Chicago (États-Unis) : 2 semaines chez les Américains

Aujourd’hui, je vais vous parler de mon incroyable séjour chez les américains fin 2015. Bon, ça date un peu, mais comme je n’avais pas de blog à l’époque, je l’ai raconté nulle part. Mes 2 semaines à Chicago étaient tellement incroyables que je dois en parler ici (au cas où ma mémoire me fasse défaut un jour).

Ce n’est jamais trop tard, n’est-ce pas ?

Pourquoi Chicago ?

A cette époque, je travaillais pour une agence média appartenant à un grand groupe international, avec des bureaux partout dans le monde. Chaque année, il y a un concours qui s’appelle « Live my Life » et les gagnants sont envoyés pendant 2 semaines chez un collègue dans un autre pays, et en échange, ils reçoivent un autre collègue chez eux (à un autre moment). Les destinations sont choisies par hasard.

J’ai gagné, et le hasard m’a envoyé à Chicago pendant deux semaines. Et en échange, une collègue mexicaine est venue chez moi à Paris.

Pendant les deux semaines à Chicago, j’ai continué à travailler pour mes clients en France (avec un énorme décalage horaire) tout en observant la vie professionnelle de mes collègues américains.

Le visa Business

A cette époque, je n’étais pas encore naturalisée donc je n’avais qu’une seule nationalité : vietnamienne, qui m’obligeait à prendre RDV à l’ambassade américain à Paris et soumettre mon dossier en ligne. Comme j’ai demandé un visa Business, le déclaratif suffisait. Je n’ai même pas eu à leur montrer la lettre d’invitation que m’ont faite les RH du bureau à Chicago. Ça m’a beaucoup rassurée car ce n’était pas facile d’obtenir un visa américain quand on est vietnamien. En même temps, j’étais mariée, avec un CDI, et envoyée aux Etats-Unis par mon employeur… Toutes les conditions étaient réunies.

Le jour où j’ai vu le visa américain collé sur mon passeport vietnamien, pour moi, c’était comme le début de l’American Dream. J’allais mettre les pieds aux Etats-Unis pour la 1ère fois de ma vie !

Le vol Paris – Chicago

Chicago étant un hub aérien, mon vol Paris – Chicago était donc direct avec American Airlines. Dans l’avion, ma voisine n’a pas arrêté de demander du ginger ale. J’avoue que je ne connaissais pas du tout cette boisson, du coup par curiosité, j’ai aussi demandé du ginger ale et on m’a servi la marque Canada Dry. J’ai trop aimé.

Depuis, dès que je vois du ginger ale dans le menu d’un resto, ça me fait penser à mon voyage aux Etats-Unis.

Immigration

Contrairement à ce qu’a raconté Gad Elmaleh dans son spectacle, mon passage devant l’immigration américaine a été beaucoup beaucoup plus smooth. On m’a juste demandé dans quel domaine je travaillais. Et pourquoi j’étais ici. 2 questions simples, 2 réponses simples et concises.

J’ai été parmi les 1ers à sortir de l’avion et à passer l’immigration. Ça s’est passé tellement vite que j’ai même dû attendre longuement ma collègue américaine à l’aéroport – tellement je suis arrivée tôt.

Ici vit un husky

H., ma collègue américaine est venue me chercher à l’aéroport avec son mari. C’était la 1ère fois qu’on se rencontrait. Je leur ai offert les macarons La Durée achetés à l’aéroport Charles de Gaulle et contrairement à mes craintes, ils ont vraiment adoré !! On est ensuite allés chez eux à Oak Park (en banlieue de Chicago). L’appartement faisait 62m² à peu près (bon ils m’ont parlé de xx square feet, j’ai dû vérifier sur Google ce que ça donnait en mètres carré), donc comparé à mon appartement parisien à 48m², il y avait vraiment trop d’espace. Je ne savais plus où me mettre tant j’avais trop de choix.

