Jour 8 en Égypte : Temple de Philae & Son et Lumière à Abou Simbel

Aujourd’hui nous devons quitter le bateau et à 7h, Barakah, un matelot, vient toquer à la porte pour nous réveiller. Toutes les valises sont mises dans le salon. Nous petit déjeunons tranquillement. L’ambiance est un peu plus calme car nous sommes tous tristes que ce soit déjà fini.

Rappel : si ce n’est pas encore fait, lisez d’abord nos précédents carnets de voyage en Egypte : #1, #2, #3, #4, #5, #6 et #7

Partie 1 : Carnet de voyage
Partie 2 : Conseils pratiques

Partie 1 : Carnet de voyage

Le bateau amarre à quelques kilomètres d’Assouan. L’équipage nous aide à charger les valises dans un mini-bus et nous voilà quittant définitivement le bateau. C’est seulement maintenant que je me rends compte que le nom du bateau est écrit sur un panneau lol 🙂

La visite aujourd’hui est un must see et longuement attendue. C’est le temple de Philae, sauvé alors qu’il avait déjà les pieds dans l’eau suite à la construction d’un premier barrage en 1902 par les anglais. Il a fallu 8 ans pour construire une sorte de mur protecteur, pomper toute l’eau qu’il y avait dedans, tout découper en petits morceaux et déplacer le temple. Un travail pharaonique ! Ce temple est dédié à Isis, la mère universelle, une déesse aimée et vénérée, même par certains coptes.

Comment y aller ?

Pour y aller c’est le parcours du combattant. Le mini bus nous dépose d’abord devant le bureau de tickets. On fait la queue pour passer le contrôle de sécurité. S’en suit le passage par l’embarcadère qui est devenue accessoirement un souk.

Ensuite, le responsable des bateaux nous attribue une embarcation (les tarifs sont fixes, pas besoin de négocier). Et 15 minutes plus tard nous arrivons sur l’île où se trouve le temple de Philae actuellement. C’est le même bateau qui viendra nous chercher donc si vous voyagez sans guide, retenez bien le nom de votre capitaine et/ou prenez le en photo tout simplement. Tout le monde se connaît ici.

Regardez sur la photo, la ligne blanche à gauche, c’est le 1er barrage.

Nous voyons le temple depuis le bateau, c’est magnifique ! Le temple de Philae se trouve maintenant sur l’île d’Aguilkia

Arrivés sur place, nous ne sommes pas seuls. Aujourd’hui beaucoup de bateaux de croisière partent d’Assouan donc la fréquentation est à son max. Nous arrivons quand même de temps en temps à être seulement avec un ou deux touristes mais c’est rare.

Ce lieu, magique pour beaucoup, perd de son charme à cause d’un nombre de touristes important (tous les touristes d’Assouan se trouvent ici en fait), mais on fait abstraction de tout ça et regardons uniquement les détails et la précision de chaque centimètre ici, c’est du pur bonheur.

Ce qui nous frappe, c’est que ce temple est encore plus martelé que les autres temples, étant le dernier à résister aux coptes. Donc sans pitié, les coptes ont bien martelé et les reliefs des pharaons et des reliefs des Dieux.

La preuve que le karma existe c’est que même les graffitis des coptes seront martelés ensuite par les musulmans 😀 Voili voilou.

La partie gauche est martelée sans pitié, alors que la partie droite est intacte, probablement couverte par une couche de plâtre au lieu d’être martelé (c’est chiant de marteler, vous savez, il y a tellement de reliefs !!). Merci à eux d’avoir été flemmards et ne pas avoir tout détruit.

Derrière ce mur (à gauche) se trouve le temple d’Imhotep, allez-y, il y a quelques reliefs représentant les sphinx et il n’y a personne.

Nous regardons avec amusement les graffitis des visiteurs. Mention spéciale pour le graffiti en français fait par un membre de l’expédition en Egypte de Napoléon. D’ailleurs, on remarque qu’un certain « JB » est passé ici en 1886. Certains sont à peu près respectueux (ils les font sur les espaces où il n’y a pas de reliefs, d’autres sont non seulement moches mais en plus écrasent complètement les reliefs et hiéroglyphes).

