Les désagréments rencontrés lors du voyage

Le voyage est certes fabuleux mais il y a, et c’est normal, des moments où on ne voit plus la vie en rose, où l’on profite moins de son périple à cause de quelques désagréments. C’est quelque chose d’assez culpabilisant dont parlent très peu les voyageurs, de peur d’être jugés. Et quand ça arrive aux tour-du-mondistes, la culpabilité est multipliée par 10 car nous sommes des privilégiés. « Vous parcourez le monde pendant un an et vous vous plaignez, incroyable ! ».

J’ai trouvé que le mieux était de partager ce sentiment avec les autres voyageurs, car tout le monde est passé par là. Et quand on est prévenu que des coups de mou peuvent se produire, on sera mieux préparé et réagira de manière plus positive.

Voici la liste des choses désagréables qui pourraient vous arriver pendant votre tour du monde, qui nous sont arrivés ou qui ont failli nous arriver.

La carte bancaire qui ne marche pas

Description : Même si la liste des pays est communiquée à l’avance à la banque, et même si vos comptes sont remplis d’argent, il est possible que votre carte ne marche pas de temps en temps, notamment dans les coins paumés.

Solution : Dans ce cas, soit vous sortez une carte de retrait de secours (il faut en avoir au moins une !! Une MasterCard, une visa, deux banques différentes); soit vous échangez vos dollars à un tarif super bas. Mais vos dollars ont été préparés pour ce genre de cas. Il vaut mieux perdre 10€ plutôt que mourir de faim non ?

Autre possibilité : si il y a un bureau Western Union ou équivalent (Azimo par exemple), on peut payer en ligne par carte bancaire pour s’auto-envoyer de l’argent et aller le retirer quelques minutes plus tard. Ça coûte cher mais ça peut dépanner.

Avant de manger dans un restaurant hyper cher dans un coin paumé, ou faire une excursion hors de prix, demandez à payer à l’avance, comme ça vous aurez tout votre temps pour vous apercevoir que votre carte ne marche pas 🙂

Astuce : Tant qu’on n’a pas retiré de l’argent, on ne quitte pas l’aéroport d’arrivée. Il y a en général un ATM et un bureau de change ouverts dans n’importe quel aéroport du monde (sauf l’île de Pâques).

Les insectes, mouches de sable, moustiques, cafards, fourmis, souris, rats

Description : Les mouches de sable pourrissent la vie des voyageurs non préparés en Nouvelle Zélande, et même aux Seychelles apparemment. Être armé d’un anti-mouche de sable (bourré de produits chimiques) est indispensable pour ces zones. Le pire de tout ça c’est que personne ne le nous dit. Ces monstres ne transmettent pas de maladie alors tout le monde se tait, de peur de passer pour un râleur alors qu’on a trop La chance d’être aux Seychelles quoi. Les mouches de sable sont considérées comme Le secret Le mieux gardé de l’office de tourisme néo-zélandais.

Solution : Maintenant vous le savez, armez vous d’anti-insecte… dans le monde entier.

Description 2 : En Asie, les habitants vivent quotidiennement avec des cafards gros comme la paume de la main, des lézards qui courent sur le plafond, des insectes bizarres qui sont tout sauf mignons. Ils y sont tellement habitués qu’ils ne vous en parlent même plus. Un jour au Vietnam, JB croit voir un lapin mort sur la route. C’était un rat… Ils envahissent les rues, font 25cm de longueur mais pareil, les gens sont habitués. Sans compter les fourmis qui mangent tout votre stock de nourriture, ou qui vous piquent.

Solution : Dans les pays asiatiques, il faut exiger une moustiquaire quand on n’a pas de clim dans la chambre. Cela vous protège de l’invasion des animaux bizarres. L’utilisation du moustiquaire n’est jamais expliquée non plus : il ne faut pas Le laisser traîner jusqu’au sol non, on s’enferme dedans, on enroule les bords du moustiquaire sous le matelas. On tue les moustiques enfermées dans le moustiquaire. Après ces meurtres, on peut dormir tranquille. Je me souviens d’une copine qui a oublié de se salir les mains et qui s’est réveillée le matin pour se rendre compte qu’elle avait dormi toute la nuit avec 18 moustiques.

Astuce : Pour la nourriture, pour n’attirer ni rats ni fourmis, il faut tout mettre dans un sac plastique (fermé de préférence) et le suspendre au poignet d’une porte. On évite de laisser ses sodas traîner sur la table de chevet.

