Journal de bord d’un voyageur en quarantaine à Bangkok (Thaïlande)

Avoir un mode de vie nomade et être voyageur permanent peut sembler compliqué pendant cette période de covid mais pour être honnête, cette crise sanitaire a jusqu’à présent été synonyme d’opportunité pour nous.

Mise à part les deux mois de confinement en France, nous avons multiplié les expériences inoubliables : un tour de France, 3 mois en Italie, le ski au Monténégro, la découverte de l’Albanie, … Tout ça avec de la chance dans le timing nous permettant d’éviter le gros des restrictions et en n’ayant eu à subir qu’un seul test PCR jusque-là.

Alors que nous envisagions de continuer notre découverte des Balkans en allant au Kosovo et en Macédoine du Nord, l’appel de l’Asie s’est fait trop pressant. Il y a environ un mois, la Thaïlande réduisait la période de quarantaine stricte dans une chambre d’hôtel de 15 jours à 10 jours. Cela fait 3 ans que nous avons quitté l’Asie, c’était l’appel du pied qu’il manquait à Anh.

Je n’étais pas hyper chaud pour partir dès maintenant : pourquoi s’imposer une quarantaine stricte alors que l’Europe est en train de lever les restrictions ? Je me demandais si on n’était pas à contre courant alors qu’on avait eu un super sens du timing jusqu’à présent.

D’autant qu’entre le moment où l’on s’est décidé et le départ, la Thaïlande a subi une nouvelle vague (à son échelle, on serait ravi de n’avoir que 2000 nouveaux cas par jour en France) et resserre la vis : la quarantaine repasse à 15 jours et il y a de fortes restrictions de déplacements entre provinces.

Il était encore temps d’annuler (nous avions fait le nécessaire pour que l’avion et l’hôtel soient annulables sans frais) mais l’Asie manque trop à Anh : l’atmosphère, le climat, la nourriture, …

C’est donc un pari que nous tentons : « subir » une quarantaine stricte pour pouvoir profiter d’une Thaïlande vide de touristes (en 2019, la Thaïlande avait accueilli près de 40 millions de touristes !). Si le pari est réussi : à nous les plages paradisiaques désertes. Si le pari échoue, on aura vécu une expérience inédite qu’on ne sera pas prêts d’oublier.

Anh vous a déjà expliqué les démarches pour obtenir l’autorisation d’entrée en Thaïlande, ainsi que les coûts engendrés

Je vous propose de vous faire vivre notre quarantaine à travers ce journal.

Jour 0 : samedi 15 mai

C’est le jour du départ ! Alors qu’on s’efforce au maximum de respecter les règles où qu’on soit, c’est la première fois qu’on s’autorise un écart. Alors qu’il est théoriquement interdit de quitter l’espace Européen sans motif impérieux, nous partons en Asie.

C’est pour cela que nous avons choisi un vol avec escale à Amsterdam alors qu’il existait un vol direct Paris – Bangkok. A Paris, on nous demande, à l’embarquement, uniquement le test PCR de moins de 72 heures pour pouvoir faire une escale aux Pays-Bas. Cf. comment passer un test PCR même un jour férié à Paris ici.

Comme on reste dans l’espace Schengen, pas de passage par la police aux frontières qui pourrait éventuellement exiger un motif impérieux.

Depuis Amsterdam, les règles franco-françaises ne s’appliquent pas, aucune inquiétude.

Avec Air France, tout est automatisé : check-in, dépôt de bagages. Les bagages sont envoyés directement à Bangkok. Mais si quelqu’un vous demande où vous allez, dites « Amsterdam ».

Pendant que nous patientons dans le terminal, je remercie sur WhatsApp le propriétaire du Airbnb parisien où nous logions ces derniers jours. Au hasard de l’échange, il m’indique qu’il vient d’embarquer pour une croisière sur le Nil. Je lui explique qu’on en a fait une avec gréement du Nil il y a quelques années et on se rend compte qu’il a lu notre blog pendant la préparation de son voyage ! C’est complètement improbable !

A l’embarquement pour Amsterdam, ils ont un peu buggés sur le test PCR d’Anh daté de plus de 24h (car il faut un test antigénique de 24h pour se rendre au Pays-Bas), mais quand je leur ai avoué que c’était juste une escale, ils ont vu Bangkok, et m’ont laissée monter dans l’avion. Sans aucune question.

A Amsterdam, nous avions prévu d’arriver largement en avance, c’est en effet ici que tous les documents nous autorisant à aller en Thaïlande seront vérifiés. Voyant que ça va être beaucoup plus simple et rapide qu’imaginé, on s’offre un McDo, dernière junk food avant 15 jours où on n’aura qu’un choix très limité dans nos repas.

Pour l’escale, c’est très simple, il y a des bornes « self transfer » ou un truc du genre. Il suffit de scanner le passeport pour avoir le boarding pass pour Bangkok. Attention gardez tous les boarding pass car à Bangkok, on vous les demandera !

Comme il y avait beaucoup de documents à préparer, nous avions prévu un porte-document chacun avec tout bien classé et organisé. Vu les innombrables contrôles par lesquels on est passé, c’était clairement une bonne pratique (merci à la personne qui nous a donné l’idée sur Facebook !) pour gagner du temps et économiser du stress.

