Guide pratique 2020 : les Transports au Nicaragua (Chicken bus, Microbus, Shuttles,…)

Le Nicaragua est un pays où la majorité de ses habitants se déplacent en transports locaux.

Ils sont très bons marchés et vous permettent de rejoindre l’ensemble du pays sans difficulté. Il existe aussi des transports privés tel que les taxis, les shuttles privés ou les compagnies de bus internationales. Ces derniers sont plus chers mais peuvent permettent un gain de temps non négligeable.

C’est parti pour un petit guide pratique !

Trucs et astuces des transports locaux

  • Dans la majorité des bus, vous trouverez un chauffeur et un « cobrador ». C’est ce dernier qui alpague les passagers en bord de route en criant les villes où s’arrête le bus, qui signale au chauffeur quand il doit s’arrêter et qui vous demande l’argent de votre trajet.
  • Il y a très peu d’arrêts officiels. La pratique la plus courante est de se mettre au bord de la route et de faire un signe au bus qui vous intéresse. Idem pour descendre : indiquez au chauffeur ou cobrador où vous souhaitez descendre. Dans les villes ou les bords de route, si vous voyez un amas de personne en bord de route, aucun doute : c’est un arrêt de bus officieux officiel !
  • Les prix sont fixes du terminal de départ au terminus. En revanche si vous montez et/ou descendez en cours de route, le prix doit être inférieur (sauf rare exception, comme certains bus Penas Blancas – Managua qui coûtent 150 cordobas, peut importe la distance parcourue). Comment savoir combien d’argent donner ? Bonne question … Essayez d’estimer un prix juste en fonction de la distance parcourue et du prix total du trajet. Ou regardez combien donnent les locaux.
  • Sachez une chose au Nicaragua : quand il semble ne plus y avoir de place pour d’autres passagers, et bien il y en a toujours. Mais heureusement, la majorité du temps vous trouverez une place assise. Ne prenez pas les transports en heure de pointe (6h30 – 9h et 16h – 19h) et tout ira bien ! Ou alors montez aux terminaux de bus pour être certains d’avoir un siège et arrivez en avance pour les bus partants à heures fixes.
  • Ne payez pas de supplément pour votre bagage si il ne prend pas la place d’un potentiel passager (s’il est mis dans le coffre, sur le toit, sous les sièges, sur vos genoux). Sinon, cela peut vous coûter la place d’un passager.
  • Beaucoup des terminaux de bus se trouvent dans les marchés (ou l’inverse .. On ne sait plus !). Et beaucoup d’habitants des campagnes prennent la ligne de bus jusqu’au terminal, font leurs courses puis repartent chez eux. Les bus peuvent être donc remplis de marchandises en tout genre… Poulets vivants compris ! L’avantage pour vous c’est qu’il est impossible de mourir de faim ou soif. Manger dans les marchés est aussi le plus économique.
  • La majorité des villes possèdent plusieurs terminaux de bus. Renseignez vous en amont auquel vous devez aller en amont. Les chauffeurs de taxi sont de bons conseils. Ce site internet l’est aussi : https://centrocoasting.com/nicaragua/
  • Autre particularité : tout au long de votre trajet, des vendeurs ambulants monteront dans le bus pour vous vendre toute sorte de choses. Snacks, fruits, boissons, ou carrément des plats entiers (poulets, salades de choux, bananes plantains) mais aussi chargeurs, écouteurs, fournitures scolaires, etc.
Interlocale « La Concepcion – Managua Mercado oriental »

Les Chickens bus

Qui sont-ils ? Ce sont les bus que vous verrez le plus, dans tout le pays. Il s’agit pour la majorité d’anciens bus scolaires US. Impossible de les louper. Certains sont peints, d’autres restent en « version original ». Très bons marchés, ils sont en revanche assez lents car ils marquent l’arrêt autant des fois que nécessaire. Le temps de trajet peut passer du simple au double en fonction de l’affluence. La destination est indiquée sur le devant du bus.

Ambiance locale garantie !

Où les prendre ? Ils sont présents dans tout les terminaux de bus (à l’exception du terminal de bus UCA Managua). Vous pouvez aussi les arrêter en cour de route.

Comment ? Généralement les chickens bus partent à heures fixes. En fonction des destinations, il y en a plus ou moins régulièrement. Renseignez vous en amont car pour certaines destinations seuls 3 ou 4 bus partent par jour (par exemple : Léon – Matagalpa, 3/jour). En fonction des destinations, il faut acheter son billet au guichet avant le départ (pour San Carlos, Blueflieds,…) ou payer directement dans le bus à la demande du cobrador.

