

Partie 1 : Carnet de voyage

Jour 7 (25 Décembre)

Nos amis nomades viennent de passer des vacances horribles à Cuba à se faire plumer dans tous les sens. Excédés, ils écourtent leurs vacances et décident de nous rejoindre ici à Bacalar. De notre côté, alors que j’ai passé beaucoup de temps à planifier mon programme pour le Mexique, la sur-fréquentation et le côté « touristes = distributeurs ambulants » commencent aussi à peser également. J’ai l’impression d’avoir beaucoup donné pour passer des vacances de rêve, pour voir le ratio réalité/attente diminuer de jour en jour. Et Bacalar est le lieu idéal pour oublier les petits désagréments passés. Puisque le tourisme de masse ne vient pas encore jusqu’ici.

Ouf.

Quand Cancun est devenu touristique, Playa del Carmen est devenu le nouveau Cancun. Et quand Playa del Carmen est devenu touristique, Tulum est devenu « the new Playa del Carmen ». Et maintenant, c’est au tour de Bacalar de devenir « the new Tulum » ahahahha Les cars de touristes ne viennent pas encore jusqu’ici car d’après Google Maps, Cancun – Bacalar aurait pris 4h en voiture. Et pour les clients ayant payé pour un séjour dans un hôtel all-inclusive, c’est sûrement too much pour une excursion d’une journée.

Tant mieux, même si pendant la période de Noël, Bacalar est super fréquenté.

Tulum – Bacalar en bus

Depuis Tulum, nous sommes censés prendre un bus ADO. Arrivés sur place, on nous signale 5 minutes avant le départ que le bus est annulé mais qu’un bus seconde classe de la compagnie Mayab part aux mêmes horaires. On se fait rembourser la différence de prix et c’est parti. La prochaine fois, on tâchera de venir plus tôt au terminal – au cas où un incident de ce type se produise de nouveau.

La Playita

Nos amis bloggeurs Kalokali ayants passé leurs vacances d’été ici et nous ont fortement recommandé le restaurant La Playita, leur QG en quelque sorte à Bacalar. La première chose que nous avons faite, après avoir débarqué à Bacalar, c’est de foncer vers La Playita, prendre la plus belle table et regarder la lagune.

La Playita

Rien que le menu me fait baver. J’opte pour un tartare de thon (petit mais délicieux) tandis que JB enchaîne les plats. Ça fait tellement du bien un restaurant où il y a au moins 2 plats qui nous intéressent (au lieu de 0 comme c’est le cas depuis une semaine). Ici, malgré la fréquentation, ils sont super relax. Pendant le repas, on s’assoit sur des bancs en bois. Et dès qu’on a fini, on peut poser nos affaires sur ces superbes belles chaises trop fancy et rester autant de temps qu’on veut.

Note : j’ai maltraité mon appareil de photo – qui est resté HS jusqu’à la fin du roadtrip. A partir de maintenant, vous aurez un mélange de photos prises par 2 smartphones et une caméra de sport. Désolée pour les couleurs moins naturelles qu’un appareil de photo. J’essaie de choisir les photos les plus réalistes possibles

Avant de venir ici, je ne comprenais pas pourquoi il y avait autant de jetées, je croyais que c’était pour le style. Mais en fait, sans jetées, on aurait tous nagé dans de la boue : car la partie près du bord est pleine de nénuphars et lotus. Certes, c’est très joli mais l’eau n’est pas si transparente que ça. En plus, les jetées permettent de mieux préserver les nénuphars/mangroves/lotus – qui contribuent à l’écosystème de la lagune.

le restaurant Playita vu de sa jetée

Sur la gauche, il y a une longue jetée avec des bateaux. Pour y accéder, il faut payer 20MXN/personne, ensuite, il y a des toboggans énormes, plein de restaurants, transats etc. mais ça a l’air trop Disneyland pour moi – c’est pour ça que nous sommes restés chez La Playita toute l’après-midi, en attendant l’arrivée de nos amis nomades.

