2,5 jours à Pékin / Beijing (Chine) : Carnet de Voyage + Guide

Après la Corée du Sud, nous sommes censés passer l’été en Australie, mais le frère de JB se marie en Septembre en France… du coup nous avons décidé de retravailler notre itinéraire et revenir à Paris, puis rester en Europe pendant quelques mois. Avant de retrouver le sol européen, JB a eu la bonne idée de nous tracer un itinéraire un peu exotique : Jeju => Pékin (2,5 jours) => Astana (escale) => Paris.

Partie 1 : Carnet de voyage
Partie 2 : Conseils pratiques

Partie 1 : Carnet de voyage

Comment y aller

Jeju est une destination de plus en plus connue en Asie et il y a beaucoup de vols directs depuis les grandes villes asiatiques jusqu’à/depuis cette petite île coréenne. Le trajet Jeju – Pékin se fait en direct avec China Eastern Airlines, 226€ par personne avec 1 bagage en soute.

Visa

Puisque nous avons un onward ticket jusqu’à Paris 3 jours plus tard, nous ne devons pas payer, ni demander à l’avance un visa d’entrée (JB vous a expliqué ici les conditions d’obtention de ce visa de transit gratuit qui est valable jusqu’à 144h – 6 jours). On a failli avoir un peu de difficulté car on n’a pas pensé à imprimer la réservation de l’hôtel, ni le ticket d’avion Pékin – Paris – et on ne pouvait pas accéder à nos mails (les services de Google ne marchent pas en Chine, en plus, le wifi de l’aéroport demandait un mot de passe). Heureusement que JB avait ces mails en offline sur son téléphone. Bref, imprimez tout ça, ne soyez pas trop relax comme nous 😀

Transport Aéroport => Hôtel

A l’aéroport, je constate avec soulagement que je peux retirer sans frais de l’argent au distributeur de Bank of China. Pour être large, on retire 1900yuan (243€), le distributeur nous donne que des billets de 100yuan (c’est le plus gros billet qui existe). Nous achetons une carte SIM sans difficulté chez China Mobile (100yuan, 10Gb pour 7 jours). On est surpris que les employés parlent très bien anglais.

Mais c’est en mettant un pied dehors que tout se complique. L’hôtel nous a dit qu’il y avait un shuttle n°13 à destination de Wangfujing. Mais on ne le trouve pas. Et personne ne parle anglais. Et puis, on regarde plus attentivement les panneaux et comprend que ce n’est plus le n°13 mais le n°10. Qu’il faut acheter le ticket à un endroit, puis regarder le plan détaillé sur un booth bleu devant la plateforme du bus, pour savoir à quelle station on doit sortir exactement. Ca a l’air compliqué comme ça mais si vous allez à Pékin, quand vous serez sur place, vous saurez exactement de quoi je parle.

Nous sommes déposés ensuite à la station Jinbao Street Route. On est encore à 1,5km de l’hôtel, soit 25 minutes de marche. On a vraiment la flemme de marcher avec tous ces bagages. Nos tentatives d’arrêter un taxi et lui demander de nous amener à l’hôtel échouent – car les taxis ne veulent pas faire une course aussi courte (ça leur aurait rapporté 20yuan max, soit 2,56€ s’ils mettaient le compteur).

Un taxi à l’arrêt nous fait signe, le chauffeur parle anglais. Il propose de nous amener à l’hôtel pour 80yuan, et puis, après négociation (JB est super doué maintenant en négoce), on se met d’accord sur 50yuan (hors de prix pour la Chine, mais c’est un très bon prix pour des touristes). En fait, le chauffeur veut surtout en profiter pour nous vendre un aller/retour à la Muraille de Chine le lendemain pour 700yuan. Dommage pour lui, on a déjà réservé un tour le lendemain.

Flashback

J’ai visité Pékin quand j’avais à peine 15 ans. Je suis allée en Chine pour un festival de musique à Tianjin avec mon conservatoire. J’en ai gardé un excellent souvenir, on a payé un tour pour visiter Pékin pendant une semaine en prenant tout notre temps. Pékin n’était pas pollué à cette époque, les gens étaient adorables, surtout parce que nous n’étions qu’une petite bande d’enfants innocents. A chaque fois qu’on montait dans un taxi, les chauffeurs, malgré la barrière de la langue, essayaient de nous montrer ce qu’il y avait à voir dans la ville, et ils insistaient pour nous rendre de la monnaie au yuan près. Devant notre hôtel, il y avait un resto trop trop bon, avec des brochettes au barbecue de tout genre. C’était vraiment un voyage inoubliable dans un monde parfait !

