Séoul (Corée du Sud) #1 : Découverte de Myeongdong & Lotus Lantern Festival

La Corée du Sud, avec le Japon, sont les deux destinations les plus attendues de l’année. Après un mois et demi d’émerveillement au Japon, nous prenons l’avion, direction Séoul, où nous allons rester 40 jours.

Partie 1 : Carnet de voyage
Partie 2 : Conseils pratiques

Partie 1 : Carnet de voyage

Notre arrivée

Nous arrivons à l’aéroport Incheon, qui est tellement grand que nous mettons un temps fou pour aller voir toutes les boutiques de cartes SIM et les différents distributeurs. Finalement, nous décidons d’acheter une carte SIM de 30 jours chez CU (un convenience store) et vu les taux catastrophiques que proposent les money exchanges, de retirer de l’argent chez KEB (le distributeur à gauche sur la photo, le seul qui accepte ma carte Mastercard de chez Société Générale). Je retire seulement 300,000won, les frais s’élèvent à 7200won, c’est cher !

Ensuite, nous prenons un « limousine bus », numéro 6001, dont nous payons les tickets par carte de crédit, sans aucun souci (14,000won/personne) – ce bus nous amène direct jusqu’à la station Sinyongsan, près de notre Airbnb.

Ceux qui vont à Myeong dong pourront prendre le bus 6015. Et ceux qui veulent économiser peuvent prendre le métro (3,000won seulement) mais avec quelques changements.

Comme à Tokyo, le check-in au Airbnb se fait automatiquement, on n’a qu’à entrer le code de la porte pour l’ouvrir. Easy ! Nous sommes au 11 étage, avec vis-à-vis sur les autres appartements de la tour d’en face. Nous sommes tellement habitués à l’appartement quasi-neuf de Tokyo que cet appartement à Séoul nous semble un peu « HLM » par rapport à Tokyo lol 🙂 Mais au bout de quelques jours, on s’y habitue et s’y sent vraiment bien.

J’ignore pourquoi mais je suis saisie d’une appréhension qui est plus forte que moi et qui me fait rester à l’appartement pendant les premiers jours. Peut-être que j’ai peur d’être jugée. Je n’ai absolument aucune envie de me maquiller, mais toutes les coréennes se tartinent la face à l’aide de 3 couches de concealers, BB cream, cushions etc. que je me sens comme une pestiférée à côté. Je sens des regards de reproche, de jugement sur moi quand je ne me maquille pas et ça me met très mal à l’aise.

Les dramas coréens (ce pour quoi la plupart des touristes sont ici) véhiculent l’image super lisse des coréens galants, d’un monde bisounours où la fille pauvre finit mariée avec un jeune homme beau et riche. Mais il ne faut pas croire tout ce qu’on nous montre, la société coréenne est plus violente que ça, avec son lot d’injustice, de racisme, de maltraitance, de souffrance à la fois au collègue, au lycée (les profs n’hésiteront pas à couper les cheveux des élèves en guise de punition), de compétition, de l’importance de l’apparence (la photo est obligatoire pour postuler à tel ou tel job, et à 18 ans, presque tous passent sous le bistouri, ne serait que pour avoir de gros, grands yeux). De plus, dès l’aéroport, il y a de nombreuses pubs pour les instituts de chirurgie esthétique.

Myeongdong

Quand je me sens pas super bien, il y a toujours une activité qui me fait plaisir à coup sûr : le shopping. Myeongdong est un quartier qui est mentionné à chaque fois dans les vlogs de voyage à Séoul. C’est le paradis des cosmétiques. Du coup, on prend le métro pour y aller.

Pour le métro, nous achetons la carte T-money qui s’utilise pour le métro mais aussi pour le paiement de petits achats aussi (aux distributeurs de boissons par ex.). Le deposit est de 2500yen, et nous chargeons la carte de 20,000won, ce n’est pas beaucoup puisque chaque trajet coûte 1250won.

Une publication partagée par JB & Anh (@tourdumonde5continents) le Ayant vu ce quartier dans les vlogs, je ne suis pas si perdue que ça… mais je m’attendais pas qu’il y ait 3-4 magasins de la même marque : Etude House, Innisfree, Laneige, Olive Young… à 200m l’un de l’autre. On dirait que les marques multiplient leurs magasins ici pour qu’on ait aucune chance de les louper.

Je vais chez The Saem pour acheter leur fameux concealer. La vendeuse me fait ch*er en pointant tous les défauts de mon visage et me promet qu’une crème à 50$ va régler tout ça. Elle aurait dû se regarder d’abord dans le miroir, celle-là !