Les puces de lit

Description : des montres qui vous sucent le sang mais qui risquent aussi de voyager avec vous

Solution : j’ai cru avoir eu affaire à eux en Thaïlande (heureusement que ce n’était pas le cas mais en attendant d’avoir la confirmation d’un médecin, j’ai quand même lavé toutes mes affaires et mon sac à l’eau bouillante je vous dis pas La galère). Je tape désormais systématiquement le nom de l’hôtel + bed bugs avant de le réserver. Et quand j’entre dans une chambre, j’inspecte d’abord le matelas à la recherche des traces noires laissées par les puces de lit. Si j’ai le moindre doute je sors mon sac à viande et je le lave à l’eau bouillante le lendemain. Au delà des piqûres occasionnées, c’est aussi une guerre psychologique dans laquelle nous entraîne ces monstres invisibles.

Les vols à l’aéroport

Description : La moindre poche ouvrable peut faire l’objet d’un vol par le personnel des aéroports. Il nous est arrivé deux fois de perdre des mousquetons et un couteau suisse à l’aéroport de Delhi. On m’a même volé un parapluie pourri en Malaisie.

Solution : mettre un cadenas sur chaque fermeture éclair. Pour les poches sans possibilité d’avoir un cadenas, ne rien remplir. Ou alors rendre le vol peu rentable en mettant des choses sans aucune valeur en haut (des choses qu’on aura du mal à revendre comme des vêtements, des brosses à dent) et mettre au fond de ces poches des choses techniques et revendables comme le sac de couchage, chaussures de randonnée…

Choc culturel

Description : vous découvrez le Old Delhi et vous n’osez plus mettre un pied dehors. Ce pays vous écœure. Vous êtes à Hong Kong, en Chine, en Inde, à Singapour … et les gens vous regardent comme un morceau de viande, de haut en bas, de bas en haut… vous vous sentez dénudé. Les gens crachent dans la rue, ch*ent dans la rue… Etc etc les exemples sont nombreux.

Solution : accepter qu’on peut détester un pays alors que tous les autres adorent. Accepter qu’on puisse ne pas aimer certains aspects du pays. Si ça vous choque trop, changez vos plans et allez voir ailleurs, il n’y a absolument aucune honte à avoir. Un voyage est fait pour se faire plaisir, ne vous forcez pas à rester un endroit où ce n’est pas le cas.

Astuce : Si vous savez qu’un choc culturel vous attend, préférez les Airbnb/home stays loin du centre ville à l’hôtel, cela vous donnera une vision un peu plus positive du pays.

La bio sécurité

Description : l’Australie, La nouvelle Zélande, Tahiti, île de Pâques, Chili, … pour protéger leur flore et leur faune, ils interdisent l’importation des produits issus d’animaux et de plantes dans leur pays/petite île

Solution : on jette tout avant et on déclare tout quand on arrive : oui j’ai des chaussures sales, oui j’ai été à la ferme il y a 20 jours. Il vaut mieux trop déclarer que de se prendre une amende. J’ai dû jeter mon miel de manuka à 60$NZ à la poubelle. Voilà, avant d’aller sur une île, préparez-vous à ce qu’on jette vos affaires.

Le ronflement des voisins

Description : Le train indien est déjà peu confortable, et votre voisin d’en face ronfle tellement fort qu’il couvre le bruit du train. Même les boules quiès n’aident pas. Vous êtes a l’auberge de jeunesse et deux de vos voisins ronflent en chœur, vous commencez à fomenter des projets de meurtre. Nuit de merde assurée. Sachez que si vous partagez votre dortoir uniquement avec la gente féminine, ce n’est pas une garantie, bien au contraire…

Solution : se coucher avant les autres.

Vol ou perte de vêtements

Description : déjà vous n’en avez pas beaucoup. Et voilà qu’après un passage chez le service de laverie du coin, vous perdez votre t-shirt mérinos à 100€ la pièce.

Solution : toujours compter le nombre de vêtements donné aux services de laverie. Des fois, ils ne rendent qu’une partie car le reste est en train de sécher (mais ils oublient de le dire)

Voitures/scooter de location en panne

Description : votre voiture de location qui a l’air toute neuve ne démarre plus. Votre scooter a un pneu crevé

Solution : (1) toujours payer la location par carte bancaire quand c’est possible afin de bénéficier des assurances (2) ne jamais louer une voiture ou un scooter le jour où vous prenez un avion (3) toujours avoir du crédit de téléphone sur soi d’où l’importance d’acheter une carte SIM locale à chaque étape (4) toujours avoir un chargeur portable sur soi (5) savoir comment changer un pneu et démarrer une voiture avec une batterie à plat (utilisez Google ou YouTube pour ça)

Pour toute location de scooter, n’envisagez que de petites distances. Au-delà de 60km, payez une excursion ou louez une voiture. En Asie, certains garages de réparation ont une fâcheuse habitude de laisser des clous traîner sur la route, à 100m ou 200m de la boutique, comme ça les malheureuses victimes seront obligées de faire réparer leur voiture/scooter chez eux. Le problème c’est que les clous restent là La nuit alors que la boutique est déjà fermée. Donc ne roulez pas de nuit ou après les horaires de fermeture standard.

