Road trip au Mexique #2 : Cobá, Ruines Mayas & Vue depuis le sommet de sa pyramide Nohoch Mul

S’il n’est plus possible de monter sur la grande pyramide de Chichen Itza, sachez que de nombreuses pyramides, hautes et challenging, sont encore ouvertes aux touristes, notamment celle à Cobá (situant entre Valladolid et Tulum). C’est en visionnant les photos & vidéos prises du drône par un instagrammeur que j’ai taggué Cobá dans ma liste des ruines à visiter au Mexique. Et malheureusement, Instagram n’est pas toujours le meilleur endroit pour planifier son parcours 🙂 Voici le post qui m’a fait rêver…

Il y a deux ruines au milieu de la jungle facilement accessibles depuis Valladolid : Cobá et Ek Balam. J’ai beaucoup hésité entre les deux, mais j’ai été démotivée par les tarifs très élevés d’Ek Balam – et j’ai choisi Cobá à la place.

Note : cet article fait partie de la série d’articles de notre roadtrip de 17 jours au Mexique. Pour lire (ou relire) la 1ère partie, RDV ici

Partie 1 : Carnet de voyage
Partie 2 : Conseils pratiques

Partie 1 : Carnet de voyage

Jour 2 (suite, 20 Décembre) :

Comment aller à Cobá depuis Valladolid ?

cf. la partie pratique. Nous avons pris un bus Oriente pour 51MXN/personne. Il faut suivre le trajet et être au taquet car le chauffeur n’annonce pas l’arrêt à Coba. Dès que vous voyez un lac, descendez.

Ruines de Cobá

Nous arrivons à la ville de Cobá 2h plus tard. Heureusement qu’on a déjeuné juste avant car les restaurants ici n’offrent pas beaucoup de choix et ont l’air bien tristounets. Nous sommes déposés juste avant le grand lac et devons marcher 5 minutes le long de ce joli lac. Depuis la route, on voit déjà le sommet d’une belle pyramide, et il y a une compagnie proposant de faire de la tyrolienne sur le lac. Ça a l’air fun.

En venant ici, nous passons de l’état du Yucatan à l’état du Quintana Roo. Nous ne le savions pas mais tout le Quintana Roo a un décalage horaire d’une heure avec le Yucatan (je pensais naïvement que ce changement ne s’appliquait qu’à partir de Tulum etc.). L’avantage d’être au Quintana Roo c’est que les frais d’entrée aux ruines deviennent beaucoup plus accessibles (alors que le Yucatan facture au moins 20€ pour chaque site, le Quintana Roo reste aux alentours de 4€).

Si la cité s’étend sur 70km², seule une infime partie a été rendue accessible. Beaucoup d’arbres entourant les ruines ou poussant carrément sur les ruines n’ont pas été dégagés, ce qui donne un côté très sympa « au milieu de la jungle ». Avant, ces ruines étaient un petit bijou – peu fréquentées. Maintenant, comme Chichen Itza ne peut plus être grimpé et le bruit court comme quoi seul Coba permet de grimper jusqu’au sommet (c’est archi faux), le tourisme de masse commence à venir jusqu’ici – ainsi que les selfie sticks. Note : la présence des selfie sticks est le symptôme indéniable et désagréable du consumérisme d’un site touristique.

75MXN plus tard, nous nous apprêtons à entrer dans la cité quand je remarque le panneau « no drone ». Ah bon ? Et comment il a fait, cet influenceur pour prendre en photo et en vidéo les ruines ? Je relis plus attentivement les commentaires laissés sur son post – plein d’autres personnes s’interrogent. Mais il ne répond pas. Il a probablement fait voler son drône en trichant donc. Pfff.

On avance de quelques mètres et voyons une centaine de vélos à louer au sein du site (50MXN/vélo). On peut marcher mais pédaler dans un site archéologique, c’est plus fun n’est-ce pas ? Pour ceux qui ne savent pas/veulent pas faire du vélo, il y a des tricycles avec « chauffeurs » qui proposent leur service pour 125MXN (1h20, attente incluse) ou 200MXN (2h, attente incluse). Il faut bien choisir son vélo car la plupart n’ont que le frein à pédale, plus difficile à manœuvrer.