Nous entrons ensuite dans une petite cour, très très jolie. Notre guide nous montre comment reconnaître les déesses à travers les reliefs et hiéroglyphes. Isis a souvent une chaise sur la tête, ou une chaise en hiéroglyphe. Alors que l’hiéroglyphe d’Hathor est représenté par un carré (une maison/la demeure) avec le faucon (Horus) dedans. Hathor est la demeure d’Horus. C’est pas beau ça ? Certains suggèrent l’importance du matriarcat dans l’Egypte antique, assez visible dans les reliefs et la taille des Déesses vs. les Dieux.

C’est ici que je vois avec bonheur ces colonnes hathoriques avec les oreilles de vaches et la jolie tête d’Hathor. C’est la seule Déesse à être représentée de face comme ça.

Cette partie (bâtiment à gauche) est une Mammisi, est consacrée à Horus, le fils d’Isis. Notez le niveau d’eau sur le mur. L’eau a parfaitement bien nettoyé les reliefs 🙂

Le plafond est magnifique. Cette partie est peu visitée par les touristes, profitez-en !

Nous entrons dans la salle hypostyle (avec plein de colonnes) puis l’intérieur du grand temple d’Isis. Cette partie est pleine de monde et perd son charme, mais nous y reviendrons pour le son et lumière et je vous montrerai la beauté de ce lieu, si beau que mon cœur s’est arrêté pendant une milliseconde.

On voit une croix copte, des scènes représentant les offrandes faites au Dieu, et des colonnes superbement décorées.

A noter : la tête d’Isis qui est devenue un gros trou. Certains disent qu’elle a été fortement martelée, d’autres expliquent qu’un copte a voulu prendre la tête d’Isis chez lui car certains chrétiens pensent qu’Isis, la mère universelle, est aussi la Vierge Marie. Ça m’étonne pas que les religions se recoupent et qu’une même déesse soit représentée et appelée différemment d’une culture à l’autre. D’ailleurs, il serait intéressant de lire les travaux de Carl Gustav Jung sur l’inconscient collectif, les archétypes, ainsi que les travaux de Stanislav Grof sur ce sujet.

Nous visitons le temple d’Auguste, à l’arrière, où l’on retrouve les derniers hiéroglyphes écrits sur le mur à la va-vite, sûrement par l’un des derniers prêtres qui maîtrisaient encore cette langue.

Il y a un petit temple derrière consacré uniquement à Hathor. Vous avez ici des colonnes hathoriques mais aussi la fameuse scène « calmer la dame », comme le dit notre guide. On voit une Hathor un chouia énervée, qui reçoit comme cadeau une « Rolex » antique pour l’aider à se calmer. Cette scène est représentée dans presque tous les temples que nous avons visités, preuve que les anciens ont déjà compris qu’une femme avait bien besoin de cadeaux, de beaux cadeaux. Je me pose devant et le mets sur le blog pour que JB ne l’oublie pas.

La visite se termine par un petit temple inachevé (kiosque de Trajan) mais d’une harmonie incroyable, qui donne en plus sur le Nil (c’est celui qu’on voit les pieds dans l’eau au début de l’article). il y a des traces de griffures sur les murs car les anciens visiteurs voulaient ramener un petit bout / un peu de poussière du temple (porte-bonheur).

Nous nous reposons ensuite tranquillement à la cafétéria pendant que notre guide appelle notre prochain guide pour lui passer le relai. A la cafétéria, il y a un coin où plusieurs brochures et livres sur l’islam sont traduits en 4-5 langues et mis à disposition gratuitement par le gouvernement. Cela permet d’en savoir plus sur l’islam, et sert aussi de moyens d’éducation pour les égyptiens également. Il y a même le Coran traduit en français si ça vous intéresse.

Changement de guide

La voiture nous dépose au centre ville, juste devant la voiture de notre autre guide (anglophone) Mick. Si vous avez suivi l’histoire, le guide que j’ai actuellement est envoyé par la compagnie de croisière. Maintenant que la croisière est terminée, une agence égyptienne prend le relais. Nous disons au revoir, le cœur lourd, à nos compagnons et notre guide. Ça va faire bizarre de continuer la visite sans eux maintenant. Nos voisins de bateau ont la chance de voyager encore avec Bassem pendant deux jours aux alentours d’Assouan. Si vous voulez avoir ses coordonnées, contactez-moi (je ferai un article sur lui plus tard).

Donc Mick (prononciation Michael) a la lourde responsabilité de nous trouver un resto pendant la prière de midi un vendredi (c’est juste la prière la plus importante de la semaine et tout le monde ferme sa boutique pour aller prier).

