Assister à un match de Galatasaray à Istanbul (Turquie)

Pour acheter des places pour un match de Galatasaray, vous devez absolument avoir une carte Passolig. J’ai écrit un article détaillé sur le sujet ici : comment obtenir une carte Passolig.

Tout content d’avoir récupéré ma carte Passolig, j’achète une place pour le premier match disponible, ce sera Galatasaray vs BB Erzurumspor pour le compte de la 7e journée du championnat Turque.

Le match se déroule au Türk Telekom Arena, stade tout récent (inauguré en 2011) d’une capacité de 53 000 places.

Le stade est un petit peu excentré, le long d’une autoroute. Il est accessible en métro, à environ une heure de notre Airbnb. Comme je suis un peu serré niveau timing, je décide de prendre un taxi qui mettra environ 30 minutes (40 TL).

Je vous conseille de prendre une bonne marge de sécurité si vous comptez venir en taxi, la circulation est dense à Istanbul en fin de journée.

Déposé un peu n’importe où par le taxi, je suis le flot de supporters pour arriver à l’entrée du stade.

La billetterie est ouverte donc j’imagine que l’on peut acheter des places sur place (avec son Passolig).

Je dois présenter mon Passolig lors d’un premier contrôle, le stadier la scanne avec son smartphone et ma photo apparaît, ça fonctionne ! Si les supporters détestent ce système à cause du fichage systématique qu’il permet, il faut avouer que pour un simple touriste comme moi c’est bien pratique.

J’ai un petit peu de mal à trouver la bonne porte pour accéder à ma tribune mais je fini par y arriver. Vous devez de nouveau scanner votre passolig pour y accéder. Je vous conseille de bien noter votre numéro de tribune lors de l’achat du billet. Comme votre Passolig fait office de ticket, vous n’avez aucune information visible de votre emplacement.

Au total je subirais 3 fouilles, toutes assez symboliques.

Les supporters turques, et particulièrement ceux de Galatasaray, étant réputés particulièrement chauds, j’ai décidé de prendre une place en virage pour être au coeur de l’ambiance.

Comme je n’ai pas trouvé d’information sur le virage avec la meilleure ambiance, j’ai choisi au hasard. Je me retrouve donc dans la « Güney Tribuno », block 219 (j’ai payé la place 100 TL).

En arrivant, je m’aperçois rapidement que j’ai perdu au pile ou face. La tribune la plus chaude est très clairement celle d’en face qui semble déjà bouillante avant même le début du match. Si vous souhaitez profiter à fond de l’ambiance, je vous conseille donc de prendre une place dans la « Pegasus Tribuno ».

Le stade est assez loin d’être plein avec seulement 31 000 spectateurs sur une capacité de 53 000.

Galatasaray est champion de Turquie et Erzurumspor est actuellement dernier du classement, j’espère donc un déluge de but.

Même si Galatasaray est toujours un grand de Turquie, j’ai l’impression que l’effectif est quand même moins solide qu’il y a quelques années. Plus de Drogba ou de Sneijder à l’horizon, ça manque de grands joueurs internationaux. D’ailleurs, Galatasaray n’a plus joué en coupe d’Europe depuis 2012.

Le match démarre et on sent clairement qu’il y a un grand écart entre les deux équipes. Cependant, même si on sent les bonnes intentions côté Galatasaray avec une volonté de jouer vite et d’aller vers l’avant, le déchet technique est très important et empêche de se créer de grosses occasions.

C’est donc au final un match assez pauvre qui verra Galatasaray l’emporter grâce à un but de Maicon sur corner à la 74e (notez le très mauvais placement au premier poteau du défenseur !)

Côté tribune, j’avoue que je m’attendais à une meilleure ambiance. Il y a un côté impressionnant du fait qu’on sent que tout le stade peut très rapidement s’enflammer. Là où généralement, les tribunes latérales sont assez passives, ce n’est pas du tout le cas ici.

Le pauvre spectacle n’aidait peut-être pas mais j’ai par exemple passé un bien meilleur moment en allant voir un match de Torino à Turin.

Le virage d’en face était par contre au taquet, chantant et sautant pendant la majorité du match mais je ne peux pas qualifier ça d’une ambiance exceptionnelle.

A l’issu du match, je cherche l’accès pour le métro. C’est pas franchement bien indiqué (en fait pas du tout) et en suivant un groupe, je me retrouve en bordure d’autoroute où des taxis attendent. Je me sens pas franchement en sécurité d’être sur un bord d’autoroute, donc va pour le taxi.

Evidemment, c’est compliqué dans ces conditions d’avoir le tarif normal. Le taxi me propose un tarif de 100 TL (alors que j’ai fait l’aller pour 40 TL a un moment ou la circulation était bien plus dense). Après quelques minutes de discussions, on se met d’accord pour 70 TL, c’est toujours bien plus cher que le prix normal mais c’est déjà plus raisonnable.

Au final, il me dépouillera de 5 TL supplémentaire car il n’a évidemment pas la monnaie qui va bien. En lui faisant comprendre que ce n’est tout de même pas très correct, il me répondra qu’il aime beaucoup les français, tu m’étonnes !

 

Jean-Benoit

Passionné de SEO, Jean-Benoit a toujours rêvé d'aventures et de grands espaces. Ce tour du monde est pour lui la réalisation de son plus grand rêve.

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