Carnet de Voyage Osaka (Japon) #2 : notre premier onsen, Dotonbori et Shinsaibashisuji Shopping Street

Si vous ne l’avez pas fait, lisez notre premier carnet de voyage à Osaka ici.

A peine nos valises éparpillées dans l’Airbnb, nous voilà déjà dehors, trop hâte de découvrir le Japon, que nous visitons pour la première fois.

Partie 1 : Carnet de voyage
Partie 2 : Conseils pratiques

Partie 1 : Carnet de voyage

Dobontori

Comme on a froid, notre premier objectif est de trouver un Uniqlo, où je suis sûre de trouver un pyjama confortable et chaud. Forcément, on finira chez Uniqlo en dernier, étant trop occupés à regarder à gauche à droite.

Notre premier stop, c’est le supermarché du coin. Nous découvrons avec excitation des bentos, sashimis et sushis à emporter – pour un prix très abordable (dans les 4-6€). On ne mourra pas de faim, yeahhh!!

Nous prenons une photo, comme tout le monde, devant ce restaurant avec ce crabe géant, qui bouge ses pattes. J’ai déjà vu ce crabe dans plusieurs vlogs sur YouTube, avec le « running man ». Apparemment, quand on va à Osaka, il faut les prendre en photo 😀

La consommatrice que je suis est tout de suite attirée par de nombreuses boutiques « tax-free » qui vendent des cosmétiques japonais sur plusieurs étages.

Si vous me connaissez un minimum, vous savez que je suis une fan absolue des produits de soin (du visage), et une véritable adepte de la méthode « millefeuille » japonaise et des produits de beauté nippons et coréens.

Si vous ne vous y connaissez rien, faites un minimum de recherches avant de venir ici. Si vous avez vraiment la flemme, sachez qu’il y a un site très connu au Japon qui s’appelle cosme. Chaque année, ils établissement un classement des produits cosmétiques par catégorie. Et tous les produits ayant reçu un prix vont afficher fièrement la mention « #1 Cosme 2017 » sur leur emballage. En achetant les produits #1 Cosme, vous ne risquez pas de faire un faux pas.

La mauvaise nouvelle, c’est qu’il y a ENORMEMENT de catégories : huiles démaquillante, nettoyant visage, mascara, concealer, cushion etc.

Mais la bonne nouvelle, c’est qu’à partir de 5000yens d’achat, on vous fait une facture « tax-free » (il faut montrer son passeport) et vous allez pouvoir récupérer 8% de ce montant à l’aéroport, avant de quitter le Japon.

Bon, je ne vous dis pas tout ce que j’ai acheté hein 😀 ce serait trop cruel pour mon banquier.

On trouve ici une boutique vendant des Tenugui, une sorte de mouchoir japonais. Ils sont utilisés maintenant comme cartes de vœux voire cartes de visite. Cette boutique vend aussi des cartes de vœux peintes à la main sur du papier japonais (washi), qui est toujours fabriqué de manière traditionnelle.

Premier resto

Nous finissons dans un resto affichant des bentos (avec sashimis) à 1100yens.

A l’intérieur, surprise ! J’entends parler vietnamien 😀 ahahha en fait, seul le chef est japonais, les autres sont vietnamiens. Du coup j’en profite pour demander au serveur vietnamien que contient tel ou tel plat 😀 c’est vraiment très bon, mais ça ressemble aux restaurants japonais qu’on trouve en France. Ce qui n’est pas forcément bon signe.

Namba Walk

Pour aller chez Uniqlo, nous nous rendons au Namba Walk, une zone pleine de boutiques, mais qui se trouve au sous-sol. Là encore, je tarde à aller à Uniqlo, en étant trop occupée à m’extasier devant ces mignonneries :

On y trouve aussi des parapluies japonais. Ma mère (qui est déjà venue au Japon) m’a dit qu’il fallait absolument en acheter un. Le poignet des parapluies japonais est en forme rectangulaire, du coup ils sont beaucoup plus fins et poids-plume vs. les parapluies vendus en France avec des poignets rondes. Et ça ne coûte que 1000yens (7,7€)

Enfin, on finit chez Uniqlo pour découvrir une toute petite boutique sans prétention. Hyper déçus, on se dit qu’on se rendra plus tard à une autre boutique, plus grande, à 10mn de là.

