Château de Matsumoto, Cerisiers en fleur, Ferme de Wasabi et Ryokan [Road trip au Japon #3]

Réveil assez tardif aujourd’hui pour un check-out à 9h45. Notre hôtel à Matsumoto ne propose pas de petit-déjeuner mais il y a une grande salle où nous pouvons nous servir des boissons chaudes gratuitement. Mes parents ont acheté et amené beaucoup de gâteaux également.

Ce carnet de voyage fait partie d’une série de carnets sur notre road trip au Japon. Si vous avez raté les épisodes précédentes, voici les liens : l’itinéraire, carnet #1, #2

Partie 1 : Carnet de voyage
Partie 2 : Conseils pratiques

Partie 1 : Carnet de voyage

Jour 2 du road trip

La propriétaire de l’hôtel nous demande notre programme du jour. Je lui parle du château de Matsumoto. Elle nous conseille une colline couverte de cerisiers en fleurs, que je ne connaissais pas du tout, à 10mn d’ici.

Château de Matsumoto

Mais tout d’abord, nous allons visiter le château de Matsumoto. Nous récupérons notre voiture au parking, chargeons nos bagages et nous nous garons juste à côté du château (parking 200yen). C’est plutôt safe au Japon de laisser ses bagages dans le coffre, même si nous prenons quand même soin de prendre nos ordinateurs avec nous.

Nous sommes trop contents de constater que, puisque nous sommes dans une zone montagneuse, les cerisiers ont une semaine d’écart avec Tokyo et 10 jours avec Kyoto/Osaka donc ils sont en full bloom maintenant !!! Nous qui pensions ne voir qu’un ou deux cerisiers en fleurs. Tout autour du château, il y a plein de cerisiers. Ce château est très joli avec son pont rouge (fermé) mais j’ai cru comprendre que l’intérieur ne valait pas le coup. Nous ne visitons ainsi que l’extérieur, sans payer les frais d’entrée (700yen) car nous avons pas mal de choses à visiter aujourd’hui.

Une colline fleurie

A 10 minutes en voiture se trouve la colline fleurie dont nous a parlé la dame de notre hôtel : Koboyama Tumulus. Même si nous avons vu des photos sur Internet, la réalité est encore meilleure. Nous n’arrivons pas à croire que nous avons autant de chance et qu’un tel endroit existe.

Une colline entière est couverte de cerisiers en full bloom, dans la couleur rose que j’aime particulièrement. Le vent fait tomber des milliers de pétales à la fois et je suis certaine qu’il suffit d’un peu de pluie ou 3-4 jours et les paysages ne seront plus du tout les mêmes.

Le parking (gratuite) a seulement une dizaine de places mais les places se libèrent assez rapidement.

Daio Wasabi Farm

C’est par hasard que j’ai découverte cette ferme de wasabi pas très loin de Matsumoto. C’est la plus grande du Japon ! L’endroit en lui-même pittoresque.

Le wasabi vient de la racine d’une plante et elle a besoin d’avoir les pieds dans de l’eau non-stagnante, mais pas trop profonde non plus.

La plante de wasabi est cultivée soit dans une rivière soit dans une cascade. Ici, nous avons une source d’eau qui alimente la très grande ferme de wasabi. Nous voyons les plantes sous toutes ces formes : petites et grandes, cachées ou pas du soleil. La visite de la ferme et autonome et gratuite.

Mais ce qui nous intéresse particulièrement, c’est le restaurant : ils ont des menus trop intéressants et on a chacun une racine à râper. C’est bien amusant. Le wasabi, tout seul, pique beaucoup, mais une fois mélangé avec le riz et le reste des ingrédients, on ne le sent même plus, c’est trop marrant ! Le reste du menu provient d’autres parties de la plante, et tout est trop bon. L’eau utilisée en cuisine vient 100% de la source d’eau d’à côté.

Wasabi à râper :

Nous optons pour le menu avec saumon et mon père celui avec du soba. Le soba de cette région est très célèbre aussi, et c’est la version « froide » qu’on nous sert càd il faut tremper du soba dans une sauce à base de soja.

Nous visitons ensuite la boutique souvenirs avec l’intention de ramener plein de wasabi. Malheureusement, le wasabi (y compris en tube) doit être conservé au frais et nous n’avons aucun moyen de le faire, en étant en road trip. Nous achetons quand même une râpe (pour terminer le wasabi frais du déjeuner), des biscuits wasabi, et mangeons une glace au wasabi. Vous l’avez bien compris, tout contient du wasabi ici.

La plupart des wasabi qu’on nous sert dans le monde ne sont pas des vrais puisque le vrai wasabi coûte très cher. Même ici, c’est vendu au poids. Nous avons comparé le prix des racines de wasabi vendues dans la boutique de souvenirs vs. ce qu’on avait dans le menu et je pense qu’on en est pour notre argent, puisque le menu coûte 1780yen environ et rien que la racine coûte 550 yen !

Tout le monde est ravi de l’expérience puisque c’est totalement inattendu.

Narai-juku

Nous roulons 1h jusqu’à Narai-juku, un village figé dans le temps, censé être rempli de tea houses, ryokans et de boutiques de souvenirs. Malheureusement en semaine, ça a l’air un peu mort, tout est marqué « closed ». Rien à voir avec les vidéos que j’ai vues sur Instagram. La bonne nouvelle c’est que le mini-parking du village est dispo (il faut glisser 500yen dans une boîte pour payer).

Je pense que l’activité reprendra seulement le week-end, mais quelques boutiques restent ouvertes. La spécialité semble être des objets en bois et le vin. Nous trouvons des souvenirs très mignons et visitons une vieille maison japonaise typique, de 400 ans. L’entrée coûte 300yen/personne.

