[Coulisses du Blog] Comment Gagner de l’Argent avec son Blog voyage ?

Ce blog, créé en 2016, génère plus de 95 000 sessions par mois (ça a un peu baissé à cause du Covid, à 70 000 visites actuellement), et dégage entre 1000€ et 1500€ de revenus par mois (avant impôts), en grande partie grâce à l’affiliation et aux articles sponsorisés. Je vais vous expliquer tout ça en détails.

Qui suis-je ?

Avant Tour du monde 5 continents, j’avais 2-3 autres blogs et j’arrivais toujours à gagner de l’argent grâce à mes articles, quelque soit le blog. Je pense avoir une expérience prouvée et longue, étalée pendant 10 ans dans le domaine, que je vais partager ici avec vous. Ce guide est bien évidemment gratuit, je n’inciterai personne à suivre de formations à la fin de l’article car je n’en propose pas. Bien évidemment, si vous êtes trop touché par autant de générosité, vous pouvez toujours me payer un bubble tea ou m’envoyer une carte cadeau ou sponsoriser les croquettes de mon chat Rosalie ahaha.

J’en ai marre de voir autant de gens qui ne gagnent que dalle avec leur blog, mais qui vendent des formations pour former les autres à former les autres à gagner de l’argent avec le blog (et ainsi de suite). Ou ceux qui t’apprennent à être digital nomad mais qui vivent toujours chez leurs parents en France. WTF.

Un business men très respecté au Vietnam a dit que quand on voulait apprendre par exemple la stratégie business, il fallait regarder les credentials de celui qui l’enseigne. Les profs d’entreprenariat à l’école de commerce, ont-ils créé une seule entreprise ? ont-ils embauché des gens, ont-ils dû gérer une seule crise au sein de leur entreprise ? Ou ont-ils juste regardé des statistiques et parlé parlé parlé ? Le bloggeur ou formateur en question, à part vendre des formations pour apprendre à vendre des formations qui apprennent à vendre des formations, a-t-il apporté quelque chose de constructif à l’humanité ?

Je trouve que malheureusement les gens qui ont quelque chose à apprendre aux autres ont souvent d’autres priorités que de proposer des formations. Tandis que ceux qui n’ont rien à enseigner aux autres, ont trop de temps libre pour faire du bruit. Il faut que ça cesse, toutes ces formations à la con, tous ces système pyramidaux qui ne marchent pas. Arrêtez d’acheter du rêve!

Le fantasme : Je vais créer un blog et en vivre

Tous ceux qui partent en tour du monde ont déjà eu l’espoir de créer un blog et gagner plein d’argent avec pour passer le reste de leur vie à vivre uniquement de leur blog en sirotant un mojito à la piscine.

Déjà, je casse tout de suite ton mythe : il est impossible de travailler à la piscine, car il y a trop de reflet sur l’écran (on ne voit que dalle), Internet est souvent mauvais, et on est trop mal positionnés pour travailler.

Les seules fois où j’ai pu travailler à la piscine, c’était lors des calls avec mes clients, en fin de journée quand plus personne ne sautait dans la piscine.

Nombreux sont ceux qui renforcent cette fausse idée à coup de formations, ou de témoignages de 2-3 bloggeurs hyper connus qui effectivement y arrivent sur les 20 000 candidats ayant le même fantasme.

Pourquoi ces formations ne marchent pas ? Car les formateurs vivent aussi dans un rêve et vendent du rêve.

Leur système préféré c’est : A vend une formation donnée par C à B. A touche une commission. B va suivre une formation qui l’aide à vendre la formation de C à d’autres personnes. Et ainsi de suite. Donc B paie une formation pour mieux vendre la formation de C. Vous imaginez le nombre de formations à vendre à tout le monde ? Chaque personne à qui vous vendez la formation devient votre concurrent direct dans l’univers des vendeurs de rêve.

Pourquoi ce n’est pas donné à tous ?

Pour faire simple, ce blog a mis un an à décoller. C’est à dire qu’entre 10 visites par jour et 100 visites par jour, il s’est passé un an, le temps de fidéliser des lecteurs, d’être bien référencé sur Google, d’avoir un volume d’articles conséquents (la fraîcheur de l’information est quelque chose d’important dans le monde du blog et des réseaux sociaux. Si vous avez une communauté très réactive mais vous ne sortez qu’un article par mois, tout le monde finira par vous oublier).

Certes, on peut déjà gagner de l’argent avec ce volume, mais ce ne sera pas grand chose par rapport au temps investi. Donc, pour que le blog devienne une source de revenus importante, il faut continuer à l’alimenter au-delà de la première année décisive, de manière régulière, et pas avec 3-4 articles dans l’année lors de vos petites vacances. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de bloggeurs qui ont voyagé plus d’un an pour pouvoir continuer à le faire.