Le décalage horaire étant à mon avantage, j’ai été tout de suite partante pour visiter leur ville (nous étions en banlieue de Chicago). Je me souviens, il faisait super chaud, et le lendemain, il a fait froid, j’ai attrapé froid pendant une semaine à cause du vent glacial venant du lac Michigan.

Nous sommes allés nous promener et on dirait Wisteria Land (de Desperate Housewives). Je me suis rendue compte pour la 1ère fois de ma vie que ce côté bling bling, m’as-tu vu des américains, ce n’était pas que dans les films ! Alors qu’ils pouvaient être tranquilles dans leur jardin – DERRIÈRE la maison, non, tout ce qui était de plus précieux était mis là DEVANT la maison : la petite terrasse qui va bien, l’énorme balcon pour prendre un café devant tous les voisins, la pelouse impeccablement bien tondue, le chien, et l’énorme 4×4 bien évidemment : toute la richesse est montrée aux voisins. Il ne manquait plus que la piscine. Et l’allée derrière les maisons ne servait qu’à… stocker les poubelles.

A un moment, j’ai remarqué un panneau devant plusieurs maisons qui disait du genre « ici vit un husky » avec la tête d’un chien dessus. J’ai demandé à mes amis pourquoi ils étaient si fiers que ça d’avoir un husky à la maison. Ils ont rigolé en me disant que c’était juste le nom donné au club de football américain de telle ou telle école – et ils étaient fiers que leur enfant en fasse partie, c’est tout. Ahhhhh

Moi au mall…

Nous sommes ensuite allés faire des courses. J’étais excitée comme un poux ! On a entendu parler de tellement de choses sur les Etats-Unis que je voulais absolument voir ce qu’achetaient les américains à manger. Donc, nous sommes allés à un énorme mall (centre commercial) et comme je le pensais, on pouvait y trouver des bidons de lait mais énormes !! 2-3L par bidon… Mais mes amis mangeaient sainement donc on a juste acheté des légumes et un tout petit peu de viande (ouf). Ils m’ont ensuite déposée au CVS (un drugstore) pour que j’achète une carte SIM. De mémoire, ça ne m’a coûté que 10$ pour 5GB. Je me souviens de m’être tapée la honte là-bas car je ne savais pas comment payer avec ma carte bancaire 😀 il fallait la glisser sur le côté du terminal de paiement, mais je ne savais pas de quel côté il fallait le faire et je cherchais à entrer le code ahahah.

En tout cas, j’ai noté qu’il y avait un énorme choix de M&M et de médicaments au CVS…. ainsi que les cartes cadeaux Amazon, iTunes, Google Play etc.

Moi qui lis trop les magazines français

Pendant que le mari de H. cuisinait pour nous, j’ai montré à H. une liste des produits américains à acheter et ramener en France.

Cette liste a été établie suite à la lecture de nombreux magazines français, blogs français…

H. a été très surprise de ma liste car ça ne lui aurait pas traversé l’esprit d’offrir ça à ses amis en Europe ahahah. Ma liste contenait donc : les M&M au peanut butter, Reese’s Peanut Butter Cups, des verres en plastique rouges qu’on voit dans les séries américaines (je sais, c’est naze), baumes à lèvres Carmex, le mascara de chais pas qui… et je lui ai dit qu’il fallait absolument que je teste la salade de kale & les cronuts à Chicago. Là, elle m’a répondu « qu’est-ce que c’est qu’un cronut ? »

OMG, si les américains ne savent pas ce que c’est, pourquoi les magazines français nous ont raconté que c’était hyper trendy là-bas ? Moi pas comprendre.

Mais les américains sont toujours positifs et excités pour la moindre chose. Alors H. a regardé sur Yelp, a téléphoné à la seule boutique vendant des cronuts à Chicago et elle nous a réservé 3 cronuts (cronut = croissant + donut, une invention américaine), qu’on s’est empressé de tester….

