Bariloche (Argentine) : le centre ville : du chocolat et des glaces

Il s’agit de la 1ère partie de notre séjour à Bariloche. La 2ème partie peut être consultée ici. 

Partie 1 : Carnets de voyage

26h de bus ? Plus jamais !

Nous avons eu la mauvaise idée de réserver un bus de 24H depuis El Chaltén jusqu’à Bariloche. On a déjà fait 16h de bus pour aller d’Ushuaia à El Calafate donc on a pensé que 24h était easy.

Déjà, ça commence mal : deux très jeunes françaises à qui il manque beaucoup de choses (expériences de voyage, de vie et surtout de politesse) sont juste derrière nous. Seul le sommeil les fait cesser de discuter et donnent régulièrement des coups de pied dans le siège de devant (si vous avez bien suivi, il s’agit de NOTRE siège).

Les films sont diffusés quasiment en permanence, en espagnol en plus. Pour ceux qui voyagent avec les jeunes enfants, ne comptez pas sur un filtre parental puisque plusieurs films avec des scènes oléolé ont été diffusés.

Même si 3 plats sont servis (dîner, petit-déjeuner et déjeuner), seul le dîner est mangeable -> j’ai failli avoir une crise d’hypoglycémie. Heureusement que le thé (et sucre) à volonté m’a sauvé. Sur ces 24h de trajet, il y a eu un arrêt de 20 minutes pour faire le plein d’essence et 3 arrêts de 5 minutes pour embarquer de nouveaux passagers, c’est tout ! En Asie, on s’était habitués à faire des pauses de 30 minutes pour déjeuner dans des petits bouibouis.

J’aurais aimé m’arrêter à Los Antiguos. On aurait traversé la frontière jusqu’à Chile Chico, on aurait pu visiter les fameuses caves en marbre sur le lac General Carrera depuis Puerto de Tranquillo. C’était le plan de départ, jusqu’à ce que tous les transports entre Los Antiguos et Chile Chico soient annulés à cause d’un taxe trop élevé appliquant aux voitures de tourisme liant les deux villes.

Bariloche : rien à voir à pied mais quelques anecdotes marrantes

Arrivés à Bariloche, on se rend compte qu’on est déposés au nouveau terminal de bus càd en banlieue et non celui au centre-ville. On voit 2 bus publics passer et nous courons pour en prendre un (le numéro 20).

Il est 22h passé (le bus a 2h de retard par rapport au programme), on est épuisé, aucune envie d’attendre et négocier avec un taxi. On comprend vaguement que ce bus roule en direction du centre ville, on monte dedans sans se poser de questions. C’est super risqué quand on y repense, mais d’autres touristes sont avec nous alors soudainement on a moins peur, s’il y a un problème on ne sera pas seuls ahaha.

Le chauffeur ne semble pas vouloir nous faire payer (en tout cas il n’a pas réagi quand on lui a demandé « dos » tout en faisant le geste avec les doigts). Nous sommes donc 6 touristes, chargés comme des mules, avec notre smartphone allumé pour essayer de comprendre où on est et en espérant qu’il y ait un arrêt près de notre destination. Quand Google Maps montre qu’on n’est plus trop loin du centre ville et qu’effectivement on voit une station de bus avec plein de monde, on descend (comme tout le monde).

Ce sera la bonne décision puisque l’auberge n’est plus qu’à 5 minutes à pied. Promis, je ne ferai ça que dans la zone verte définie par le ministère des affaires étrangères (càd toute l’Argentine sauf Salta, Buenos Aires et Ushuaia), jamais au grand jamais je ne ferai ça à La Paz en Bolivie par exemple.

Qui voit-on en entrant dans l’auberge ? Les deux jeunes françaises qu’on espérait ne jamais revoir !!! L’une d’entre elles ose nous jeter un regard façon « aidez-moi » au moment de soulever ses deux énormes valises. Heureusement, depuis l’Inde, nous sommes devenus experts du moment où il faut ignorer avec tact les gens à problème. Et puis, par manque de places dans le dortoir où nous avions réservé deux lits, on nous donne une chambre privée (sans supplément). Après 24h dans le bus, c’est une jolie surprise. Nous ne devrons donc pas supporter la compagnie de nos deux moulins à paroles !

Jour 2 :

Le lendemain, nous découvrons que toutes les agences de tourisme sont fermées entre midi et 15h30-16h30. Il semble que beaucoup de commerces en Argentine sont fermés tout le début d’après-midi pour ouvrir jusqu’à tard le soir. Nous tentons de nous promener près du lac, malgré le vent, jusqu’à ce nous tombions nez à nez avez LE belge qu’on a croisé plusieurs fois depuis El Calafate. Nous sommes d’accord avec lui sur un fait : on s’ennuie à mort au centre-ville, il n’y a rien à faire lol. Il nous explique qu’il a réservé deux nuits le temps de récupérer du voyage et de laver son linge… exactement comme nous !