Tennen Onsen Naviwa Hot Spring

Comme nous n’avons pas trop envie de prendre une douche (pourtant chaude) dans notre appartement mal chauffé, nous décidons de nous rendre, le lendemain, à un onsen à 24 minutes en métro de chez nous.

Ce qui différencie un onsen d’un bain public classique Sentō, c’est sa source d’eau. Cet onsen, situé pourtant au 8ème étage d’un immeuble, pompe son eau thermale à plus de 600m de profondeur. JB vous expliquera ici comment se comporter dans un onsen.

Dans presque tous les onsens, l’accès est interdit à tous ceux qui sont tatoués (ce serait un signe distinctif des membres de la mafia japonaise). Voilà, toutes ces années de résistance face aux tentations de tatouage ne servent qu’à ça : être accepté aux onsens.

Comme la nudité est de rigueur dans les onsens, il y a bien deux zones séparées : hommes et femmes. Ce n’est pas marrant au début de se promener à poil comme ça devant des inconnues, mais puisque personne ne matte personne, je suis très vite à l’aise.

C’est peut-être mieux comme ça, comme ça on apprend à aimer son corps, à voir aussi d’autres vrais corps, et pas des corps amaigris, photoshoppés dans les magazines.

L’eau est super chaude (la plus chaude à 42°C), au bout d’une heure, propre comme un sou neuf, je n’en peux plus, je sors.

On peut aussi manger à l’extérieur du onsen. Il y a une machine qui ressemble à un distributeur.

On choisit nos plats en appuyant sur un bouton, on paie. Et puis on donne les tickets à la serveuse. Elle nous donne ensuite un numéro. Et quand la commande est prête, elle appellera notre numéro. Toute la communication avec la vendeuse se fait en japonais, mais vu le contexte, on comprend tout ce qu’elle dit 😀

Ici aussi, les plats sont de même qualité qu’en France. Cependant, les soupes miso testées depuis hier sont mille fois meilleures qu’en France. On peut peut-être dire qu’un niveau médiocre au Japon correspond à un bon niveau en France.

J’ai hâte de découvrir ce que donnent de vrais, bons restos au Japon 😀

Première expérience de la politesse japonaise

A l’occasion de notre visite au Onsen, JB a pu découvrir pour la première fois la légendaire politesse japonaise.

N’ayant pas assez d’argent pour payer l’Onsen (qui n’acceptait que le cash). JB s’est rendu à la banque la plus proche. A l’entrée, un gardien en casquette et gants blancs accueille tout le monde et indique un ATM disponible.

Pas de chance, l’ATM n’est qu’en japonais, impossible de retirer de l’argent dans ces conditions. JB demande alors au gardien s’il peut l’aider, ce qu’il fait sans hésiter. Malgré cette aide providentielle, impossible de retirer l’argent, l’ATM ne semble pas accepter la carte. Le gardien utilise alors son talkie walkie pour solliciter l’aide d’un employé de la banque qui arrive 10 secondes plus tard.

L’employé regarde la carte et semble indiquer qu’il n’est pas possible de l’utiliser ici mais qu’il faut se rendre au « post office ».

Alors que JB demande la direction pour s’y rendre, l’employé décide tout simplement de l’accompagner alors que c’était tout de même à 5 minutes à pied.

Imaginez la même scène avec un touriste japonais en France…

Le métro

Parlons du métro japonais ! On peut acheter des tickets un par un, ou alors acheter une carte multi-usage (il y a plusieurs réseaux de transports différents), compatible aussi avec certains distributeurs de boissons (qui sont très nombreux). Dans la région de Kansai, c’est la carte ICOCA qui est populaire. Nous l’achetons pour 2000yens (dont 500yens de dépôt qui nous sera remboursé quand on rendra la carte, et 1500yens de crédit). Il faut badger la carte quand on entre/sort du métro, pour que l’argent soit débité de notre carte selon le trajet emprunté.

Les japonais ont pensé à tout. A chaque station, on voit un plan des stations à venir, où l’on nous indique dans quel wagon il faut monter pour sortir pile poil devant l’escalator/l’escalier/l’ascenseur. Rhalala, le perfectionnisme japonais !