A 19h, ils arrivent enfin, nous avons beaucoup de choses à nous raconter. On les raccompagne jusqu’à leur hostal. Puis 15 minutes plus tard, Ar. m’appelle « Houston, on a un problème ». Il s’avère que leur auberge Morgan House Hostal se trouve juste à côté d’un lieu de soirée dansante – la musique est non seulement super forte mais c’est parti pour durer jusqu’à 3h du matin. On leur propose ASAP de passer chez notre hôtel : Aljanna House Boutique Hotel (lien Booking). Au Mexique, la plupart des chambres comportent 2 lits doubles. Et on pourra régler les frais supplémentaires au proprio le lendemain

Note : Le tarif pour 4 personnes représente entre 30% et 50% de plus par rapport aux tarifs 2 personnes. Si vous partez entre amis au Mexique, ça peut être un bon moyen pour économiser, au lieu de payer 4 lits peu confortables en dortoir. Notamment à Noël quand les tarifs font x2

2 lits doubles

Jour 8 (26 Décembre)

On retourne chez La Playita pour déjeuner et le restaurant est encore plus fréquenté qu’hier. Nous trouvons un superbe emplacement et nous nous régalons du déjeuner. Je comptais louer un paddle directement chez La Playita mais la responsable des paddles semble profiter aussi des vacances de Noël. Juste à côté du restaurant (côté gauche), il y a un petit terrain où j’ai pu louer un paddle pour 150MXN/heure. JB m’accompagne sur un autre paddle et Ar. nous suit en snorkeling.

Je me sens comme un poisson dans l’eau (c’est un petit rêve qui se réalise, ça fait un bon moment que je voulais faire du paddle) et ne comprends pas pourquoi JB a autant de mal à garder l’équilibre. L’eau de la lagune est super calme et j’arrive à bien avancer, jusqu’à la moitié de la lagune. JB m’explique que les grands ont un centre de gravité plus haut, d’où la difficulté à maîtriser le paddle. Bon, je suis contente que ma petite taille me serve pour une fois. J’aime trop ! Même quand les bateaux passent, je ne tombe pas. Il me faut très peu de force pour avancer, je préfère le paddle au kayak. Pour protéger l’écosystème de la lagune, nous n’avons ni crème solaire ni produit chimique, c’est pour ça que nous portons des vêtements anti-UV couvrants pour nous protéger du soleil.

Ar. nous signale que le snorkeling ne donne rien. Il n’y a pas de poissons. Cette lagune est appelée « lagune des 7 couleurs » car la profondeur varie beaucoup. Nous passons rapidement d’une zone peu profondeur (jusqu’aux hanches) jusqu’à une zone où l’on ne voit plus du tout le fond. Être sur un paddle, c’est comme être en déni – je me rends pas compte que c’est profond, ça me fait beaucoup moins peur que si j’étais en snorkeling. La lagune est tellement belle que même si Am. ne se baigne pas, elle profite pleinement de la vue depuis le restaurant.

Bon, heureusement qu’on n’a réservé que pour une heure car JB n’en peut déjà plus. Si cela ne tenait qu’à moi, je serais allée jusqu’au canal des Pirates de l’autre côté de la lagune – et faire demi tour hhéhééé

Vol au Parking

Ar. remarque un couple de touristes au teint livide en pleine discussion avec un employé du restaurant. Ça parle de police etc. Apparemment, pour se baigner, ils ont tout laissé dans leur coffre de voitures (y compris les passeports) et les voleurs ont TOUT pris. C’est un délit assez fréquent au Mexique, les voleurs prennent tout et font le tri après. Quel cauchemar ! La bonne nouvelle c’est qu’ils ne sont pas en tour du monde et ont probablement pu demander un laisser-passer au moins pour rentrer chez eux. J’espère sincèrement qu’ils ont pu bloquer les cartes à temps etc.

J’ai entendu parler de ce type de vol à Cancun, à Play del Carmen et dans les coins touristiques de Bacalar. En gros, dès que le parking n’est pas payant et surveillé, il y a des risques. C’est aussi une des raisons pour lesquelles nous avons préféré laisser nos bagages pendant 2 semaines à la baggagerie d’un hôtel à Mérida et voyager léger en bus au lieu de louer une voiture et les emporter avec nous. Aux USA également, nous avons laissé tous nos matos informatiques en consigne pendant notre roadtrip. Nos passeports, cartes bancaires sont toujours sur nous dans une pochette Eagle Creek. Si besoin, vous pouvez toujours laisser vos bagages aux consignes des Terminaux ADO.

