Nous sommes à Sofia et j’ai beaucoup plus de temps libre pour mettre mon blog à jour (yayyy, tous les carnets de voyage sont en ligne !!!) et pour me remettre à la lecture. Ce mois-ci, mes favoris sont uniquement des livres car je n’ai rien acheté d’autre. Les articles « mes favoris du moment » sont peu lus quand je ne fais pas de shopping, mais ça permet de partager des connaissances un peu plus profondes et peu connues.
Mind your manners de Sara Jane Ho
Mind your manners est probablement l’émission qui a eu le plus d’impact sur moi ces dernières années. C’est une émission de Netflix sur l’étiquette, où Sara Jane Ho, une Hongkongaise ayant fait ses études aux Etats-Unis et en Suisse, enseigne l’art de l’étiquette. Comme elle vient de Hong Kong, elle utilise beaucoup de méthodes traditionnelles chinoises pour le bien-être de ses élèves. C’est grâce à elle que je me suis sérieusement intéressée au feng shui, puis au Yi King, qui a complètement changé ma vie. Suite à cette émission, j’ai acheté son livre, sorti début 2024 (lien Amazon).
Quand j’étais encore salariée, dans l’entreprise, il y avait une femme que les autres n’aimaient pas trop. Alors que tout le monde avait des salaires net ne dépassant pas 2000 euros/mois, elle venait au travail avec des sacs de luxe hors de prix tous les jours et une montre de luxe. Longtemps, je ne comprenais pas d’où venait cette animosité envers elle, c’est son argent avant tout, on savait qu’elle n’était pas mieux payée que nous autres, tant mieux pour elle si sa famille est riche… Et c’est seulement en lisant le livre de Sara Jane que j’ai compris qu’il s’agissait plutôt d’un problème d’étiquette. L’étiquette moderne, selon Sara Jane, est une question de fluidité sociale : (1) être capable de lire les personnes et les situations avec précision et rapidité, et (2) être capable d’interagir avec les autres de manière fluide, efficace et confiante. Bien sûr, dans un monde idéal, tout le monde peut porter le sac de luxe qu’on veut, mais dans ce contexte social précis, en s’affichant avec tous ces produits luxueux, le message que cette collègue envoyait malgré elle, était « vous êtes tous des losers ». Dans le livre, Sara Jane conseille de « ne pas avoir une montre plus chère que celle de votre patron. S’il/elle n’est pas bien habillé(e), adoptez un look discret. Vous ne voulez pas être dans une réunion où le client vous prend pour votre boss »; si on casse une assiette chez quelqu’un, même si la personne dit que ce n’est pas grave, il faut obligatoirement envoyer un cadeau pour s’excuser; Sara donne des conseils pratiques aussi par ex. comment utiliser la serviette au restaurant pour qu’elle paraisse propre tout au long du repas.
Le livre de Sara Jane m’a fait revivre plein de moments où j’ai été maladroite et aurais dû être plus attentive envers les émotions des autres. Il me permet également de comprendre pourquoi deux geishas avec qui nous avons passé un petit moment au Japon, ont réussi à détendre l’atmosphère d’une salle entière. En suivant les conseils de Sara Jane, vous serez capable d’organiser des dîners plus que mémorables à la maison. Ce livre est plein d’anecdotes, plein d’exemples et même si quelques astuces semblent un peu machiavéliques et peu sincères (notamment comment construire son réseau), on passe un bon moment et referme le livre avec le sourire. C’est divertissant, tout comme son émission. Si vous ne lisez pas l’anglais, regardez au moins son émission sur Netflix, c’est sous-titré en français.
P/s 1: Sara Jane vient d’une classe sociale élevée, bien qu’un peu moins riche que les singapouriens du film « Crazy Rich Asians ». Elle a étudié au Harvard Business School. Ce livre permet aussi d’en savoir plus sur son parcours, son éducation, et le monde des élites chinois.
P/s 2 : en suivant Sara Jane sur Instagram, j’ai appris qu’un système d’enchères était utilisé dans l’édition. Les auteurs ayant une certaine influence comme Sara Jane vont mettre le droit de publication de leurs livres en enchères et les éditeurs vont se battre pour l’avoir. Le montant n’est pas indiqué publiquement, mais ça permet aux deux côtés d’avoir un contrat satisfaisant. Dans le cas de Sara Jane, c’est Hachette qui a acheté les droits.