Mais cette fois, je suis un peu nerveuse à l’idée de voyager en Chine. Tout le monde nous parle de la pollution, de la muraille de Chine bondée, où l’on pouvait être bloqué pendant 30 minutes sans pouvoir avancer d’1 cm… C’est pour ça que JB a réservé un hôtel en plein centre de Pékin, 5 étoiles… si le choc culturel est insupportable, je pourrai toujours rester à l’hôtel.

Et puis… que nenni ! Nous avons énormément de chance. La ville est moins polluée que d’habitude, et il pleut même en fin de journée, rendant l’air très agréable et un peu frais.

Bonus : on s’attendait à voir des gens cracher partout, mais en fait ils crachent quand ils voyagent à l’étranger, mais ils ne crachent pas dans leur propre pays. Malins !

Jour 2

Tour guidé jusqu’à la Grande Muraille de Chine

Après une très bonne nuit où j’ai dormi comme un bébé (1h de décalage avec la Corée me donne 1h de sommeil en plus), nous nous levons tranquillement et attendons notre guide devant la réception à 9h30.

Le tour nous coûte 298yuan/personne. On aurait pu prendre un shuttle pour 240yen l’aller-retour. Mais vu que personne ne parle anglais ici, on a trouvé plus simple de réserver le tour via notre hôtel, et qu’on vienne nous chercher devant l’hôtel. On est que 10 dans un van, et la guide nous explique très bien les différentes constructions de la Grande Muraille de Chine, faites par 5 dynasties chinoises. La partie qu’on visite aujourd’hui est la plus calme, mais aussi la plus récente (600 ans). On peut bien évidemment visiter la partie qui date de plus de 2000 ans, ou la partie non restaurée etc. mais la fréquentation ne sera pas la même.

Après 1h30 de route, on arrive enfin.

Le ticket d’entrée est inclus dans le tour, mais le câble (quasi obligatoire) ne l’est pas. On opte pour le câble pour monter, et le tobogan en descente, ce qui fait 120yuan/personne.

Il fait 37°C. Mais le télé-siège est ouvert (comme pour le ski), c’est assez marrant. Vous voyez que j’ai un masque anti-UV – une invention japonaise – et un chapeau que vous ne voyez pas, ce n’est pas à cause de la pollution mais parce que le soleil tape trop fort et ça me brûle la peau.

On aperçoit déjà la Grande Muraille

Tout est tellement paisible, tellement beau, tellement vert 😀 Rien à voir avec la Grande Muraille près de Pékin que j’ai visitée quand j’étais petite.

Arrivés en haut, nous avons deux choix, partir vers la droite et endurer ce dénivelé :

Ou être petit joueur et partir vers la gauche, histoire de dire « j’ai marché dessus » 😀 Etant une handicapée du sport, évidemment que j’ai choisi de partir vers la gauche, même si ça monte un tout petit peu.

Les tours qu’on voit tous les 100m à peu près, sont les seuls endroits où l’on peut se mettre à l’ombre. Il y a un courant très agréable. Avant, ces tours servaient aussi pour faire passer des messages. Il suffit de faire un feu (avec des crottes de loup pour avoir plus de fumée) et ajouter des herbes pour donner des couleurs sympas => le message est transmis d’une tour à l’autre.

L’idée est juste de marcher et marcher hein, il n’y a pas de destination à proprement dit parce que la Grande Muraille fait plus de 8000km, on peut continuer comme ça pendant des années. Notre guide nous a bien dit de revenir au même endroit pour prendre le bon câble (il y a plusieurs câbles en fait), sinon on risque d’aller à une autre ville ahahaha

On n’est pas bien là ?

Nous descendons ensuite en tobogan. Il faut faire la queue pendant 20 minutes, mais la descente ne dure que 5 minutes. Ca ressemble à de la luge, avec un frein qui est très efficace.

Une fois en bas, il pleuvra des cordes pendant une bonne heure. Le câble est interrompu, les autres touristes de notre groupe sont coincés en haut et sont obligés de marcher jusqu’en bas. Du coup, comme on prend déjà beaucoup de retard, on est dispensé d’un arrêt shopping qui était prévu dans le tour (tous les tours incluent un ou plusieurs arrêts shopping, si on ne veut pas d’arrêt shopping, le tour peut coûter 2 à 3 fois plus cher).