Jour 9 (27 Décembre)

Los Rapidos

Suite aux conseils trouvés sur Internet (et dans Lonely Planet), on se motive pour aller à Los Rapidos. Ici, la lagune se rétrécit et ça crée un petit courant – on peut se laisser emporter par le courant, ça a l’air fun. Nous prenons un taxi (150MXN, tarifs pour touristes au lieu de 80MXN pour les locaux). L’accès coûte 100MXN/personne (toujours cash only). Il est 10h et nous sommes presque les seuls touristes. L’idée est de remonter la lagune à pied (en marchant sur les troncs d’arbre hyper glissants prévus pour) pour ne pas abîmer les faux rochers (qui sont en fait des organismes vivants). Mais je crois qu’ils ont été tellement maltraités et marchés dessus qu’ils sont morts maintenant 🙁

Je répète : tout ce qui ressemble aux rochers ici ne le sont pas, ce sont des stromatolites, donc des organismes vivants, n’y touchez pas !

Ensuite, on peut se mettre sur le dos et le courant va faire qu’on flotte jusqu’au niveau du restaurant (il y a quelques cordes pour nous retenir). Nous n’avons pas de bouée donc on flotte moins vite, mais on a vu d’autres touristes se mettre sur le dos, avec un life vest et le spectacle est trop trop marrant. Quelques heures plus tard, des touristes viennent avec des bouées géantes rose-fluo ahahhaha c’est trop chou.

Le restaurant sur place est plutôt abordable, entre 190MXN et 240MXN le plat et 45MXN la boisson. C’est un lieu 100% Instagram. Tout est joli, tout est beau, on peut passer la journée ici sans problème. Nous avons cependant lu quelques commentaires sur l’intoxication alimentaire ici – ainsi que les vols dans les coffres – ainsi nous partons dès l’arrivée des groupes.

Nous rentrons à Bacalar mais n’arrivons pas à trouver un taxi. Le proprio de Los Rapidos nous propose d’appeler un taxi pour nous mais ce sera 180MXN au lieu de 150MXN (car le taxi vient jusqu’à nous). On refuse et préférons marcher jusqu’à l’avenue principale (20 minutes de marche). Sur le chemin, on croise un serpent mort… donc marchez plutôt au milieu de la route au cas où vous tombez sur un serpent vivant hehe Nous arrêtons un colectivo venant de Chetumal, et pour 25MXN/personne, on est déposés devant le terminal d’ADO à Bacalar (soit une économie de 80MXN pour 4, ou 4 tacos). Donc, il est tout à fait possible de faire le chemin inverse, vous faire arrêter là où il y a un panneau pour « los rapidos ». Payez 25MXN, puis marchez

Kayak sur la lagune

Notre amie Karen nous a dit qu’il y avait des Mennonites (équivalents des Amish) à Bacalar. J’ai beau ouvrir mes yeux mais je n’ai vu personne. Apparemment, on les perçoit souvent, avec de très beaux vêtements et chapeaux style ancien – de l’autre côté du stationnement de La Playita. Ouvrez vos yeux !

A Bacalar, on a pu se renseigner sur les différentes offres pour un tour en bateau sur la lagune :

  • avec un bateau à moteur normal : 250MXN/personne pour 2h – pour faire le tour de la lagune, se rendre aux cenotes et au canal des pirates : Cenote Esmeralda, Cenote Negro, Cenote Cocalitos, Isla de los Pajaros, Canal de los piratas
  • avec un voilier : 650MXN/personne pour 4h – pour faire le même trajet mais on ne pollue pas l’eau et le tour se fait sans bruit, sans la mauvaise odeur de l’essence

Nous n’avons pas envie de polluer l’eau mais 650MXN/personne nous semble un peu cher. En plus, 4h sur un voilier – on risque de s’ennuyer. Ainsi, on part à la recherche d’un kayak – avec la prétention de faire le même tour que les bateaux. En tout cas, ne réservez pas les *tours en ligne* car ils proposent des tarifs 3 fois plus chers que sur place !