Ok, vous allez me dire : Anh, me prends-tu pour un con ? Je sais faire des recherches Google et je sais rédiger une synthèse des coins à visiter pour n’importe quelle ville, OK ? C’est comme ça que je vais alimenter mon blog même si je voyage moins qu’avant.

Certes, il est tout à fait possible de lire le Lonely Planet d’un pays où on n’a jamais mis les pieds pour en faire un résumé. Mais l’expérience m’a montré mille fois qu’entre les informations données par Lonely Planet et la réalité du terrain, en 1 mois, même 1 jour, tout change à une vitesse, et les informations que vous donnez ne seront plus fraîches. J’ai rédigé un article sur l’Egypte avant de m’y rendre (sans le publier) après avoir lu 3 guides touristiques pour gagner du temps (sur place, je suis à un article par jour donc si je peux rédiger des choses à l’avance, ça m’arrange). Cependant, sur place, je me suis rendu compte qu’1/3 de mon article était incorrect, et qu’il fallait vraiment être sur place pour le savoir.

Si les lecteurs, en tombant sur votre blog, se rendent compte que rien de ce que vous dites n’est correct, qu’il s’agit juste d’une reformulation de leur guide touristique, ils ne reviendront plus. Même sur les articles des destinations que nous avons visitées, les choses changent tellement qu’ils ne sont même plus à jour, et il nous est extrêmement difficile de trouver exactement le prix ou les horaires d’un bus local entre tel ou tel lieu, seuls ceux qui l’ont pris récemment sont courants. L’information est disponible nulle part en ligne. De plus, sans être sur place, vous ne ferez que résumer ou paraphraser des informations existantes. Alors que c’est l’information originale qui intéressera des lecteurs… et Google.

Astuce 1 : écrire avec le cœur

Le temps passé à rédiger chaque article est colossal, le temps passé à prendre des photos pour le blog, les trier, les uploader (notamment dans les pays où Internet est pourri) est énorme. Les frais d’hébergement du site, de nom de domaines, de thèmes… sont autant de frais qui imputeront vos revenus.

Même avec des revenus actuels entre 1000€ et 1500€ par mois, je ne suis toujours pas rentable sur ce blog. Nous avons +1000 articles sur le blog, le fruit de 5 années de labeur, ce qui fait un rythme d’un article tous les deux jours depuis 5 ans !!! Le temps moyen pour chaque article est de 2,5h. Je n’ai pas calculé mon revenu horaire avec le blog mais il doit être scandaleusement bas. Je suis beaucoup moins bien payée avec ce blog qu’avec mon métier actuel, voyez-vous ! J’ai cru comprendre que d’autres bloggeurs plus connus étaient dans la fourchette de 2000€-2500€ par mois. C’est certes, confortable, mais pas suffisant pour remplacer deux jobs à temps plein. Il y en a ensuite une poignée qui gagnent très bien leur vie car ils ont réussi à fédérer une grosse communauté mais c’est vraiment l’exception.

Donc si je n’aime pas écrire, si j’écris uniquement avec l’impatience d’obtenir des premiers revenus, je n’y irai jamais jusqu’au bout. Après 10 articles, j’en aurai déjà marre.

C’est pour ça que je vous conseille de créer d’abord pour vous. Pour kiffer et revivre vos expériences à travers votre blog. Les revenus seront la cerise sur le gâteau. Ecrivez avec le cœur et ça se ressentira.

Quand je le dis à d’autres nouveaux bloggeurs, ils croient que je cache un secret, que je me moque d’eux, ou que je suis lunatique. Mais c’est ça le secret. C’est aussi trivial que la loi de l’attraction, c’est trop simple pour être honnête, pourtant c’est vrai. Ecrivez avec le cœur, comme si vous l’écriviez pour vous.

Mon conseil : Posez-vous les bonnes questions : Qu’aurais-je aimé savoir sur cette destination ? Quelles sont les questions que je me suis posé avant de partir ? Comment ai-je réellement vécu cette journée ? Comment ai-je fait pour me rendre dans ce lieu ?

Astuce 2 : le set-up est important

Le nom du blog : avant la création du blog, JB et moi avons eu une discussion sur le nom du blog. Je voulais entrer dans la course du SEO et ai choisi un titre très SEO-oriented : tourdumonde5continents pour me positionner sur la requête « tour du monde », bien évidemment. JB trouvait que c’était une mauvaise idée (alors que le SEO est son métier !) mais a cédé parce qu’en tant que sa femme, j’avais le droit de véto ahaha. Donc on a opté pour ce nom, qu’on ne peut plus changer, car ça aurait eu des conséquences sur notre référencement et notre trafic. Avec le recul, je pense qu’on aurait dû choisir un nom plus international, compréhensible par tous quelque soit la langue. Du coup, pour nos versions internationales, nous avons opté pour un autre nom : Nomad Bento (on adore la cuisine japonaise ^^).