… avant de faire « mehh » à l’unanimité (mehh c’est l’équivalent de « rien de spécial » en anglais). Tout ça pour ça !

Un vrai brunch américain & l’église

Le lendemain, nous sommes allés prendre un vrai brunch américain. Avec les œufs brouillés et tout et tout. Dans un resto typiquement américain, avec le menu qui va bien etc. Inutile de vous dire à chaque fois que j’étais super excitée à faire des trucs « comme dans les films ». J’étais aux anges !

Ensuite, nous sommes allés à l’église.

Bon, j’ignore quelle branche d’église c’était. Mais ce n’était pas l’église catholique.
On dirait une réu du village. Le prêtre était là pour rappeler les événements marquants qui allaient se passer dans les prochaines semaines.

Ensuite, on avait devant notre siège un livre de chansons/prières. Il nous a indiqué quelle chanson de quelle page on allait chanter et même moi j’ai réussi à suivre et chanter grâce à ces partitions.

Ensuite, les gens ont été divisés en petits groupes. H. et son mari m’ont expliqué qu’il y avait des groupes d’hommes/femmes/enfants. Et chaque dimanche, une personne se portait volontaire pour donner une leçon/discuter d’une leçon de vie avec son groupe. H., quant à elle, devait s’occuper des enfants et leur expliquer la foi avec des mots très simples. Quand j’ai vu H. avec les enfants et à quel point elle était douée avec eux, j’ai ressenti une profonde admiration. Quelle femme exceptionnelle ! Voir des gens passionnés, en train de faire ce qu’ils aiment passionnément, ça me touche profondément.

Sightseeing

Nous sommes ensuite allés au centre de Chicago en métro.

Le moment où nous sommes arrivés à Chicago, j’ai eu l’impression de vivre une scène dans Divergente ou un film de science-fiction. Le métro est passé entre les gratte-ciels, comme dans un rêve, c’était vraiment un moment émouvant/impressionnant.

Nous sommes ensuite allés visiter le lac Michigan (dont on ne voyait pas l’autre bout) et les monuments les plus emblématiques de la ville. Je vous mets quelques photos mais ce n’est pas la partie qui m’a impressionnée le plus, je suis venue pour vivre comme une américaine, pas pour faire de la visite 😀

Le bâtiment en forme de « pétales », c’est juste pour le parking

Le cinéma

Nous sommes ensuite allés au cinéma voir le film Le Nouveau Stagiaire avec De Niro et Anna Hathaway. Le film n’était franchement pas très drôle mais le public américain était vraiment enthousiaste, ils ont ri à toutes les blagues, et super fort. A la sortie, j’ai demandé si mes amis trouvaient le film si drôle que ça, et ils m’ont dit que non, pourquoi ?… et que si le film était vraiment si drôle que ça, ils auraient ri beaucoup plus fort.

D’ailleurs, pour voir à quel point les américains pouvaient être bon public, allez voir un comedy special sur Netflix, le spectacle en anglais de Gad Elmaleh par exemple, et vous trouverez que les gens rient beaucoup plus fort et plus souvent qu’en France.

Les bureaux

J’ai découvert les bureaux américains lundi matin… dans un état d’excitation maximal. Les américains ont un mot très concis pour désigner le fait de prendre le transport tous les jours pour aller travailler, c’est « commute ». Donc H. et moi avons mis 30 minutes à « commute ». Devant le métro, il y avait un signe interdisant le port d’armes. Rassurant !

On était presque en retard et on a dû courir pour rattraper le métro. H. était très étonnée de voir à quel point je courais vite 😀 malgré mon physique « je ne fais pas de sport ». Je lui ai répondu que tout parisien était capable de courir comme moi pour le métro ou le bus.