A Amsterdam, nous avons de nombreux passages : un pour checker la température, un pour remplir un document attestant qu’on n’a pas de symptômes, un pour vérifier qu’on a bien tous les documents, un autre pour vérifier qu’on a bien l’autocollant prouvant qu’on a fait tout ce qu’il fallait, …

Et c’est parti pour Bangkok ! Si le vol Paris – Amsterdam était presque complet, c’est tout l’opposé pour le vol pour Bangkok. Il s’agit d’un Boeing 777 d’une capacité de 400 passagers. Nous étions une quarantaine ? 50 tout au plus ? Sachant que la destination finale de ce vol était Hong Kong, ça laisse une idée du nombre de voyageurs qui se rendent en Thaïlande en ce moment…

Résultat, la seconde classe a des allures de business class.

Moi qui n’arrive jamais à dormir vraiment dans les transports et qui arrive toujours épuisé lors des longs déplacements, j’ai pu m’allonger de tout mon long sur 4 sièges. Et j’ai dormi comme un bébé, pas loin de 6h ! Une première pour moi, voyager dans de telles conditions est tellement plus confortable ! Vive le covid !

A priori Anh a bien dormi également.

Autre découverte : c’est la première fois que je suis à bord d’un avion proposant le Wifi !

Nous avons pu tester 1h d’internet gratuit (uniquement pour l’utilisation des messageries en mode texte) mais nous aurions pu acheter un pack supplémentaire. Je trouve les prix étonnamment abordables pour pouvoir regarder Netflix à 10 000 mètres d’altitude (mais est-ce vraiment indispensable ?).

Jour 1 : dimanche 16 mai

Nous arrivons enfin à Bangkok ! Le vol s’est très bien passé. Le seul point de souffrance s’est qu’entre notre départ de notre Airbnb à Paris et notre arrivée, ça doit faire 20h non-stop qu’on a un masque sur le visage (sauf quelques minutes par-ci par là pour les repas). Nous avons un masque FFP2 qui tire plus que les masques chirurgicaux. Résultat : mes oreilles sont en souffrance ! On apprécie d’autant plus la chance qu’on a d’avoir très peu eu besoin de porter le masque jusqu’à présent (nous travaillons depuis notre logement et la plupart des endroits où nous sommes depuis un an n’imposaient pas le masque à l’extérieur).

Nous arrivons clairement sur une autre planète où le covid est combattu par une organisation militaire, nous sommes orientés vers des chaises espacées où l’on va patienter en attendant qu’on vienne vérifier qu’on a bien tous les documents en notre possession.

Suivrons de multiples contrôles : température, vérification des documents, service sanitaire, … j’en oublie sûrement quelques-uns mais tout est étonnamment fluide et efficace. Il y a du personnel tous les 10 mètres pour nous orienter.

Nous arrivons à l’immigration. Habituellement, en tant que français, nous bénéficions d’une exemption de visa pour les délais de 30 jours maximum. Les autorités thaïlandaises prennent actuellement en compte la quarantaine donc ce délai passe à 45 jours. Sachant qu’on peut facilement l’étendre de 30 jours minimum par la suite.

Nous sommes en Thaïlande ! Nous récupèrons nos bagages et un chauffeur envoyé par l’hôtel nous attend.

Que ça fait plaisir d’être en Thaïlande ! Après 2016 et 2018, c’est la 3e fois que nous venons. J’avais oublié cette chaleur moite (il fait 34°C) et même qu’on roulait à gauche ^^.

Pendant les 30 minutes de trajet, passer devant des stands de street food me fait très envie, il faudra attendre 15 jours avant d’en profiter.

Nous arrivons enfin à l’hôtel, nos bagages sont pris en charge et très soigneusement désinfectés. Nous devons marcher sur un tapis imbibé de je ne sais quelle subtance.

Nouvelle prise de température (je ne les compte plus !), prise de tension, quelques documents à signer et on approche du but. La réceptionniste appelle l’ascenseur et nous fait monter dedans, elle indique via talkie-walkie qu’on arrive et nous sommes réceptionnés au 3e étage par une autre personne qui nous indique notre chambre.

En porte à porte il nous aura fallu 22h mais nous y sommes !

Environ une heure après notre arrivée, la réception me téléphone pour s’assurer que tout va bien et me souhaite une happy quarantine.

Vous avez un résumé de ces deux jours en vidéo ici :

Jour 2 : Lundi 17 mai

Depuis notre chambre de quarantaine, la plupart des échanges avec le monde extérieur se font via l’application de messagerie Line, la plus populaire en Thaïlande. Si vous comptez venir, je vous conseille de l’installer avant le départ pour éviter les mauvaises surprises. En effet, je ne reçois pas le SMS de confirmation nécessaire à l’inscription.

Comme Anh a réussi à l’installer, ça ne pose pas de problème mais ce serait très handicapant si aucun de nous n’avait l’application.

Nous avons deux contacts : la réception de l’hôtel et l’hôpital.

Lorsque nous avons pris possession de notre chambre, nous avons trouvé deux thermomètres. Nous devons prendre notre température deux fois par jour et envoyer la photo du résultat à l’hôpital via Line : avant 9h et avant 17h.

Pas question d’oublier ! Comme nous n’étions pas encore rodés hier, nous étions en retard, nous avons eu une relance à 17h01 !