Mon conseil : choisissez tout de suite un nom international, qui se retient facilement, pas trop personnel, et vérifiez avant si ce nom est déjà déposé ou existe déjà dans d’autres pays. Ce sera plus simple pour développer votre identité de marque plus tard.

La plateforme : beaucoup passent par les sites comme MyAtlas ou Polarsteps car ils ont envie d’imprimer leurs carnets de voyage à la fin de leur tour du monde. Cependant, si vous avez l’intention de gagner de l’argent avec votre blog, ces plateformes offrent moins de flexibilité. Il suffit qu’ils décident de pourrir vos carnets de voyage de publicités, pour que l’expérience utilisateur soit moins agréable. Pire : en utilisant une plateformes externe, vous êtes « locataire » et vous pouvez vous faire expulser si la plateforme décide de fermer (ça arrive fréquemment). Nous utilisons WordPress, mais attention, un blog WordPress que nous hébergeons nous même (la plateforme WordPress propose également une solution d’hébergement, vous serez « locataire »). Pour cela, allez sur Worpress.org. Être indépendant nous permet d’avoir le contrôle total sur l’hébergement, chez qui on achète le nom de domaines etc.

En passant par les hébergeurs comme o2switch, l’installation manuelle de WordPress se fait en quelques clics sans aucune connaissance technique. Même plus besoin de créer une base de données. Pour que ce soit plus simple, prenez aussi le nom de domaine chez o2switch (cet article n’est pas sponsorisé par eux lol). J’ajoute que l’hébergement est important car quand on passe de 10 visites par jour à 3000 visites par jour, il faut que ça suive. Nous avons opté pour cet hébergement car on est en no limit pour un prix dérisoire. Avant, nous avions OVH mais nous avons détecté un bug chez eux, rendant les connexions depuis l’étranger difficiles. Le bug a été remonté chez OVH mais ils s’en foutaient complètement, donc nous sommes passés chez le concurrent.

Mon conseil : un site propre à vous, avec votre nom de domaine, sur un hébergeur comme o2switch. L’hébergement coûte 5€ HT/mois, avec un nom de domaine inclus.

La langue : Je parle courammant anglais, français et vietnamien, mais j’écris plus vite en français car j’utilise moins souvent l’anglais et le vietnamien. Nous avons ainsi choisi d’écrire en français, la langue comprise par notre famille et nos amis, car ce blog était pour les tenir au courant. Avec le recul, nous aurions eu plus de succès si le blog était en anglais dès le début. Ecrire en français, c’est se limiter à quelques pays francophones, alors qu’un blog en anglais aurait pu s’adresser au monde entier. Des bloggeurs italiens que j’ai croisés en Colombie, regrettent aussi de ne pas avoir créé leur blog en anglais avant.

Mon conseil : Pour ce que soit moins chronophage, je conseille d’écrire votre article en français (ou la langue que vous maîtrisez le mieux). Puis traduire votre article en anglais à l’aide d’un outil de traduction automatique (nous utilisons DeepL, payant, mais vous pouvez utiliser Google Translate gratuitement). Comme ça, vous n’aurez plus qu’à corriger des erreurs de traduction. Cela vous prendra moins de temps que de traduire manuellement alors que vous avez autres choses à faire pendant votre voyage. Pour que la qualité de traduction soit encore meilleure, utilisez Grammarly (gratuitement ou en version payante) pour faire corriger davantage votre traduction et paraître un peu plus « native ». Les deux extensions WordPress très utilisées pour facilement la traduction d’un article dans une autre langue, sans être incompris par Google, c’est WPML ou Polylang.

Le design n’est pas si important : Beaucoup passent trop de temps à peaufiner le thème de leur blog, payer un designer, ou un webmaster pour le set-up. Alors qu’ils oublient que les gens viennent surtout pour le contenu. La police choisie, la taille de la police, les couleurs choisies sont plus importants que d’avoir un joli logo car elles rendent la lecture plus agréable. C’est comme être dans joli open space mais de n’avoir qu’un tabouret inconfortable pour s’assoir. Rendez la lecture la plus agréable possible. Le logo n’est pas important, vous pouvez le créer vous-même utilisant Canva, gratuitement. Notre blog n’a pas eu de page d’accueil digne de ce nom avant 2018 (au bout de 2 ans !). Avant, la page d’accueil listait tout simplement les articles récents. Vous pouvez utiliser des thèmes WordPress très pros, gratuits mais simples à peaufiner comme Travel Nomad ou Blossom Travel.