Grâce à la puissance d’Internet, on trouve un des meilleurs tarifs de location de kayak à Bacalar chez The Yak Lake House. En plus, l’emplacement est optimisé car le point de départ est juste en face du Canal des Pirates, notre premier stop. Le lieu fait très « le bon plan secret » car il faut sonner à la porte d’une auberge. Ensuite, il faut aller jusqu’au bar et demander à louer un kayak 2 places. Pour seulement 150MXN/heure (alors que c’est 250MXN/heure un peu partout). Il faut payer la 1ère heure et laisser 300MXN de deposit par kayak. C’est une auberge de luxe. Les lits de dortoir sont immenses, si cela vous intéresse, voici le lien Booking de l’auberge. Ils ont une jetée privée et un bar sympa. Par contre, je ne sais pas s’il y a beaucoup de bruit/musique le soir.

Au bout de 15 minutes, on comprend qu’on n’ira pas loin avec la force de nos bras. Nous tentons tant bien que mal d’aller jusqu’au canal des Pirates, en faisant (beaucoup) de pauses. Ce canal est appelé ainsi car c’est par ici que venaient les pirates au 18ème siècle. Pour savoir où cela se trouve exactement, c’est très simple : repérez tout simplement l’endroit où il y a le plus de bateaux.

Cet endroit a été partagé récemment dans l’émission Zone Interdite sur M6, qui parle des familles en vacances. En venant jusqu’ici, la boue devient caoutchouteuse et on peut s’en tartiner partout : c’est l’exfoliation maya. Cette boue contient un peu de soufre, très bien pour la peau, et en l’enlevant de sa peau, il y a des peaux mortes qui partent aussi. En s’approchant trop, JB n’arrive pas à se mettre debout et ses jambes d’enfoncent toutes seules. C’est le même effet que le sable mouvant qu’on voit à la TV, sauf que ce n’est pas dangereux. Cependant, j’ai failli perdre mes sandales car c’était trop dur de les sortir ahaha. Moi aussi je suis tombée à de nombreuses reprises – mais plus à cause des trous laissés par les précédents touristes.

C’est seulement quelques jours après cette « exfoliation maya » que je suis tombée sur un site – qui déconseille forcément cette pratique, oups – car ça perturbe l’écosystème. En faisant une exfoliation de la peau ici, nous y laissons les résidus de nos produits chimiques et risquons d’abîmer encore plus l’écosystème – déjà fragilisé à cause d’un nombre croissant de touristes.

A la force de nos bras, nous arrivons après une longue tentative jusqu’au Cenote Negro. Apparemment, il y aurait 130 mètres de profondeur. On voit nettement le bord (avec des algues & végétation) ensuite c’est le vide.

Rien que de regarder la photo, ça me fait flipper... Mais JB, très courageux, s’est quand même baigné. Ici, il n’y a pas de crocodile (en tout cas, pas dans cette partie de la lagune car il y a trop de touristes et peu de poissons).

Ce qui est sûr c’est qu’il y a deux crocodiles résidents au Centro Holistico Akalki. Vous ne risquez pas de les croiser car les bateaux n’y vont pas, c’est très loin du centre – et seuls ceux qui séjournent là-bas risquent de les voir. J’ai re-posé la question à mon proprio d’hôtel qui me dit qu’il n’y a absolument aucun risque. Les crocodiles ont très peur des touristes et ils sont très loin des zones touristiques. Mais bon, un crocodile reste un crocodile. En tout cas, si on croit Google, aucun incident impliquant un crocodile n’a été signalé à la lagune de Bacalar.

Nous n’avons plus de bras et nous dépêchons de rendre le kayak. En tout, on aura fait 2h de kayak. Un petit repos plus tard et nous passons voir les jetées à l’accès public pour voir le coucher du soleil. Les jetées publiques sont fermées à 19h et on nous chasse dès 18h40….

Nous dînons chez une taqueria. On découvre les « papas rellenas al pastor », enfin un plat qui nous plaît bien. C’est de la purée de pommes de terre avec un peu de viande, de crème et de fromage par-dessus. Très très bon. Le dîner ne nous a coûté que 125MXN/personne.