Salt, Fat, Acid and Heat
C’est un best-seller sur l’art culinaire, qui a été traduit en plusieurs langues. Le livre est disponible en français et sera probablement un excellent cadeau pour Noël (lien Amazon)
L’auteure est une cheffe américaine qui, après avoir travaillé pour les plus grands noms (Chez Panisse, par ex.), a formalisé son secret en 4 mots simples : Sel, Gras, Acide et Chaleur. C’est le secret d’une recette réussie. Et quand on connaît et comprend ces principes, on sera capable de créer des recettes nous-mêmes, et corriger les plats qui sortent de la cuisine.
- Le sel est l’ingrédient le plus important et qui a le plus d’impact sur la réussite d’un plat. Il permet non seulement de sublimer les autres goûts, mais rendre la viande plus tendre (laisser la viande toute la nuit dans du sel apportera plus de saveur à la cuisson le lendemain, et la viande sera plus tendre).
- Le gras ajoute de la texture et aide à transporter les saveurs. L’auteure explore différents types de matières grasses (huiles, beurre, etc.) et leur rôle dans la cuisine, en expliquant comment choisir et utiliser la bonne matière grasse pour chaque plat. Il y a une longue description de la manière de réunir sa mayonnaise maison et comment faire des pâtes à tarte.
- L’acide équilibre les saveurs et apporte de la fraîcheur. Samin Nosrat discute des ingrédients acides comme les agrumes, le vinaigre, et les produits laitiers fermentés, et comment ils peuvent transformer un plat en lui donnant de l’équilibre. C’est un peu mon secret aussi. La cuisine vietnamienne utilise beaucoup de sauce de poisson et quand j’en mets trop, je peux toujours corriger mon plat en mettant un peu de vinaigre de riz, ou du citron vert.
- La chaleur contrôle la cuisson des aliments et peut apporter la texture désirée. Elle explique comment garder un maximum de valeurs nutritionnelles et de vitamines avec une chaleur de cuisson adaptée. La chaleur adaptée permettra aussi de garder la douceur d’un chair tendre comme le poulet, et rendre une viande dure plus tendre (comme le boeuf). Tout ce processus est expliqué chimiquement et une fois qu’on a compris le principe, on saura choisir la chaleur adaptée pour chaque plat.
Le livre a été adapté en émission culinaire sur Netflix (au même nom : Salt Fat Acid Heat). Les contenus du livre et de l’émission sont différents, vous pouvez vous intéresser à l’un ou à l’autre, ou aux deux. C’est un livre qui me plaît particulièrement car
- je déteste les livres de recettes. Je n’aime pas quand on ne m’explique pas pourquoi il faut laisser mariner le boeuf toute une nuit et le poisson 20 minutes etc. Quand j’ai écrit la recette de sauce de nems pour le chef Jérémie à Koh Phangan, ma mère m’a dit qu’il fallait la préparer selon un ordre précis « parce que c’est de la chimie », mais c’est seulement en lisant le livre que j’ai compris pourquoi dans cet ordre précis. Le livre contient quand même quelques recettes de base et quelques suggestions de menus, mais cela représente une toute petite partie du livre. En plus, il est joliment illustré (les illustrations sont très drôles, notamment celle du « comment corriger une mayonnaise ratée »).
- je suis difficile et il m’arrive de temps en temps de dîner dans un restaurant gastronomique et ne pas savoir pourquoi tel ou tel plat ne me plaît pas. Maintenant, avec ce livre, au moins je saurai le corriger dans la limite du possible : un peu plus de sel, d’huile, ou de vinaigre / citron.
- je ne trouve aucun plaisir dans la cuisine, préférant manger, mais maintenant ça me donne envie de cuisiner car j’ai l’impression de détenir LA recette magique.
- on parle beaucoup de cuisine sans cuisson ces derniers temps, alors qu’à la base, c’est la cuisson des aliments qui a réduit le temps de digestion et nous a rendus plus intelligents. La cuisson n’est pas l’ennemi des aliments. En suivant les principes de Samin Nosrat, on saura saler correctement l’eau de cuisson pour les légumes pour que ceux-ci cuisent plus vite sans perdre leurs vitamines, et garder un maximum de bonnes choses dans la viande, sans les manger en tartare systématiquement.

