Jour 12 en Egypte : Visite du Caire islamique

Aujourd’hui, c’est notre dernier jour en Égypte. Les bonnes choses passent vite, trop vite.

Rappel : si ce n’est pas encore fait, lisez d’abord nos précédents carnets de voyage en Egypte : #1, #2, #3, #4, #5, #6, #7, #8 ,#9, #10 et 11

Nous regardons le Sphinx une dernière fois en petit déjeunant depuis la terrasse de l’hôtel. Ce lieu va beaucoup beaucoup nous manquer, malgré le chaos, le bruit, la pollution…

Le programme d’aujourd’hui est très simple : errer dans le Caire islamique. Toutes nos valises sont gardées dans la voiture avec le chauffeur et JB se promène juste avec nos biens les plus précieux dans un sac à dos (ordis, passeports…).

J’avoue que visiter le centre du Caire m’intéresse moyennement. Mais l’avion part seulement à 18h55. Je suis quand même curieuse de voir à quoi ça ressemble, d’autant plus que la fête de Mahomet a eu lieu hier. Aujourd’hui, c’est un jour férié et tout le monde viendra à la mosquée (le jour férié peut être avant pendant ou après l’anniversaire du prophète).

Nous sommes déposés devant une grande porte qui s’appelle Bab al-Futuh. Bab al Futuh est l’une des trois portes restantes dans les murs de la vieille ville du Caire, en Egypte. Il a été terminé en 1087 et fait face au nord. Il se trouve à l’extrémité nord de la rue Muizz.

Comme toujours, il y a un check point (qui consiste à demander combien de touristes il y a, ils dorment dans quel hôtel). Mais là ça ne passe pas. Le guide doit lui donner un pourboire. Il nous expliquera plus tard que nous n’avons pas le papier de permission (?) qui déclare le programme de visite aujourd’hui. Comme le guide ne parle pas super bien français, on n’est pas sûrs de bien comprendre, ça semble étonnant d’autant plus qu’on croise des touristes qui n’ont pas l’air d’avoir de guide.

Nous savons qu’il y a un papier d’autorisation si nous voyageons d’une ville à l’autre en voiture. Mais là on vient à pied, de Gizeh, juste à côté. Je n’ai toujours pas compris.

Masjid Al Hakim

Nous entrons dans une première mosquée Masjid Al Hakim qui est malheureusement en travaux, nous ne verrons que la cour. Elle souffre de la comparaison avec celles qu’on a vu à Istanbul. Mais nous ne pouvons pas comparer Constantinople avec le Caire quand même. En tout cas les mosquées ici mettent l’accent sur les cours alors que celles à Istanbul mettent des sous dans les dômes à l’intérieur.

Nous longeons une rue très sympa (La rue s’appelle Al Moez Ldin Allah Al Fatmi si ça vous intéresse). Tout au long de cette rue se trouvent des mosquées, un ancien hammam, des musées. C’est comme un musée ouvert et vivant.

Une autre petite mosquée (Mosquée al-Aqmar). Les gens prient tout le temps même si ce n’est pas l’heure de la prière. Bien évidemment je dois me voiler en mettant une écharpe sur la tête. Tout le monde doit enlever ses chaussures. Le gardien ne demande le pourboire qu’aux étrangers. On lui a filé 5 livres. Business is business, même dans les lieux de culte.

Écoutez nous n’allons pas vous apporter plus d’infos que ça car notre guide ne nous a pas été très utile à part se promener avec nous. Quand il parle on ne comprend pas très bien non plus. Mais nous sommes bien là, à nous promener tranquillement. Je remarque les regards sur nous mais cela ne m’a stressée autant qu’à Daraw je ne sais pas pourquoi. Malgré le chaos, tout le monde a l’air bienveillant, zen et souriant.

Nous visitons une grande mosquée pile pendant l’heure de la prière. On se dépêche de faire le tour et sortir aussitôt car on sent qu’on n’est pas les bienvenus pendant la prière. En tout cas c’est un lieu bien paisible et très beau. Ça donne trop envie de s’asseoir sur le sol propre et frais dans la cour.

