[Roadtrip en Islande] Jour 4 : Plages de sable noir, cascade Svartifoss, église de gazon

Aujourd’hui, le programme est assez light donc on se permet de faire une petite grasse-matinée avant de reprendre la route. Notre guesthouse ne propose pas de petit-déjeuner donc nous avons en plus perdu du temps à faire des omelettes, tartines de toute sorte (dont des sardines que nous avons ramenées du Portugal !) …

C’est donc seulement à 10h que nous prenons la route, en direction de la fameuse plage de sable noir Reynisfjara, que nous avons aperçue d’en haut hier.

Partie 1 : Carnet de voyage
Partie 2 : Conseils pratiques

Partie 1 : Carnet de voyage

Itinéraire – jour 4

Pour ouvrir ce plan sur Google Maps, cliquez ici

Stop 1 : La plage Reynisfjara

Le vent souffle très fort aujourd’hui, dans les 45km/h. Je dois porter 4 couches de vêtements – tee-shirt merinos, polaire, doudoune & manteau + 3 couches en bas (legging, pantalon, pantalon coupe-vent) pour ne pas avoir froid. Nous portons des bottes aujourd’hui pour ne pas avoir de sable dans les chaussures.

Note : Cette plage est réputée dangereuse car une grosse vague peut venir d’un coup (même si elle a l’air loin comme ça, on n’est jamais à l’abri d’un mini-tsunami). Au mieux, les affaires sont mouillées et les appareils de photo détruits; au pire… il y a eu des touristes victimes de noyade ici, car emportés soudainement par une grosse vague.

D’ici, nous voyons la péninsule visitée la veille, et le sable noir fin comme ça, j’aime trop !

Sur la plage, se trouvent des orgues basaltiques. Je vous cite Wikipedia :

Les orgues (par analogie avec l’instrument) ou les colonnes basaltiques sont une formation géologique composée de colonnes régulières. Elle résulte de la solidification et de la contraction thermique d’une coulée basaltique peu de temps après son émission. La partie inférieure, qui se refroidit ou s’assèche plus lentement, se fracture de la surface vers la profondeur sous formes de prismes sub-verticaux à section hexagonale d’ordre décimétrique. Ces colonnes sont surmontées d’une zone de petits prismes moins réguliers (ou « faux prisme ») pouvant s’associer en gerbes. Par extension on qualifie souvent d’orgues basaltiques des formations volcaniques dont la composition n’est pas basaltique.

La chaussée des géants en Irlande, très connue, ou les cascades & falaises à Jeju, ont la même structure.

Comme le montre la photo, il y a de nombreuses fissures sur ces colonnes donc ne faites pas comme les autres touristes, essayez de ne pas grimper dessus. De plus, la personne qui prend la photo (et qui a le dos tourné à l’océan), doit faire très attention et vérifier les vagues constamment.

On continue un peu et tombe sur cette grotte absolument incroyable !! C’est tellement beau qu’on a vu un couple venir prendre des photos de mariage ici.

Stop 2 bis : Black Sand Beach

Nous contournons la montagne pour arriver à cette belle plage de sable noir. Nous voyons bien les rochers au loin, au nom de Reynisdrangar. La légende dit que ce seraient des trolls pétrifiés par la lumière du jour alors qu’ils étaient en train d’échouer un bateau.

Nous profitons d’être à Vik (une ville plutôt grande) pour acheter un peu d’essence.

Stop 2 : Hjörleifshöfði Cave

Nous reprenons la route vers cette grotte, hors des sentiers battus. Le chemin qui y mène n’est pas le meilleure, il faut rouler lentement c’est tout. Il y a quelques passages avec de la neige. Cependant, la vue de la carcasse d’une voiture 4 places complètement détruite ne rassure pas trop les autres touristes. Un couple nous ont demandé l’état de la route et a décidé que c’était too much pour leur petite voiture.

C’est seulement à la fin de la route, à 10m de la grotte, quand il faut rouler sur du sable (dur), qu’un panneau indique que seuls les 4×4 sont autorisés.

Malheureusement, malgré cette petite aventure, la grotte est plutôt décevante. Je pense que quand l’été viendra et que toute cette mousse sera plus nombreuse et plus verte, ça donnera quelque chose de joli. Pour le moment, bof.