Comme j’ai déjà fait le plein de cosmétiques au Japon et que les cosmétiques coréens ne me réussissent pas trop, je ne prends que ça. Les coréennes se promènent dans la rue avec un pansement transparent sur les imperfections, du coup, lors de mon passage chez Olive Young (l’équivalent du Sephora en Corée) j’en ai acheté deux pour voir si c’est efficace (ce type de produit n’existe pas au Japon). Et puis le concealer de The Saem (5000won), légendaire car on peut tout masquer avec, je n’ai jamais vu de concealer aussi bien. Et deux masques parce qu’on n’a jamais assez de masques hydratants.

Contrairement au Japon qui est dans le sur-emballage, ici en Corée du Sud, on ne nous donne pas de sac plastique, ni de reçu – sauf si on le demande expressément.

Malgré les stands de street-food, on n’est pas trop d’humeur à manger dans la rue. On opte pour un bibimbap. C’est très bon, mais je m’attendais à mieux. On est en Corée du Sud quoi ! Pourquoi leur bibimbap est seulement aussi bon qu’à Paris ?

JB opte pour un dessert hors norme : une glace vanille-chocolat de 32cm. Malheureusement, ce n’est pas bon du tout et comme il n’y a pas de poubelle dans la rue, il est obligé de la finir. Voilà voilà !

Bukchon Hanok Village

Nous avons RDV avec deux nomades digitaux pour visiter ce quartier ensemble. C’est super joli, les maisons sont figées dans le temps, ce qui donne des photos de carte postale. Au début, nous sommes perdus, et puis on ouvre l’application Naver et va plutôt dans la zone où il y a une concentration de cafés, c’est là où l’on voit de belles maisons.

Mais les habitants ne sont pas contents du tout ! Ils collent plein de trucs sur leurs portes, pour dire « silence », ou « ne pas entrer, propriété privée », tellement le flot de touristes (irrespectueux pour la plupart) les dérange. Ils font aussi afficher des panneaux pour dénoncer le gouvernement, qui n’a rien fait pour les protéger, pour mieux organiser le flot de touristes… et ils se considèrent comme des esclaves du gouvernement.

Effectivement, ce n’est pas du tout organisé, on visite la zone comme ça, les guides parlent super fort, et quand on habite dans les maisons traditionnelles comme ça, l’isolation phonique n’est pas du tout au point.

Insadong

A 10mn à pied de là se trouve Insadong, une petite rue concentrée de mignonneries et de produits artisanaux… à vous vider le portefeuille en quelques minutes.

Il y a cet endroit absolument extraordinaire où l’on trouve plein de mignonneries.

Tout en haut se trouve un endroit où l’on peut accrocher l’équivalent des cadenas de l’amour, mais en plastique et 3D…

ça forme un joli couloir dédié à l’amour.

A côté se trouve un café où l’on boit dans des mini-WC. Oui, des mini-WC. Et les coussins sont en forme de crottes 😀 ahahah

Si on est gaga de chats, on trouvera plein de produits dérivés comme ça.

Il y a même une boutique où on peut se prendre en photo, photoshopper les photos et les imprimer, tout en portant des hanbok (vêtements traditionnels coréens) pour 10,000won.

Nous terminons notre balade par un restaurant de bulgogi. C’est vraiment trop bon et pas si cher (14,000won).

Lotus Lantern Festival

On a trop de la chance de tomber pile pendant le Lotus Lantern Festival, qui fête l’anniversaire de Bouddha. Des lanternes sont accrochées un peu partout dans la ville et les festivités ont lieu pendant 3 jours.

Nous visions d’abord le Jogyesa Temple. Une photo nous montre les lettres formées par les lanternes :

Les lanternes vues d’en bas :

Le temple en lui-même est très beau

C’est vraiment magnifique ! Je crois que tout est fait en papier (à part la structure en métal) et puis peint à la main.

A un moment, un coréen s’approche de nous et dit quelque chose en coréen. Il l’a fait à chacun d’entre nous. Je crois que c’est pour nous insulter mais on fait semblant de ne pas l’entendre. Les personnes âgées en Corée du Sud ne semblent pas apprécier les étrangers, car ils nous associent encore aux atrocités causées par les soldats américains. On ne peut pas trop leur en vouloir, car les touristes occidentaux ne sont pas encore nombreux ici, et le gouvernement n’intègre pas encore dans son programme d’éducation des leçons ou connaissances aidant à la globalisation. J’ai entendu dire que mêmes les enfants métisses sont souvent exclus en classe.