Il faut entraîner son palais, comme ce que m’a dit le chef Jérémie, mon chef préféré à Koh Phangan. C’est lui m’a rendue difficile en me servant ses plats délicieux et en me montrant pourquoi ils sont délicieux. C’est lui qui m’a montré la différence entre un plat cuisiné avec des ingrédients médiocres et un autre avec des ingrédients frais, bio. En parlant avec lui, je vois comment la cuisine peut devenir une passion. Elle est aussi minutieuse que la joaillerie, aussi créative que la peinture, aussi précise que la chimie, mais ça peut être simple également. Grâce à ses conseils, et maintenant ce livre, je saurai faire des plats simples, mais précis, et délicieux.
I Ching the oracle – Benebell wen
C’est après avoir regardé un épisode d’Astrology Podcast où Chris interview Benewell Wen sur son nouveau livre « I Ching the Oracle » que je me suis demandé « qui est cette femme ? où a-t-il trouvé une perfectionniste comme elle ? ». Benewell Wen est avocate (c’est son job principal) mais a un intérêt très prononcé pour l’ésotérisme. Elle s’est spécialisée en tarot, a même dessiné ses propres cartes de tarot, un livre sur le tarot, et puis elle a sorti un livre sur le Taoïsme ésotérique avant d’attaquer au I Ching. J’étudie le Yi King/I Ching depuis un petit moment et vous pouvez en savoir plus le pourquoi du comment ici. Il me manque toujours un livre qui couvre les notions ésotériques du monde entier et leurs relations avec le Yi Jing. Ce livre existe enfin et s’appelle I Ching the oracle (lien Amazon). Il n’existe qu’en anglais pour le moment et il sera traduit, au mieux, en espagnol seulement.

Benebell étudie le Yi King depuis toute petite et comme elle parle couramment chinois et anglais, elle est capable de nous offrir une traduction intéressante et moderne, tout en pointant les difficultés de traduction d’un mot. De plus, elle sort des traductions moralisatrices du confucianisme pour nous donner des insights plus orientés « taoïsme » dans un sens exotérique, tout comme dans un sens ésotérique, sans oublier le contexte historique.
Le livre s’adresse aux experts du Yi King car on a une très très longue partie au début qui explique les différents courants de pensée, qui remettent en cause l’origine / le créateur du système du Bagua, qui lie le Yi King à certaines notions mathématiques, à la Kabbale, à la table d’émeraude, aux alchimistes, à l’astrologie, au tarot etc. le Yi King englobe tout ça, étant un système philosophique extrêmement ancien et universel. Comprendre le Yi King, c’est comprendre l’univers, l’auteure ajoute :
Ce qui est intrinsèque au I Ching, c’est l’encouragement à surmonter toute circonstance négative à laquelle vous êtes confronté. Lorsque vous lisez le texte comme de la littérature, vous approfondissez votre connaissance du monde. Lorsque vous consultez le texte, vous découvrez la connaissance de vous-même et vous vous sentez renforcé. Lorsque vous étudiez le texte avec discipline et raison, vous devenez le sage.
Une fois que vous devenez le sage, la signification ésotérique du Livre se révélera à vous. Reflétant les profondeurs de l’alchimie taoïste, l’Oracle est une clé maîtresse pour accéder au domaine des immortels.
Je n’ai toujours pas fini la lecture. Ce livre se lit à petites doses car il faut prendre beaucoup de notes à chaque fois. Sa liste de bibliographie est presque aussi longue que le livre, la moindre idée, le moindre mot est justifié par une référence bibliographique. Je n’ai encore jamais lu de livre avec une telle perfection. Les illustrations sont nombreuses en plus ! On croyait que le livre était déjà très bien, jusqu’à ce que l’auteure publie sur son site officiel des erreurs, des illustrations en couleurs, et la mise en page qu’elle aurait aimé qu’on obtienne… dans un but d’améliorer encore plus notre expérience de lecture.
Il y a un autre livre sur le Yi King dont la qualité est supérieure aux autres mais il est en vietnamien (Kinh Dịch – Cấu Hình Tư Tưởng Trung Quốc), donc j’ai voulu vous proposer celui-ci, en anglais certes, mais l’anglais est plus accessible que le vietnamien, n’est-ce pas ?