C’est ici, au milieu de nulle part, JB s’étonne de voir que le jauge d’essence de la voiture n’a pas bougé pas alors qu’on vient d’ajouter 10 litres. On s’inquiète un peu en se disant : si le jauge ne fonctionne pas, on risque d’être à court d’essence sans s’en apercevoir.

D’après Internet, le problème est connu avec notre modèle de voiture, il suffit d’ouvrir et refermer le bouchon d’essence. Et là, c’est le drame : il n’arrive pas à l’ouvrir et la clé de la voiture est coincée dans le bouchon. En forçant un peu, heureusement, il arrive à l’enlever. Quelle frayeur !

On se dit qu’il ne vaut mieux pas risquer d’être coincés ici, entre un champ de lave et l’océan. Nous faisons demi-tour pour retourner à la station d’essence à Vik pour réessayer. On se dit qu’en cas de problème, on trouvera du monde pour nous dépanner. En tournant à gauche à droite, nous arrivons enfin à ouvrir le bouchon d’essence, le remettre, sans abîmer la clé. Et effectivement, le jauge d’essence remarche. Ouf !

Stop 3 : Laufskálavarða

Nous arrivons à Laufskálavarða, un monticule de lave. Il y a un parking sur le côté de la route et on voit des piles de pierres entassées. Apparemment, il faut les entasser comme ça, quand on y va pour la 1ère fois, pour que le voyage se passe bien. Beaucoup de touristes profitent de ce paysage de rêve pour casser la croûte (il y a même 2 tables de pique-nique au milieu de la neige)

Stop 4 : Grafarkirkja, arrêt #fail

J’ai lu qu’il n’y avait que 6 églises en gazon en Islande, dont Grafarkirkja. Nous faisons donc un petit détour pour y aller. Les paysages sont magnifiques, la route est plus ou moins goudronnée mais ce n’est pas gênant, il faut juste rouler lentement.

Arrivés sur place, c’est la grosse déception. On regarde à gauche à droite, et repérons la seule église du coin. Jouons au jeu des 1000 différences

Ce qu’on pensait voir :

Ce qu’on a vu :

WTF !!! J’ai bêtement pensé qu’ils avaient détruit l’ancien (qui doit être en mauvais état) pour en construire un nouveau. La neige est plutôt profonde et mes pas s’enfoncent (jusqu’au mollet). Heureusement que j’ai gardé les bottes de ce matin. En tout cas, l’incompréhension et la déception m’envahissent. JB dit en rigolant que vu le prix de l’essence, mon erreur nous a coûté au moins 20€

Seule consolation : cette église, au milieu de nulle part, reste splendide. Il y a un cimetière entourant l’église et comme vous pouvez voir sur la photo, c’est un coin local, pas touristique, donc personne ne s’est occupé de la neige (à part la route).

C’est seulement le soir, en faisant des recherches tranquillement sur mon ordinateur, que je m’aperçois que l’église où je voulais aller se trouve au Nord de l’Islande, et pas au Sud. Ouf ! Je suis allée à la ville portant le même nom que l’église. Bon, je posterai la photo de l’autre église quand j’y serai.

Stop 5 : Fjaðrárgljúfur Canyon, arrêt #fail

Un autre arrêt #fail du jour. Depuis un clip de Justin Bieber, il y a trop de touristes, du coup ils ont tout simplement fermé l’accès à cet endroit magique pour laisser la nature se reposer un peu (regardez les photos sur Google). Il n’y a pas de barrière, juste un panneau comme celui-ci. Je sais que d’autres touristes y vont quand même, mais je suis pour le respect de la nature et des règles locales.

Stop 6 : Systrafoss

Si en Nouvelle-Zélande, il y a des toilettes publiques partout, ce n’est pas le cas en Islande. L’astuce consiste à repérer la station de service la plus proche. Les toilettes sont réservées uniquement aux clients la plupart du temps, profitez-en pour remplir votre réservoir, on ne sait jamais.