Mon conseil : choisissez une police lisible, un thème WordPress responsive (qui s’affiche bien sur le téléphone, l’ordinateur et la tablette), optez pou l’extension AMP sur WordPress pour une meilleure vitesse sur mobile. Le peaufinement (design, logo, favicon…) viendra après.

Les photos, par contre, sont importantes : pour optimiser le poids de nos bagages, lors de notre première année de voyage, nous avons utilisé des photos prises sur un vieux iPhone 5. Vous pouvez relire les anciens carnets de voyage pour voir à quel point elles sont moches. En plus, on a utilisé une extension qui compressait trop les photos, donc elles sont non seulement moches mais floues ahahha. Si j’ai un conseil à donner sur les photos, c’est qu’il vaut mieux avoir de belles photos. Maintenant, les smartphones sont beaucoup plus performants que mon iPhone 5 de l’époque. On a retenu la leçon et proposons désormais de belles photos sur le blog. Mon style, c’est montrer des photos les plus réalistes possibles, sans filtre. Mais votre style est peut-être d’appliquer le même filtre Lightroom sur toutes les photos, pourquoi pas. Si vous aimez notre style, je vous ai parlé de notre matériel ici.

Mon conseil : des photos qui donnent envie de voyager, pas de photos moches trop compressées

Astuce 3 : Varier les sources de trafic

Avoir du trafic va vous permettre de gagner plus d’argent avec votre blog. Pour vous expliquer très rapidement, on peut avoir du trafic :

  • grâce au référencement naturel sur les moteurs de recherche comme Google, Yahoo, Bing : en gros, quand quelqu’un tape « itinéraire en argentine », l’idée est d’apparaître sur la première page de résultats pour cette requête.
  • grâce aux réseaux sociaux comme Facebook, Pinterest, Instagram, YouTube
  • grâce aux sites référents : les blogs qui parlent de vous, les forums, groupes…
  • grâce à votre réseau personnel : vos amis parlent de vous à leurs amis

Une grosse partie de notre trafic vient de Google. Comme on est asociaux (lol), on n’a pas beaucoup de potes bloggeurs et on n’a pas envie de passer trop de temps sur les réseaux sociaux. Pour tout vous dire, j’étais auparavant Community Manager c’est à dire que j’étais payée pour créer des communautés, mais j’ai trouvé ça tellement chiant que j’ai démissionné et changé de métier.

Référencement naturel : Bon, si vous écrivez avec le cœur, vous serez comme une belle fleur qui attire les abeilles, les lecteurs viendront seuls grâce à la magie du référencement sur les moteurs de recherche comme Google. Parce que le contenu que vous proposez est original et de qualité. Dans notre métier, beaucoup d’ingénieurs et linguistes se sont penchés sur les outils de création de textes automatiques, mais ils ne sont pas encore parfaits car tout lecteur à peu près normal est capable de distinguer un texte écrit par une machine d’un texte écrit avec un cerveau humain. Même Google est capable de le savoir, alors… Une fois, je me suis fait plagier par deux bloggeurs. Même si les textes ont été ré-écrits par un humain, Google le savait et non seulement mon article était tout le temps placé au-dessus de ces articles plagieurs, mais en plus, au bout de 3 mois, ils ont été dégagés de la 1ère page des résultats.

Cependant, vous pouvez donner un petit coup de boost à votre référencement. L’extension que je vous conseille d’installer c’est Yoast SEO. Il n’y a pas grande choses à faire d’autres, mais si vous vous intéressez un minimum, vous pouvez aller dans les réglages pour peaufiner un peu par exemple la description de votre site.

En plus de générer du bon contenu, pensez à soigner le titre de votre article qui est très important pour le référencement. Essayez d’imaginer ce qu’est susceptible de taper dans Google une personne qui va chercher le contenu que vous rédigez et construisez le titre autour de cette expression.

Pour savoir si on a du trafic, il faut utiliser les outils de mesure. Incorporez aussi les outils gratuits Google Analytics et Google Search Console, comme ça vous saurez comment les utilisateurs se comportent sur votre site et comment ils sont venus sur votre site. De temps en temps, je sors la liste des articles les moins consultés et je change le titre. Mais bon, ça fait partie du fine-tuning.

Réseaux sociaux & sites référents : Vous pouvez aussi faire la promo de votre site sur les groupes de voyage Facebook, forums Routard, Tripadvisor et Lonely Planet. Les gens sont toujours friands d’un bon article avec des informations à jour, vous ne vous ferez pas insulter.

Pinterest est une bonne source de trafic aussi. Les gens sont friands de bons guides de voyage. Vous pouvez créer de jolis pins, toujours avec Canva.