Après être tombé sur une porte close, la deuxième tentative est la bonne. Malheureusement le restaurant n’arrive pas au même niveau que la cuisine du chef en dahabiya 🙂 nous sommes devenus trop difficiles. J’ai opté pour les pigeons farcis.

Ce qui est cool avec notre guide c’est qu’il a la patience de nous amener et faire tout ce qu’on demande. Comme c’est un tour privé, nous pouvons gérer notre temps. Ainsi, il nous a amenés, à notre demande, acheter une recharge Internet pour notre carte SIM vodafone (12go partis en 6 jours car nous sommes tous de gros consommateurs d’Internet sur le bateau…). Nous la trouvons à 200 livres pour 8Go (10€).

Route vers Abou Simbel

Vers 13h30, une voiture 12 places pour nous tout seul vient nous chercher et nous amener à Abou Simbel. L’agence m’expliquera plus tard qu’elle préfère m’envoyer une grosse voiture comme ca je peux dormir allongée (le trajet dure 3h30).

A la sortie d’Assouan, il y a un check point et le chauffeur montre la permission délivrée par la police (notre agence a fait les démarches nécessaires pour l’obtenir). Pour les trajets de ce type, il faut déclarer le déplacement au moins un jour à l’avance à la police. Donc si vous voyagez en backpack, venez avec plein de copies de passeport et pensez à réserver votre trajet la veille. L’agence de voyage ou le chauffeur se chargera de déclarer votre déplacement a la police. C’est très important. C’est à faire dès qu’on sort d’une ville pour aller à une autre en fait (en voiture uniquement).

En parlant de transport, il y a 2 bus partant d’Assouan pour Abou Simbel : vers 4h et vers 7h du matin. Le bus de 4h est pris par les touristes. Celui de 7h est pris par les locaux (il y en a qui fument dedans) et notre guide ne le recommande pas. Le retour se fait quelques heures plus tard, dans la même journée. Il est possible, pour ceux qui veulent dormir à Abou Simbel, de réserver un bus pour l’aller (vers 4h du matin), et réserver le bus de retour le lendemain (9h du matin le lendemain).

Avant le trajet était considéré comme risqué et se faisait sous l’escorte d’un convoi militaire. Maintenant ce n’est plus le cas donc pour partir après 7h il faut avoir un chauffeur privé comme nous. La seule condition c’est d’arriver avant le coucher du soleil donc départ d’Assouan maxi à 14h.

A peine sortis d’Assouan, nous sommes déjà dans le désert. Une centaine de km plus tard nous voyons un vrai effet mirage : on dirait qu’un grand lac nous attend (les montagnes s’y reflètent en plus) c’est magique. Le chauffeur s’arrête à un moment pour fixer un truc et on en profite pour courir au milieu de la route. Il n’y a personne. On est au milieu de nulle part. A part pour aller à Abou Simbel, les autres empruntent cette route pour aller directement au Soudan. C’est seulement la 2ème fois que nous sommes dans le désert (la 1ère fois étant à Doha, de nuit), quelle émotion !

Notre chauffeur a l’air de faire ce trajet régulièrement. A un moment, il s’arrête devant une boutique au milieu de nulle part et les mecs le saluent chaudement. Ces gens restent ici 20 jours puis retournent 10 jours à Assouan. Ils ont de tout pour (sur)vivre, même un peu de signal pour se connecter à Internet. Il y a deux chiens trop mignons qui leur tiennent compagnie. N’empêche que c’est vraiment un trou perdu qui nous fait penser à un décor de western.

L’hôtel Nefertari

Nous arrivons à Abou Simbel vers 17h et nous sommes déposés à notre hôtel Nefertari (lien Booking) C’est un des deux meilleurs hôtels (4* standard égyptien) dans le coin, qui a connu ses heures de gloire. Il fait face au lac Nasser. Comme il y a peu de touristes qui dorment à Abou Simbel, nous sommes upgradés et notre chambre donne sur la piscine avec une vue, au loin, sur le lac Nasser. Notre agence a choisi cet hôtel car il est vraiment à 5 minutes à pied du complexe d’Abou Simbel. L’hôtel a un énorme potentiel mais il semble ne pas avoir été entretenu depuis 30 ans. D’ailleurs, la feuille tarifaire accrochée dans la chambre indique les tarifs de la saison 2010 – 2011, ça n’a pas été touché depuis la révolution. Le dîner est inclus, j’ai opté pour le poisson grillé, un excellent choix car il est frais et provient du lac Nasser, juste en face.

