Istanbul (Turquie) #7 : Mosquée Süleymaniye, Palais de Topkapi & Shopping

Après la visite assez décevante de la Mosquée Bleue (dont la moitié est en travaux), nous visitons la Mosquée Süleymaniye, que beaucoup de touristes considèrent comme plus belle que la Mosquée Bleue (enfin, seulement quand celle-ci est en travaux).

Brunch turc

Mais avant ça, il faut petit-déjeuner d’abord. JB m’amène au restaurant libanais qu’il aime beaucoup : Arada Café. Celui-ci se trouve sur le chemin menant à sa salle de sport et il n’est pas rare qu’il prenne quelque chose à manger là-bas pendant que je cuisine pour moi toute seule à la maison (régime oblige). Pour 49TL/personne, on a droit à tout ça, et bien évidemment, on n’a pas pu tout finir.

Mosquée Süleymaniye

Le ventre plein, nous partons à la découverte de cette jolie mosquée qui se trouve pas très loin de l’université d’Istanbul. Les rues sont soudainement plus animées et les gens (ou plutôt étudiants) ont tous les yeux rivés sur leur smartphone, pendant que les voitures klaxonnent pour passer dans les petites ruelles.

Un énorme bâtiment apparaît de nulle part, et plus nous avançons, plus nous sommes impressionnés par sa taille. La cour intérieure est vraiment incroyable.

Par contre, je pensais que l’intérieur serait plus grand. Peut-être que nous sommes interdits d’accès à quelques parties réservées uniquement aux musulmans ? Le chandelier central qui descend super bas, reste impressionnant par sa taille. Ici, les plafonds sont joliment décorés mais moins beaux que les photos que j’ai vues de la Mosquée Bleue. Il y a des cartouches avec de la calligraphie arabe dans tous les coins, c’est trop beau !

Il y a un escalier qui mène on-ne-sait-où, et un espace dédié exclusivement aux femmes souhaitant prier tranquillement. On ne voit pas assez bien le Mihrab sur la photo, mais il est en marbre, avec des céramiques bleues autour (avec de la superbe calligraphie arabe, toujours). Comme d’habitude, toutes les femmes doivent se voiler, et la partie centrale est interdite aux non-musulmans.

A l’extérieur, on a une très belle vue sur le Bosphore, sur les toits d’un musée, et l’accès aux tombes des sultans, princesses etc.

Palais Topkapi

Situé sur la pointe du Sérail, une éminence qui domine à la fois la Corne d’Or, le Bosphore et la mer de Marmara, le palais de Topkapı fut la résidence des sultans durant quatre siècles à partir de la prise de Constantinople. Il s’étend sur 70 ha et quatre cours intérieures, aménagées par les souverains successifs de jardins, de kiosques et de fontaines. Aux grandes heures du palais, on y comptait pas moins de 4 000 personnes, dont un millier de femmes dans le harem.

Source : Le Routard

La Sainte Sophie, avec le Palais Topkapi, font partie des must-see à Istanbul. Ayant été déçus par les must-see (à cause des travaux) et agréablement surpris par les visites facultatives, nous visitons le Palais Topkapi 10 jours avant notre départ d’Istanbul, histoire de dire « on l’a visité ». Et malheureusement, la visite est un chouia décevante. Car la salle des trésors, the best of the best de ce palais, est en rénovation. voilà voilà !

Nous y arrivons en début d’après-midi et il y a déjà une longue queue devant le bureau de ticket. Et personne, mais absolument PERSONNE, devant les machines automatiques. Donc on achète les tickets, timidement, aux machines automatiques avec notre carte bancaire, et se demande si la queue c’est pour entrer dans le palais, ou pour les tickets. Finalement, la queue est juste pour les tickets. Donc nous y entrons en un temps record : 2 minutes.