Donc, c’est ainsi qu’on s’est retrouvés à déjeuner à la station N1 pas très loin de Systrafoss. Le hot-dog (petit) + boisson coûte 630kr. (5€ à peu près). C’est l’option recommandée par les voyageurs low budget, car on peut s’asseoir et manger chaud, sans dépenser une fortune. Même notre proprio de guesthouse le 2ème jour nous a dit qu’il fallait préférer les stations de service pour un fast-food/café plutôt que d’aller dans un vrai café.

Petit stop photo pour admirer la beauté de cette cascade : Systrafoss, juste à côté de la route. Elle est divisée en deux. Systra veut dire « soeurs ». On peut suivre un chemin de randonnée pour aller jusqu’au lac en haut, qui alimente la cascade. Nous ne l’avons pas fait car nous voulons être à 16h au parc national de Skaftafell, à 1h d’ici

Stops photos

Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés pour quelques photos rapides. En l’occurrence :

  • Foss a sidu : cascade située dans une propriété privée, mais on peut prendre une photo depuis la barrière (cf. la 1ère photo)
  • Foss : à 30m de là, une cascade très sympa (cf. la 2ème photo)
  • Dverghamrar : les falaises du nain, des orgues basaltiques également. Nous n’y sommes pas allés mais si vous avez le temps, faites-nous un retour
  • Ensuite, sur la route, vous verrez un endroit magique, plein de mousses, de lichens, d’herbes… ce n’est pas très joli en ce moment, mais je suis sûre qu’en été, ce sera magnifique (cf. la 3ème photo)

Stop 7 : Svartifoss au sein du parc national Skaftafell

Il fait beau aujourd’hui et moche demain, donc nous roulons à toute vitesse vers le parc national Skaftafell, quitte à sauter une étape (une bifurcation à Haoldukvisl pour aller voir un glacier – on y retournera demain).

La star du parc, c’est la cascade Svartifoss. Il n’y a aucun moyen d’y aller sans marcher, donc mes petites jambes vont devoir bosser aujourd’hui.

Alors le site officiel du parc ne nous présente que les chemins de randonnée de malade (5,5km minimum), et certains blogs m’ont fait très peur (faut dire que j’ai une imagination débordante). Je suis donc partie en mode « survivor » alors que le chemin est ultra facile, et l’aller-retour (si vous n’allez qu’à la cascade et prenez exactement le même chemin pour revenir), c’est seulement 3,6km donc 1h.

On doit monter, passer devant deux cascades qui se ressemblent beaucoup, le début du chemin est presque goudronné. Difficulté 0.

On arrive ensuite à un view point. C’est là où les visiteurs fatigués abandonnent car la vue est déjà très satisfaisante.

C’est la descente qui est un chouia compliquée. Il a neigé il y a quelques jours, le chemin est boueux. Le boue est mélangée aux rochers donc ça ne glisse pas, mais il faut quand même faire attention. En cas de neige, je pense qu’il faut utiliser les crampons.

La vue d’en bas est tellement satisfaisante. On ne peut pas s’approcher de la cascade, il y a une plateforme d’où nous l’admirons. Mais elle est tellement énorme qu’on en prend plein les yeux (c’est encore plus beau que sur les photos). On voit ici les orgues basaltiques comme ce qu’on a vu ce matin sur la plage de sable noir, mais il y a des morceaux qui sont tombés (comme à Jeju), c’est trop beau ! C’est cette cascade qui a inspiré l’architecture de la cathédrale à Reykjavík.

à droite de la cascade : les mini jets d’eau coulent au long de ces colonnes, les rendant scintillantes
à gauche de la cascade : les colonnes sont un peu courbées par ici, on dirait un feu d’artifice pétrifié

Maintenant, il faut prendre une décision : traverser un petit pont et partir faire une boucle, avec le risque d’ajouter 2,2km. Ou reprendre le même chemin pour revenir. JB opte pour la boucle, et nous traversons le pont pour prendre un autre chemin au retour. Je suis soulagée de voir que nous ne sommes pas seuls. Même si la plupart des touristes reprennent le chemin de l’aller pour le retour, 3 autres personnes traversent le pont avec nous.

Au bout d’1km, un panneau indique un view point à 200m : Sjonarsker. Allez on y va, l’autre groupe descend sans y aller.