En route vers le ryokan

Nous reprenons la voiture et en 1h30, nous avons le temps d’admirer des milliers de cerisiers en full bloom, de monter, descendre plein de montagnes, gagner et perdre 5 degrés et prendre une vingtaine de tunnels (dont le plus long mesure 4km !!).

Nous arrivons fatigués à notre ryokan Kazeya Ryokan à 18h. Mais celui-ci est encore plus beau que dans mon imagination ! Moi-même, je suis surprise car j’ai construit le programme il y a très longtemps et je ne me souviens plus très bien de ce que j’avais mis. Dans mes souvenirs, cet hôtel n’était pas forcément bien noté par rapport aux autres ryokans dans le village, mais les autres ne pouvaient pas être réservés sans envoyer 36 emails. Celui-ci est réservable en ligne sur Booking (lien Booking.com). Comptez 120€/chambre + dîner. Je suis assez fière de mon itinéraire 100% personnalisé et ma réputation d’« agence Anh » (surnom donné par mes proches qui aiment beaucoup voyager avec mes itinéraires) reste intacte.

Vous connaissez le principe du ryokan ? Ce sont des maisons d’hôte de luxe, situées dans la nature, avec un onsen à l’intérieur et souvent en demi-pension. Nous avons deux chambres traditionnelles avec tatami. Mes parents ont été upgradés et ont une chambre immense, tellement immense qu’il y a 2 salles de bain et une chambre juste pour le salon. Nous avons une plus petite chambre avec 2 tables juste à côté des deux lits traditionnels, posés à même le tatami.

Deux kimonos sont déjà dans l’armoire, ça va trop bien à JB, j’espère trouver un yukata pour lui quelque part à Tokyo.

Nous visitons ASAP les onsens privatisables (sans frais supplémentaires). Il y a deux clés permettant d’y accéder. Premier arrivé, premier servi. Le onsen extérieur est plus petit et plus froid, le onsen intérieur est plus chaud et plus grand mais on risque de suffoquer un peu. Mes parents n’aiment pas partager les onsens (par pudeur) donc j’avoue que ça a été difficile de trouver un ryokan avec une salle de bain dans la chambre + des onsens privatisables. En général, les ryokans n’ont pas de douche dans la chambre car considèrent que tout le monde se lave déjà au onsen. Donc si vous n’aimez pas vous laver et vous relaxer tout nu à côté de parfaits étrangers, ce ryokan avec ses onsens privatisés peut vous plaire.

Quant à nous, nous allons aux onsens partagés (non-mixtes, donc chacun son côté), mais avec des onsens privatisés, les gens préfèrent rester en famille et il n’y a personne aux onsens partagés (plus grands et il y a deux bains côte à côte, un à l’intérieur, l’autre à l’extérieur). Les onsens sont ouverts entre 15h et 9h du matin, on peut y aller en pleine nuit si ça nous dit.

L’eau de source de cette région est appelée « beauty spring » car ça embellit la peau. Elle est toute douce après.

Ici, contrairement aux autres ryokans, le dîner est un supplément et est servi dans une salle à manger au lieu d’être servi dans la chambre. Ce n’est pas grave car nous voulons manger tous ensemble de toute façon. Mais je m’attendais pas à ce que ce soit une salle à manger privatisée !! Mes parents sont bouche bé devant ce joli spectacle. En plus, je n’ai même pas opté pour un repas kaiseki (8000yen plus traditionnel, plus de plats et difficile à apprécier par le palais européen). J’ai juste pris un menu normal avec option « hida beef », une spécialité de la région. Le dîner nous a coûté 3500yen par personne (paiement en cash uniquement).

Ce « hida beef » me semble très quali, puisqu’il est particulièrement bien marbré. Le boeuf japonais est classé (A1 à A5), et nous prenons souvent soit A4 ou A5, celui-ci doit, selon moi, être au minimum du A4 tant il est beau et tendre. Nous cuisons le boeuf dans sa propre graisse, et tout le monde s’étonne devant sa tendresse extraordinaire. Le bœuf de Kobe A5 est certes meilleur, mais franchement le hida beef se défend bien !

Le thé est offert en grande quantité. Mes parents optent pour du saké chaud (180ml est largement suffisant pour deux).

Mes parents, devant le luxe de ce ryokan et du service, ont pensé que nous nous sommes ruinés pour cet hôtel, mais avec la baisse du yen et notre choix stratégique (ryokan pas très accessible en transport public), nous ne payons que 120€/nuit (lien Booking), moins que notre premier ryokan près d’Osaka il y a 6 ans.

A cause de l’arrêt supplémentaire (colline fleurie), nous n’avons pas eu le temps de visiter notre petit village, mais le programme de demain est très light, la visite du village sera repoussée à demain matin (cf. notre carnet de voyage).

Partie 2 : Conseils pratiques

L’itinéraire détaillé de notre road trip est disponible ici

  • Parking près du château de Matsumoto : 200yen
  • Château de Matsumoto : 700yen si vous entrez à l’intérieur, sinon gratuit
  • Daio Wasabi Farm : visite gratuite. Restaurant : 1800yen/personne
  • Narai-juku : parking 500yen
  • Narai-juku : visite d’une vieille maison : 300yen/personne
  • Souvenirs : à partir de 650yen
  • Kazeya Ryokan lien Booking.com : 120€/nuit petit-déjeuner inclus + 3500yen pour le dîner (dîner à réserver 2 jours avant)
Takayama & Cerisiers en fleurs [Road trip au Japon #4]
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    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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