Encore très en forme, après être déposé à l’hôtel, nous demandons au concierge de notre hôtel de nous appeler un taxi pour nous rendre sur la place Tiananmen. Mais il pleut et aucun taxi n’a envie d’accepter une course aussi courte (c’est juste à 2km mais à 50mn à pied). Et puis, je ne sais pas par quel miracle, un autre concierge vient nous parler uniquement en chinois et on arrive à le comprendre : il faut prendre le métro, ligne 5, jusqu’à Tiananmen.

La place de Tiananmen

Equipé de l’appli Maps d’Apple (parce que bien évidemment Google Maps, Google etc. sont HS en Chine), nous suivons les indications sans difficulté pour aller jusqu’à la station de métro. Là, grosse surprise ! Le métro est moins bondé qu’à Paris, et plus propre qu’à Paris. Quel soulagement ! Moi qui croyais que j’allais être écrasée comme une mouche. Là, c’est le métro à l’heure de pointe :

En sortant du métro, on voit un joli bâtiment, sans savoir ce que c’est.

Et puis on comprend qu’il faut marcher, contourner les barrières puis franchir un checkpoint pour accéder à la place. Vous devez présenter votre passeport pour entrer. On avait laissé les nôtres à l’hôtel, heureusement on avait un scann sur notre téléphone qui a suffit.

On est surpris de voir beaucoup de chinois s’asseoir par terre, se promener… Il y a quelques food trucks vendant des boissons et des snacks. Je crois que tout le monde attend le coucher de soleil.

Nous nous rendons ensuite au restaurant Qanjude Roast Duck juste à côté de la place de Tiananmen, sans réservation préalable (tapez Quanjude (Tian’anmen Branche) sur l’appli Maps d’iPhone). C’est devenu une chaîne maintenant, ils ont des restaurants un peu partout à Pékin. C’est ce restaurant qui a inventé la recette du canard laqué. Ah ah ! On se sent tellement privilégié de découvrir la recette originale. Alors, on n’a pas très bien compris le menu, mais la manageuse du restaurant a choisi pour nous : le canard entier laqué avec les pancakes, du concombre et du poivre en plus. On peut prendre des plats en supplément (d’abats, ou des soupes etc.) mais nous sommes que deux donc un canard, c’est déjà beaucoup.

Les chinois viennent plutôt en famille ici, et commandent une dizaine de plats.

JB ne connaît pas du tout le principe et est ravi de voir un chef venir avec un canard et le découper devant nous. Je crois qu’il a demandé comment on voulait qu’il coupe le canard mais on ne savait pas non plus quelles sont les options proposées alors on lui a fait signe de faire comme il souhaitait.

Tout est coupé en petit morceau (sauf les ailes). Tous les abats, le cou et la tête sont gardés par le resto et ils vont les utiliser pour cuisiner d’autres plats (en supplément). Nous n’avons donc droit qu’au magret de canard et aux cuisses. Et bien évidemment, c’est la définition même du canard larqué, la peau est extrêmement croustillante.

La préparation du canard de Pékin laqué commence dès la naissance de l’animal. Il est engraissé par gavage pendant deux mois puis égorgé dès qu’il pèse environ 3 kilos. Il est ensuite gonflé d’air sous la peau, vidé de ses entrailles, ébouillanté, enduit de miel et séché. Lors du rôtissage, la chair du canard est cuite de l’intérieur par vaporisation d’eau bouillante. Dans la recette traditionnelle, le canard est tué 24 à 48 heures à l’avance. En pratiquant une incision au niveau du croupion et en soufflant, la peau est décollée de la chair et le canard est ensuite enduit d’un mélange contenant notamment du miel et est enfin suspendu dans une pièce bien aérée.

On dirait qu’il n’y a pas beaucoup à manger mais je vous assure qu’on a eu énormément de mal à finir. Un bouillon nous est donné aussi (il a un goût très fin).

Pour manger le canard laqué, on met un peu de sauce sur le pancake, du magret de canard + un peu de concombre + oignon + poivre, on roule le tout et on mange.

C’est bon, mais j’avoue… avec HONTE, que je préfère la recette du canard laqué de Tang frères (le supermarché à Paris) ahahahha car le canard ici n’est pas bien mariné, il manque de goût.

Quelques minutes plus tard, on nous donne les os du canard, frits. On ne sait pas trop comment les manger (il n’y a plus beaucoup de viande dessus) alors on se contente juste de prendre une photo.

