5 jours de découvertes à Minsk (Biélorussie)

Suite au mariage de mon frère il y a 2 semaines (raison de notre retour en France), nous partons quelques jours pour découvrir le pays de son épouse : la Biélorussie.

Ils organisent en effet 5 petits jours de voyage pour la famille proche et quelques amis triés sur le volet.

Nous sommes ravis à l’idée de ce voyage, la Biélorussie est un pays méconnu, peu touristique et nous n’aurions certainement pas mis ce pays d’Europe de l’Est sur notre itinéraire sans cet heureux événement.

Pourquoi 5 jours ? C’était tout simplement la durée de visite maximum de visite des français sans avoir à demander de visa jusque très récemment. L’obtention d’un visa pour un séjour plus long étant tout sauf une formalité. Sachez cependant que cela vient tout juste de changer : les français peuvent désormais venir 30 jours sans avoir à demander de visa. Profitez-en !

Jour 1 : arrivée et premier dîner

Nous sommes une délégation de 10 personnes à nous retrouver à l’aéroport de Paris. Mon frère PE et sa femme T. étant déjà sur place depuis quelques jours.

La compagnie nationale Biélorusse, Belavia, propose des vols directs à des tarifs très abordables. Le voyage se déroule bien même si le déjeuner est surprenant. Ayant choisi du « chicken » (choix quasi-systématique lors de mes vols, je considère que c’est une valeur sûre), je suis quelque peu décontenancé lorsque je découvre une… saucisse… qui n’a que très vaguement le goût de poulet. Je n’attendais pas grand chose de la gastronomie biélorusse, je réduis encore mes espoirs.

Dans l’avion, il n’est pas nécessaire de remplir le document d’immigration car nous ne demandons pas de visa.

Arrivé à Minsk, nous passons à l’immigration. Le certificat d’assurance obligatoire nous est demandé (gratuit, il suffit de demander à Visa ou Mastercard en fonction de la carte de crédit que vous avez).

Les policiers de l’immigration sont particulièrement attentifs aux passeports : ceux-ci sont scrutés à la loupe, passés sous une lumière blanche, … c’est la première fois que je voyais ça. Notre compagnon de voyage V. mettra même 10 bonnes minutes avant de passer. Sa couverture de passeport, qui est décollée, occasionnera en effet des vérifications complémentaires.

Après avoir récupéré nos bagages, nous retrouvons PE et T. qui nous accueillent chaleureusement. Nous retirons de l’argent au distributeur tandis que nos amis qui n’ont pas de carte internationale font du change.

Le distributeur automatique ne pose pas de difficultés, on peut le mettre en anglais.

Ne restant que 5 jours, nous n’avons pas acheté de carte SIM locale et nous sommes contentés de notre carte SIM internationale Drimsim qui fonctionne parfaitement (10€ le Giga).

Il semble cependant que ce soit possible d’en acheter une même si je n’ai pas vu de boutique à l’aéroport.

Internet est cependant assez facilement accessible. A l’aéroport (et dans de nombreux endroits de la ville), le wifi est disponible gratuitement. Il faut indiquer son numéro de téléphone (vous pouvez mettre votre numéro français) pour recevoir un code de validation par SMS.

Direction le centre ville. Le plan initial était de prendre un mini-bus mais aucun n’était disponible. Nous partons donc avec plusieurs taxis. Certains en direction d’une auberge de jeunesse, d’autres en direction de l’hôtel Garni, option que nous avons choisie. Le trajet coûte 55 roubles.

Après un léger moment de repos à l’hôtel, Anh et moi sortons faire un tour rapide pour prendre le pouls de la ville et acheter de l’eau (celle du robinet n’est pas recommandée). Notre hôtel (hôtel Garni, 50€/nuit, 3 étoiles) est en plein cœur de la ville et nous pouvons apercevoir quelques points d’intérêts. Nous passons notamment devant une église catholique (St. Joseph Church). Je suis à peine entré car des fidèles étaient en pleine prière et je ne souhaitais pas les déranger. L’intérieur est cependant magnifique et aurait mérité d’y passer un peu plus de temps.