Coucher de soleil, magnifique !

Son et Lumière à Abou Simbel

Notre guide Mick n’arrête pas de se renseigner à gauche à droite pour savoir si nous serons seuls aujourd’hui et demain à Abou Simbel. D’un côté, il est soulagé qu’il y ait assez de monde pour le show du son et lumière (il faut un minimum de 10 personnes sinon soit on achète les 10 tickets, soit le show est annulé) – de l’autre côté, il est inquiet pour nous en voyant des cars énormes se garer dans le parking.

Il nous dit ne pas comprendre pourquoi il y a autant de voitures. OK, il y a 2 bateaux de croisière qui sont sur les lieux, mais pourquoi des cars de touristes ? Il se renseigne et nous dit qu’un gros groupe a décidé de faire comme nous : dormir à Abou Simbel. Apparemment les croisières s’arrêtent ici les jeudis et vendredis, mais avec la reprise du tourisme, il y a de plus en plus de touristes individuels comme nous qui dorment à Abou Simbel. Nous sommes avec au moins 8 autres clients à l’hôtel. C’est bien ! Peu de touristes dorment ici car les infrastructures ne s’y prêtent pas. Il y a trop peu d’hôtels capables d’accueillir de grands groupes, et à part Abou Simbel, il n’y a rien à visiter aux alentours.

En tout cas, je vous recommande vivement de passer une nuit ici. Il y a une atmosphère incroyable, on se sent paisible, euphorique. C’est un des trois endroits où je me sens le mieux en Egypte (je me sens bien partout en Egypte mais particulièrement ici).

Alors, tous les spectacles de Son et Lumière en Egypte coûtent désormais 250 livres/personne. Il y en a cinq et nous allons assister à 4 d’entre eux héhé (j’ai parlé de Karnak ici). Mon guide dit que celui d’Abou Simbel est le meilleur car la projection se fait directement sur les temples. Il y a un passage où ils montrent rapidement à quoi les temples auraient ressemblé auparavant (avec les couleurs et les reliefs et tout). Le texte est un peu trop théâtral (comme pour tous les sons et lumière), nous sommes assis un peu loin, mais Abou Simbel, c’est Abou Simbel. Le lieu est magique en soi.

Quand j’ai vu les 4 statues de Ramses II pour la première fois dans la pénombre (ils ne sont pas éclairés avant le show), j’ai sauté de joie et poussé un petit cri pas du tout discret « yééééé ». J’ai eu les mêmes sentiments d’euphorie que quand j’ai pénétré dans le temple de Louxor. C’est MAGIQUE ! Cet endroit est magique. En plus, avec les étoiles, la lune qu’on voit très très bien… malgré une centaine de touristes à côté, j’ai l’impression qu’ils n’existent plus. Mon guide Bassem (de la croisière), devinant ma fascination pour Abou Simbel, m’a offert un billet d’une livre égyptienne. C’est très rare comme billet (car il ne vaut rien, environ 5 centimes d’euro, on ne peut plus rien acheter avec). Dessus, on peut voir Abou Simbel. Il m’a aussi offert une pièce d’une livre égyptienne avec le masque de Toutankhamon dessus. Pour moi, ça vaut de l’or.

Pour Abou Simbel, vu le peu de touristes qu’il y a, la langue choisie ce soir est celle de la majorité des touristes : le français. Les autres ont droit à un audio guide (gratos) dans la langue de leur choix (il y a pas mal de choix mais le vietnamien n’en fait pas partie zut). Tout le monde va au premier spectacle à 18h pour être sûr qu’il y ait assez de monde. Si vous voulez aller au 2ème show (19h je crois), il est possible que vous soyez obligés d’acheter les 10 tickets minimum (2500 livres, soit 125€, pas trop cher pour une projection privatisée dans un des plus beaux lieu d’Egypte non ?)

Après le show, nous sommes autorisés à admirer l’extérieur des temples (sous la projection des lumières) et prendre des photos. Je vous recommande vivement de rester car les reliefs sont plus visibles sous la lumière, notamment le temple de Nefertari.

Demain, on va visiter les deux temples et je vous en dirai plus (par ici). Sur ce, gros bisous !

 

Partie 2 : Conseils pratiques

Conseils pratiques

Comment aller au temple de Philae ?