J’ai feuilleté vite fait l’autre livre : Tao of Craft de Benewell Wen sur les amulettes et je suis tombée sur ce passage plein de bon sens, que je m’empresse de partager avec vous :
Je me souviens avoir écouté un discours du vénérable Sheng-Yen (lien YouTube), un moine bouddhiste, enseignant et érudit, qui parlait de la magie et de la sorcellerie, ou comme je préfère l’appeler, des pratiques énergétiques au-delà du domaine physique. Il mettait en garde contre la dépendance aux pratiques énergétiques, tels que la magie, pour s’aider soi-même ou même avec l’intention bienveillante d’aider les autres. Ceux qui ont la capacité de travailler avec ces énergies et qui possèdent également une sagesse divine n’utilisent que rarement leurs capacités, et cela pour une raison précise. Ils comprennent qu’il n’y a aucun bénéfice durable.
Il donna l’exemple d’un amour à sens unique. Disons que vous voulez que quelqu’un vous épouse, mais que cette personne n’est pas encore prête à accepter une telle proposition. Si vous utilisez des pratiques énergétiques, comme un sort magique, pour que cette personne vous épouse, alors vous vous engagez dans un acte de tromperie. Au-delà du fait d’avoir agi de manière trompeuse, le plus grand problème est la dette que vous avez contractée. Dans les pratiques énergétiques comme la magie, vous empruntez quelque chose qui ne vous appartient pas. À un certain moment, vous devrez le rendre, avec des intérêts composés, des intérêts énergétiques sur des intérêts énergétiques. Vous devez vous demander : en fin de compte, cela vaut-il la peine d’emprunter cette petite quantité d’énergie ?
L’intention d’utiliser des pratiques énergétiques au-delà du domaine physique pour aider les autres est louable, mais de bonnes intentions peuvent rapidement dérailler. Les lois de cause à effet s’appliquent toujours. Figurativement, utiliser de telles pratiques pour combler un vide pour quelqu’un implique que vous devez obtenir le remplissage ailleurs. En obtenant ce remplissage, tout ce que vous avez fait est de créer un autre vide ailleurs, un vide que peut-être vous ne voyez pas, pour combler celui que vous avez actuellement. Où est le sens là-dedans ?
De plus, il pourrait y avoir une plus grande explication karmique derrière la raison pour laquelle cette personne a eu un tel vide en premier lieu. Vous ne devriez pas interférer avec ce karma, du moins sans une compréhension complète de ce chemin, de votre propre chemin et de ce qui pourrait résulter de l’interférence. Utiliser quelque chose comme la magie viole les chemins karmiques des gens. Alors qu’ils sont piégés dans l’instant de souffrance, les gens oublient la nécessité de la douleur. La douleur fait partie du chemin du héros vers la grandeur, et à la fois la douleur et la grandeur pourraient faire partie du karma de quelqu’un. Ne pas permettre à cette personne de souffrir la nécessaire douleur pourrait la détourner du chemin du héros. Il faut donc toujours être prudent dans la manière dont on procède dans les pratiques énergétiques.
Pourtant, il existe un principe curieux de « tenir bon » parmi de nombreux praticiens taoïstes ésotériques. Aujourd’hui, dans la manière dont l’art est pratiqué, il semble y avoir un accord tacite selon lequel les pratiques énergétiques pour la protection et la défense de soi sont permises, et que se venger contre ceux qui nous blessent ou nous menacent, ou assister les autres dans ce sens, fait partie du travail du praticien.
Cela s’oppose à la philosophie taoïste exotérique de manière significative. La philosophie taoïste exotérique enseigne le wu wei, c’est-à-dire agir en réponse aux forces opposées en n’agissant pas du tout. Ainsi, tandis que le vénérable Sheng-Yen parlait d’un point de vue bouddhiste Chan, ce que le moine avait à dire sur la magie est aligné avec le principe taoïste du wu wei. La philosophie taoïste enseigne à se défendre contre la dureté d’autrui. Wu wei parle de cultiver l’esprit du praticien et d’être comme l’eau, absorbant les offenses sans être touché par elles.
Les plus hauts éléments de l’art de la défense concernent l’atteinte d’un tel niveau d’intuition, de mutabilité de l’esprit et du corps, que toute attaque offensive est comme une chatouille à la pointe de votre orteil, et vous ne réagissez pas contre cela car vous montrez compassion et amour inconditionnel pour tous. Au stade le plus avancé d’entraînement, un pratiquant du taoïsme ésotérique atteindra l’état de wu wei prôné dans le taoïsme exotérique.