Jour 9 (28 Décembre) : Los Cocalitos, Cenote Esmeralda, Cenote Azul

Nous longeons la lagune pour visiter les cenotes que nous n’avons pas pu faire en kayak la veille.

Mais malheureusement, l’accès à la lagune est complètement bloqué par de nombreux passages privés d’hôtels : cf. notre n-ième Expectation vs. Reality ahahah

Il n’y a que 3-4 jetées publiques près du centre-ville, tout le reste, ce sont des terrains privés – des fois laissés à l’abandon mais avec des barrières quand même. Tout cela nous désole – il faut toujours payer payer, même ici.

Note : si jamais Bacalar devient ultra-touristique et trop cher, vous pouvez vous rendre en colectivo à Laguna Milagros, qui a la même couleur bleue mais l’accès est gratuit.

Par contre, certains hôtels sont vraiment super, super beaux !

Nous passons devant l’hôtel Laguna Bacalar (lien Booking) et ici, les tarifs de location de kayak sont encore moins chers : 50MXN/heure pour un kayak individuel. Cet hôtel donne sur un des plus beaux cenotes à Bacalar : Cenote Esmeralada. Pour profiter de la piscine et des infrastructures, il suffit de consommer au restaurant.

Nous passons aussi devant Los Axules, conseillés sur les forums. L’accès est gratuit mais il faut consommer. Les plats coûtent très cher pour ce que c’est et la partie baignade et plutôt petite. Je ne recommande pas plus que ça.

Par contre, Los Cocalitos mérite la visite. L’accès coûte 35MXN/personne et on a droit à quelques pauvres chaises plastiques. Sans parasol ni rien. Mais il y a des hamacs et balançoires dans l’eau et surtout… des stromatolites qui sont constitués des milliers des bactéries. Ils fonctionnent comme une forêt, en absorbant du CO2 et rejetant du O2. Les 5 premiers centimètres sont vivants, le reste est fossilisé. Pour les préserver, il ne faut pas s’en approcher trop près (au moins 3 mètres de distance) et ne pas se tartiner de crème solaire ou de produits chimiques. Ils sont très fragiles, il suffit de marcher dessus pour que ça mette des milliers d’années à se générer. Selon les scientifiques, les stromatolites présents à Bacalar auraient plus de 10 000 ans.

Ici, ils ont l’air d’être encore vivants, on voit encore quelques champignons dessus. Par contre, l’escalier menant à la lagune reste trop près des stromatolites. Je vous recommande venir les voir, mais de ne pas de vous baigner ici.

Cenote Azul

Alors que je suis proche de mourir de chaud, on arrive enfin au Cenote Azul. L’accès coûte 20MXN/personne. On prend juste une boisson (25MXN) le temps de se remettre de la longue marche de ce matin avant de prendre un taxi vers le centre (pour 45MXN). Beaucoup de locaux viennent manger et se baigner ici, ça a l’air d’être un spot plus local.

Nous déjeunons chez Pues Si, un restaurant italien qu’on trouve très bon. Il est déjà temps de dire au revoir à nos compagnons de voyage de Noël.

Bon, clairement, c’était une erreur de ne pas avoir opté pour un bateau – car sans bateau, nous avons seulement accès à quelques petits bouts de la lagune. Cependant, si possible, optez pour un voilier, ou un kayak, ou un paddle… pour ne pas polluer l’eau. Essayons de préserver cette belle couleur bleue !

Notre bus pour Chetumal est encore annulé. On doit prendre un colectivo juste en face du terminal de bus. Puis un autre bus depuis Chetumal pour Xpujil.

To be continued…. la suite de notre aventure à Calakmul

Partie 2 : Conseils pratiques

Accès à la lagune

  • Les jetées avec accès public : tapez Balneario Municipal El Aserradero et Muelle Mirador Publico de Bacalar ou Muelle Ecologico sur Google Maps. Ce sont les 3 accès gratuits à la Lagune. Par contre faites attention à vos affaires, il n’y a pas de consignes sur place.
  • Accès payants ou avec consommation : on vous recommande chaudement le restaurant La Playita et Cocalitos
  • ou alors choisissez tout simplement un des nombreux hôtels avec accès privé à la lagune

Comment aller à Bacalar ?

