Papeete (Polynésie Française) : quand la voiture ne démarre plus

Je ne vous ai pas encore raconté notre dernier jour à Papeete.

Après avoir quitté Moorea en ferry, nous voilà au port avec nos valises, attendant comme des VIP que notre voiture de location nous soit livrée. Pour 45€/jour, franchement, le service est royal.

Notre avion est à 2H30 du matin le lendemain, nous avons donc la voiture pour nous jusqu’à 22h.

Après le déjeuner, un petit passage à la Poste et la visite des 3 cascades (1 seulement car l’accès aux 2 autres est fermé depuis l’inondation), on s’arrête sur un semblant de parking au bord de la route pour admirer les surfeurs.

20 minutes plus tard, la voiture ne démarre plus

Il est 15h ou quelque chose comme ça, on se dit qu’on a largement du temps pour être dépanné et ne pas rater notre avion.

Heureusement que JB a du crédit sur sa carte SIM polynésienne. Nous faisons en sorte d’avoir toujours du crédit téléphonique, on se félicite de cette bonne pratique.

C’est alors qu’on commence à être mis en relation à la fois avec l’agence de location, la dépanneuse, et le service de dépannage.

L’agence de location nous demande de lui dire où nous sommes. On ne peut qu’indiquer la route et décrire vaguement la plage près de laquelle on se trouve…
Le service de dépannage nous repère via GPS et a accès aux infos envoyées en temps réel sur son logiciel. Selon lui, la batterie a un problème mais elle n’est pas complètement vide.
Le gars de dépanneuse nous demande où l’on est. Et nous donne le tarif de 250€ et nous demande d’accepter de payer sinon il ne vient pas.

En jonglant avec ces trois interlocuteurs et après plusieurs discussions (heureusement qu’ils nous appellent tous car on n’a que 45 minutes de crédit), on se met d’accord sur 2 choses (1) la dépanneuse viendra nous chercher à l’endroit indiqué par le GPS de la voiture (2) la voiture sera vérifiée après, si c’est vraiment de notre faute on paie, sinon, c’est l’assurance qui paiera.

C’est alors que le mec de dépanneuse nous dit qu’il ne peut pas venir avant 1h30.

Que fait-on ? Déjà, comment peut-on payer ? A part la dépanneuse, est-ce qu’on doit payer aussi les frais de réparation ? Le contrat stipule une franchise de 35000CFP. Au distributeur, le retrait est plafonné. Est-ce qu’on peut tout simplement laisser notre numéro de carte à l’agence de location ?

Plein de questions nous trottent dans la tête. JB sort de la voiture et raconte nos malheurs aux polynésiens traînant dans le coin. Il tombe sur un mec qui a l’air de s’y connaître. Il nous propose de pousser la voiture, avec une amie à lui, en mettant sur la 2ème vitesse. La première tentative est un échec. JB sort de la voiture et le laisse conduire. On pousse derrière, il arrive à démarrer… et disparaît avec la voiture.

Qu’est-ce qui est pire ? Payer la dépanneuse ou se faire voler la voiture sous notre nez ? Pendant cette longue minute, JB a franchement très peur, mais j’ai un bon feeling donc je me contente juste d’attendre près de la route.

Et bien sûr, il est revenu avec la voiture 🙂 Il a roulé longtemps pour charger la batterie et nous a dit de laisser la voiture allumée comme ça. Rassurés, ravis et reconnaissants, nous remercions chaleureusement nos sauveurs avant de rendre tout de suite la voiture.

Notre journée de visite est certes gâchée, mais elle nous a donné un petit aperçu de la gentillesse polynésienne.

Bien sûr, nous avons annulé le déplacement de la dépanneuse. Le gars, très sympa, était ravi pour nous. Et l’agence de location de voiture ne nous a pas fait payer un seul sou pour la réparation/vérification de la voiture.

Apparemment, la batterie s’est vidée car on a laissé la radio allumée, ainsi que les essuis-glaces et le ventilateur (sans clim) pendant 20 minutes. Pour avoir oublié d’éteindre les phares pendant 2h en Nouvelle Zélande sans avoir de soucis, je ne comprends toujours pas comment la batterie peut se décharger aussi vite.

Suite à ce petit incident et l’incident de la porte qui ne s’ouvre plus en Nouvelle Zélande, on s’est noté de :

  • ne jamais louer une voiture le jour où on a un avion à prendre, heureusement qu’on était très large en terme de timing ce jour là.
  • couper tout quand on s’arrête sur la route : lumière, radio, essuis-glaces, ventilateurs etc. TOUT !
  • toujours avoir une carte SIM locale – avec du crédit – sur soi. Comme ça, on peut appeler et les autres peuvent nous appeler sans avoir à payer des sommes monstrueuses
  • toujours avoir de la batterie sur son téléphone
  • s’assurer que les services de dépannage parlent anglais/français, avant de louer une voiture
  • savoir comment changer un pneu
  • savoir comment démarrer la voiture quand la batterie est vide
  • télécharger les cartes offlines sur Google Maps pour au moins repérer où l’on est
  • poser des questions sur l’assurance : et payer une assurance complémentaire si la franchise est trop importante
  • faire l’état des lieux avec beaucoup d’attention

 

 

 

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Anh

Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine.

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