J’ai entendu parler de la salle des trésors du palais donc nous traversons tout de suite toutes les cours à la recherche de l’endroit où il y a plus de queue (le palais se visite dans un sens ou dans l’autre, et il n’y a qu’une seule entrée donc on est obligé de revenir de toute façon). On finit par trouver une queue assez longue. 20 minutes plus tard, on y entre enfin et découvre que :

  • ce n’est pas la salle des trésors car elle est fermée pour rénovation
  • c’est la salle des reliques des saints

Quand on voit la canne de Moïse, l’empreinte du pied et le manteau de Mahomet, le pot d’Abraham…. dans un état impeccable, on est abasourdis ! On se sent soudainement super privilégiés d’avoir vu ça et super tristes aussi de ne pas savoir apprécier comme le ferait un pratiquant qui aurait été trop ému de voir tous ces objets mentionnés dans le Coran, dans la Bible…

Nous visitons ensuite d’autres pavillons. Je suis surprise de ne pas voir autant de fontaines que ça. Ou alors elles sont toutes en rénovation ?

En tout cas, les plafonds sont somptueux, et les céramiques aussi.

Dans la bibliothèque, il y a une statue en cire plus vraie que nature.

Nous revenons à la 2ème cour pour visiter une salle remplie de montres et d’horloges. C’est extrêmement joli ! Les photos sont interdites donc je vous montre juste l’extérieur.

Juste à gauche de ce bâtiment se trouve l’entrée au harem. La visite coûte 35TL/personne de plus. Et la moitié des salles du harem est en rénovation (encore !). Voici le dortoir. Franchement, c’est pas du luxe. Imaginez les concubines du sultan dormir côte à côte dans cette (grande) salle, sur les deux étages. C’est tellement injuste, surtout quand on voit la grande chambre qu’a droit la belle-mère.

Par contre, la salle où le sultan et ses concubines se retrouvent pour les fêtes, la danse etc. ça envoie du lourd ! C’est la plus belle salle du harem.

Quelques photos du harem. Bon, je m’attendais à un univers plus glamour mais je pense que c’est lié à la fermeture de la moitié du harem pour rénovation. Parce que c’est vraiment trop petit pour caser 1000 femmes.

Et la chambre du sultan est extrêmement jolie également, grâce à ce plafond impressionnant.

On nous explique que le sultan ne profite pas tant que ça de son harem, car ce n’est pas lui qui décide de passer du temps avec telle ou telle concubine. C’est sa maman qui gère le harem. Et gare à celle qui veut monopoliser l’attention du sultan ! Na !

Nous terminons cette visite par le restaurant au bout du 4ème cour qui donne sur le Bosphore. La plus belle salle du resto est réservée aux groupes (dommage).

Et à côté de la sortie, on peut voir la miniature de l’ensemble du palais, c’est beaucoup plus beau vu d’en haut que sur place hein.

Nous passerons ensuite 30 minutes au musée des tapis, entre Sainte Sophie et le Palais Topkapi. Si les deux premières salles sont moins jolies que les boutiques des marchands de tapis d’à côté, la troisième et dernière salle est vraiment jolie, avec plusieurs tapis faisant plus de 3 mètres de largeur. La visite est plaisante (10TL/personne) mais pas indispensable.

Nous visitons ensuite les tombes des sultans juste derrière la Sainte sophie… mais nous avons visité trop de tombes de ce type ces dernières semaines et finalement, tout se ressemble (sorry).

Nous y sommes en plein appel de prière et découvrons que les chants sont en live. Mais en plus, on peut voir le « monsieur qui chante » (sorry, je ne connais pas le terme exact) en direct live, juste derrière la Sainte Sophie, avec une moustache à la turque, un micro et un haut-parleur braquant sur lui. En plus, comme la Mosquée Bleue n’est pas très loin, il y a un autre monsieur qui chante de ce côté là, et les deux se répondent en fait. Woooow, c’est trop trop bien !

