Jour 5 en Egypte : Croisière en dahabiya, Visite de deux villages

Encore une fois, si vous n’avez pas encore lu nos précédents carnets de voyage en Egypte, il faut lire depuis le début : #1, #2, #3 et #4

Aujourd’hui, nous avons un programme peu chargé et tant mieux ! Cela nous permet de mieux profiter du Nil.

Partie 1 : Carnet de voyage
Partie 2 : Conseils pratiques

Partie 1 : Carnet de voyage

Aujourd’hui, nous petit-déjeunons à 8h (c’est la grasse-mat youhouuu) et nous profitons des paysages de rêve avant notre premier arrêt à Ramadi. Sur le chemin, on voit des ruines d’une vieille ville dont j’ai oublié le nom. C’est très impressionnant. Ça me fait un peu penser aux ruines sur la Isla del Sol.

Village de Ramadi

Vers 9h, on amarre devant le village de Ramadi, un petit village tout sympa tout mignon, occupé par des familles de paysans et de pêcheurs. l’eau potable est mise à disposition dans les jars traditionnels comme ça. La forme permet de garder l’eau fraîche. Il y a même un canapé typiquement égyptien (mastaba) à côté. Pour les musulmans, « Celui qui offre de l’eau à un homme qui a soif sera récompensé d’une récompense équivalente à celle de l’affranchissement d’un esclave. Donner l’eau lorsque celle-ci n’est pas disponible, son action équivaudra à l’action de donner vie à une personne. Or, donner vie à une personne équivaut à l’action de donner vie à tout le monde ». Donc tout le monde offre de l’eau, et on peut en boire, bien sûr, gratuitement.

Le canapé rectangulaire que vous voyez est tout le temps mis dehors pour recevoir les invités. En général, c’est pour recevoir les invités hommes, ils papotent dehors, assis sur ces mastabas et les femmes restent tranquilles à l’intérieur.

Différentes pompes financées par les japonais permettent une irrigation efficace et peu polluante, l’Egypte est aidée par le Japon actuellement car le Japon voulait les remercier de l’aide qu’ils ont reçu de l’Egypte il y a cent ans. Dans les villages plus petits, les pompes façon do-it-yourself égyptiennes fonctionnent au gazole et c’est beaucoup plus polluant.

Nous marchons à travers les terres agricoles et découvrons des plantes qu’on connaît et d’autres qu’on ne connaît pas encore, comme les plantes de carcadet (hibiscus), dont les fleurs séchées donnent un thé délicieux (froid ou chaud). Ce thé est souvent proposé comme boisson d’accueil dans les hôtels. Nous verrons aussi une felouque en cours de rénovation (les felouques sont en métal maintenant, et pas en bois comme avant).

Quelques photos de ce charmant village. encore une fois, Bassem notre guide francophone, s’est débrouillé pour qu’on soit seuls sur les lieux. Un vrai luxe.

On voit sur les murs de nombreuses maisons des illustrations de leur voyage à la Mecque, comment ils sont allés (bateau, avion ?) à quoi ressemble la Mecque et comme quoi c’est trop bien d’y aller et ils recommandent le voyage. C’est pour eux une vraie fierté que de montrer à tous qu’ils ont fait le pèlerinage. C’est comme si j’écrivais mon blog sur le mur de ma maison. So cute !

Nous croisons quelques habitants et ils sont à la fois curieux et timides quand ils nous voient. Les enfants viennent juste de finir l’école et nous disent bonjour par dizaine. On croisera aussi quelques femmes, dont une vendeuse de carcadet. Elles sont toutes voilées et en noir si elles sont mariées, et en couleurs si elles sont célibataires. L’ambiance est bonne et calme.

Nous prenons un autre chemin et voyons une felouque mettre la voile. Je pense qu’elle n’est pas encore prête pour accueillir les touristes, mais elle le sera bientôt.

Baignade dans le Nil

Nous remontons sur le bateau. Avant le déjeuner, le capitaine demande à JB s’il veut se baigner. Il répond oui. On s’arrête sur une plage avec du sable super fin pour qu’il puisse nager. Marcel (notre voisin de bateau) rejoint JB tandis que Marie-Pierre (notre voisine de bateau) et moi trempons nos pieds fatigués. L’eau est bonne mais toujours trop froide pour moi. Et comme les gros bateaux de croisière passent par dizaine, je ne préfère pas. Le courant est toujours aussi fort, mais JB tient bon. Marcel et lui ont même fait quelques plongeons.

Il y a suffisamment de vent aujourd’hui pour que les autres dahabiyas naviguent toute voile ouverte. Et nous aussi, on ne va pas tarder à s’y mettre pour notre plus grand bonheur.

Visite du village de Bassaw

Le bateau amarre au village de Bassaw. C’est une grande île au milieu du Nil, à la terre fertile (il suffit de voir toutes ces parcelles vertes). La plupart des habitants sont des paysans.

Un de nos matelot connaît un habitant de l’île et nous amène chez lui (Walid). Il nous montre sa maison, son four (au gaz), et nous offre du thé et du gâteau local. C’est vraiment très sympa. La déco est chargée, un peu bling bling, les photos de mariage accrochées sur le mur, mais tout est vraiment super super propre, de la cour jusqu’à dans la chambre. Et nous sommes vraiment très contents d’être invités dans un lieu aussi intime et de pouvoir lui poser quelques questions (traduites par notre guide) à la famille. Dehors, tous les enfants du village, curieux, nous regardent par la porte en souriant.

Mais c’est déjà l’heure de rentrer. Walid nous offre deux pains solaires. La pâte est préparée avec du blé, de l’eau et du levain. Elle est laissée au soleil pendant un bon moment, avant d’être cuits rapidement au four. C’est aussi bon qu’un pain de campagne français.

Au moment de repartir, on assiste à une scène incroyable : deux paysans ramenant des roseaux sur l’île et les vaches (qui sont en train de nager). Il les amène sur l’autre rive (où il y a beaucoup de choses à manger) le matin et les ramène le soir.

Partie 2 : Conseils pratiques

Budget

Tout est déjà payé à notre agence de croisière (plus d’infos ici).

La seule chose que nous avons souhaité payer en plus, c’étaient les 25 livres/personne comme remerciement au paysan.

Astuces

Les gros bateaux de croisière ne s’arrêtent aux petits villages comme ça. Il faut opter pour une dahabiya si vous souhaitez découvrir la vie des paysans.

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    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine.

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