  • La grande ville touristique la plus proche de Bacalar, c’est Tulum. Voici les horaires du bus entre Tulum et Bacalar : 00h05, 01h50, 08h35, 09h45, 10h35, 12h05, 13h05, 13h35, 17h05, 20h35, 21h05, 22h24, 22h45. Durée : 2h50. Tarifs : 292MXN. Attention, ces bus ADO sont très souvent annulés. Dans ce cas, il y a un bus seconde classe Mayab qui part aux mêmes heures. Venez au terminal 30 minutes avant et demandez systématiquement si votre bus est maintenu.
  • Si vous venez de Belize, vous pouvez passer à Chetumal puis prendre un de nombreux bus (ou colectivos) vers Bacalar
  • Vous pouvez aussi vous rendre à Bacalar depuis Mérida (c’est le cas de nos deux amis nomades) : 00h15, 07h30, 13h, 14h45, 18h, 23h, 23h45. Durée : 5h05. Tarifs : entre 285MXN et 524MXN

Comment partir de Bacalar ?

  • Pour Chetumal : plusieurs colectivos partent toutes les 30 minutes de l’autre côté de la rue (dernier départ à 16h), juste en face du terminal de bus ADO à Bacalar
  • Pour Chetumal : vous pouvez aussi prendre un bus ADO, les horaires sont disponibles en ligne. Attention, ces bus ADO sont très souvent annulés. Dans ce cas, il y a un bus seconde classe Mayab qui part quelques minutes plus tôt. Venez au terminal 30 minutes avant et demandez systématiquement si votre bus est maintenu.
  • Pour Xpujil : il n’y a que 2 bus qui partent très tard. Je vous conseille d’aller à Chetumal, puis prendre un bus pour Xpujil car les départs pour Xpujil depuis Chetumal sont plus nombreux (6 départs par jour) (j’en ai parlé ici)
  • Pour Tulum : plusieurs colectivos partent toutes les 30 minutes de l’autre côté de la rue, juste devant le terminal de bus ADO à Bacalar
  • Pour Tulum, Campeche, Mérida, Palenque, Playa del Carmen… : vous pouvez prendre un bus ADO, les horaires sont disponibles en ligne

Comment aller à Los Rapidos ?

  • Soit prenez un taxi (150MXN, 180MXN retour)
  • Soit prenez un colectivo (devant le terminal ADO) en direction de Chetumal (ça passe toutes les 30 minutes). Descendez quand vous voyez le panneau Los Rapidos puis marchez 20 minutes (marchez au milieu de la route car il y a quelques serpents)

Essayez de venir avant 11h.

Comment aller à Cocalitos ?

  • Soit marchez (mais la route est franchement pas cool car la vue est bloquée par les propriétés privées)
  • Soit payez 40MXN en taxi

L’accès à Cocalitos est payant (35MXN/personne)

Budget

  • Transport :
    • Tulum – Bacalar (bus ADO) : 292MXN (ou moitié prix si vous prenez la compagnie Mayab)
    • Taxi Bacalar – Los Rapidos : 150MXN
    • Los Rapidos – Bacalar en colectivo : 25MXN
    • Cenote Azul – Bacalar en taxi : 45MXN
    • Bacalar – Chetumal (colectivo) : 50MXN
  • Logement :
    • tout près du terminal ADO, logement très joli, terrasse avec hamac (des fois le hamac est dans la chambre), il y a un OXXO à côté : Aljanna House Boutique Hotel 52€ (lien Booking)
    • plus central, mais moins joli, restaurants aux alentours, accès à la terrasse : Hotel Szapot 29€ (lien Booking)
    • Auberge des backpackers de luxe, avec jetée privée, bar très sympa et lits douillets : The Yak Lake House lien Booking
  • Location :
    • Paddle : 150MXN/heure (à gauche du restaurant La Playita)
    • Kayak 2 places : 150MXN/heure (chez The Yak Lake House) : sonnez puis allez au bar pour louer le kayak
  • Nourriture : comptez 125MXN pour un repas au taqueria, sinon 220MXN à 300MXN/personne minimum dans les restaurants

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    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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