Il est déjà temps d’aller dîner, PE et T. nous emmènent dans un restaurant traditionnel. Celui-ci est joliment décoré et essaie d’imiter l’ambiance soviétique. Même si le menu est traduit en anglais, l’aide de T. pour passer commande est bienvenue.

En entrée, nous avons droit à un assortiment de bonnes choses, un petit peu comme des tapas. Certains sont à base de caviar et c’est drôlement bon.

En plat principal, je choisis une sorte de pot au feu accompagné de sarrasin.

En boisson nous découvrons les Kompot, boisson traditionnelle non alcoolisée avec un fruit entier à l’intérieur (ce n’est pas systématique). Nous l’accompagnons d’une jarre de 3 litres de bière qui partira très rapidement.

Agréable surprise : tout est très bon, je me suis régalé 🙂

Jour 2 : visite de Minsk, métro et dîner de famille

Je sors seul le matin avec l’idée de prendre un petit déjeuner dans un endroit populaire : échec. L’endroit qu’on m’a conseillé est fermé comme… à peu près tout le reste. Je m’aperçois que la plupart des commerces ouvrent à 10h. Comme pour me consoler, je passe devant une grande affiche faisant la promotion de Mireille Mathieu, très populaire en Europe de l’Est.

Nous prenons le métro pour la première fois. Celui-ci est finalement assez simple à prendre. Il n’y a que 2 lignes (+ une 3e en construction).

Les stations sont numérotées et traduites en caractères latins, bien plus simple de s’y retrouver qu’en cyrillique.

A l’intérieur de chaque wagon, un écran permet de voir le numéro de la prochaine station : très pratique.

Le plus compliqué est sans doute d’acheter le jeton qui fait office de ticket.

Il n’y a pas d’automate, aucune instruction en anglais au guichet et l’employé ne parle que le russe.

Nous avons triché puisque PE et T. ont acheté les jetons pour nous mais j’imagine que c’est faisable en indiquant avec les doigts le nombre de trajets que vous souhaitez. Un jeton coûte 0,65 rouble.

Direction la bibliothèque qui dispose d’un observatoire permettant un panorama sur sur toute la ville.

Arrivé au niveau de la bibliothèque, il faut suivre les flèches « Observation deck ».

Nouvel échec de la journée : nous arrivons à 10h15 alors que cela n’ouvre qu’à 12h. Nous profitons donc du beau temps et du jardin à côté. Après l’attente, nous prenons nos tickets (3,5 roubles) et montons profiter de la vue.

C’est déjà l’heure de déjeuner, nous nous rendons dans une cantine biélorusse (Lido : https://goo.gl/maps/9t6bM5RqvyB2).

Là bas presque tous les plats sont facturés au poids, d’où les post-it collés sur l’assiette.

Je me régale d’une soupe à base de viande et d’olives. Si vous voulez essayer de la retrouver, elle s’appelle « Solianka ». C’est bon et très économique, Anh et moi en avons pour 25 roubles au total.

Nous poursuivons notre visite et passons devant le très joli Gorky National Academic Drama Theatre, passons par l’Independence Square et sa grande statue de Lénine et devant le Victory Square et sa flamme permanente qui fait penser à la flemme de soldat inconnu de l’arc de Triomphe à Paris.

Nous nous rendons ensuite au Parc Gorky d’où nous attendrons PE et T. qui partent verser un acompte au restaurant du lendemain. Les réservations pour des groupes sont peu habituelles là bas et ils souhaitent être sûrs que l’on vienne 🙂 Pour passer le temps, j’en profite pour faire un tour de grande roue. Joli vue et décontraction en perspective.

Pour finir, nous visitons l’église orthodoxe Holy Spirit Cathedral. Les femmes sont priées de porter un voile avant d’entrer. Nous arrivons en pleine prière et découvrons la ferveur des fidèles qui chantent et embrassent statues et tableaux.

Le soir, c’est dîner en famille. Nous sommes invités par le père de T. au restaurant. Celui-ci (restaurant Dom : https://goo.gl/maps/uzx3RULo9AT2) est assez chic mais délicieux.