Nous prenons un petit chemin ombragé, et dépassons plusieurs ruines. Car nous voulons nous rendre en 1er sur le site magique vu sur Instagram : la pyramide Nohoch Mul, l’une des plus hautes de la région (42 mètres incluant le temple d’en haut), jadis utilisé pour célébrer le pouvoir sacré des dignitaires. Arrivés sur place, on est effarés de voir un temple à moitié détruit (toute la partie gauche est partie), aux marches irrégulières, très pentu et plein de monde. Je dois vérifier 3 fois que je suis au bon endroit car je n’ai pas l’impression d’avoir vu la même chose sur place vs. les photos Instagram.

La différence avec les photos de drone est choquante. Et c’est une n-ième leçon de plus pour moi : ne jamais se laisser influencer par les photos de drone pour faire son itinéraire. Tout est beau vu d’un drone, même les favelas lol 🙂 Je me suis fait avoir par le petit-déjeuner fake à Goreme, le lac seulement rose sur Photoshop en Turquie et maintenant Cobá.

Je laisse JB monter jusqu’en haut car il est hors de question pour moi de faire autant d’effort, monter sur une pyramide à moitié cassée – et descendre sur les fesses. D’ailleurs la rumeur court comme quoi ils vont sûrement interdire bientôt de monter jusqu’en haut pour préserver le site – et certains touristes qui sont trop occupés à faire des selfies en tournant le dos aux escaliers, sont tombés. Si les gens ne peuvent plus monter, je pense que le nombre de touristes va diminuer car ça a l’air d’être ce que les gens recherchent.

Malheureusement, la vue d’en haut – sur les arbres et une minuscule structure lointaine, ne vaut pas l’effort fourni. Les gens se bousculent, trop occupés à se faire un selfie. Comme toute la partie derrière est bloquée par les arbres, tout le monde se concentre sur une petite partie près du bord. J’aurais dû choisir Ek Balam dès le début en fait.

On reprend le vélo et explorons les structures que nous avons pas visitées. J’aime beaucoup Xaíbé, un monument commémoratif au style particulier, on dirait la pyramide à Uxmal, mais en plus petit.

Les ruines sont pour la plupart très abîmées, toutes petites et envahies par la mousse ou par les arbres….

…sauf ce jeu de balle (jeu de pelote), beaucoup plus petit qu’à Chichen Itza, mais qui est très bien conservé. Après la visite des autres ruines, je me rends compte qu’il est très difficile d’avoir un jeu de balle intact comme celui-ci. Sur la plupart des sites, le cercle qu’on voit sur les photos est souvent détruit ou volé.

Finalement, la pyramide à droite de l’entrée, non-accessible à vélo mais seulement à pied, me plaît le plus. Il y a encore quelques sculptures sur la stèle en face de la pyramide et il n’y a absolument personne (puisque l’on ne peut pas grimper dessus). On reste un petit moment là-bas à savourer le silence, avant de quitter le site.

Juste devant le parking, les gardiens louent des vélos pour 70MXN pour explorer les cenotes du coin. S’il vous reste du temps, pourquoi pas.

Trajet Coba – Tulum

Pour reprendre le bus vers Tulum, nous courrons vers le petit Terminal ADO pour y être à 15h. L’employé là-bas nous a parlé d’un bus ADO à 15h10 et un bus 2nde classe à 17h.

« 2 tickets ADO pour Tulum SVP »
Il nous regarde et lance un « il est déjà parti ! »
« Déjà parti ? Il n’est pas censé venir à 15h10 ? Il n’est que 15h »
« Ah non, nous sommes au Quintana Roo, il est 16h
« 

Ahhh zut j’avais oublié cette histoire de changement d’heure !!! Mon téléphone me montre 16h mais ma montre est toujours restée à 15h.

Je croyais que le changement s’effectuait à partir de Tulum. Il ne nous reste que l’option 17h avec la compagnie de bus Oriente. Malheureusement, il y a déjà 6 locaux en train d’attendre le bus + 3 autres touristes. On se demande comment on pourra y entrer – car depuis ici, on refuse de nous vendre les tickets du bus de 2nde classe et s’il est full, il ne s’y arrêtera même pas. Je discute avec une touriste américaine, furax d’avoir raté son bus à cause du changement d’heure. Le pire c’est qu’elle a déjà acheté son ticket ADO 🙁

Note : où cas où vous ratez votre bus ADO, dans les 60 minutes après l’heure de départ prévue, vous pouvez avoir 50% sur le prochain départ, pour la même destination. Bon pour elle ça ne s’applique pas puisqu’elle va devoir prendre une autre compagnie, mais je vous le signale au cas où.