Hier je vous expliquais que nous ne sortirons pas de notre chambre pendant 15 jours, c’est inexact. Nous aurons en effet le droit de sortir 3 fois pour aller… faire un test PCR.

Le premier était prévenu ce matin. 5 minutes avant, la réception nous téléphone pour s’assurer qu’on est prêt. Quelqu’un sonne à la porte, le temps d’ouvrir, l’employé recouvert de la tête aux pieds est déjà au bout du couloir. Alors qu’on s’approche, il nous fait signe d’arrêter et de patienter le temps que l’ascenseur arrive. Nous sommes à 5 bons mètres de distance, nous nous sentons vraiment comme des pestiférés ^^.

Il appuie sur le bouton et nous abandonne, nous montons jusqu’au rooftop de l’hôtel.

Nous devons marcher sur un tapis désinfectant et découvrons la piscine de l’hôtel dont nous ne pourrons pas profiter. De toute façon il fait tellement chaud qu’une chambre climatisée c’est très bien, n’est-ce pas ?

Le test prend 5 minutes : prélèvement dans la bouche et dans une narine. C’est notre 4e test PCR depuis le début de l’épidémie, le moins désagréable pour le moment.

Chaque jour nous recevons via Line un lien pour faire notre choix pour la nourriture du lendemain. 3 repas par jour avec plusieurs choix pour chaque repas.

Il y a systématiquement au moins un choix végétarien et halal (environ 5% de la population thaïlandaise est musulmane).

Nous savons que la nourriture est prête lorsque quelqu’un sonne à la porte (ce qui n’est pas indispensable à 7h du matin…).

Nous récupérons ensuite notre repas sur une petite table dans le couloir devant la porte.

Dans notre chambre, nous avons une assiette et un jeu de couvert chacun et l’hôtel a prévu une éponge et du produit vaisselle pour qu’on puisse les laver. Cela nous évitera de manger dans des barquettes en plastique pendant 15 jours. Par contre, ils ont oublié les baguettes ! Je sais qu’on est des touristes mais tout de même… nous sommes en Asie !

Ce n’est pas de la haute gastronomie mais c’est très correct. Les plats arrivent chauds mais comme le dîner est servi autour de 17h, nous mangerons la plupart du temps froid le soir. Dans le choix des menus, il faut faire attention quand c’est indiqué spicy, nous sommes en Thaïlande donc spicy = très très très pimenté 😀

Voici les repas du jour (j’espère que vous n’êtes pas allergiques au riz !)

Anh est toute contente car si la situation était super tendue ces dernières semaines (troisième vague de Covid), dès notre arrivée, les restrictions s’assouplissent un peu partout en Thaïlande (réouverture de certains lieux, horaires d’ouverture prolongés…). D’ici 15 jours, j’espère que les restrictions seront complètement levées.

Jour 3 : mardi 18 mai

Depuis 4 ans que nous avons adopté un mode de vie nomade, nous vivons dans des logements temporaires que nous réservons pour plusieurs semaines sans les avoir vus en vrai. En temps normal, ça ne nous pose aucun problème mais pour le choix de l’hôtel de quarantaine, nous n’avions pas le droit de faire erreur. Nous allons y rester 24h/24 pendant 15 jours. Impossible de changer si le logement ne nous plaît pas. Impossible de manger ailleurs si la nourriture n’est pas bonne. Impossible d’aller travailler dans un coworking si le wifi n’est pas bon, …

Ce dernier point est important : ces dernières semaines nous avons signé plusieurs missions et nous nous sommes arrangés pour qu’elles démarrent… maintenant ! Nous avons donc beaucoup de travail à réaliser pendant 15 jours, nous n’allons pas nous ennuyer ! Par contre il nous fallait un environnement de travail confortable et un internet rapide !

Nous avons passé énormément de temps à chercher l’hôtel de quarantaine idéal. Une centaine d’hôtels est agrémenté par le gouvernement thaïlandais pour accueillir les quarantaines. Chaque hôtel propose différents types de chambre. Nous cherchions également un hôtel qui proposait l’annulation sans frais jusqu’à la veille du départ au cas où nous changions d’avis sur notre venue.

C’est finalement sur l’hotel Eleven Bangkok que s’est porté notre choix avec une chambre familiale. Plus cher évidemment qu’une simple chambre double mais nous avons l’immense avantage de bénéficier de deux chambres identiques avec une porte communicante. Nous avons donc tout en double : lit, douche, WC, … et surtout le bureau et sa chaise. Impeccable pour travailler confortablement ! L’hôtel est tout récent (il n’a que deux ans), c’est bien plus agréable de rester si longtemps dans une chambre moderne et design que dans une chambre qui a un coup de vieux.

Une des premières choses qu’on a faites en arrivant, c’est de faire un test de vitesse de connexion et le résultat était très rassurant.

Nous pouvons donc travailler efficacement et sérieusement.
L’eau du robinet n’est pas potable en Thaïlande, l’hôtel nous a donc laissé 36 litres d’eau CHACUN. On ne va pas mourir de soif.
Côté savon et shampoing, ça devrait aller aussi. C’est moi qui ai ramené le savon de Marseille. C’est mon petit plaisir d’en mettre quelques-uns dans la valise quand je passe en France.

Concernant la gestion des déchets, nous avons des sacs à disposition que nous devons déposer dans le couloir avant 20h.