Anh est rassurée de comprendre que le grand shot de Vodka est « seulement pour les hommes ».

Nous le buvons (presque) tous cul sec pour honorer nos hôtes. Anh se régale d’un tartare de bœuf, moi d’un canard.

Le fondant au chocolat en dessert est délicieux également.

La fin du repas est marquée par les discours du père de T. et de son oncle. Moment très émouvant.

T. réussira l’exploit de permettre une communication a peu près fluide entre 14 personnes dont la moitié parle français et l’autre russe.

Jour 3 : visite des châteaux de Mir et de Niasvij puis grosse soirée

Le matin, un mini-bus Mercedes très confortable nous attend devant l’hôtel.

Environ 1h30 de route pour rejoindre le château de Mir construit à la fin du XVe siècle et inscrit depuis 2000 au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’entrée coûte 14 roubles. Si l’extérieur est très joli, la visite de l’intérieur n’apporte pas grand chose.

Si vous regardez les billets de 50 roubles, c’est d’ailleurs ce château que vous pourrez observer.

Nous déjeunons juste à côté au Doroga Zamkov (https://goo.gl/maps/TosR81Tp16m). Je me régale d’un pot avec un mélange de viande, de pomme de terre et de crème fraîche, vraiment délicieux !

Après environ 30 minutes de route, nous nous rendons au château Niasvij, construit au XVIe siècle et lui aussi inscrit au patrimoine de l’UNESCO. L’extérieur est également très joli et cette fois-ci l’intérieur est intéressant avec de nombreuses salles à découvrir.

Le dîner est marqué par l’animation musicale en entrée où les convives sont plus qu’encouragés à participer à une danse folklorique.

Petite curiosité assez régulière sur les menus russes. La quantité de chaque élément du plat est précisée ainsi que son nombre de calories.

Je mange un filet de saumon un peu trop cuit à mon goût. La fin du dîner est marqué par le digestif que nous offre M. à l’occasion de son anniversaire.

Excellente introduction à la soirée qui va démarrer. Certains esprits mal placés indiquent que le séjour commence vraiment à ce moment.

Les plus festifs du groupe se rendent en effet à l’incroyable Embargo Bar (https://goo.gl/maps/4V9DnceeEWU2). Le lieux est cosy et ressemble à un bar d’hôtel haut de gamme. Les barmans, en mode hypster, sont tirés à 4 épingles et inventent des cocktails en permanence.

Il suffit de leur indiquer ce que l’on souhaite (saveur / alcool / niveau de sucre / …) et ils s’exécutent. Chaque cocktail coûte 15 roubles. 3 à 4 fois moins cher qu’un cocktail de niveau équivalent en France.

Ce qui s’est passé dans cette soirée restera dans cette soirée mais disons qu’elle fût très bonne. Il semblerait que nous ayons mis une ambiance très différente des standards de la maison. Nous aurons d’ailleurs droit à la tournée du patron.

Le premier cocktail à l’honneur fût le préféré de T. et de P.E.

Pour le 2e, je commanda un mojito revisité. Pour le 3e, un cocktail à base de citron. Je dois avouer que je ne me rappelle plus vraiment des suivants mais selon un décompte officiel, je finirai avec 7 cocktails au compteur.

Vers 3h30, il commence à y avoir des victimes, il est temps de battre en retraite. L’homme fort de cette soirée est incontestablement V. mais les images resteront secrètes.

Jour 4 : Sauna privatif

La nuit a été courte et le réveil plus que difficile. Petites mines, maux de crânes, sans parler de quelques passages en urgence aux toilettes pour certains, … Quoi de mieux qu’une bonne séance de sauna pour se remettre d’aplomb ?

En Biélorussie, le sauna est une tradition très prisée et ça tombe bien : j’adore ça. J’en ai d’ailleurs beaucoup profité en Hongrie à Budapest, au Japon ou en Corée du Sud.

Cette séance est cependant originale : PE et T. ont réservés une maison entière. Celle-ci est composé d’une grande pièce de vie avec cuisine, d’un petit jardin avec barbecue et bien sûr d’un sauna avec une petite piscine d’eau froide.