Chicken bus au style « bus scolaire US » intacte

Les Interlocales

Qui sont-ils ? Il s’agit de minibus entre 16 et 30 places assises. Plus rapides que les chickens bus, ils sont un petit peu plus chers. Ils desservent des villes relativement proches (maximum 3h de trajet). La destination est écrite sur le capot du microbus. Voici des exemples de trajet :

  • Managua UCA – Granada
  • Léon – Chinandega
  • Jinotepe – Rivas
  • Managua UCA – Léon (le seul expresso : il est direct entre Managua et Léon)

Où les prendre ? Vous en trouverez dans presque tout les terminaux de bus du pays. Vous n’en trouverez pas sur l’île d’Ometepe et les îles du Maïs dans les Caraïbes. Vous pouvez aussi les arrêter en cours de chemin. A savoir : le terminal de bus UCA à Managua, qui se trouve en face de l’Universidad CentroAmerica (lien google maps) est réservé aux interlocales. Ici, un article instagram sur ce terminal.

Comment ? Ce sont généralement des bus qui partent une fois remplis ou une fois que le chauffeur en a marre d’attendre au terminal. Vous paierez au cobrador une fois en chemin ou avant de partir comme pour l’expresso UCA Managua – Léon.

Interlocale UCA Managua – Granada

Las rutas

Qui sont-ils ? Ce sont les bus internes à Managua et Ciudad Sandino (proche banlieue de Managua). Il s’agit de vieux bus/cars. Très souvent en mauvais état et bondés, ils sont la manière la plus économique de se déplacer dans Managua. En effet, le trajet coûte 2,5 cordobas (soit 0,07 euros) peut importe le nombre d’arrêts que vous faîte. Attention, ces bus sont le repère des voleurs (c’est un peu l’équivalent des métros parisiens !) alors cachez votre téléphone, votre argent et voyagez avec le strict nécessaire pour la journée. Gardez votre sac devant si vous êtes debout.

Où les prendre ? Contrairement aux autres bus, ils faut monter et descendre à des arrêts de bus précis. Vous trouverez sur ce site toutes « las rutas » avec les destinations, les arrêts, etc.

Comment ? Montez à l’avant des bus et descendez par l’avant ou l’arrière. Vous payez le trajet en montant, directement au chauffeur. Si votre bus est plein, rejoignez les portes de sorties un ou deux arrêts avant le votre.

Una ruta marquant l’arrêt à la UCA Managua

Les taxis

Qui sont-ils ? Ce sont des taxis comme vous en trouverez dans le monde entier. Vous pourrez parfois les partager avec d’autres voyageurs s’ils sont sur votre chemin. Vous en trouverez à Managua, Granada, Léon, Matagalpa, Chinandega, etc.

Où les prendre ? N’importe où, tant qu’il y en a. Vous en trouverez dans toutes les villes importantes.

Comment ? Il suffit de leur faire un signe. Parfois ils se signalent en klaxonnant. Dans certaines villes les prix des courses sont fixes (par exemple à Léon c’est entre 25 et 30 cordobas/personne/course, à Granada entre 15 et 20 cordobas/personne/course = entre 50 et 90 centimes d’euros). Sinon, demandez et négociez toujours le prix avant de monter dans le taxi. Si vous n’avez pas une idée du prix, demandez dans la rue ou à votre auberge à un nicaraguayen !

Alternatives ? Il existe 2 services de VTC type Uber à Managua : Aventon et Ray Nicaragua. Par exemple, une course en VTC Aéroport – Centre de Managua vous coûtera 250 cordobas (6,7 euros)/voiture.

Deux taxis à Managua

Les moto et ciclo-taxis

Qui sont-ils et où les prendre ? Il s’agit de « tuk-tuks », en moto ou en vélo. Les moto-taxis se trouvent souvent dans les villages, quartiers, routes où ne passent pas de bus. Les ciclo-taxis sont très présents à Léon. Attention, les « chauffeurs » de ces derniers sont souvent assez agressifs à la descente des bus au terminal de Léon, vont vous annoncer des prix en dollars et profitent des touristes. Honnêtement je ne les prends jamais et privilégie le taxi.

Comment ? Pensez à toujours négocier le prix avant de monter dedans.

Moto-taxi des « Pueblos Blancos »

Les shuttles et chauffeurs privés

Qui sont-ils ? Ils s’agit de petites entreprises ou de chauffeurs indépendants, qui offrent des services de shuttles collectifs ou de transport privés. Ils sont le moyen le plus rapide et le plus confortable de voyager à travers le pays ou pour rejoindre les autres pays d’Amérique centrale, mais ce n’est pas le moyen le plus économique. Voici quelques exemples de prix :

  • San Juan del Sur – Granada : 15$/personne
  • Frontière Penas Blancas – San Juan del Sur : 80$/minibus 15 places
  • Granada – Léon : 15$/personne
  • Leon – San Juan del Sur : 25$/personne

Où les prendre ? Vous trouverez des services de shuttles dans toutes les villes touristiques, ou demandez directement à votre hôtel/auberge. Vous pouvez faire votre recherche dans les groupes facebook tel que « Backpacking Nicaragua – Travel, Backpack, Surfing, Tourism« , « Backpackers Nicaragua » ou encore « Les français & francophones au Nicaragua« .