Eh ben ils ont tort ! Car au bout de 200m (ça grimpe quand même), nous avons une vue à 360°C sur toute la zone. On se rend compte de l’impact de deux éruptions volcaniques (il y a des siècles), il y a des champs de lave à perte de vue d’un côté, et des montagnes enneigées avec d’énormes glaciers de l’autre côté.

Voici le glacier que nous allons voir demain (j’ai zoomé à fond)

et les photos panoramiques

Le vent se lève, on a un peu froid. C’est là que nous voyons un mec en train de courir, en short. Pour venir jusqu’ici depuis l’autre côté, il a dû parcourir au moins 5km déjà. Et il a l’air d’opter encore pour un chemin de 5km supplémentaires. Tout en dénivelé. Respect !

La descente est plus facile, à un moment, si on suit le chemin de randonnée du parc (S2), il faut bifurquer. Mais on est rebelle et on suit la flèche pour descendre au centre d’information. Dans ce cas, il faut traverser un pont pour rejoindre le chemin de l’aller – pour aller jusqu’au parking. Au total, nous avons passé 2h dans ce parc.

Allez jusqu’à la fin de l’article pour lire les conseils pratiques liés à ce parc

Stop 8 : l’église de gazon à Hof

Nous zappons encore un stop (que nous réservons pour demain matin) pour rouler jusqu’à Hof, où se trouve notre hôtel.

C’est aussi dans cette petite ville adossée à la montagne, que se trouve une des 6 églises en gazon. C’est magnifique ! Et tout petit !

Les reliefs en mousse que vous voyez, ce sont… des tombes. Celles qui ont une date et un nom datent de 18xx. Le toit de l’église est fait de pierres et couvert de gazon.

Notre hôtel

Ce soir, nous dormirons chez Hof 1 Adventure Hotel (lien Booking). La chambre est petite mais bien agencée avec un petit lavabo et un coin pour le thé. La douche est collective. Il n’est pas très bien noté car des touristes ayant la malchance d’être dans un bungalow (à l’extérieur du bâtiment principal) ne sont pas contents. Mais quand on a une chambre dans le bâtiment principal comme nous, c’est très correct. On ne s’est pas rendu compte qu’il n’y avait pas de cuisine. Heureusement qu’on a encore les sandwichs préparés ce matin. Cela nous épargnera de devoir payer 35€ le petit plat au resto de l’hôtel.

La suite de notre aventure en Islande, c’est par ici

Partie 2 : Conseils pratiques

Aujourd’hui, nous avons parcouru 207km. Temps passé dans la voiture : 3h30. Marche : 2h

Budget

  • Essence : 5500kr
  • Hot dog + boisson : 630kr/personne
  • Parking au parc national de Skaftafell : 750kr/jour pour une petite voiture (jusqu’à 5 places)
  • Hof 1 Adventure Hotel (lien Booking) : 82€ la chambre double, petit-déjeuner inclus.

Astuces

  • Je vous ai déjà tout dit concernant la sécurité sur la plage de sable noir. Je n’ai plus rien à ajouter
  • Pour le parc national de Skaftafell : il faut payer le parking et la machine est HS. Pensez à télécharger dès que possible l’appli myparking.is
  • Pour aller à Svartifoss, repérez sur le plan le camping à gauche du centre d’information. C’est de là que part le chemin vers la cascade.
  • A droite du centre d’information se trouve le chemin vers un glacier (parcours S1). Paraît que le chemin est facile (à 1km seulement). Nous l’avons pas fait car nous allons en visiter deux demain en voiture.

C’est celui-ci que vous allez voir de près en suivant le chemin S1 (photo prise depuis la route, en voiture)

  • Vous n’êtes pas obligé de suivre le parcours S2 pour aller à cascade. Vous pouvez suivre les panneaux pour aller jusqu’à Svartifoss et puis
    • option 1 : vous reprenez exactement le même chemin pour le retour (3,6km A/R depuis le parking)
    • option 2 : soit vous faites comme nous : après la cascade, traversez le pont, allez jusqu’au point de vue Sjonarsker, redescendez, puis suivez les flèches pointant vers le centre d’information (4,2km A/R depuis le parking, ça nous a pris 2 heures)
    • option 3 : vous suivez le chemin de randonnée S2 (5,5km), qui passe par Sel (une ancienne bergerie) avec ses toits en herbe
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    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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