[Réflexion] #31 : Ode à l’artisanat et à l’intuition

Récemment, j’ai lu un magazine qui expliquait pourquoi autant de gens sont attirés par l’artisanat.

« [le monde du travail] nous a privé de notre capacité à nous épanouir et a bafoué notre « besoin viscéral de reconnaissance » dont parle Hegel. Car ce qui caractérise la nature humaine est de chercher à exprimer nos capacités singulières, et que ces dernières soient reconnues. Nous éprouvons alors un sentiment de dignité et d’estime de soi. […] Le monde du travail ne finissant que par répondre à des impératifs qui nous dépassent, et ne faisant qu’assurer des logiques de survie, privant alors l’activité humaine de tout sens possible ». Alors que « l’artisanat, lui, s’adosse au contraire, sur des savoir-faire. Ceux à même de donner le meilleur de nous-mêmes dans l’exercice de notre activité. On y éprouve d’autant plus de satisfaction que l’on maîtrise le processus de production, se sentant pleinement acteurs de nos actions« .

Revue Limite, n°25, Série : Le chant des artisans, janvier 2022, 07/01/2022

Cela rejoint les idées de William Morris que j’ai résumées ici (ou que vous pouvez découvrir avec cette vidéo YouTube).

S’en suit un article tellement bien écrit et expliqué que je ne peux pas paraphraser. Je vous laisse le lire tout simplement.

Comme toutes les autres technologies, l’IA est devenu une boîte noire… qui affiche des messages sans nous laisser voir les rouages. C’est pour cela que ceux qui réussissent sont ceux qui savent « hacker » l’IA et l’utiliser d’une manière innovante car ils comprennent le « code », la source. Avant, l’Univers était aussi en open source, mais avec le temps, on a perdu les clés du décodage et n’arrive plus à la comprendre, elle est devenue aussi magique et fermée que l’IA. Seuls les gens comme des sages, des chamans communiquent encore avec elle via des rituels ou méditation.

Quelque soit le métier, être compétent demande d’avoir un 6ème sens, une intuition… on y accède via un don, ou un état de flow obtenu via l’artisanat. Chez les médecins, les meilleurs sont ceux qui posent le bon diagnostic, et cela demande beaucoup d’intuition, je dirais même un don. C’est pour ça que beaucoup de bons médecins sont nés dans des familles de médecins, car ce don se transmet. En vietnamien, il y a une expression qui désigne ce talent chez son médecin, « mát tay ». Je sais que Bourdieu n’aurait pas été d’accord avec moi, il l’aurait appelé « reproduction sociale ». Dans un monde de spécialistes, les médecins se spécialisent aussi, et oublient de traiter le corps de manière holistique. Un médecin avec un « don » verra des symptômes à l’endroit A mais saura que l’origine vient de l’endroit B. Quand je vais voir ma guérisseuse au Vietnam, elle me masse toujours très loin de l’endroit où j’ai mal et quand elle arrive à l’endroit où j’ai mal, je n’ai déjà plus mal car elle a traité la source. Quand vous choisissez vos praticiens, optez pour quelqu’un avec un don, et quand vous recrutez quelqu’un, choisissez une personne avec de la chance.

[Réflexion] #32 : La vie privée devient un bien de luxe
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    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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