Ce n’était pas le repas de notre vie mais nous sommes très contents d’avoir vécu cette expérience et découvert la recette originale.

Jour 3 :

Aujourd’hui, nous avons RDV à 7h30 à la réception pour faire le city tour avec d’autres clients de l’hôtel. Cela fait longtemps que nous n’avons pas fait de tour organisé. Après 2 ans de tour du monde à fréquenter énormément de backpackers, la compagnie de nos compagnons d’un jour (et clients d’hôtels 5 étoiles) est comme une bouffée d’oxygène. Ils sont ici pour des vacances (courtes), ils sont beaucoup plus zen, moins critiques, moins regardants sur le prix et plus matures/âgés. Alors que les backpackers sont souvent très sensibles à chaque arnaque, chaque yuan payé en trop, et critiquent plus ouvertement qu’ils visitent en le comparant à d’autres. En échange, les backpackers ont plus d’histoires drôles à raconter 😀

Nous sommes samedi, il fait 37°C. La guide nous encourage à acheter beaucoup d’eau avant d’entrer dans la Cité interdite pour nous hydrater car on n’aura pas forcément le temps de s’arrêter pour en acheter. Voici le monde qu’il y a un samedi devant la Cité interdite. Je crois que le nombre de tickets vendus est « limité » à 80,000 par jour.

Malgré tout ce monde, notre guide est super efficace, elle nous compte à chaque fois qu’on passe une porte.

A cause du monde, on passe souvent par les portes d’à côté pour aller plus vite et éviter la foule.

Les couleurs sont incroyables, certes, c’est rénové, mais tout est parfait dans le moindre détail.

Certains vont trouver la visite beaucoup trop rapide, mais avec cette foule et le soleil qui tape, nous sommes ravis de quitter ce lieu rapidement.

Photo en mode backstage, qu’on rigole un peu : moi en mode « touriste asiatique » 😀 pour fuir le soleil et la chaleur, ça tape trop.

On nous amène ensuite à un arrêt shopping. On nous explique comment est fabriquée la soie et on nous montre une autre technique que je n’ai encore jamais vue : utiliser le cocon du vers de soie, tirer dessus pour créer une matière tellement douce, anti-bactérienne et régulatrice de chaleur pour le duvet. Ohlala, c’est tellement doux ! Je sens que je vais craquer, jusqu’à ce que la vendeuse nous montre un duvet qu’ils vendent. Je touche l’intérieur et m’aperçois qu’entre le modèle de démonstration et le duvet vendu, le cocon de vers de soie a probablement été remplacé, au mieux par du coton, au pire par du synthétique. D’où le prix bizarrement alléchant : 300yuan pour un duvet. En tout cas, ils ont une très bonne technique de vente, plusieurs touristes ont craqué et fini par acheter une écharpe style Hermès fake en soie.

Nous visitons ensuite un temple : Temple of Heaven. La couleur bleue, c’est la couleur du paradis, et il y en a beaucoup sur ce temple.

On ne peut pas visiter l’intérieur par contre.

Nous déjeunons dans un resto à côté. Au milieu se trouve un plateau rond tournant. Comme ça, pas de risque de battle de baguettes pour piocher dans notre plat favori. La quantité est un peu juste pour le nombre de personne, et la qualité moyenne, mais personne ne se plaint, tout le monde est content d’avoir quelque chose à manger, et ne pas avoir à attendre les plats trop longtemps. Même notre pauvre compagnon indien, végétarien, qui ne mangera que du riz blanc a le sourire.

Nous faisons un deuxième arrêt shopping où l’on nous montre des perles de culture. Cette fois, personne n’achète car ce n’est franchement pas très beau.

Summer palace – Palais d’été

Il y a deux entrées, et on ne le saura que plus tard. Une entrée pour les groupes, où il faut prendre 3 bateaux pour arriver jusqu’au palais principal, puis marcher 30 minutes jusqu’à la sortie. Et une entrée pour les particuliers, où il faut marcher 30 minutes jusqu’au palais, puis marcher 30 minutes pour revenir (le tout à l’ombre). Mais la guide nous a présenté ça bizarrement, du style « vous préférez prendre le bateau ou marcher ? ». Evidemment, tout le monde préfère le bateau (avec un supplément de 120yuan/personne), mais sans savoir que le bateau prend un chemin 3 fois plus long (et 3 fois plus de temps), et marcher n’est pas si désagréable parce qu’on est tout le temps à l’ombre.