  • Entre le centre d’Assouan et le temple de Philae se trouve l’ancien barrage (le premier). Vous ne pouvez donc pas prendre une felouque depuis le centre-ville pour vous y rendre. Impossible.
  • Il faudra payer un taxi qui vous y attendra. Je ne connais pas les tarifs officiels, mais à mon avis 200 livres est très correct comme prix.
  • Arrivés sur place, achetez le ticket d’entrée : 140 livres/personne (tarifs fin 2018)
  • Allez à l’embarcadère, une personne vous désignera un bateau. Demandez le nom du capitaine, ou prenez le en photo. Il vous attendra et vous ramènera à l’embarcadère. Payez-lui seulement à la fin. ATTENTION : malgré les tarifs fixes, il est d’usage de laisser un pourboire de 20 livres (1€). Vous serez très malpoli si vous ne le faites pas.
  • tarifs du bateau indiqués clairement : PAR BATEAU
    • 150 livres la journée (groupe supérieur à 8 personnes : 17 livres/personne)
    • 165 livres le soir (groupe supérieur à 8 personnes : 20 livres/personne)
  • Vous pouvez consulter les horaires du Son et Lumière au temple de Philae (+la langue diffusée) sur ce site : http://www.soundandlight.com.eg/Shows/PhilaeHome/Timetable.aspx il est recommandé d’aller au premier show et opter pour les écouteurs car il risque de ne pas avoir assez de monde (à partir de samedi soir jusqu’à jeudi soir)

Comment aller à Abou Simbel ?

Il y a 2 bus partant d’Assouan pour Abou Simbel : vers 4h du matin et vers 7h. Adressez-vous directement à votre hôtel. On m’a communiqué un tarif aux alentours de 250-300 livres/personne pour l’aller-retour.

Le bus de 4h est pris par les touristes. Celui de 7h est pris par les locaux (il y en a qui fument dedans) et notre guide ne le recommande pas. Le retour se fait quelques heures plus tard, dans la même journée (en l’occurrence à 9h pour le bus qui part à 4h). Il est possible, pour ceux qui veulent dormir à Abou Simbel, de réserver un bus pour l’aller (vers 4h du matin), et réserver le bus de retour le lendemain (9h du matin le lendemain).

Avant le trajet était considéré à risque et tout se faisait en convoi militaire. Maintenant ce n’est plus le cas donc pour partir après 7h il faut avoir un chauffeur privé comme nous. La seule condition c’est d’arriver avant le coucher du soleil donc départ d’Assouan maxi à 14h.

Attention, comme je le disais, n’espérez pas vous pointer à Assouan et partir pour Abou Simbel dans la journée. il faut réserver au préalable au moins un jour à l’avance, pour faire les papiers, demander l’autorisation etc. Je vous recommande de contacter votre hôtel à Assouan et leur demander de réserver le bus pour vous. N’oubliez pas de leur envoyer une photocopie de votre passeport avant.

Il y a aussi un vol partant d’Assouan à 11h55 pour Abou Simbel (comptez 50€ – il n’y en a pas tous les jours) et un vol retour à 8h10 du matin (que je ne vous recommande pas car vous n’aurez pas assez de temps pour visiter les temples). Si vous prenez l’avion, pas besoin de déclarer quoi que ce soit à la police 😀

Je vous recommande vivement de passer une nuit à Abou Simbel pour assister au son et lumière + visiter les temples très tôt le matin comme nous. Vous verrez, c’est incroyable.

Ce que vous auriez dû payer si vous faisiez la même chose que nous en indépendant

  • Centre-ville d’Assouan => Temple de Philaé : 200LE en taxi avec attente sur place
  • Ticket d’entrée pour Philae : 140LE/personne
  • Bateau : 150 livres la journée (groupe supérieur à 8 personnes : 17 livres/personne)
  • Bateau : 165 livres le soir (groupe supérieur à 8 personnes : 20 livres/personne)
  • Son et Lumière au temple de Philae : 250 livres/personne
  • Assouan => Abou Simbel => Assouan en bus touristique, départ à 4h du matin, retour à 9h : 300 livres/personne
  • Assouan => Abou Simbel => Assouan en voiture privée : Ne sais pas
  • Hôtel Nefertari à Abou Simbel : à partir de 80€/nuit, dîner inclus (lien Booking)
  • Son et Lumière à Abou Simbel : 250 livres/personne
Jour 9 en Egypte : Abou Simbel, Obélisque inachevé & Retour à Philae
Jour 7 en Egypte : Temple de Kom Ombo, Marché de dromadaires à Daraw
    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine.

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