Si vous connaissez bien d’autres bloggeurs, vous pouvez leur demander un lien vers votre blog. Nous recevons trop de demandes des gens qu’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam, qui nous proposent un échange de liens. Sachant qu’ils n’ont jamais lu notre blog, ils arrivent comme une fleur avec leur mail bien commercial, pensant nous faire une faveur. C’est comme si je contactais Le Figaro en disant que j’avais un échange de liens à leur proposer.

Si vous êtes plus extravertis que nous, n’hésitez pas à participer aux meet-ups avec d’autres voyageurs, parlez avec d’autres bloggeurs, construisez une communauté sur les réseaux sociaux, créez une newsletter etc. L’expérience montre que les annonceurs regardent plus le nombre de fans (qui est visible) que le nombre de visiteurs (qui est invisible). Ceux qui sont invités aux voyages gratuits ont souvent beaucoup de fans sur Facebook, mais certains n’ont pas tant de de visites que ça sur le blog.

Il est peut-être tentant de faire de la publicité sur Facebook et Instagram pour avoir plus de followers. Mais les annonceurs ont également accès aux outils, permettant de savoir si un bloggeur ou un influenceur a acheté des fans, ou a des fans authentiques. Dans le monde des bloggeurs cosmétiques par exemple, on voit parfois des « influenceurs » avec 80% de fans en Inde (où des internautes acceptent d’être fan d’une page pour quelques centimes), eh ben tout se sait dans le milieu, et la qualité des partenariats obtenus baisse aussi avec le temps, car les outils pour flagger les mauvais influenceurs sont de plus en plus efficaces.

Mais je ne répèterai jamais assez. Si le contenu n’est pas bon, c’est comme construire une maison sans fondations, il suffit d’une tempête (ou une mise à jour agressive de l’algorithme de Google) et la maison est partie (ou le site est mal référencé).

Astuce 4 : articles sponsorisés

Nous avons toujours eu des articles sponsorisés mais peu d’entre vous les voyez car on prend le soin de les ranger discrètement dans une catégorie à part. Car le but n’a jamais été que vous les voyiez. Mieux encore, nous créons un troisième rédacteur, comme ça on sait retrouver en quelques clics tous les articles sponsorisés et les distinguer de nos propres articles.

Le tarif proposé par les annonceurs dépend du trafic et de la popularité du blog. Pendant la 1ère année, on touchait très peu par article. Cela suffisait juste pour couvrir une partie des dépenses d’hébergement et d’assurances de voyage. Mais plus nous avons du trafic, plus nous sommes éligibles aux plateformes qui paient plus.

Si votre blog a seulement quelques mois, mais que le contenu est qualifié, vous pouvez passer par Soumettre.fr qui accepte de travailler avec les petits blogs.

Que ce soit uniquement lu par des robots ou par les humains, je vous conseille vivement de vérifier tous les annonceurs avec qui vous travaillez, de lire et vérifier tous les articles sponsorisés qu’ils demandent de mettre sur votre site. Il faut regarder s’ils ont des conditions générales de vente sur leur site web, s’ils ont un numéro de SIRET/TVA. En gros, dès que vous sentez que ce n’est pas sérieux, le site est dégueulasse, les prix sont bizarrement peu chers, warning warning ! Une fois, on a eu une proposition d’article sponsorisé, avec le nom de l’entreprise A, mais tous les liens renvoient vers l’entreprise B, son concurrent. Bien sûr, on a trouvé la démarche dégueulasse et a ajouté cet annonceur dans notre blacklist.

Maintenant que nous avons plus de trafic, nous avons réduit au minimum l’activité « articles sponsorisés » pour booster les revenus provenant des liens affiliés.

Partenariats & Voyages Presse

Une fois votre blog connu et reconnu, vous générerez plus de revenus avec de véritables partenariats, en tant qu’influenceurs. Là, c’est un contrat beaucoup plus clair, vous demandant d’écrire x articles, relayer x stories, x photos sur Facebook etc. Ceux qui sont doués en vidéos vont être sollicités pour la production de vidéos. Les beauty bloggeurs reçoivent souvent des cadeaux sans aucune demande d’échange, mais pour les bloggeurs de voyage, si jamais il y a un voyage offert, le travail en échange est souvent assez conséquent, notamment au niveau des photos et la cadence des articles à sortir.

Nous n’avons jamais été invités à ce genre de voyages presse, et (on ne va pas se mentir) aimerions trop recevoir une telle proposition un jour.

Ceux qui y sont allés se plaignent du rythme trop soutenu, des photos à devoir prendre en permanence sans pouvoir regarder avec les yeux, des conditions de voyage « de rêve » difficilement accessibles à leurs lecteurs backpackers, ainsi que du coût conséquent du voyage, ce qui fait qu’ils n’osent pas trop critiquer la destination ou l’hôtel/la compagnie de croisières qui les invite. Nous espérons avoir la chance de le tester un jour pour vous faire un retour.