Elle m’a montré les passages souterrains qu’on pouvait emprunter en cas de grand froid et effectivement on pouvait passer d’un gros building à l’autre dans le quartier business de Chicago. Elle m’a ensuite montré Mc Donalds, qui selon elle, servait de bons petits déjeuners, mais des burgers merdiques. Comme je ne suis pas très petit déjeuner, je n’ai jamais eu l’occasion de tester le petit déjeuner de chez Mc Donalds. Mais j’ai pas mal traîné dans les sous-terrains pour m’acheter de quoi manger à midi (H. amenait son propre bento).

Comme dans « The Diable s’habille en Prada », on voit une foule marcher dans la rue, un Starbucks à la main. Des vigiles devant l’entrée de l’immeuble, où chacun fait « bip » avec son pass, avant de prendre l’ascenseur vers l’étage 20, 30…

Les bureaux américains m’ont un peu choquée. Ce n’était pas tout à fait un open space à la française mais des cubicles càd que chacun avait son petit espace défini mais ce n’était pas un bureau privé non plus. Seuls les managers avaient des bureaux à part. D’ailleurs en anglais, il y a une expression : « the corner office ». Quand quelqu’un a un corner office, ça sous-entend que non seulement il a un bureau à lui mais en plus un bureau avec des fenêtres sur les deux murs => c’est un top manager et bien payé 😀

Donc, chacun était libre de décorer son cubicle (allez sur Pinterest pour voir, la décoration du cubicle est aussi important que celle de la maison), et il y avait même des concours de décoration de cubicle. Perso, j’ai trouvé ça d’une tristesse ! Et comme tous les cubicles étaient occupés, j’ai été en mode nomade/SDF dans les bureaux et j’ai préféré occuper les tables mises à disposition de tous… assise dans un œuf, ou une table normale… avec vue SVP.

On avait de quoi boire toute la journée. Il y avait un distributeur de boissons (Coca, 7up…) à volonté dans la cuisine, et de quoi se servir un bon chocolat chaud, ou du café… toute la journée. Tout ça gratuitement bien sûr. Il y avait aussi des pansements mis à disposition dans la cuisine, les médocs pour les maux de tête + un lave-vaisselle où les gens mettaient leur verres sales. On ne pouvait pas y faire la cuisine, mais il y avait un micro-ondes. La plupart des gens se contentaient de réchauffeur leur plat (préparé à la maison) et manger devant leur écran.

J’ai passé beaucoup de temps dans la cuisine (à travailler) et franchement, je n’ai pas vu beaucoup de gens passer. Je m’attendais à ce qu’ils se servent du Coca toute la journée mais non.

Le boulot

Les horaires sont différents qu’en France. Les américains travaillent tôt, mangent rapidement (30 minutes à peine, souvent devant leur ordinateur), et rentrent tôt. Ça donne donc des horaires entre 8h et 17h. J’ai même vu des gens partir à 16h30. J’ai trouvé que les américains étaient très consciencieux dans leur travail, qu’ils étaient concentrés… ils ne passaient pas de temps à fumer (les jeunes américaines NE FUMENT PLUS, quel bonheur pour mes poumons), tout le monde voulait bien faire son travail pour gagner de l’argent, et payer leurs factures. Personne ne s’est plaint. J’ai été agréablement surprise de voir ça.

Ici, rester tard au boulot = inefficace, c’est même très mal vu.

Cependant, le taylorisme est encore plus ancré ici qu’en France. Le marché américain est tellement énorme qu’une seule personne ne peut pas s’occuper de tout, du coup, j’ai trouvé qu’ils partageaient un peu trop les tâches. En France, dans mon métier, on pouvait être senior à partir de 3 ans d’expériences, alors qu’ici, il leur faudrait peut-être 6 ans, car ils avaient moins de responsabilités.

J’ai eu plusieurs 1:1 (points en face à face) avec mes collègues américains pour discuter des process et expertise et ça m’a beaucoup réconfortée car je me suis dit que je n’avais rien à leur envier, et que si jamais je voulais travailler aux Etats-Unis, mon expertise me permettrait de trouver très rapidement un job bien payé (à condition d’obtenir une carte verte mais bon, c’est une autre histoire).

