Assister à un match de Fenerbahce à Istanbul (Turquie)

Pour acheter des places pour un match de Galatasaray, vous devez absolument avoir une carte Passolig. J’ai écrit un article détaillé sur le sujet ici : comment obtenir une carte Passolig.

Après avoir assisté à un match de Galatasaray et un de Besiktas, je termine ma tournée des 3 clubs mythiques d’Istanbul avec un match de Fenerbahce.

Particularité de ce soir : il s’agit d’un mini-derby. Fenerbahce affronte en effet un autre club d’Istanbul : İstanbul Büyükşehir Belediyespor (Istanbul BB).

Ce match ne suscite pas la même passion que les gros derby entre les 3 gros : Galatasaray, Besiktas et Fenerbahce mais l’ambiance promet d’être plus chaude que les deux premiers matchs auxquels j’ai assisté. Contre de petites équipes, le spectacle en tribune m’a un peu laissé sur ma faim.

Istanbul BB est un club qui sort un peu de nulle part. Arrivé pour la première fois en première division en 2007 seulement, remonté dans l’élite en 2013, le club obtient de très bons résultats depuis et s’est classé systématiquement dans les 4 premiers lors des 4 derniers championnats.

La proximité du club avec le parti proche du président Erdogan y est peut-être pour quelque chose mais nous ne sommes pas là pour parler de politique.

Avant le début de ce match, la crise couve au Fenerbahce. Deuxième du dernier championnat, le début de saison est catastrophique et l’équipe pointe en 15e position. Istanbul BB réalise lui un très bon démarrage et pointe en deuxième position derrière Galatasaray.

Le match se déroule au Şükrü Saracoğlu Spor Kompleksi, un stade ouvert en 1908, plusieurs fois rénové depuis et qui a accueilli la finale de la coupe de l’UEFA en 2009. Sa capacité actuelle est de 50 509 places.

Le stade se trouve côté asiatique d’Istanbul et je prends donc la bateau pour m’y rendre. Il est également possible de s’y rendre en métro ou en bus, mais le bateau (ferry) c’est tout de même plus sympa 🙂 pour 3TL/personne

En arrivant côté asiatique, je suis censé prendre un bus mais la circulation est complètement chaotique voire coupée par la police à cause du match. Je finis donc le trajet par 20 minutes à pied.

Si vous devez vous rendre au stade, prévoyez donc de la marge. Les itinéraires que vous proposera Google Maps ne prennent pas en compte la circulation côté asiatique, il y a de bonnes chances que vous deviez finir le trajet à pied.

Arrivé au stade, je subis à nouveau la triple fouille, je commence à m’y habituer. Les indications pour trouver la tribune sont… incompréhensibles pour les non habitués. Les accès sont indiqué par des numéros qui ne correspondent pas du tout au nom de la tribune que j’ai réservée, je dois donc demander de l’aide à un stadier.

En parlant de ma réservation, je vois là la limite d’avoir une carte Passolig sans équipe (qui ne me permet de réserver que dans les 24 dernières heures). Souhaitant des places en virage pour profiter au maximum de l’ambiance, je n’avais eu aucun soucis à en acheter lors des 2 premiers matchs auxquels j’ai assisté.

S’agissant d’un match plus attendu aujourd’hui, tout est complet. A l’exception d’une mystérieuse tribune « Misafir Takim » où presque toutes les places sont disponibles…

Intrigué, j’ai pris soin de me renseigner, il s’agit de la tribune dédiée aux visiteurs ! Ayant un Passolig « sans club », il semble bien que je puisse réserver une place dans cette tribune mais c’est à éviter à mon avis…

J’ai donc pris par défaut une place plus chère en tribune ALT H (210 TL). En arrivant dans ma tribune : « ouahou », je suis super bien placé ! A la fois proche du terrain tout en étant suffisamment en hauteur pour avoir une vue globale sur le jeu. Il y a d’ailleurs à côté de moi plusieurs policiers en civile car je suis à proximité de la tribune officielle où il semble y avoir des personnalités importantes.

Les supporters sont chauds bouillants dès l’échauffement, l’occasion de constater que la tribune la plus chaude est le virage à ma droite (« OKUL ACIK TRİBÜNÜ »), surtout dans sa partie haute. Le virage d’en face (« migros tribünü ») se défend aussi mais n’est pas aussi impressionnant.

Je profite de l’échauffement pour identifier les quelques jours que je connais :

Côté Fenerbahce : Isla et André Ayew, tous deux passés par Marseille (et surtout la Juventus de Turin pour le premier).

Côté Istanbul BB : Adebayor, passé par (entre autres) Monaco, Arsenal, Manchester City et le Real Madrid. Gaël Clichy passé par Arsenal et Manchester City ou encore Benzia prêté par Lille.

Le match commence et Fenerbahce prend rapidement le jeu à son compte.

Le public est connaisseur, il apprécie les beaux gestes, même les interventions défensives et n’hésite pas à conspuer les joueurs qui font de mauvais choix ou qui ne sont pas assez rapides à leur goût.

Malgré un festival d’occasions, Fenerbahce n’arrivera pas à marquer et finira presque par être puni par un but en fin de match (refusé pour hors jeux suite à l’intervention de la VAR).

Côté ambiance, c’était nettement mieux que les deux premiers matchs auquel j’ai assisté. Quelques regrets de ne pas avoir pu être en virage. On reste tout de même assez loin de ce que doit être l’ambiance d’un « vrai derby ». J’aurais peut-être l’occasion d’en découvrir un le 2 novembre prochain (si j’arrive à obtenir des places…) avec un Galatasaray – Fenerbahce.

Résumé du match ici : http://www.beinsports.com/france/turquie-super-lig/video/turquie-fenerbahce-en-plein-desarroi/1001441

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    Jean-Benoit

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