Shopping

Je repasse rapidement au grand bazaar et par chance, cette fois, nous réussissons à trouver la cour où se trouvent des dizaines de bijoutiers/joailliers en train de travailler dur. En fait, au début je croyais que c’était juste des vendeurs de bijoux car les bijoux à la boutique me semblent tout à fait ordinaires, typiquement le genre de bijoux qu’on produit en masse. Et puis, je regarde l’arrière de la boutique et je vois un établi, et un monsieur en train de faire de la soudure. Je suis vraiment aux anges ! Les bijoutiers du Grand Bazaar sont très célèbres, il y a même des bouquins sur eux. Et ils ont la technicité et un savoir-faire à faire pâlir n’importe quel joaillier place Vendôme.

Comme par hasard, en marchant, de l’autre côté de la rive européenne (quartier Karakoy), je m’arrête devant une boutique de bijoux et je fonds instantanément pour une bague solitaire. Moi qui déteste les bagues solitaire, j’ai enfin trouvé LA bague qu’il me faut (j’ai de petites mains et des doigts très fins). Je pousse la porte et découvre avec joie que non seulement le prix est plus doux qu’en France, mais en plus, le créateur est un ancien bijoutier du Grand Bazaar. Note : j’ai suivi des cours de bijouterie chez deux joailliers donc je suis très sensible au travail d’artisan.

Je lui pose des questions pour savoir s’il fait vraiment ses bijoux ou juste le designer (car son établi près de la caisse correspond à celui d’un graveur, pas d’un joaillier). Et je découvre que l’établi principal se trouve à l’étage. Il fait une partie des bijoux à la cire (fonte à la cire perdue, c’est pour ça qu’on ne va pas l’appeler joaillier hein, juste bijoutier), mais pour être capable de faire autant de sertissages différents, en plus de la gravure, il doit être sacrément bon. Il est même cité dans un bouquin et a un article sur Marie Claire Maison de Turquie.

La bague est trop grande pour moi, donc il me propose de l’ajuster pour moi. En 10 minutes.

Au même moment, dix filles entrent dans la boutique. Apparemment, c’est une future mariée accompagnée de ses copines. Et elle achète toutes ses bagues ici (y compris la bague pour le marié). Je pense que les futures mariées trouveront leur bonheur à Istanbul, non seulement il y a des robes de mariée sur mesure à un prix défiant toute concurrence, mais en plus, une bague personnalisée, faite par un bijoutier d’une technicité aussi incroyable, coûtera beaucoup moins cher qu’une bague produite à la chaîne en France.

Bon, je sais que vous mourrez d’envie de me demander son nom : C’est Manuk’s Workshop https://manuksworkshop.com Son site est moins à jour que son Instagram : https://www.instagram.com/manuksworkshop/?hl=fr et moins à jour que sa vraie boutique 😀 Venez, franchement, si vous avez de petites mains comme moi, vous allez craquer pour toutes les bagues. Pour les mecs, il y a surtout des bijoux en argent oxydé, c’est simple, mais ça fait très viril.

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Alors, au niveau du prix, c’est moins cher qu’une bague produite en masse en France, c’est sûr ! Jusqu’à 2 fois moins cher. L’or est du 18K, et il n’y a pas de poinçon sur les bijoux. Il aime bien mélanger de l’argent oxydé avec de l’or 18K. Ensuite, il est du genre à utiliser les diamants bruts, ou diamants avec incrustations. Ceux-ci sont des diamants mais coûtent 2 à 4 fois moins chers qu’un diamant blanc. Clairement, on vient ici pour le design, et pas forcément pour la qualité du diamant. Si vous voulez un beau diamant, couleur D, avec un carat de ouf, il faut passer commande chez lui, et ne pas débarquer comme ça et prendre une bague toute prête.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Je pense que c’est mon dernier carnet de voyage à Istanbul. Je vous écrirai très vite un guide pratique pour cette ville magnifique.

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Anh

Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine.

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