Pour ceux qui ont peur de se perdre, tous les panneaux sont traduits en anglais (même les noms des stations), n’ayez crainte !

 

Shinsaibaishusuji Shopping Street

Shinsaibaishusuji est une longue rue commerçante (600m), couverte, le paradis des serial shoppeurs. Les fans des marques de luxe aimeront passer leur journée chez Daimaru, notamment pour dévaliser la boutique SK-II (une super marque japonaise, super chère, mais donne – apparemment une peau de rêve). J’y reviendrai un autre jour pour me faire faire une analyse gratuite de ma peau.

Attendant, on est toujours à la recherche de la fameuse boutique d’Uniqlo. Elle a 4 étages, et l’offre ici est bien évidemment plus complète que ce qu’on peut trouver en France. Il y a beaucoup de collections limitées, notamment une avec Inès de Fressange. Les prix sont deux fois moins chers qu’en France.

Nous finissons chez Daiso, une boutique à prix unique. Cette boutique est la preuve de l’ingéniosité japonaise. Il y a un produit pour chacun des besoins, par exemple ce truc métallique pour éviter la projection d’huile lors de la cuisson.

Ou un faux œuf, à mettre dans la casserole, capable de mesurer l’état des cuissons des vrais œufs => On pourra donc faire de parfaits œufs à la coque.

On trouve aussi des cols à porter en dessous des pulls. Ces cols sont de plus en plus vendus en france aussi, je les trouve trop mignons.

Je comprends pourquoi ceux qui visitent le Japon reviennent toujours avec une valise remplie de bibelots, outils de tout genre. Car on ne les trouve nulle part ailleurs.

Nous repérons un resto (appartenant à une chaîne), pas trop cher et bien noté sur Tripadvisor, au coin du H&M. Leur fameux riz au porc BBQ & kimchi est à tomber ! Pareil, il faut commander à l’aide d’une machine et donner le ticket au serveur. C’est vraiment pratique car le serveur n’a pas à tenter de comprendre l’anglais ni s’embêter avec le paiement, il peut se concentrer sur le service.

JB prend en plus une option -oeuf-. Mais il se trouve avec un œuf cru 😀 Ne sachant pas trop quoi en faire, il récupère uniquement le jaune d’oeuf et le met dans sa soupe « à la vietnamienne ». On comprendra plus tard en observant un local, qu’il faut battre l’œuf, comme une omelette, puis faire un trou dans le riz et mettre l’œuf à l’intérieur, jusqu’à ce que ce soit cuit.

Takoyaki Wanaka Sennichimae

Le lendemain, comme je suis encore en décalage horaire, je me réveille seulement à midi, et nous sortons déjeuner tout de suite. JB m’amène chez TAKOYAKI WANAKA SENNICHIMAE, une adresse très connue à Osaka pour tester leur fameux Takoyaki, à base de poulpe, crème et œuf qui semble être une spécialité d’Osaka.

Pour 500yens, nous avons droit à un déjeuner plutôt consistant pour deux. En bas à droite, vous voyez une sorte de lamelles, comme des feuilles. Il s’agit du katsuobushi, un poisson séché, fermenté, tranché en fines lamelles. A cause de la chaleur, elles bougent ! C’est super bizarre mais marrant à la fois.

A côté, on trouve aussi des crêpes, mais elles sont 1000 fois plus consistantes que celles trouvées en France. La preuve avec les modèles en pâtes & polymères (d’ailleurs tous les restaurants montrent des modèles de leurs plats en polymères comme ça, ça aide beaucoup les touristes).

JB complétera son déjeuner par des nuggets de poulet chez Kinnotorikara – Tonkara Stick (moyennement bons).

La raison pour laquelle JB reste collé au stand de street food pour manger, c’est parce que c’est mal vu de manger/boire tout en marchant. Et comme il n’y a pas beaucoup de poubelles dans la rue, il reste à côté pour pouvoir jeter les déchets dans la poubelle du stand.

Ici, on trouve surtout des poubelles réservées uniquement aux boissons – à côté des distributeurs de boissons. Sinon, on doit tout mettre dans son sac et jeter les déchets une fois à la maison (ou à l’hôtel). Ça n’empêche pas les rues japonaises d’être super propres. Comme quoi la propreté est liée surtout au civisme, et pas au nombre de poubelles disponibles.

