[Réflexion] #37 : Aux origines de la Jalousie

Il y a peu, j’ai assisté à un cours de philosophie en ligne animé par un philosophe vietnamien. À l’issue de chaque séance, les élèves peuvent lui soumettre leurs questions. Certains le suivent depuis des années, et il les connaît bien. L’un d’eux prend la parole pour décrire sa situation : il s’estime compétent. Trop, même. Au point que ses collègues moins performants lui mettent des bâtons dans les roues, sabotent ses projets et lui font porter leurs propres erreurs.

La réponse du philosophe surprend tout le monde : ton niveau énergétique n’est pas assez élevé. Premièrement, tu ne t’élèves pas suffisamment au-dessus de tes collègues pour échapper à leur jalousie. Deuxièmement, tu ne rayonnes pas assez d’énergie positive pour attirer à toi des situations de bien-être. Troisièmement : tu n’es pas considéré indispensable en entreprise car tu penses trop à tes intérêts personnels au lieu de penser aux intérêts du groupe.

Je vais développer l’idée du professeur ici avec mes propres mots. Si on prend une échelle énergétique de 1 à 1000 par ex, 1000 étant le plus élevé. 200 étant le niveau d’énergie d’un humain standard. 400 est le niveau énergétique d’Einstein, et au-delà de 700 celui des maîtres spirituels, 1000 étant l’énergie de l’Univers créateur. Cette échelle a été établie par David R. Hawkins, l’auteur du livre Cartographie de la conscience (lien Amazon) dont je vous ai parlé ici et . Cette échelle est logarithmique.

Supposons que ses collègues sont à un niveau de 250 sur cette échelle. En étant travailleur, intelligent, n’ayant pas peur de passer à l’action… il peut être à un niveau de 255 par exemple, à peine plus élevé, mais suffisant pour qu’il se considère compétent. Il se fera attaquer par les collègues du niveau 250. Pourquoi ?

Parce que tout comportement qui dépasse légèrement la norme fonctionne comme un miroir inconfortable. Il ne dit rien, mais il révèle aux autres leurs propres limites et la fragilité de leurs justifications. Pourquoi lui y arrive et pas moi ? Parce que je suis paresseux ? Personne ne veut l’admettre. Il est tellement plus simple de se dire : c’est un chanceux, un fayot, ses parents sont riches… Passer de 250 à 255, ça reste dans le champ du possible avec un peu d’effort et c’est justement ça le problème. Tant que l’écart est atteignable, il constitue une accusation silencieuse : la preuve que leur médiocrité était bien un choix.

Paradoxalement, si l’écart devient immense, disons 350 et au-delà, la jalousie se dissout d’elle-même. Personne ne jalouse Mère Teresa, parce que personne ne se compare à Mère Teresa. À ce niveau-là, on bascule dans une autre catégorie : celle de l’anomalie hors-sol, de l’exception à laquelle on ne se mesure plus. On finit par la respecter, précisément parce qu’elle semble inatteignable. La médiocrité collective pardonne bien plus facilement le génie absolu que le progrès ordinaire.

Ainsi, à peine plus élevé que ses collègues, il en fera des haters. Beaucoup plus élevé, il en fera des followers.

En attendant d’atteindre ce niveau, la sagesse consiste à ne pas s’exposer frontalement. Rester humble. En réalité, quand on sent supérieur aux autres qu’on est en train de couler petit à petit. Pourquoi ? Parce qu’un être réellement élevé ne pense tout simplement pas en ces termes. La comparaison ne serait pas son premier réflexe. Il n’en parlerait pas, n’y penserait même pas. Personne n’éprouve le besoin de crier haut et fort « regardez-moi, je suis plus intelligent qu’un enfant de 2 ans » car l’intelligence d’un adulte est évidemment à un niveau stratosphérique par rapport à celle d’un gosse de 2 ans. A chaque fois qu’on ressent de l’arrogance, le besoin de se sentir supérieur, c’est précisément le signal qu’on ne l’est pas tant que ça.

Plutôt que de marquer ses différences, mieux vaut chercher à comprendre ses collègues et leur envoyer, silencieusement, beaucoup d’énergie d’amour. Ce faisant, son propre niveau s’élèvera naturellement, et il commencera à attirer des situations de paix… là où, avant, il ne récoltait que des confrontations.


Je vous laisse avec une citation de Marianne Williamson lors d’une interview avec Oprah (lien). Elle est l’auteure du livre A Return to Love,(lien Amazon), un résumé digeste d’Un Cours de Miracles (que j’aime beaucoup). Ici elle parle des personnes, de peur d’être rejetées par la famille et amis, n’osent pas s’élever. Nous avons tous intérêt à nous calibrer à un niveau énergétique le plus haut possible, parce que si le niveau est trop bas, trop atteignable, on crée de la rancœur, mais si on s’élève vraiment beaucoup, on crée un impact authentique autour de nous.

We are more afraid of our light than our darkness didn’t come from me. That’s from A Course in Miracles, and that’s what I was talking about.
That we are, we have more fear of how powerful and light we are. And part of that is this fear that we might offend somebody else, that somehow if I have, that you have less. Rather than realizing that if I’m living in the light of my own true being, it actually subconsciously liberates you to live from the light of your true being.
[…] What’s true in the material world is the exact opposite of what’s true in the spiritual world. So in the material world, there are only so many pieces of the pie. If I have a piece of the pie, you have less. But in the spiritual world, the more I’m able to actualize, which, and that’s what enlightenment is, it’s self-actualization. Actualizing the love that is in our hearts. The more I self-actualize, I mean, look at what, I mean, to look at your career as such an example, as you actualize the resonance that it’s a field of possibility for others.
And that is true for every person.

Traduction : « Nous avons plus peur de notre lumière que de notre obscurité. Ca ne vient pas de moi. C’est tiré d’Un Cours en Miracles, et c’est de ça que je parlais. Nous avons, en tant qu’êtres humains, davantage peur de notre puissance et de notre lumière. Et une partie de cette peur, c’est la crainte d’offenser quelqu’un d’autre, comme si, parce que j’ai quelque chose, tu en as moins. Plutôt que de réaliser que si je vis dans la lumière de mon véritable être, cela te libère inconsciemment pour que tu vives toi aussi dans la lumière de ton véritable être. […]
Ce qui est vrai dans le monde matériel est exactement l’opposé de ce qui est vrai dans le monde spirituel. Dans le monde matériel, il n’y a qu’un certain nombre de parts du gâteau. Si j’en prends une part, tu en as moins. Mais dans le monde spirituel, plus je suis capable de m’épanouir; et c’est ça l’illumination, c’est l’accomplissement de soi. Faire rayonner l’amour qui est dans nos cœurs. Plus je m’épanouis, regarde, prends ta carrière (ndlr : celle d’Oprah) comme exemple : en t’accomplissant pleinement, tu crées un champ de possibilités pour les autres. Et c’est vrai pour chaque personne. »

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    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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