Le souci du détail des Thaïlandais va assez loin. Le sol de la chambre est en moquette mais vous pouvez constater sur les photos ci-dessus qu’il a été recouvert d’une matière (plastifiée ?) qui facilitera la désinfection lors de notre départ.

Connaissez-vous le durian ? C’est un fruit très populaire en Asie. Son petit surnom c’est « le fruit qui pue ». C’est tellement vrai qu’il est interdit dans les transports en commun de beaucoup de pays d’Asie. Dans notre chambre d’hôtel aussi 😀

Nous sommes donc très satisfaits de notre choix. Le seul (gros) inconvénient de cet hôtel est l’absence de balcons et l’impossibilité d’ouvrir les fenêtres. Nous étions au courant et avions hésité avec une chambre d’un autre hôtel qui disposait d’un balcon mais elle était plus petite, moins jolie et moins optimale pour travailler. C’est donc mon seul point d’inquiétude durant les 15 jours à venir. Vivement le prochain test PCR dans 5 jours qu’on puisse respirer l’air de l’extérieur 😀 !

Dans l’après-midi nous apprenons que notre test PCR de la veille est négatif. Je trouve que le résultat a été un peu long à venir. S’il avait été positif, on aurait sûrement entendu des sirènes d’ambulance et eu une évacuation par hélicoptère 😀

Mes repas du jour, c’est la première fois que je n’ai pas du riz à chaque repas 🙂

Jour 4 : mercredi 19 mai

Comme nous mangeons régulièrement nos plats froids (surtout le dîner, livré à 17h que nous ne mangeons pas avant 19 ou 20h), nous avons demandé, via l’application Line toujours, si nous pouvions bénéficier d’un micro-ondes. L’hôtel nous en a proposé un moyennant 1000 THB pour le séjour soit environ 25 euros. Nous avons accepté et il a été livré ce matin.

Nous allons pouvoir manger chaud désormais ! Je ne pensais pas qu’un jour je mettrais fièrement une photo de micro-ondes sur ce blog mais c’est chose faite ! Il est magnifique, vous ne trouvez pas ?

Pendant la quarantaine, l’hôtel peut nous faire des courses au 7-Eleven. Il s’agit d’une chaîne d’épicerie ouvertes 24h/24 où l’on peut trouver tous les produits de base, acheter des plats chauds, des boissons, imprimer des documents, se faire livrer des colis, … 7-Eleven est très pratique et très populaire en Asie.

Nous comptions leur demander des nouilles instantanées pour combler les petits creux. Nous avons donc installé l’application 7-Eleven pour faire notre choix. Pas si facile car l’application n’est disponible qu’en thaïlandais !

Après avoir envoyé à la réception des screenshots des produits que nous souhaitions, nous avons déposé hier sur la table devant notre chambre du cash pour qu’ils puissent faire les courses. Nous pouvions également payer par virement, mais comme nous avions pu retirer du cash à l’aéroport, c’est bien plus simple.

Aujourd’hui, nous étions sans nouvelle de notre commande. J’étais sur le point d’aller porter plainte au commissariat pour vol mais je me suis rappelé qu’il était interdit de sortir de la chambre. Finalement, le problème venait de la gentillesse des Thaï : ils avaient fait plusieurs 7-Eleven sans trouver la marque des disques démaquillants commandés par Anh (alors qu’elle s’en fichait de la marque ^^).

Notre commande est finalement arrivée avec le ticket de caisse et la monnaie au baht près, sans aucune commission. La quarantaine coûte (très) cher mais au moins il y a du service derrière !

Vous pouvez donc voir quelques nouilles instantanées, les fameux disques démaquillants et des Choco Pie, des biscuits qu’Anh retrouve toujours avec émotion quand elle retourne en Asie (personnellement je ne leur trouve rien de spécial). Pour votre curiosité, il y en a pour environ 5 euros.

Voici mes repas du jour

Avez-vous remarqué cet élément dans la salade de mon déjeuner ?

Comme je mangeais tout en travaillant, je n’ai pas fait très attention et je l’ai mangé comme on mangerait un haricot vert.

J’ai immédiatement compris mon erreur.

Les premiers instants, la douleur était si vive que j’ai cru mourir. Pendant que j’étais aux toilettes en train de recracher cet aliment hostile je me suis dit : « ce n’est pas possible, je ne vais tout de même pas me retrouver à l’hôpital pour avoir avalé un piment alors que je suis en quarantaine covid… ».

C’est vraiment une erreur de noob. Depuis le Mexique, je sais pourtant bien que les aliments verts sont beaucoup plus dangereux que les aliments rouges.

Je m’en suis remis mais ça m’a pris 20 bonnes minutes.

Jour 5 : Jeudi 20 mai

Déjà 1/3 de la quarantaine est passée et jusqu’à présent nous la vivons très bien. Les 2 ou 3 premiers jours n’étaient pas très productifs le temps de s’adapter au changement de fuseau horaire. Depuis la routine s’est installée et nos journées de travail sont bien chargées.