Ce passage est un rappel pour moi « mind my own business » car en 2024, j’enchaîne leçon après leçon : suite aux demandes de quelques personnes, je les aide pour leur business, mais certains d’entre eux ne le méritent pas (ils ne cherchent pas à s’améliorer et comptent juste me filer le bébé). En échange, je perds en énergie et tombe malade – car je vais à l’encontre de leur chemin karmique. C’est une leçon que j’ai apprise avec douleur en 2024 et je ne la referai plus. J’ai également vu des soins énergétiques qui ont mal tourné, car le praticien a emprunté de l’énergie on-ne-sait où, et le patient a dû payer des intérêts énergétiques très chers par la suite. C’est un wake up call pour ceux qui abusent du pouvoir de l’attraction sans se mettre en action. Bref, chacun doit fournir ses propres efforts et ne pas prendre de raccourcis – pour un résultat durable (cf. le pouvoir du don).
Autres infos intéressantes
Différentes lectures m’ont amenée à m’intéresser davantage à la baisse du QI, baisse d’attention, baisse de compétences. J’ai été amenée à m’intéresser aux sources suivantes :
- Le film Idiocracy : qui projette un avenir inquiétant où, les gens au QI ne font pas/moins d’enfants, mais les gens au QI faible en font beaucoup et 500 ans plus tard, le niveau d’intelligence moyen est proche de 70. C’est un film très drôle mais qui peut, malheureusement devenir réalité
- Le documentaire sur Amazon Prime : Demain, tous crétins ? qui met le doigt sur la baisse du QI liée aux perturbateurs endocriniens. S’ils ont un certain impact sur les adultes, son impact sur les foetus est catastrophique car on ne peut pas corriger cette baisse du QI après la naissance. Selon ce documentaire, on manque d’iode, et d’autres substances prennent la place de l’iode et empêchent son bon fonctionnement. Les femmes enceintes en carence d’iode mettent au monde des enfants moins intelligents.
- Le cerveau endommagé de Barbara Demeneix (lien Fnac, lien Amazon). Comme le documentaire précédent met bien évidence les recherches de cette scientifique du CNRS, j’ai lu son livre. C’est un livre de vulgarisation scientifique, au même niveau que « Science et Vie », mais qui s’étale sur 400 pages donc ça risque de ne pas intéresser grand monde. Mais elle explique plus en détails, avec chiffres et des résultats de recherche (200 pages de bibliographie) le rôle de la thyroïde, pourquoi la carence en iode causée par la pollution chimique (y compris dans les pays développés comme la France) rend nos enfants de plus en plus stupides, et est responsable de la hausse des troubles autistiques (TSA) et du déficit d’attention/hyperactivité (TDA/H).
- Une baisse de QI de 5 sur une personne n’est pas visible, mais à l’échelle mondiale, une perte de 5 points en QI représenterait la disparition de 288 millions de surdoués (QI supérieur à 130), remplacés par 272 millions de déficients intellectuels (QI inférieur à 70). Aka : la perte énorme d’une population active, et l’augmentation de la population dépendante, et cela représente un coût énorme pour l’économie.
- Sa solution est facile : d’un côté, les particuliers devraient s’assurer de consommer suffisamment d’iode (par exemple du sel iodé dans les salades – et le sel marin dans d’autres plats, pour les minéraux, des fruits de mer comme les crevettes et homards), notamment pendant la période de grossesse, de l’autre côté, les gouvernements doivent se bouger le c*l. Elle conclut tristement que maintenant, on a encore des gens suffisamment intelligents pour corriger le tir, mais plus tard, nos enfants seront trop cons et ne sauront plus comment faire (exactement comme le film Idiocracy).
- suite à cette lecture, je me suis jetée sur mon analyse de sang pour lire mes taux pour la thyroïde. Depuis notre départ en tour du monde, nous faisons une analyse de sang complète par an et je vous conseille vivement de le faire juste pour la prévention.
- Les écrans et réseaux sociaux sont pointés du doigt aussi. Dans La Tyrannie du divertissement (lien Fnac, lien Amazon), l’auteur nous liste 3 types de divertissement et malheureusement, le troisième type (pur loisir, apportant une satisfaction immédiate), qui n’apporte pas de compétences supplémentaires, est celui sur quoi on passe le plus de temps. Et ça nous abrutit. J’en ai parlé ici aussi