Le lieu est tout a fait adapté pour une quinzaine de personnes même si tout le monde ne pourra entrer dans le sauna en même temps. En louant le lieu pour plusieurs heures, tout le monde peut en profiter sans limite.

Particularité des saunas en Biélorussie : ceux-ci sont habituellement chauffé au feu de bois alimenté par le propriétaire des lieux à l’extérieur. Cela provoque une agréable odeur de bois.

Arrivés au sauna, tout le monde est très excité et se met rapidement en maillot de bain pour expérimenter le sauna. On se couvre la tête d’un petit chapeau de lutin pour éviter aux cheveux de se dessécher. Accessoirement cela permet de ne pas se brûler les oreilles.

Le sauna est très chaud comme je les aime, ça fait du bien de transpirer puis de plonger dans l’eau froide. Tradition biélorusse oblige : on s’allonge à tour de rôle et on se fouette avec des branches de boulots aspergés d’eau. Cela dégage une parfum agréable et permet (parait-il) d’améliorer la circulation du sang.

Après quelques cycles sauna -> eau froide -> hydratation -> grignotages. La cuite de la veille est oubliée, je suis en pleine forme ! Ne reste que le rhume attrapé entre temps.

Pour déjeuner, nous commandons 14 pizzas, soit un peu plus d’une par personne. C’est impressionnant comme ça mais il n’y avait rien de trop. Nous finissons par une partie d’échec avec PE qui montre l’efficacité des séances d’entraînement avec l’oncle de T., champion d’échec.

Nous repartons requinqués, ça fait du bien !

Nous avons profité du lieu de 11 à 16h au tarif de 40 roubles par heure.

Le lieu se situe à environ 15 minutes en voiture du centre de Minsk et est clairement introuvable si on ne le connaît pas, il n’est présent ni sur Tripadvisor, ni sur Google et et ne possède pas de site internet. J’ai pris la carte de visite en photo, vous pouvez demander à la réception de votre hôtel de vous aider à réserver si besoin.

Sinon, j’ai pris en photo cette pub à l’aéroport mais à l’heure où j’écris ces lignes, le site ne fonctionne pas.

Nous retournons à l’hôtel pour nous reposer. J’en profite pour aller chez le coiffeur (35 roubles).

Pour le dîner, nous retournons à la cantine que nous avions déjà expérimentée. Le choix est plus restreint le soir et malheureusement, la délicieuse soupe que je voulais goûter à nouveau n’est plus disponible. Je me rabats vers la traditionnelle galette de pomme de terre à déguster avec une généreuse ration de crème fraîche. Délicieux.

Jour 5 : petit déjeuner et départ

Dernière matinée : nous nous rendons chez Stolle (https://goo.gl/maps/vNdq2S7SaF52) à deux pas de l’hôtel pour un petit déjeuner typique. Je prends une part de gâteau salé à base de saumon et une autre sucrée à base de myrtille. C’est bon, sans plus.

C’est déjà la fin du séjour, ceux qui rentrent en France partent à l’aéroport en taxi. Nous partons une heure plus tard en réservant un Uber (35 roubles).

Originalité à l’aéroport, nous tombons sur un distributeur de caviar !

Pensez à prendre le justificatif de déclaration à la police que vous as remis l’hôtel, vous risquez d’avoir des problèmes à partir sinon. (Selon PE, ce document n’est indispensable que pour les séjours supérieurs à 5 jours).

Le séjour à Minsk est terminé, direction Istanbul pour 45 jours ! Ca va faire du bien d’avoir un nouveau « chez soi » : depuis le départ de Trans-Sur-Erdre fin juillet, je ne suis resté nulle part plus de 15 jours.

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    Jean-Benoit

    Passionné de SEO, Jean-Benoit a toujours rêvé d'aventures et de grands espaces. Ce tour du monde est pour lui la réalisation de son plus grand rêve.

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    Un commentaire
    • Répondre Nadia

      9 octobre 2018, 8 h 19 min

      Je n’ai jamais entendu parler d’un tel lieu, mais ça a l’air sympa. En tout cas, les images de bouffe que tu as partagé donnent vachement envie de manger, lol.

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