Il n’est que 19h mais vous ne trouvez rien à manger/vous ne trouvez aucun hôtel ouvert

Description : après le confort de l’Asie où tout est ouvert tard, même les dimanches et jours fériés, on se trouve en Nouvelle Zélande où tout ferme à 18h et c’est le drame. Nous sommes à Moorea : dimanche tout est fermé, tout le monde est à l’église.

Solution : s’arranger pour arriver dans une nouvelle ville ou un nouveau pays un jour de semaine (vérifiez les jours fériés avant), et si possible avant 15h. Si ce n’est pas possible, payez à l’avance sur booking ou autres une chambre dans un hôtel avec réception 24/24. Assurez-vous d’avoir du crédit pour appeler l’hôtel si besoin. Pour toute arrivée après 17h, achetez à l’aéroport ou la station de bus de quoi manger (barre de céréales, tablette de chocolat) et boire (très important). L’idéal est d’avoir tout le temps sur soi deux barres de céréales, ou au moins du sucre et une petite bouteille d’eau.

Vous conduisez au bout du monde, le téléphone ne capte pas. Google Maps ne sert à rien.

Solution : pour toute location de voitures, il faut toujours avoir un GPS. Si le GPS ne couvre pas cette zone (comme à Tahiti ou île de Pâques), ne partez pas sans un plan en papier.

Pour toute location de scooter, le téléchargement de plan en mode hors ligne sur Google Maps est un minimum. Ne faites pas de trajets trop compliqués avec un scooter.

Vous ne recevez plus de SMS en roaming

Description : Vous avez besoin de vous connecter à Gmail et Gmail vous demande un code secret envoyé à votre téléphone. Le problème : la carte SIM française ne marche plus en Amérique du Sud. Vous avez besoin de payer en ligne, mais la protection 3D Secure est activée. On vous demande d’entrer le code envoyé par SMS, que vous ne recevez pas.

Solution : Pour les sites web qui demandent la double vérification (Gmail, Yahoo, PayPal…), arrangez-vous pour pouvoir vous connecter autrement sans code envoyé par SMS (questions secrètes, codes à imprimer, application Authentification Google…). Pour le paiement en ligne, demandez à votre banque s’il y a d’autres alternatives. Société Générale par exemple permet d’obtenir un code directement sur l’application officielle de la banque.

L’arnaque

Description : vous payez 10 fois plus qu’un local

Solution : Une astuce consiste à observer d’abord les locaux, regarder combien ils paient. Ensuite, vous commandez la même chose et tendez la somme exacte, sans demander combien ça coûte. Si aucun local ne se pointe, il faut effectivement demander le prix. En général, je demande les prix à la réception de l’hôtel. Quand je vais dans un bui-bui, je demande le prix des plats avant de manger.
Il faut juste garder en tête que même si on se fait arnaquer, la somme est ridicule (1 à 2€) mais cela représente un énorme revenu pour le chauffeur/le vendeur. En général, on accepte de payer si le prix nous semble pas trop exagéré (80 roupies au lieu de 50 roupies) et demandons ensuite au vendeur le « local price », maintenant qu’on a payé. Il va vous sourire et vous donner le prix local (c’est super marrant comme conversation, il vous avoue de combien il vous a arnaqué ahha). Quoi qu’il en soit, évitez de commander avant d’avoir validé le prix avec le vendeur. Lorsqu’on vous annonce un prix exorbitant alors que vous avez déjà mangé, vous êtes coincés.

On ne vous comprend pas

Description : L’accent néo-zélandais est incompréhensible. L’espagnol en Amérique du Sud n’a rien à voir avec l’espagnol d’Espagne. Vous téléphonez pour réserver un camping et vous ne comprenez RIEN.

Solution : Demandez gentiment à votre interlocuteur de parler moins vite, avec le sourire. Demandez à quelqu’un de traduire pour vous, les voyageurs français sont partout dans le monde, vous en trouverez toujours un qui parle mieux anglais/espagnol que vous.
Nous avons eu ce problème au Chili où nous ne comprenions absolument rien. Nous avons donc décidé d’aller ailleurs : en Argentine d’abord, où l’espagnol est parlé plus lentement avec moins d’argot. 3 semaines plus tard, nous avons pu nous habituer aux sons espagnols et de retour au Chili, nous avons pu avoir de vraies conversations avec plusieurs chiliens. N’hésitez pas à télécharger les podcasts d’apprentissage de langues (anglais, espagnol), il y en a vraiment beaucoup. L’idée est de s’habituer à l’accent, à la vitesse d’élocution. On peut aussi regarder les films en VO pour s’entraîner. Et télécharger Google Translate pour faciliter l’échange. Dans certains pays, les messageries instantanées comme WhatsApp ou Viber sont omniprésentes. Très pratique pour réserver une excursion ou booker un taxi si vous savez que vous n’allez rien comprendre au téléphone.

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    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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