En tout cas, si les annonceurs passent par là et avez envie de nous inviter en Egypte, ou au Bhoutan, notre valise est prête, on peut partir demain 😀

Astuce 5 : intégrer des liens affiliés

Les services et produits que vous aimez peuvent vous rapporter de l’argent.

Supposons que vous utilisez et aimez le service A. Vous en parlez à votre ami B. Votre ami, convaincu par votre expérience, utilise aussi le service A.

Dans la vie réelle, comme cela se passe souvent via le bouche à oreille, le service A n’est pas au courant que votre ami B a utilisé son service grâce à vos conseils avisés. Vous n’êtes pas récompensés.

Or, dans le web, il est possible de tracker tout ça. Par exemple, je vous recommande un hôtel sur Booking. Vous cliquez sur le lien en question et réservez le même hôtel. Je touche une commission pour mes conseils avisés. Cela ne vous coûte pas un euro de plus, vous payez le même prix, que vous passiez par mon lien, ou non. Booking est content de me payer la commission pour mes conseils, car sans mes conseils, vous auriez peut-être réservé ailleurs (chez Airbnb par exemple). Grâce à mes conseils, vous dormez dans un bon hôtel sans puces de lit, l’hôtel gagne de l’argent, et Booking gagne aussi de l’argent en étant intermédiaire, je touche une petite commission, tout le monde est content.

Quand vous débutez avec votre blog, certains annonceurs peuvent refuser de travailler avec vous car vous êtes trop petits et ça leur prend trop de temps à accepter les petits sites et devoir les gérer. Cependant, il y a deux sites qui acceptent quasiment tout le monde :

  • Booking
  • Amazon (il faut générer au moins 3 ventes en 3 mois, sinon le compte sera désactivé)

Mon conseil : Vous pouvez vous inscrire à leur programme de partenariat, très facilement. Et dès que vous recommandez un hôtel ou un produit, vous pouvez indiquer le lien dans votre article, pour que les personnes cherchant un hôtel/un produit suivent vos conseils. Vous toucherez une commission (5% pour Booking et 1% environ pour Amazon)

Le problème avec les liens affiliés, c’est que les services du type AdBlock les bloquent complètement et considèrent comme de la publicité. Ce qui me gêne, ce n’est pas qu’ils cachent les liens, mais qu’ils cachent les informations importantes. Il y a des astuces pour contourner ce système, mais je considère qu’une personne qui ne veut pas voir de pub ne veut pas de pub, et il ne faut justement respecter son souhait et ne pas lui filer de la pub. Cependant, pour que l’information importante ne lui échappe pas, il y a une façon d’ajouter les liens de manière élégante. Exemple :

Bon, suite à cet exemple, vous allez sûrement me dire « Je m’en fous, il n’a qu’à ne pas activer AdBlock. Je lui file des informations gratuites et il ne veut même pas me « payer » alors que ça ne lui coûte rien de cliquer sur un lien ». La plupart des gens avec AdBlock ne savent même pas ce qu’AdBlock a bloqué. Ces personnes, si elles le savaient, auraient peut-être voulu cliquer sur ces dits liens pour vous « payer » pour les informations gratuites.

Je ne sais pas si vous le croyez mais l’univers finira par vous payer ces visites gratuites d’une manière ou d’une autre. Ca peut être un contrat ou un job bien payé qui tombera plus tard, ou l’absence de maladie tout simplement. Le karma est juste, mais on ne s’en rend pas toujours compte. Il faut toujours traiter les autres comme vous souhaitez que les gens vous traitent. Et il faut proposer des produits et services que vous auriez utilisé vous-même. Nous ne sommes pas toujours dans l’échange direct, mais un service rendu à A vous sera peut-être rendu par C à un autre moment, c’est la base du karma.

Attention, le piège avec les plateformes d’affiliation, c’est le montant de paiement minimum. Booking ne paie qu’à partir de 100€ de commissions.

Et 100€, c’est vraiment beaucoup ! Pour vous donner une petite idée, Booking touche environ 25% sur le prix de vente d’une chambre. Ensuite, ils vous verseront 25% de leurs 25% => en gros, si quelqu’un paie une chambre de 10€, vous allez toucher 50 centimes. Et il faut beaucoup de chambres à 10€ H.T pour atteindre 100€ 😀 Je prends cet exemple car c’est le tarif qui revient souvent dans les hostels de pays en voie de développement. Peu de tour-du-mondistes vont aux Etats-Unis ou en Islande pour recommander des logements à 70€/nuit (à ce tarif, le tour du monde ne durera pas très longtemps). Nous avons par exemple du crédit chez Agoda depuis 5 ans, mais n’arrivons toujours pas à atteindre le seuil de paiement minimum lol (200$).