Comment ? Il suffit de réserver en amont (la veille ou quelques jours en avance), et voir les modalités de paiement avec l’entreprise ou votre chauffeur.

Contacts :

Shuttle de tourisme Granada – Léon

Compagnies de bus internationales

Qui sont-elles ? Ce sont des compagnies de bus effectuant des trajets internationaux entre deux (ou plus) pays d’Amérique centrale. Ce sont des bus avec un confort supérieur (siège inclinable, air conditionné, Wifi, film, WC) et qui vous aident (moyennant 1 ou 2$ …) aux passage des frontières.

Où et comment les prendre ? Les points de RDV se font généralement dans les capitales ou dans les villes importantes du chemin. Il faut réserver et payer en amont en boutique ou directement sur internet. Puis vous rendre au terminal ou lieu d’arrêt indiqué. En dehors des capitale, le point de RDV est souvent une station essence à l’extérieur de la ville. Soyez en avance. A savoir : ces compagnies effectuant des longs trajets (du Mexique au Panama pour certaines), les bus peuvent arriver en retard au point de RDV. Demandez en amont un numéro Whatsapp pour être tenu informé de l’avancée du bus.

Quelques compagnies : Ticabus Central LineNicabus – etc.

D’ailleurs, si vous souhaitez connaître les modalités de passage des frontières terrestres pour entrer et sortir du Nicaragua, je vous laisser aller lire l’article correspondant ici.

Bus de la compagnie Central Line

L’avion

Quelle compagnie ? La Costena est la compagnie assurant les vols internes au Nicaragua (Managua, Bluefields, Bonanza, Corn Island, Puerto Cabezas, Siuna, Waspan) et reliant Tégucigalpa, la capitale du Honduras. Il s’agit de petits avions. En raison de la crise politique de 2018, plusieurs destinations ont fermé pour le moment (San Carlos, Ometepe).

Où réserver ? Vous pouvez réserver et payer en ligne sur leur site internet. Vous pouvez aussi réserver en boutique de La Costena au Nicaragua. Les billets sont ouverts pour plusieurs semaines. Vous pouvez donc changer les dates de vos vols dans la limite des places disponibles.

Comment ? L’aéroport régional de Managua est un petit bâtiment à droite de l’aéroport international. Dans le reste du pays il s’agit d’avantage d’une piste avec une petite maisonnette que d’un aéroport digne de ce nom. C’est l’aventure ! Soyez 1h30 en avance.

Avion de la Costena
Carte d’embarquement de la Costena : billet réutilisable ! Ils seraient donc écolos ?

Les lanchas

Qui sont-elles ? Il s’agit d’embarcations plus ou moins longues à moteurs permettant de naviguer en mer et eaux douces. En effet, certains coins du Nicaragua ne sont accessibles que par voie fluviale comme dans le département du Rio San Juan, ou pour rejoindre la grande et la petite île du Maïs.

Où et comment les prendre ? Il faut se rendre aux embarcadères. Renseignez vous en amont sur les horaires des lanchas. Certains coins ne sont pas desservis tout les jours (Archipel Solentiname, Refuge Los Guatuzos, etc.). Il est mieux de réserver sa place une heure en avance environ.

C’est une superbe expérience, qui mêle moyen de transport et « visite touristique » car les fleuves sont remplis d’une faune et flore extraordinaire au Nicaragua.

Embarcadère de San Carlos (Rio San Juan)
Lancha San Carlos – El Castillo

Les ferrys

Qui sont-ils ? Ce sont des bateaux ayant une plus grande capacité que les lanchas permettant le passage d’humains, marchandises, véhicules et animaux entre deux ports.

Où et comment les prendre ? Au Nicaragua vous trouverez deux lignes de ferrys : entre le port de San Joge et l’île d’Ometepe (lac Cocibolca) et entre Bluefields et la grande île du Maïs (mer Caraïbes). Il faut se rendre au port et acheter sa place.

Ferry entre San Joge et l’île Ometepe

Le Nicaragua est un pays très bien desservi par les transports publics et privés. Vous n’avez que l’embarras du choix. Alors bonne route à vous !

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    Lauriane

    Lauriane est notre rédactrice-invitée de marque. Spécialiste du Nicaragua (et d'Amérique Centrale), elle travaille actuellement sur son projet de maison pour adultes en situation de handicap mental et moteur au Nicaragua - et propose des voyages accompagnés aux personnes handicapées souhaitant visiter l'Amérique Centrale. Son Instagram : @havana_nicaragua

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