Même si tout se passe bien et que notre chambre est très confortable, c’est « amusant » comme les codes de la prison sont présents :

  • Si l’on n’est pas encore debout, on est réveillé par le gardien vers 7h30 : il sonne à la porte pour prévenir que le petit déjeuner est là.
  • Nous avons nos 3 repas par jour servis dans des barquettes en plastique à récupérer à la porte.
  • On s’amuse d’entendre arriver nos gardiens. Le frottement de leurs combinaisons en plastique fait du bruit à chaque pas qui s’entend de relativement loin.
  • Dans la coursive qu’on aperçoit quelques secondes par jour on peut voir les autres cellules mais impossible de communiquer avec nos codétenus.
  • Les promenades surveillées quand nous sortons pour aller faire un test PCR

D’ailleurs notre deuxième test est prévu demain matin. On est presque content à la perspective de se faire défoncer le nez car on va pouvoir respirer l’air extérieur 😀

Un truc surprenant c’est de passer des journées entières à ne voir absolument personne. Si on se dépêche de récupérer nos repas, on peut apercevoir l’employé de l’hôtel au bout du couloir mais il ressemble plus à un cosmonaute qu’à un humain normal avec sa combinaison. Notre fenêtre donne sur une cour avec très peu d’activité. J’espère qu’on n’aura pas de crises d’angoisses quand on va nous libérer 😀

Anh a eu une petite inquiétude lors de la prise de température de cet après-midi, c’est la première fois qu’elle dépasse 37°C (37,2). A 37,5° on est censé partir à l’hôpital ^^. Le pire, c’est que ce n’est pas impossible qu’on tombe malade tant l’environnement est hostile entre les piments déguisés en haricots et la climatisation pas toujours évidente à régler, nous faisons face à de nombreux dangers !

Les repas du jour qui étaient très bons (et pas trop pimentés). Il y a régulièrement des plats indiens proposés (peut-être parce qu’ils ont beaucoup de clients indiens ? Impossible à dire) qui permettent de ne pas manger systématiquement du riz, j’aime bien. Nous attendons le déjeuner de demain avec impatience, ça va être notre premier Pad Thaï depuis notre arrivée ! Il ne manquerait plus qu’un sticky rice with mango en dessert et je serais comblé !

Jour 6 : Vendredi 21 mai

Ce matin s’était jour de promenade ! Nous sommes retournés sur le toit de l’hôtel pour notre deuxième test PCR.

La sortie était plus agréable que la première. Déjà ça faisait 5 jours qu’on n’avait pas mis le nez dehors ! Ensuite le stand de prélèvement était cette fois-ci de l’autre côté de la piscine, on peut presque dire qu’on a fait une randonnée ! Enfin, le climat était moins chaud et il y avait une petite brise, c’était très sympa !

Bon, on était tout de même là pour se faire enfoncer un écouvillon dans le nez.

Avant le prélèvement, nous avons dû remplir un formulaire de stress dont l’objet était de s’assurer qu’on ne risquait pas de se pendre dans notre cellule chambre. Est-ce que vous dormez bien ? Est-ce que vous êtes fatigués ? Est-ce que vous refusez de parler aux autres ? Tout va bien pour nous, merci.

On se félicite d’avoir pris une chambre familiale (et donc d’avoir deux chambres communicantes). Même si on a l’habitude d’être ensemble en permanence, 15 jours l’un sur l’autre dans une petite chambre, ça aurait été beaucoup moins confortable. Là on a même le luxe d’avoir chacun sa salle de bain. D’ailleurs hier je suis allé dans la salle de bain d’Anh récupérer quelque chose, je crois que je n’y avais encore jamais mis le pied dedans. C’est presque un château, on s’y perdrait !

Ensuite, le fait d’avoir du travail fait que le temps passe beaucoup plus vite. J’imagine les touristes qui attendent impatiemment d’être libérés pour pouvoir partir à la visite du pays, les journées doivent être longues.

Je crois qu’on va bientôt avoir un voisin de cellule, une petite table pour déposer la nourriture a été installée à côté de la porte d’en face, je vous tiendrais au courant. Ce serait un évènement de voir quelqu’un d’autre !

Sinon, nous avons réservé notre vol pour Koh Samui lorsqu’on sera libéré. Nous avons également trouvé un logement pour une semaine. Je ne me projette pas encore, car il peut se passer beaucoup de choses d’ici là, mais… ça promet !

Voici les repas du jour avec un pad thaï au déjeuner. Le premier d’une longue série dans les semaines à venir. Ca fait plaisir !

Jour 7 : samedi 22 mai

On s’est couchés très tard hier soir (ou très tôt ce matin) et je comptais faire une longue grasse matinée. Sans surprise, le gardien nous a réveillé vers 7h30 pour le petit déjeuner, je me suis rendormi rapidement. Mais une heure plus tard, c’est l’horrible réveil d’Anh qui a sonné. Elle a tellement peur d’envoyer notre relevé de température en retard qu’elle a programmé un réveil chaque matin ! #vdm

Le suspens était insoutenable, le résultat est tombé : nos tests PCR d’hier sont négatifs. Avec toutes les précautions qu’on a prises, le test PCR avant de partir et les deux tests depuis le début de la quarantaine, si on chope le virus avant la fin de notre confinement, je ne comprends rien.

A part ça, rien de spécial à signaler.