Après 2 semaines dans les bureaux américains, je me suis imprégnée de cette énergie très positive qu’émanaient les américains. Tout est « great », « amazing » et ça m’a fait un bien fou. A un moment, j’ai dû me présenter devant une trentaine de personnes. D’habitude, je ne suis pas à l’aise devant autant de monde, mais face à cette énergie incroyable, dans un environnement tellement positif et enthousiaste, j’ai fait un discours plein de confiance, en improvisation totale (et en anglais bien sûr), j’ai même fait quelques blagues. H. aussi a été très impressionnée et elle m’a dit que j’avais vraiment donné une image de top manageuse qui déchire tout. Le genre à avoir le « corner office » quoi 😀

Cette anecdote m’a fait beaucoup réfléchir, même maintenant. J’ai compris que j’avais besoin d’un environnement plus sain, plus positif… et que l’image d’introvertie que je donnais en France, en ben, ce n’était pas vraiment moi, c’était malgré moi. Et je pense que c’était une des raisons qui m’ont poussé à mener à bout notre projet de tour du monde, puis de nomades digitaux pour créer l’environnement qui me convient le mieux et faire ressortir ce qu’il y a de mieux en moi.

Licenciement, gestion financière & consumérisme

Pendant ces deux semaines, j’ai aussi appris qu’ils étaient en train de licencier quelqu’un. Mais contrairement à l’image hyper violente qu’on se faisait tous des licenciements aux Etats-Unis, la personne n’est pas partie avec un carton à la main, en pleurant. Elle a reçu un avertissement 1 mois à l’avance, et suite à l’absence d’amélioration, les RH l’ont remercié, mais en lui laissant une semaine de préavis. Elle pouvait partir avec un carton, ou laisser les RH l’envoyer chez elle (parce que c’est lourd quand même). On m’a dit qu’ici, les jobs se trouvaient en à peine 2 semaines donc les licenciements n’étaient pas vraiment un « big deal ».

Les emplois, en tout cas pour les white collars, incluaient tous une mutuelle de santé, donc théoriquement, si l’américain de base réfléchissait un minimum, mettait un peu de sous de côté, ne s’endettait pas jusqu’au cou pour acheter LA voiture la plus chère… un licenciement ne devrait pas être la fin du monde.

Mais j’ai été très surprise de voir des loyers dans les 2000$/mois, et l’achat d’un appartement pour seulement 200,000$. Bizarre comme ratio ! Pour louer un appartement, c’est très simple, il suffit de montrer son relevé bancaire. On n’est pas à Paris, c’est sûr !

H. m’a dit qu’elle recevait régulièrement des cartes de crédit à son nom dans sa boîte aux lettres, alors qu’elle n’a rien demandé et n’a ouvert aucun compte. Elle pouvait dépenser jusqu’à 500$ avec chacune des cartes, ensuite, elle allait recevoir une facture + les intérêts du crédit etc. à la fin du mois. Donc beaucoup de gens utilisent ce genre de cartes sans réfléchir et s’endettent aux Etats-Unis.

Parlant de boîtes aux lettres, j’ai remarqué beaucoup de colis Amazon traîner dans le hall de l’immeuble. H. m’a dit que les colis étaient trop gros pour entrer dans les boîtes du coup ils étaient là par terre et les gens devaient chercher le leur parmi les colis délivrés. Et qu’il n’y a eu aucun vol.
J’ai également constaté ce côté consumériste des américains : H. m’a vue avec un masque de nuit Air France et le lendemain, elle a acheté un masque équivalent en se faisant livrer via Amazon Prime. Les gens s’observent beaucoup et ont tendance à acheter les mêmes choses je trouve. D’ailleurs, au mall, un américain s’est approché de moi et m’a demandé ce que voulait dire « oui » (j’ai la bague marquée « oui » dessus). Ça m’a amusée de constater que les américains parlaient aux inconnus sans aucune difficulté, mais aussi faisaient aussi beaucoup attention aux détails matériels (probablement pour acheter la même chose).