Retour dans les petites rues maintenant. On se rend au souk mais n’ayant envie de rien acheter, on se contente de regarder les autres acheter.

Nous finissons devant la Mosquée Al Hussein. Il est considéré comme l’un des sites islamiques les plus sacrés en Égypte. Et comme c’est un jour férié suivant l’anniversaire du prophète, toute la ville semble donner rdv par ici. Notre guide est encore jeune et il ne se rend pas compte d’une règle de sécurité de base : ne pas perdre les touristes de vue. Il nous amène à l’entrée derrière la mosquée et ça y est, on ne le voit plus.

Malgré le chaos et une foule autour de nous, sincèrement je me sens ni oppressée ni inquiète. J’ai trouvé l’expérience amusante. Nous n’entrons pas dans la mosquée. C’est quand même leur fête, nous n’allons pas faire nos touristes curieux. Mais autant de monde sur cette place, ça m’a fait plaisir. C’est une expérience authentique et plaisante.

Nous déjeunons ensuite au Naguib Malfouz un resto recommandé par le Routard. Tout le monde passe du temps au café mais comme nous avons été prévenus par notre ancien guide (sur le bateau), nous avons demandé d’être dans le resto et non le café. Pour goûter le fameux pigeon farci qu’on aime tant. JB en profite pour manger le dessert Om Ali qu’il a raté quand il était malade sur le bateau. Nous sommes ravis de la qualité des plats. Nous avons payé dans les 560 livres pour deux boissons incluses. C’est cher pour l’Egypte mais ça vaut le coup.

Autour de ce restaurant se trouve le souk pour touristes. C’est plus joli et instagrammable mais ce ne sont pas les mêmes produits (beaucoup trop de souvenirs ici)

Sur ce, très fatigués, nous demandons à être déposés à l’aéroport alors qu’on avait encore une heure devant nous.

Regardez les mini bus rouges, c’est le bus local. La destination est écrite en arabe et les gens montent et descendent comme dans un bus public. L’argent passe d’une main à l’autre jusqu’au chauffeur. J’ai observé plusieurs bus locaux, les femmes montent aussi dedans mais souvent elles sont accompagnées.

En parlant des femmes, elles sont toutes voilées au Caire, même les enfants. Les vêtements sont moins tradi voire plus moulants que dans les petites villes égyptiennes mais la discrétion reste le mot d’ordre. Pour l’instant, je ne vois que des touristes non voilées. Elles ne sont pas regardées de travers, au contraire.

Les gens disent bonjour aux touristes et leur remercient d’être venus en Egypte. Les welcome fusent, les sourires aussi. Franchement comme je vous disais, je me sens bien. Ensuite, si j’étais toute seule, est-ce que ça aurait été la même chose ? Je n’en sais rien.

Voilà la fin de notre voyage en Egypte. Merci de nous avoir suivis. Je compléterai les articles de détails croustillants et conseils plus tard. Comme je les écris « au chaud », il est possible que j’oublie certains détails. Pour lire et relire tous les articles sur l’Egypte, cliquez ici

Pour en savoir plus sur notre budget global pour ces 12 jours merveilleux, cliquez ici

Pour résumer, il faut vraiment venir en Egypte. Quand on parle d’aller en Egypte, se pose rapidement la question de la sécurité. Evidemment le risque zéro n’existe pas, on l’a tristement appris en France ces dernières années, mais on ne s’est jamais senti en insécurité et les lieux touristiques sont très surveillés.

Il y a quelque chose de magique en Egypte, quelque chose d’inexplicable. Vous verrez quand vous serez sur place. Venez ici, ils ont besoin de vous !

Carte SIM 4G prépayée en Egypte : combien ça coûte ? Où en acheter ? (2018)
Jours 10 & 11 en Egypte : Musée du Caire, le Sphinx, les Pyramides de Gizeh et Saqqarah
    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine.

    Tous Mes Articles
    Write a comment

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.