L’avantage de prendre de bateau, c’est de s’apercevoir de la taille de ce palais d’été, construit pour la dernière Reine-mère de Chine, et ayant du pouvoir pendant de longues années car elle a mis sur le trône 3 rois beaucoup trop jeunes pour gouverner.

L’autre avantage c’est de profiter beaucoup plus des paysages de rêve au bord du lac. Mais voilà, si vous prenez ce chemin en tant que particulier (sans guide), ce sera trop difficile, car il n’y a aucune indication et il y a 3 bateaux différents, faut-il un ticket ou plusieurs tickets ? je ne sais pas.

Le palais d’été, c’est mon endroit préféré de la journée. Je me souviens m’être promenée, quand j’étais petite, sur ce long couloir, dont la décoration et la couleur restent bien conservées. A cette époque, il n’y avait pas beaucoup de touristes, et je crois qu’on a passé tout l’après-midi ici, à rejouer avec mes copines du conservatoire les scènes de nos films chinois préférés. J’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé cet endroit.

Maintenant, il reste très beau et agréable à visiter, surtout en fin de journée. Je vous recommande de passer tout l’après-midi ici. Il y a un métro pas très loin, venez en métro (en voiture, comptez 1h de trajet + les bouchons) et promenez-vous, asseyez-vous au niveau du couloir.

On reprend le bus pour rentrer à l’hôtel. Tout le monde s’endort sur le chemin du retour. Les autres touristes comptent aller au street food, mais vue la quantité d’eau qui tombe sur Pékin, ils abandonnent l’idée et rentrent aussi à l’hôtel.

J’ai beaucoup aimé ce city tour, un peu rapide mais efficace, et surtout notre guide. Elle est vraiment consciencieuse et donne des infos très utiles. Par exemple, elle nous a conseillés d’aller à la fameuse rue vendant de street food Donghuamen Night Market, mais juste pour voir car les produits ne sont pas frais et qu’on risque d’avoir mal au ventre (ce n’est pas une info que donnerait un guide comme Lonely Planet par exemple).

Elle nous a aussi montré comment vérifier les billets. En passant la main sur les lettres L sur le bord à droite, et sur le col de Mao Zedong, on sent un peu de relief. Si au contraire, c’est lisse, c’est un faux billet.

Elle nous met en garde contre les vendeurs de rue qui vendent des produits peu chers mais en échange, vous rendent de faux billets. Pareil pour la street food.

De plus, la guide nous a comptés je-ne-sais-combien-de-fois aujourd’hui, en plus d’être tout le temps à fond et positive. Au début, JB était réticent à l’idée de partir en tour guidé, mais le service et la qualité nous ont convaincus.

Nous faisons une petite sieste, avant de partir à 23h pour prendre notre avion pour Paris à 2h du matin.

Notre séjour à Pékin était court, mais c’est mieux ainsi car on a eu plus de mal que dans d’autres pays, à trouver nos marques, et à comprendre comment ça fonctionne, à communiquer. Le blocage des services Google (qui sont indispensables à nos activités de freelances), a définitivement rayé la Chine de la liste des pays où nous pouvons nous installer un mois en tant que nomades digitaux. Mais nous allons sûrement y revenir, en tour guidé, pour visiter les autres villes du pays.

Partie 2 : Conseils pratiques

Budget

4587 yuan pour 3 nuits, 2 jours de visite entiers soit 588€

  • Hôtel Beijing Prime Hotel Wangfujing : 70€/nuit/chambre double, sans petit déjeuner
  • Quanjude Duck Roast : 238yuan pour un énorme canard laqué (suffisant pour 3 personnes)
  • Shuttle Aéroport => quartier Wangfujing : n°10, 25yuan/personne
  • Tour d’un jour : Grande Muraille de Chine (jusqu’à Mutianyu) : 298yuan/personne – acheté à la réception de l’hôtel. Inclus : van + entrée. Non-inclus : le câble aller, tobogan retour (120yuan/personne), déjeuner (60yuan environ)
  • City Tour : 375yuan/personne, acheté à la réception de l’hôtel. Visite de la Cité Interdite, du Temple du Ciel et du Palais d’été, deux arrêts shopping. Inclus : entrées, déjeuner, transport. Non-inclus : eau (entre 3 et 5yuan/bouteille), le bateau (120yuan/personne).
  • Wangfujing => Aéroport via l’appli Didi (l’équivalent d’Uber) : 78yuan pour une voiture 4 places, soit 10€
  • Si vous voulez privatiser un taxi 4 places : entre 700 et 800yuan/taxi aller/retour jusqu’à Mutianyu.
  • Pour le city tour, le tarif (avant négoce) qu’on nous a donné, c’était 100yuan/heure/taxi 4 places.
  • Tickets de métro : 3yuan/trajet
  • Carte SIM : 100yuan pour 10Gb, valable 7 jours
  • Repas à l’hôtel : 100yuan/personne/repas (on était trop fatigués pour s’embêter à chercher un restaurant). Bien sûr que vous trouverez moins cher en allant à un food court par exemple.