Les jeunes se comportent normalement avec nous, mais ils ne parlent pas très bien anglais. Par contre, quand ils nous entendent dire ne serait que bonjour en coréen, ils sont super contents et nous offrent un large sourire jusqu’aux oreilles. Quand on est passés à La Poste, un jeune homme a fait de la traduction pour nous auprès de la guichetière, c’est super gentil !!!

Nous prenons ensuite le métro jusqu’à Seoul Station pour aller au Cheonggyecheon Stream. C’est le lieu de RDV amoureux par excellence, où l’on peut se promener juste à côté de la rivière (à l’eau transparente). Aujourd’hui, cette rivière est pleine de lanternes et il y a même un marché de nuit + des food trucks. A un moment, JB se prend un parapluie dans l’oeil. Je suis en train de marcher devant et je m’en aperçois seulement quelques minutes plus tard. Je vois une coréenne courir vers nous, elle m’explique à l’aide des gestes ce qui est arrivé à JB et demande si ça va. C’est vraiment ADORABLE !

A un moment, un coréen tente de nous parler en demandant à JB de prendre une photo pour lui. Mais c’était juste une tentative pour pratiquer l’anglais. On est tellement absorbés par la beauté des lanternes qu’on ne saisit pas la nuance de sa demande sur le moment, et on le regrette car c’est un des rares moments où l’on aurait pu échanger un peu plus longuement avec un coréen.

Ipark mall

Le lendemain, puisqu’il pleut des cordes, on passera un long moment au centre commercial près de chez nous, très fréquenté par les locaux.

Il y a une librairie là-bas, où les gens peuvent s’asseoir et lire pendant des heures (sur de vraies tables en plus). C’est un moyen d’éducation comme un autre et on peut le faire dans n’importe quelle librairie. Et les mangas et magazines sont plastifiés donc les gens ne peuvent que lire des bouquins méga intelligents 😀

Il y a un espace dédié à Totoro au sein de la librairie où l’on peut acheter des produits dérivés

Dans la zone DIY (que j’aime le plus dans toutes les librairies), je repère deux livres sur l’art de faire des miniatures de hanbok. Mais je finis par acheter un livre sur les fleurs en papier + un magazine pour m’updater sur les tendances fashion + beauté en Corée du Sud.

On déjeune dans un resto fusion coréen-japonais qui me sert un vrai four à charbon sur la table.

On réussira à retirer 500,000won pour seulement 3600won de frais chez Woori bank. Même si notre carte est acceptée partout pour le paiement, on a quand même besoin de cash de temps en temps et avec 500,000won, je pense qu’on pourra tenir un petit moment (c’est l’équivalent de 500$)

Partie 2 : Conseils pratiques

  • Les cartes SIM coûtent moins cher dans les convenience stores comme CU, 7eleven… attention il faut suivre les indications pour envoyer une photo du passeport et mettre en place l’APN pour avoir la 3G. Pour 30 jours, nous avons dû payer 35,000won pour 1GB
  • Téléchargez Naver Map et City mapper car Google Maps et Tripadvisor ne marchent pas très bien ici
  • Téléchargez aussi l’appli i Tour Seoul, qui est vraiment bien pour vos visites
  • Pensez à acheter la T-money pour vos déplacements en métro et bus. Elle s’achète dans le métro ou dans les convenience stores (CU, 7eleven). C’est moins cher si vous achetez la T-money et en plus c’est plus pratique. Il faut bipper la carte avant et après, et il faut la sortir pour bipper. On l’a bippée avec le porte-feuille, rempli de cartes bancaires et la machine n’a pas aimé.
  • Apprenez à dire quelques mots en coréen, vous attirez de la sympathie de la part des coréens. Téléchargez le dictionnaire Coréen sur Google Translate avant de venir car beaucoup de menus ne sont pas forcément traduits en anglais. Cependant, les menus comportent souvent des photos.
  • Au restaurant, il y a un bouton pour appeler les serveurs, et demander l’addition. Appuyez sur ce bouton au lieu de lever les bras.
  • Contrairement au Japon, les prix affichés incluent déjà de la TVA. Il n’y a rien à payer en plus.
  • Nous avons pu retirer de l’argent chez woori bank. Attention il y a toujours deux types de distributeurs : celui pour les locaux et celui pour les touristes. il faut repérer les ATM marqués « Global ATM » qui affichent les logos de Visa, Mastercard etc. Les frais varient d’une banque à l’autre et on ne peut retirer que jusqu’à 1,000,000won à la fois.
  • Le paiement par carte bancaire est accepté un peu partout, sauf pour le street food et pendant les soldes de certaines marques. Prévoyez quand même un peu de cash.

Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.