Chili (Amérique du Sud) : seconde impression – Puerto Montt

Après avoir fui le Chili comme des voleurs à cause de leur espagnol trop dur à comprendre, nous voilà de retour après 3 semaines d’auberges de jeunesse en Argentine où l’on a parlé plus l’anglais que l’espagnol.

Trop habitués aux rues désertes de la Patagonie, retrouver la civilisation à Puerto Montt nous a semblé un peu bizarre.

Bon, il est temps maintenant de mettre à l’épreuve notre espagnol au Chili et constater les progrès (ou pas).

JB réserve un hospedaje (maison d’hôte). Qui dit « maison d’hôte » dit « personne ne parle anglais ici ».

La proprio est vraiment sympathique mais elle ne parle pas du tout anglais. Cependant, elle a l’air de vouloir parler avec nous. Allez je me lance ! J’essaie de lui demander quelle est la meilleure ville (à part Valparaiso) pour passer le nouvel an. S’en suivront 5 minutes de conversation où je comprends quasiment tout ce qu’elle me dit. Woow ça commence bien ! Il faut dire qu’elle est extrêmement gentille, fait l’effort de parler lentement et n’hésite pas à répéter jusqu’à ce que je comprenne.

Si la ville avait plus d’intérêt, j’aurais aimé rester ici pour discuter d’avantage avec la proprio. Direction le terminal de bus où on réussit également à acheter nos tickets, à l’heure qu’on veut, et avec les places qu’on veut. 100% en espagnol.

Nous arrivons à l’île de Chiloé (à Castro plus exactement) et le proprio des Cabanas ici semble aussi intrigué par notre background. J’engage la conversation en lui demandant où se trouve le supermarché le plus proche. Il propose de nous y déposer. Sur le chemin, on arrive à avoir une vraie conversation sur les différences entre le français, l’espagnol et le vietnamien. Il trouve ça trop marrant qu’on puisse apprendre l’espagnol avec une application sur le smartphone et avoue également que les chiliens parlent super vite. Ainsi, il fait l’effort de parler lentement et m’expliquer quelques mots nouveaux et m’a même complimentée sur mon espagnol (du jamais vu !).

Le fait que je sois asiatique m’aide beaucoup. Les gens n’attendent tellement rien de moi qu’il suffit que je sorte quelques phrases avec sujet-verbe-complément pour que tout le monde m’encourage à parler.

Je suis super contente ! Enfin, mes longues heures passées avec MosaLingua et la méthode Michel Thomas ont porté ses fruits. Je trouve que les deux méthodes sont complémentaires : Michel Thomas pour parler correctement et formuler ses questions sans trop réfléchir; et MosaLingua pour apprendre du vocabulaire et comprendre la réponse. Et le fait d’être en totale immersion aide aussi : on s’habitue aux sons, à la vitesse d’élocution, et on apprend vite de nouveaux mots, sur le tas (en écoutant les autres parler, en allant au restaurant, au supermarché, en lisant les panneaux publicitaires…).

Quand je regarde les séries type Amour, Gloire et Beauté à la télévision chilienne (il n’y a que ça), j’arrive maintenant à comprendre plusieurs mots, voire des phrases entières. Bon, on est encore très loin du niveau « espagnol courant » mais c’est un très bon début.

Après le tour du monde, un de mes plus grands rêves est de m’installer en Andalousie pendant quelques mois pour parfaire mon espagnol.

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Les désagréments rencontrés lors du voyage
    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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