Conseils

  • Nous avons demandé des devis pour avoir un tour (groupe de 8 personnes max) pour nos 2,5 jours sur place mais les tarifs étaient dans les 330$/personne (hôtel et repas exclus) !! Je vous conseille de faire comme nous : réservez un bon hôtel et centrale (Beijing Prime Hotel, Zhaolong Hotel, Beijing Jade Garden hotel, North garden hotel, Sunworld hotel, Howard Johnson paragon hotel, Beijing international hotel) puis réservez des tours guidés via cet hôtel, ce sera beaucoup moins cher ainsi.
  • Avec mon option internationale, le retrait chez Bank of China était sans frais supplémentaire.
  • Touchez les billets pour détecter les faux billets. Les vrais billets ont les lettres L et le col de Mao Zedong en relief
  • La connexion 4G est indispensable. Les chinois ne connaissent pas un seul mot en anglais, il faut utiliser les applications de traduction instantanée vocale comme VoiceTra (gratuit) pour communiquer.
  • Le métro est facile à prendre, c’est le moyen de transport que nous vous recommandons pour visiter Pékin par vous-même. Par contre les tarifs changent selon la destination. Lors de l’achat du billet, il faut toujours donner le nom de la station de destination à la vendeuse. Quand on achète sur la machine, c’est un peu difficile car il faut sélectionner le montant du billet qu’on veut acheter (et on ne sait pas lequel acheter justement).
  • JB a écrit un article sur les sites qui fonctionnnent/fonctionnent pas en Chine. Pensez à installer un VPN avant l’arrivée en Chine, et imprimer les mails importants si jamais vous utilisez Gmail.
  • Pensez à télécharger l’appli WeChat avant votre arrivée en Chine, ça vous aidera à avoir internet à l’aéroport
  • Utilisez l’application Maps d’iPhone et le moteur de recherche Bing qui marchent très bien en Chine (sans VPN).
  • Si vous restez plus de deux semaines en Chine, ça vaut le coup d’apprendre à compter (c’est super facile je vous jure) et reconnaître les signes de chiffres (tapez chinese number hand gestures sur Google). Ce sera plus marrant surtout quand vous flânez au marché.
  • N’hésitez pas à acheter des masques anti-pollution au convenience store (Family Mart à l’aéroport en vend) et consulter les rapports de pollution régulièrement pour savoir si vous en avez besoin ou pas.
  • Inutile de vous dire que l’eau du robinet n’est pas potable, qu’il ne faut pas manger trop de street food et qu’il faut faire très attention à vos affaires.
  • Voici les coordonnées du chauffeur de taxi anglophone qu’on a croisé le 1er jour. Les tarifs qu’il donne nous semblent OK, en plus il parle bien anglais. Vous pouvez négocier pour avoir un meilleur tarif. A droite, vous trouverez le nom & l’adresse de notre hôtel Prime Hotel.

  • Ne montez pas dans un taxi sans avoir négocié les tarifs. Ils ne vont pas mettre de compteur pour les touristes comme vous. Un autre client de notre hôtel a dû payer 300yuan (38€) pour une course de 1,4km, qui ne vaut que 20yuan en vrai. Utilisez plutôt l’application Didi pour les courses en taxi, les tarifs sont fixés à l’avance. Si jamais votre application switche en chinois, n’hésitez pas à demander à la réception de l’hôtel de régler en anglais pour vous.
  • Les chauffeurs ne comprendront pas l’adresse écrite en phonétique latine. Il faut absolument que vous montriez le nom écrit en chinois. Dès que vous arrivez à votre hôtel, prenez la carte de l’hôtel, où le nom et l’adresse seront écrits en chinois.
  • Voici les noms en chinois des attractions touristiques à Pékin + le nom des « morceaux » de la Grande Muraille de Chine à montrer à votre chauffeur si besoin. Cliquez sur la photo pour zoomer.

Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine.

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