La gastronomie

Alors il faut savoir que les américains adorent laisser les commentaires.

Et surtout sur Yelp.

Pour trouver un bon restaurant, tout le monde sort son smartphone et regarde le classement sur l’application Yelp. Les deux meilleurs restaurants à Chicago sont The Purple Pig et Au Cheval.

Ce qui est chiant avec ces deux restaurants (et tous les bons restaurants à Chicago), c’est qu’ils ne prennent pas la réservation au téléphone. Il faut aller sur place, laisser son nom et parfois attendre des heures dehors. Mais Chicago de nuit est très joli donc ça ne nous a pas trop gênés.

Chez The Purple Pig, j’ai goûté à leur os à moelle (marrowbone). Je constaterai plus tard que ce plat est tout le temps proposé dans les steak houses.
Et chez Au Cheval, j’ai goûté le meilleur burger de Chicago.

Alors, il faut dire que contrairement aux préjugés qu’on a sur les américains, ils savent BIEN manger.

Le prix, par contre, est un peu deceptive (trompeur). Il n’y a pas de menu, donc plat + dessert + pourboire entre 15% et 18% => plus cher qu’en France. Au début, j’ai sauté de joie en voyant les plats à 12$, et puis en ajoutant les pourboires, mon stock de dollars n’a pas arrêté de diminuer.

J’ai goûté à la salade au kale (une sorte de chou amer), le truc tendance, au même titre que le quinoa… réservée à ceux qui veulent manger healthy et qui font les courses chez Whole foods (magasin bio) et qui portent des tenus de yoga hors de prix de Lululemon. Je n’ai vraiment pas aimé 🙁

J’ai aussi testé le cornbread, que j’ai pas aimé non plus 🙁 En fait, je n’aime que la viande ici, notamment les burgers.
Ah si, j’ai goûté aux huîtres américaines et j’ai adoré ! Le truc bizarre c’est qu’elles sont servies crues avec une sorte de cocktail au vodka. Ça, j’ai moins apprécié.

L’étiquette

Il faut faire attention à un autre truc concernant les pourboires. Quand on est en groupe, ce que les américains font souvent c’est de calculer les pourboires sur la note totale (en général 18% du montant total) puis diviser par le nombre de personnes présentes. Au début, je ne savais pas, du coup je comptais payer mon plat + 18% de la valeur de mon plat. Erreur ! Il fallait payer mon plat + les pourboires par tête. Voilà, donc faites attention à ça surtout si vous mangez moins que les autres, vous risquez de passer pour un radin.

Aux Etats-Unis, c’est très mal vu de ne pas laisser de pourboire. La règle, c’est : 15% = ok. 18% = bien. 20% = très bien. Sur chaque facture, il y a une ligne où l’on marque le pourboire qu’on veut donner. La serveuse disparaît ensuite avec notre carte de paiement et débite l’argent marqué sur la facture (+ pourboire). Et on n’a pas forcément de reçu donc il faut vraiment faire confiance à la serveuse => d’où l’importance d’aller dans les restos bien notés sur Yelp.

Il y a un truc auquel je n’ai pas fait attention mais qui m’a fait passer pour la plus impolie de la terre, c’était ma manière d’éternuer. Je ne le savais pas, mais on ne pouvait pas s’éternuer dans nos mains (même avec un mouchoir), mais il fallait le faire DANS LE CREUX DU COUDE. Comme ça, on ne salit pas nos mains.

Bateau sur le fleuve

On m’a amenée faire une balade sur le fleuve qui traverse le centre de Chicago, et qui se déverse sur le lac. J’ai trouvé la balade fort sympathique, surtout que le bateau passe entre les gratte-ciels, c’est super joli !