Je suis content d’avoir pu terminer notre déclaration de revenus. J’ai dû faire et refaire les calculs mais je suis formel, il était intéressant dans notre cas de cocher la case 2OP pour choisir « l’imposition au barème de l’ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers » et éviter ainsi d’être soumis au « prélèvement forfaitaire unique ». Passionnant non ? Je ne sais pas si c’est pareil dans les autres pays, mais le calcul de l’imposition sur les revenus en France est une usine à gaz incroyable.

Nous en sommes désormais à la moitié du chemin, je ne me fais pas de souci pour les 7 jours qu’il nous reste.

Voici les repas du jour, le déjeuner était bien épicé mais délicieux. Nous avons le plaisir de déguster des fruits à chaque repas mais toujours pas de mangue, ce n’est peut-être pas la saison ? J’adore les mangues ! D’ailleurs un ami venu nous rendre visite au Cambodge m’a surnommé Mister Mango.

Vous aurez remarqué que les petits déjeuners sont systématiquement salés comme (je pense) partout en Asie. Ca me convient très bien, mon petit-déjeuner idéal restant le tostadas d’Andalousie.

Demain il y a des plats japonais au menu, miam miam !

Jour 8 : dimanche 23 mai

Cela fait exactement une semaine que nous sommes arrivés en Thaïlande ! On ne peut pas dire qu’on a vu grand-chose pour l’instant.

On a pu faire grasse matinée aujourd’hui. On s’est fait réveiller lors de la livraison du petit déjeuner mais Anh avait désactivé son réveil cette fois-ci.

J’étais à peine levé ce matin que je reçois un appel de la réception qui m’indique qu’il y a un big problem. Pas le temps de m’inquiéter : il y a une coupure d’électricité dans l’hôtel. Effectivement, notre quarantaine sans climatisation est beaucoup moins agréable, il fait sacrément chaud ! Heureusement, l’électricité est revenue au bout de deux petites heures et le besoin vital (le wifi) fonctionnait toujours.

La réception veille au grain, on n’avait toujours pas envoyé notre température à 10h, on a eu le droit à un appel de relance. Même un dimanche matin, impossible d’y échapper !

On a demandé à la réception de nous apporter du linge de lit propre ce qui a été fait rapidement. Anh a également utilisé notre machine à laver portative pour faire un peu de lessive.

Voici les repas du jour, on s’était un peu emballé à l’idée d’avoir un plat japonais, c’était décevant.

Jour 9 : lundi 24 mai

ÉVÉNEMENT : j’ai vu le codétenu d’en face. Je vous en parlais vendredi et j’avais promis de vous tenir au courant. Nous sommes sortis récupérer notre déjeuner de manière parfaitement synchronisée. Passé la surprise de voir un autre visage humain, on s’est souhaité le bonjour. Il s’agit d’un homme asiatique, entre 25 et 30 ans.

La rencontre n’a duré qu’une seule seconde, mais j’en suis encore tout bouleversé.

Je continue à tenir ce journal pour garder trace de notre quarantaine mais je crois qu’il ne va plus se passer grand-chose jusqu’au dernier test PCR et notre départ 😀

Un point assez perturbant, c’est que j’ai beaucoup de mal à réaliser que je suis à Bangkok. Le cloisonnement de notre chambre d’hôtel serait presque le même n’importe où dans le monde (modulo la nourriture) : on n’entend pas parler thaï, on ne ressent pas la chaleur de l’Asie, on n’a pas les odeurs de street food, on ne voit pas les devantures de boutiques, … Sensoriellement, rien ne me rattache à l’Asie, c’est assez étrange.

Sinon bonne nouvelle ! Nous venons de signer une nouvelle grosse mission pour Anh. Les échanges ont commencé il y a 2 mois et on espérait pouvoir commencer au début de la quarantaine. Ca a pris un peu plus de temps que prévu mais c’est fait !

Voici les repas du jour.

Jour 10 : Mardi 25 mai

Une journée de plus est passée !

Même si cette quarantaine est très loin d’être une souffrance, la perspective du snorkelling à Koh Samui commence à se rapprocher sérieusement et j’ai tellement hâte !

On va donc commencer à compter les jours : J-5 avant la libération.

Pour la première fois ce matin, les surveillants qui amenaient le petit déjeuner ont frappé à la porte au lieu d’utiliser la sonnerie. C’est tellement plus agréable ! Se faire réveiller par la sonnerie est un peu rude. J’imagine qu’il y a eu des plaintes de certains de nos codétenus.

Voici les repas du jour. J’avais encore un peu faim après mon déjeuner ^^.

Journée 11 : Mercredi 26 mai

Anh a perdu son thermomètre. Chose impensable quand l’espace de vie est aussi limité. Avec la prise de température deux fois par jour pour deux personnes, avec un seul thermomètre, cette corvée prend deux fois plus de temps que d’habitude.

Les repas du jour.

Journée 12 : Jeudi 27 mai

J-3 avant la libération ! Anh a retrouvé son thermomètre au milieu du linge sale. Bravo ! C’est une bonne nouvelle car elle pensait l’avoir jeté à la poubelle (avec les plats en plastique).

Ce matin nous étions de promenade pour notre 3e et dernier test PCR sur le rooftop d’hôtel

J’ai pris discrètement une photo de notre gardien qui nous a escortés jusqu’à l’ascenseur tout en respectant les distances de sécurité.

Nous avons dû de nouveau remplir le Stress Evaluation Test.