Mais la bonne nouvelle c’est que vous pouvez utiliser les liens d’affilié pour vos propres achats/réservations. Comme si vous recommandiez le service à vous-mêmes. Par exemple, nous passons par notre propre lien affilié Booking pour réserver nos hôtels, afin que le seuil de paiement de 100€ soit atteint plus vite. Lors de notre tour du monde, nous avons passé 330 nuits, la plupart du temps en réservant via Booking ou Agoda = minimum 165€ de revenus (ou cashback) pour nous + les commissions obtenues en recommandant les hôtels à d’autres voyageurs.

Pour savoir par quelle plateforme d’affiliation passer, par exemple pour la Fnac, il suffit de taper « fnac affiliate program » ou « fnac programme d’affiliation » et vous y inscrire.

Quand vous aurez un volume de trafic intéressant, vous pouvez vous inscrire à Awin. J’aime beaucoup cette plateforme, mais elle est ultra sélective. On s’est fait jeter deux fois malgré nos trafics. Une fois accepté par Awin, il faut ensuite être accepté par les annonceurs au sein d’Awin. On a été accepté par les annonceurs réputés comme Air France ou Easyvoyages par exemple. Shareasale fait partie d’Awin aussi, et propose de belles marques internationales en étant un peu moins sélectif. Mais bon, beaucoup d’annonceurs y sont exclusivement américains.

A titre d’infos, vous pouvez regarder la liste des annonceurs travaillant avec Effiliation, Kwanko, CJ, Affilae, Tradedoubler, Awin, Shareasale… pour avoir une idée des programmes auxquels vous pouvez vous inscrire. Beaucoup d’annonceurs sont disponibles sur 3-4 programmes, choisissez les programmes avec le seuil de paiement le plus bas.

Astuce : L’astuce pour ne pas se perdre parmi toutes ces plateformes d’affiliation c’est de tenir un fichier Excel : pour savoir pour quel annonceur vous avez été accepté, et ajouter un lien tracké à côté du nom chaque annonceur dans le même fichier Excel. Ainsi, vous ne perdrez pas de temps à retrouver ce lien affilié à chaque fois.

Quid des impôts ?

Parlons maintenant des impôts. L’argent qui dort sur les plateformes d’affiliation ou de liens sponsorisés ne vous sera pas transféré tant que vous n’avez pas une structure légale. De plus, la commission que vous gérez en janvier ne sera versée qu’en avril.

Donc ce que je vous conseille c’est d’observer pendant quelques mois les revenus gérés par votre blog. Et puis en fonction de ces revenus, vous pouvez décider d’ouvrir un statut d’autoentrepreneur. Je dis ça car si vous ne gagnez que 20 centimes par mois, ça ne sert à rien d’être autoentrepreneur, vous ne serez pas payé pour 20 centimes de toute façon. Bien évidemment, quand l’argent sera transféré sur votre compte, il va falloir payer des impôts.

JB explique ici les différences entre les structures légales & les % d’impôts. Faites attention aux gens qui vendent des formations pour ne pas payer d’impôts, JB vous met en garde contre cette notion de résident fiscal nulle part (un autre mythe) ici.

Astuce 6 : Penser aux parrainages & cadeaux

Si vous pensez ne pas avoir assez de trafic pour atteindre ces seuils de paiement minimum, vous pouvez utiliser votre blog pour obtenir des parrainages et cadeaux :

  • les services de cashback sont assez intéressants. Le threshold (le seuil de paiement minimum) est beaucoup moins élevé (20€ à 30€).
    • iGraal peut être une bonne alternative. En passant par mon lien de parrainage, vous recevrez 3€ de bienvenue sur votre compte. Avec iGraal, vous toucherez 4% sur chacune de vos réservations Booking, vs. 5% si vous passez par votre propre lien d’affiliation. Si vous recommandez iGraal à votre tour, vous toucherez 5€ par filleul & une commission sur les prochains cashbacks de vos filleuls. Ainsi, tout le monde sera content.
    • Sinon, le programme de cashback de Société Générale marche très bien aussi, mais sans le système de parrainage, donc à utiliser juste pour vos achats à vous.
  • les services qui offrent des primes de parrainage, en cash ou en produits. Attention, des fois, les primes de parrainage ne sont pas cumulables. Par exemple je reçois 10€ pour chaque parrainage, pour passer une commande supérieure à 30€ (donc je paie toujours 20€ minimum à chaque fois). C’est pour ça qu’il faut toujours recommander des services auxquels vous croyez, que vous aimez. En recevant les 10€ de parrainage pour minimum 30€ de commande, je suis contente quand même car c’est un site que j’aime beaucoup, et j’aurais commandé chez eux avec ou sans la prime de parrainage.