Match de basketball

Bien évidemment, un séjour aux Etats-Unis serait incomplet sans un match de basketball, entre les Chicago Bulls… et ??

Mes amis m’ont acheté des tickets en ligne, je crois que ça coûte dans les 60$.

Comme prévu, les cheerleaders étaient là… super belles et friendly.

Qu’est-ce que j’ai adoré ce match! Bon, il n’y avait pas beaucoup d’enjeu, mais on a mangé un vrai hot dog (américain)…

…et on a passé un bon moment. Il y avait de la musique pendant le match (en mode hip hop instrumental, percussion style « thriller »), ce qui a donné du rythme au match. On avait les fameux écrans avec un cœur où les gens devaient s’embrasser… il y avait évidemment les cheerleaders (qui se donnaient à fond, c’était incroyable !). Je pourrais y rester des heures et des heures. C’était topissime !

Uber

Après le match, je suis rentrée en Uber.

Comme on était en banlieue de Chicago, chaque trajet Chicago – banlieue prenait du temps et chaque trajet Uber était une expérience à part entière.
Comme je vous disais, les américains faisaient du chit chat aisément, et les chauffeurs d’Uber étaient tous en mode « je suis là pour parler » et ils avaient tous une histoire hyper intéressante à raconter.

Par exemple, on est tombé sur un chauffeur (ayant un accent légèrement italien) qui affirmait être le neveu d’un mafieux si célèbre qu’un film a été fait sur lui. J’ai pas retenu le nom du film, sorry. Ensuite, on est tombé sur un autre chauffeur qui nous a raconté comment il a pu vendre son entreprise de transport de biens pour 2 millions de dollars à un autre mec. Et enfin, le dernier chauffeur nous a parlé de son club d’improvisation et de son rêve de faire du stand-up. Ils avaient tous des rêves les plus fous les uns les autres et n’ont pas hésité à en parler. J’ai trouvé ça super inspirant, c’est en leur parlant que je me rends compte vraiment de cet American Dream, il était présent chez chacun d’entre eux, en plus ils y croyaient vraiment, c’était incroyable !

Conclusion

C’était un de plus beaux voyages de ma vie. Ça m’a permis de confirmer ou supprimer beaucoup de préjugés que j’avais sur les Etats-Unis. Vivre au sein d’une famille américaine pendant deux semaines, et travailler dans un environnement positif et enthousiaste, c’était une expérience tellement enrichissante. Cela a boosté ma confiance en moi. Après Chicago, je suis allée rejoindre JB à New York pendant une semaine, mais entre faire du sightseeing et vivre avec les américains, ce n’était pas pareil.

A chaque fois que j’y pense, je revis ces émotions positives et je suis vraiment reconnaissante. H. et son mari ont été parfaits, ils m’ont montré leur vraie vie, la vie au bureau, on s’est beaucoup parlé, on s’est confié… ça m’a permis de voir comment ils vivaient vraiment.

Je pense que les américains ont certainement des excès (d’ailleurs, pendant un commute quotidien, quelqu’un est venu nous annoncer que le métro allait s’arrêter un bon moment car un passager était mort d’overdose au wagon juste à côté), mais leur enthousiasme, leur côté extraverti… me plaisent énormément et je me sens vraiment bien dans un environnement comme ça.

Franchement, si vous avez la possibilité d’envoyer vos enfants étudier ne serait qu’un semestre à l’étranger, faire fille-au-pair, ou vous-même, si vous pouvez faire un échange aux Etats-Unis grâce à votre école, ALLEZ-Y !

Cette sensation de liberté, de no limit, où l’on se dit « je peux y arriver, tout est possible, ça ne dépend que de moi », je ne l’ai pas ressenti ailleurs qu’aux Etats-Unis.

 

 

 

Anh

Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine.

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