Si ce dernier test PCR est négatif, ce dont nous ne doutons pas, notre prochaine sortie de la chambre sera pour quitter l’hôtel et aller à l’aéroport, direction Koh Samui !

Anh a demandé à la réception si elle pouvait commander des Bubble tea, une boisson à base de thé très populaire en Asie dont elle raffole (on commence à en voir en France depuis quelques années). L’employée lui a répondu que c’était possible et qu’elle connaissait les prix par cœur car elle en achète régulièrement pour elle.

Du coup Anh en a commandé 4 en en offrant deux à l’employé.

L’employée remercie Anh avec un merci beaucoup en français dans le texte.

Lorsque l’employée est venue livrer les 2 bubble tea, au lieu de filer juste après avoir sonné à la porte, elle a attendu qu’Anh ouvre la porte pour la remercier de visu. C’est trop chou !

Journée 13 : vendredi 28 mai

Grosse nouvelle ce matin :

….

….

Nous sommes…

(encore un peu de suspens…)

Négatifs !

Ahaha !

On n’en doutait pas vraiment mais cette fois-ci c’est sûr : nous sortons dimanche (j’ai vraiment l’impression de parler comme un taulard qui vient d’avoir une réponse positive à une demande de sortie conditionnelle) .

Si tout se passe bien, dimanche après-midi je serais en train de me baigner dans le Golfe de Thaïlande, j’ai hâte !

Voici les repas du jour.

Journée 14 : samedi 29 mai

Cette fois ça sent la fin ! Départ demain matin !

On a demandé à la réception de nous réserver un taxi direction l’aéroport. On sera restés 15 jours à Bangkok sans absolument rien faire ou visiter. Heureusement qu’on était déjà venus à deux reprises, ça aurait été un peu frustrant sinon. Il y a pas mal de restrictions de déplacement entre les provinces en Thaïlande. Nous sommes autorisés à nous rendre où l’on souhaite après la quarantaine mais pas question de traîner !

A partir de juillet, l’île de Phuket va être ouverte aux touristes vaccinés sans avoir besoin de respecter une quarantaine. Grâce à cette réouverture très limitée, les autorités Thaïlandaises espèrent accueillir 500 000 touristes étrangers en 2021. A comparer avec les 40 millions accueillis en 2019 ! Nous avons beaucoup de chance d’avoir l’opportunité de profiter de la Thaïlande avec si peu de touristes.

Je suis presque nostalgique à l’idée de quitter notre chambre, en deux semaines on s’est habitués à notre prison dorée. Le fait d’être à deux, d’avoir une chambre (même deux) bien confortable, d’avoir largement de quoi s’occuper… font qu’on a très bien vécu notre quarantaine.

Bon, je pense que toute nostalgie va instantanément disparaître lorsque je vais arriver à Koh Samui.

Voici la dernière journée de repas, nous n’avons commandé que le petit déjeuner pour demain.

Journée 15 : Dimanche 30 mai

C’est fou comment 15 jours ont suffi à nous conditionner. Alors que l’heure du départ approchait, on s’est demandé si on devait attendre qu’on vienne nous chercher ou si on pouvait sortir tout seul. J’ai du mal à imaginer comment ça doit être dur de se réhabituer à la liberté après des années de (vraie) prison.

On a bien fait de se poser la question puisqu’ils devaient effectivement venir nous chercher 😀

A la réception, l’hôtel nous remets un certificat prouvant qu’on a bien effectué la quarantaine ainsi que les résultats négatifs de nos trois tests PCR. Nous avons droit a un petit cadeau symbolique : des serviettes à main. Ca ne va pas nous servir à grand-chose mais l’intention est sympa. Ils nous ont de nouveau remercié pour les bubble teas qu’on a offerts 😀

Le taxi était déjà présent, direction l’aéroport.

A l’entrée de l’aéroport, une caméra thermique prend notre température et on nous donne un autocollant rouge à coller sur la poitrine pour prouver qu’on n’a pas une température anormale.

Le check-in se fait très rapidement avec présentation de notre attestation de quarantaine.

Nous devons remplir un formulaire sur notre téléphone pour générer un QR Code que l’on devra présenter à l’arrivée à Koh Samui (NB : ne venez surtout pas en Thaïlande sans smartphone !).

Avant d’embarquer dans l’avion, nouveau contrôle de température avec un système que l’on découvre pour la première fois : il suffit de passer sa main devant un capteur pour avoir la température qui s’affiche instantannément. Très pratique !

Le vol ne dure qu’une heure, il est presque plein. A la louche nous devons être 1/3 d’occidentaux qui pour la plupart doivent comme nous sortir d’incarcération. L’aéroport de Koh Samui est tout petit tout mignon, il me rappelle un petit peu celui de l’Ile de Pâques. Un petit train du style de ceux qui permettent de visiter une ville vient nous récupérer directement à la descente de l’avion.

Nouveau contrôle sanitaire : re-re prise de température, présentation du QR code, formulaire papier à remplir (encore un !, le « certificate of necessity »). Certains voyageurs ne sont qu’en transit et vont prendre le bateau pour Koh Phangan (que nous avons beaucoup apprécié et que nous n’excluons pas de rejoindre dans les semaines qui viennent)

On présente nos documents à un officier, nous récupérons nos bagages et cette fois-ci, NOUS Y SOMMES !