Nous passons devant une agence de voyage avec un énorme logo Via Bariloche (nom d’une compagnie de bus) et entrons dedans pour acheter des billets. Ironie du sort : l’employée de l’agence ne sait pas utiliser le logiciel de réservation de la dite compagnie. Nous avons donc passé du temps avec elle, sur son ordinateur, et lui avons même suggéré où cliquer ahahah. A un moment, elle nous prend à témoin « c’est quand même compliqué leur système de réservation, ne trouvez-vous pas ? ». Nous feignons de ne pas comprendre la question en espagnol pour ne pas avoir à l’embarrasser avec notre réponse : le logiciel a l’air très simple. Elle aura également beaucoup de mal à utiliser le terminal de paiement par carte mais finalement, nous ressortons avec nos billets.

La journée des employés mal formés n’est pas finie ! En passant au supermarché, nous tombons sur la seule employée ne sachant ni scanner les articles, ni peser les fruits, ni utiliser la machine de paiement. Heureusement, elle sera assistée par 2 autres employés et une cliente.

Bon, à côté de ça, la journée a quand même été positive.

L’auberge s’est occupée de notre linge en 4h, pour 80$AR ! Youpiiii ! Adios la poussière de la Patagonie !

Nous sommes tombés sur deux personnes très compétentes et douées en langues étrangères : la 1ère à l’office du parc national et la 2nde au bureau de location de voiture CORRENTOSO. Nous le félicitons pour son excellent anglais. Très fier, il nous répond : « Je peux aussi parler français si vous voulez ». La classe ! 2750$AR + 565$AR d’assurance plus tard, nous avons notre voiture pour 3 jours, 600km inclus et une assurance « premium » (l’assurance de base est incluse, mais depuis notre mauvaise expérience à Papeete où on a failli payer 250€ pour une dépanneuse, on est prêt à payer un peu plus pour être tranquilles).

A noter qu’il y a une agence Sixt et Avis à Bariloche mais que ni l’une ni l’autre n’avait de véhicules disponibles la veille pour le lendemain (peut-être du fait que c’est la période des vacances en Argentine). Réservez en avance si vous souhaitez passer par eux.

A Bariloche, comme on n’a rien à visiter, on se venge sur la nourriture : leur fameux chocolat artisanal est délicieux (essayez Ranapui), et Helados Jauja mérite sa réputation du meilleur glacier d’Argentine. Leur glace faite maison est tellement addictive qu’ils donnent même une carte de fidélité. De toute façon, ici en Argentine, les glaces ont la côte : elles sont toujours 2 à 3 fois plus grosses que le cornet et les plus gourmands peuvent en acheter au kilo 😃

Demain, nous partirons à la découverte de la fameuse route des 7 lacs (ruta de los siete lagos)

Partie 2 : Conseils pratiques

Astuces

  • A part manger, il n’y a pas grande chose à faire dans le centre ville de Bariloche. Il faut rapidement sortir de la ville, en louant une voiture, ou en prenant les bus publics (un peu bondés) jusqu’à Llao Llao puis louer un VTT
  • On peut prendre un bateau pour explorer le lac, voire payer un long ferry jusqu’à Puerto Varas au Chili.

Budget

  • Ticket de bus El Chaltén – Bariloche : 2020$AR/personne, trajet de 24h (20h à 20h, mais le bus a eu du retard -> 20h à 22h)
  • Auberge Periko’s : 450$AR/lit/jour en dortoir (on recommande !) personnel très sympa et l’auberge a un petit jardin trop mignon.
  • Linge : 80$AR/seau – comme en Asie, on n’a rien à faire, juste déposer notre linge sale et récupérer du linge propre et plié quelques heures plus tard. Le bonheur !
  • Supermarché : 330$AR pour 2 repas, 2 personnes
  • Restaurant végétarien : 245$AR pour 2 personnes, boissons comprises
  • Bus public : normalement entre 10$AR et 15$AR/personne.
  • Taxi Terminal de bus -> Centre ville : normalement 90$AR
  • Location de voiture : 1260$AR/jour pour une petite une voiture 3 portes, 100km maxi, 2,3$AR pour chaque km supplémentaire. Tarifs dégressifs à partir de 2 jours.
  • Chocolat : entre 43$AR et 50$AR une petite boîte de chocolat chez Rapanui
  • Glaces : un vasito à 60$AR chez Helados Jauja, c’est amplement suffisant pour une personne
  • Leçons d’espagnol dispo à notre auberge Periko’s : 30USD pour 2h de cours. Il y a une autre école La Montana, très réputée ici pour ses cours d’espagnol mais nous ne voulions pas apprendre l’espagnol argentin.
Papeete (Polynésie Française) : quand la voiture ne démarre plus
El Chaltén (Argentine) : le paradis de la randonnée
    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

    Tous Mes Articles
    2 commentaires
    • Répondre DPAM

      20 décembre 2016, 11 h 50 min

      Sympa le voyage en bus…et merci pour l info « à éviter avec de jeunes enfants ». Bon, va falloir trouver un plan B pour remonter de Patagonie pour rejoindre la Bolivie! Profitez bien !

      • Répondre Anh

        21 décembre 2016, 12 h 58 min

        Tu peux louer un campervan chez Wicked. Les campings ici sont ouf notamment dans la région des lacs. Ou prendre l’avion entre El Calafate et Bariloche/Mendoza. De Mendoza ou Bariloche, il y a plein de petits trajets (4h-5h en bus) donc il n’y aura pas de films et ce sera plus confortable

    Write a comment

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.