Bic Camera

Nous terminons notre promenade chez Bic Camera, un Darty/Fnac/Boulanger combinés, où l’on peut s’extasier devant l’ingéniosité japonaise et la multitude des produits technologiques japonais. Le bâtiment comporte 9 étages, on a juste repéré des sacs particulièrement adaptés aux nomades digitaux, et des sièges réservés aux gamers. On y reviendra, c’est sûr !

 

Sakae Sushi

Après avoir bossé un peu, nous allons dîner chez Sakae Sushi. Il y a de la queue mais heureusement ça avance très vite. Nous avons droit à deux places au comptoir, devant les chefs. Yesss !

Ici, on commande sushi par sushi. Il y a des numéros devant chaque type de sushi/maki. Il faut écrire sa commande sur un papier et le donner au serveur/au chef. Les sushis coûtent entre 100yen et 300yens la pièce. Comme on est gourmands, on choisit les sushis les plus chers, qui sont plus fournis en poissons (fatty tuna, fatty salmon, very fatty tuna…)

Le plateau en face de nous avec du gingembre, c’est à nous aussi. Si on commande peu, le chef peut déposer les sushis directement sur cette assiette. Mais comme on a pris une grosse quantité, il nous donne un plat à part.

Et ça, c’est de la vraie nourriture japonaise ! Tous les sushis ont du wasabi dedans, ils en mettant suffisamment, mais pas trop.

C’est cette qualité qu’on attend d’un sushi au Japon. Au final, on aura payé 47€ environ boissons comprises.

Les autres touristes (asiatiques) ne savent pas manger correctement les sushis, du coup ne regardez pas autour de vous pour apprendre à manger des sushis comme des japonais. La vraie méthode japonaise, c’est de tremper un tout petit peu le POISSON dans la sauce (surtout pas le riz !), et mettre le sushi entier en bouche.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, à bientôt pour de nouvelles aventures au Japon ! Lisez la suite (carnet #3) ici

Partie 2 : Conseils pratiques

Budget

  • Premier resto (tenu par les viet) : 1100yens/bento
  • TENNEN ONSEN NAVIWA HOT SPRING : 800 yens/entrée. Location de petite serviette : 150yens
  • Déjeuner devant le onsen : à partir de 500yens/plat
  • Métro => onsen : environ 7 stations, 24 minutes : 230 yens/personne
  • Achat d’une carte ICOCA : 2000yens, dont 500yens de dépôt, et 1500yens de crédit à utiliser pour le métro/les distributeurs de boissons
  • Takoyaki : 500yens pour 8 boules
  • Nuggets de poulet : 250yens une demie-portion, 500yens une portion normale
  • Bubble tea : 300 yens
  • Crêpe : 400yens
  • Restaurant Sakae Sushi : entre 100yens et 300yens/sushi. Notre repas nous a coûté environ 47€ pour deux, boissons comprises
  • Retrait aux ATM : environ 200yens de frais pour chaque retrait

Conseils pratiques

  • Retirez de l’argent aux ATM de Citybank, chez 7-eleven ou dans les bureaux de poste
  • La plupart des restaurants, boutiques et supermarchés acceptent le paiement par carte bancaire (sans prendre de frais supplémentaire). Si vous avez l’option internationale comme nous, c’est très avantageux. Il faut parfois entrer le code PIN, parfois non
  • Prévoyez quand même de la monnaie, surtout pour payer la street food
  • Au Japon, c’est très mal vu de manger et boire en mangeant. Il faut manger si possible à côté du stand de street food. Ensuite, il n’y a pas forcément de poubelles à proximité, donc il faut amener les déchets avec vous (et les jeter chez vous, ou à l’hôtel).
  • Les fumeurs ont des espaces réservés pour fumer. Certains fument à côté des distributeurs de cigarettes car il y a une poubelle dédiée aux cendres. Encore une fois, les japonais ne font pas deux choses à la fois : ils ne marchent pas en fumant non plus. Ils fument d’abord, puis ils marchent.
[Coulisses du Blog] Quelques mots à destination de nos lecteurs
Carnet de Voyage Osaka (Japon) #1 : des heures de vol et notre Airbnb
    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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