  • Vlore –> Tirana –> Belgrade –> Paris –> Amsterdam –> Bangkok –> Koh Samui
  • 5 tests PCR
  • 15 jours de quarantaine

Il aura fallu de la motivation pour rejoindre notre nouveau lieu de vie pour quelques mois !

Nous trouvons facilement un shuttle pour rejoindre l’hôtel que nous avons réservé pour une semaine (250 bahts/personne)

Nous passons devant des plages magnifiques, il fait très chaud, nous voyons de l’activité. Cela fait 15 jours que nous sommes en Thaïlande mais ce n’est que maintenant que nous réalisons vraiment que nous y sommes.

Le personnel de l’hôtel semble ravi d’accueillir des étrangers. Il nous explique que si l’on souhaite commander à dîner il faut réserver avant 16h, le restaurant n’est pas ouvert le soir car il n’y a personne qui séjourne à l’hôtel. Avant de se reprendre : « enfin, vous n’êtes pas seuls mais presque ».

Nous prenons possession de notre chambre suite avec vue sur mer, le rapport qualité / prix est incroyable grâce à l’absence de touristes : 35€ pour 120m². lien Booking, lien Agoda

C’est la fin de ce journal, merci de l’avoir suivi ! Vous pouvez continuer à suivre nos aventures à Koh Samui ici ou en découvrant les derniers articles du blog

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    Jean-Benoit

    Passionné de SEO, Jean-Benoit a toujours rêvé d'aventures et de grands espaces. Ce tour du monde est pour lui la réalisation de son plus grand rêve.

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    9 commentaires
    • Répondre Clain

      30 mai 2021, 21 h 09 min

      Salut Jean Benoît,

      Merci pour ce compte rendu de votre quarantaine. J ai beaucoup de plaisir à lire tes/ton journal de bord.
      J ai tout lu, du 1er jour au dernier
      Merci encore et profitez bien de ko samui, vous l avez bien mérité !
      Dominique

    • Répondre Hélène Chartier

      27 mai 2021, 13 h 33 min

      Merci pource récit autant bien détaillé et bien écrit qu’hilarant !!
      Mon petit-fils part dans quelques jours pour vivre la même aventure et il appréhende car il sera tout seul dans une seule « cellule » et donc dans un espace très réduit … comment ne pas déprimer même en travaillant, sans voir d’autres personnes ? Il a choisi une cellule sur rue, histoire de voir passer les voitures…
      Bonne continuation !!

    • Répondre Émile

      27 mai 2021, 12 h 21 min

      Merci beaucoup pour ce journal Anh et Jean-Benoît ! Ma sentence commencera le 16 Juin et ça me permet de mieux imaginer à quelle sauce je vais être mangé. Comme vous j’ai pris un vol Air France passant par Amsterdam mais j’ai vraiment peur de pas pouvoir embarquer. Pendant le check-in ils ne se sont pas rendu compte que vous alliez hors Europe ? Vous avez pris les billets séparément ? J’hésite à prendre le Thalys jusqu’à Schiphol Airport pour être tranquille.

      • Répondre Jean-Benoit

        27 mai 2021, 12 h 44 min

        Merci pour votre message.

        Je n’ai pas décrit cet aspect, car ce n’était pas l’objet du journal mais voici plus de détails.

        Initialement nous avions réservés un Paris – Bangkok direct en espérant que les restrictions de voyage hors Europe soient levées.

        Comme ce n’était pas le cas, nous avons modifié notre vol pour faire une escale à Amsterdam (sans pour autant que ce soient deux billets séparés).

        A CDG, pour le check-in, passez par les bornes automatiques (je ne suis même pas sûr qu’il y ait encore un check-in « physique »).

        Cette borne va vous permettre d’imprimer votre étiquette de bagage ainsi que deux boarding pass (un pour Amsterdam et un autre pour Bangkok).

        Le process de dépôt du bagage est aussi automatique.

        Etant donné que le premier vol reste dans l’espace Schengen, il n’y a pas de passage par la police aux frontières = pas de contrôle.

        Dans le pire des cas, s’il y a un contrôle, vous pouvez présenter votre boarding pass à destination d’Amsterdam.

        Au moment de l’embarquement, on vous demandera simplement votre test PCR.

        En procédant ainsi, je pense qu’il y a 0% de chance d’avoir un problème.

        Le seul risque potentiel ce serait de rater le vol pour Bangkok en cas d’annulation / retard du premier vol mais :
        – Notre vol vers Amsterdam était presque plein, peu de risques d’annulation
        – Comme ce ne sont pas deux tickets différents, ce serait à Air France de nous trouver une solution

        Bon voyage 😉

        • Répondre Emile

          29 mai 2021, 10 h 12 min

          Bonjour, merci beaucoup pour votre réponse. J’espère que la fin de quarantaine se passe bien.
          Ça me rassure vraiment. Je vais essayer d’annuler mon billet de Thalys du coup ahah.

          J’ai partagé cette page avec quelques personnes de mon entourage et toutes m’ont dit que c’était bien écrit et super drôle à lire . Vous avez de la chance d’être deux.. heureusement je suis digital nomade aussi et je fais du coaching en ligne donc j’aurais moins l’impression de voir personne..

    • Répondre Marie-Claude

      17 mai 2021, 19 h 35 min

      Merci de nous faire partager vos aventures et bonne quarantaine !

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