  • Il y a plein de services, trop petits, qui n’ont pas de programme de parrainage. Vous pouvez les contacter directement par email pour leur proposer un partenariat. Au pire, ils vont vous dire non. Au mieux, ils vous fileront un lien tracké en mode win-win.
  • Demande de tickets gratuits : on l’a testé récemment grâce aux encouragements de Sophie et Gérard du blog Emmenez-nous au bout de la terre (merci <3) qui ont pu visiter beaucoup de lieux gratuitement. Nous n’osions pas le faire avant, de peur de faire passer pour des pique-assiettes, mais les musées, jardins, châteaux, offices de tourisme… ont tous un petit budget « relations presse » pour donner des tickets de visite ou tickets de bus aux voyageurs, en échange d’un carnet de voyage. Nous avons testé en France et en Allemagne, le taux de succès était de 30%, mais 70% des demandes envoyées ont reçu une réponse (positive ou négative). Nous vous recommandons de le faire dans les pays développés, et de vous y prendre bien à l’avance, car les services ne sont pas flexibles, ils aiment imposer leurs dates. Choisissez uniquement les services ou lieux que vous êtes sûrs d’aimer, car rien n’est plus embarrassant que de devoir écrire un carnet de voyage pour critiquer une visite gratuite. On ne donne pas du caviar à des cochons.

Astuce 7 : mettre en place des systèmes de dons

Certains peuvent ajouter un bouton « Donate » via Paypal, pour que les lecteurs les plus motivés leur fassent un petit don s’ils ont été satisfaits des informations et services fournis gratuitement. Il y a d’autres sites comme Patreon où les contributeurs peuvent faire des dons réguliers (souvent aux artistes pour qu’ils puissent créer tranquillement et survivre avant de sortir un nouveau livre ou un nouvel album).

Je pense que c’est pertinent pour les blogs qui ne peuvent pas mettre en place des liens affiliés. Mais si on peut gagner de l’argent avec des liens affiliés et ça ne coûte rien à nos lecteurs, c’est la solution que nous préférons.

Astuce 8 : mettre en place des publicités

Vous pouvez aussi vous inscrire aux services comme Google Adsense pour mettre en place des bannières de publicités. Contrairement aux liens affiliés, vous êtes payé pour chaque clic sur la pub (et pas une commission sur la commande).

Sur ce blog, nous n’en mettons pas car je travaille dans la publicité et moi-même je trouve que ces bannières sont souvent peu pertinentes et la plupart du temps agaçantes. Je ne propose même pas ces bannières à mes clients.

L’ère des vendeurs de rêve

Je vous mets en garde contre les vendeurs de rêve qui disent que tout le monde peut réussir, tout le monde peut y arriver, comme eux, qui gagnent des tonnes d’argent en bossant 2h par jour. OK, s’ils sont si riches que ça, pourquoi ils s’embêtent encore à recruter x personnes par mois pour leur programme de merde, au lieu de siroter tranquillement leur mojito et arrêter de faire chier ? Entre les formations à gogo, les plateformes abc, les jobs à domicile qui paient bien… le discours commercial est bien rôdé.

La tendance actuelle est de proposer l’inscription à une plateforme qui permet d’acheter des voyages ou réserver un hôtel moins cher. Il faut payer xxx€ de frais annuels, par contre, il suffit de parrainer un ou deux pigeons pour rentabiliser cet abonnement. Et les parrainages suivants sont dans votre poche. En réalité, les voyages & hôtels ne coûtent pas moins chers, c’est comme les soldes, ils augmentent le prix, avant de proposer une « réduction » factice, donc l’objectif principal de cette plateforme n’est pas de générer des réservations, mais de recruter des pigeons abonnés. Plusieurs de mes connaissances, pourtant voyageurs aguerris , aveuglées par la possibilité d’être digital nomad sans se fatiguer, ont failli être arnaquées par ce système.

A ceux qui veulent devenir « bloggeur » parce qu’ils ne savent pas quoi faire d’autres, parce qu’ils n’ont aucune compétence. Wake up ! Il n’y a pas d’argent facile dans la vie !

Wake the f*ck up!

Bref, vous l’aurez compris. Pour gagner de l’argent avec votre blog, il faut beaucoup de travail et beaucoup de passion. C’est la même chose pour tous les métiers de toute façon. Il y en a qui auront plus de chance que d’autres, mais à long terme, l’effort se paiera. Bon courage à toutes et à tous ! Construisons ensemble une blogosphère saine et utile !

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    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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