Après renseignements à gauche à droite, on négocie un taxi colectivo (juste en face du terminal ADO aussi) à partager avec 2 autres touristes français. Le tarif est normalement de 450 MXN, mais on l’a eu à 400MXN pour 4 soit 100MXN/personne, au lieu de 70MXN pour le bus (dont on n’est pas sûrs d’avoir une place). Le tout en étant plus rapide et plus confortable.

Sur le chemin, ce couple français qui loge dans un hôtel all inclusive nous raconte à quel point ils se font plumer avec des excursions hors de prix (100€, 150€ par personne à chaque fois) en mode tourisme de masse, avec des repas pas bons. Ils en ont eu marre et ont commencé à lire les blogs pour trouver des moyens alternatifs, en prenant les colectivos, les bus… Je les rassure en leur disant que leur excursion de 100€ à Sian Kaan est effectivement inévitable, et que ça devait prendre 3 jours s’ils faisaient tout eux-mêmes, ma réponse a eu l’effet escompté.

Nous arrivons à Tulum en seulement 40 minutes et sommes déposés en face de l’arrêt du colectivo pour Playa del Carmen, juste à côté de notre hôtel au centre-ville à Tulum.

La suite de notre roadtrip au Mexique, c’est par ici

Partie 2 : Conseils pratiques

Budget

  • Transport :
    • Valladolid – Coba (bus Oriente) : 51MXN/personne
    • Coba – Tulum (taxi colectivo) : 100MXN/personne
  • Ruines :
    • Accès : 75MXN/personne
    • Location de vélo : 50MXN/personne
    • Service tricycle avec chauffeur : 125MXN pour 1H20 ou 200MXN pour 2h (2 adultes + 1 enfant maxi)

Comment aller de Valladolid à Coba en bus ?

Avant, sur le site ADO, on pouvait voir les bus 1ère classe Valladolid – Cobá mais j’ignore pourquoi je ne les vois plus. J’ai soigneusement noté pour vous les horaires des bus de seconde classe de la compagnie Oriente : 08h34 – 11h57 – 14h04 – 16h27 – 18h04 et 20h04 départs tous les jours. Il faut aller au terminal ADO (n’importe lequel, dans n’importe quelle ville) pour acheter les places, de préférable la veille car c’est un bus allant jusqu’à Playa del Carmen et beaucoup de locaux le prennent aussi, notamment à Noël.

J’espère que vous appréciez ces infos car à chaque fois que je prends en photo les panneaux, tarifs etc. les gens font du #facepalm en mode « encore une touriste asiatique qui prend TOUT en photos ».

Il faut suivre le trajet et être au taquet car le chauffeur n’annonce pas l’arrêt à Coba. Dès que vous voyez un lac, descendez.

Horaires de bus Coba – Tulum

J’ai noté 15h10 pour ADO et 17h pour Oriente. Je n’ai pas les autres horaires.
Ensuite, il y a des vans colectivos qui passent de temps en temps et des taxis colectivos si vous trouvez d’autres touristes prêts à partager la course.
Retrouvez l’emplacement exact des départs des bus sur Maps.me. Les taxis colectivos sont juste à côté du Terminal ADO.

Comment aller de Tulum à Coba en bus ?

Depuis le terminal ADO, il y a un bus 1ère classe partant à 10h11 vers Coba. Le trajet vous coûtera 100MXN. Pour les bus seconde classe, il faut demander les horaires sur place

Comment aller de Tulum à Coba en colectivo ?

Un colectivo part d’ici (google maps) pour 70MXN et vous déposera devant les ruines de Coba. Attention pour le retour, il partira du terminal ADO donc sortez du parking et suivez le chemin principal.

Prix du taxi (colectivo ou privé) depuis Coba

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Road trip au Mexique #1 : Chichen Itza, Ik Kil, Valladolid, Ek Balam, Cenote X'canche
    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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