Billet d’humeur : Uruguay, puces de lit, auberges de jeunesse

Si je poste moins souvent qu’avant, c’est parce que je ne suis pas inspirée et parce que je ne me sens franchement pas très bien ici…

A cause du coût de vie très élevé en Uruguay (en été en tout cas), nous devons opter pour des dortoirs en auberge de jeunesse (15€/personne). D’habitude, les auberges de jeunesse en Amérique du Sud attirent les grands voyageurs, parcourant l’Amérique du Sud en 4-6 mois. Ils sont indépendants, intelligents, drôles et savent se comporter en communauté.

Ici en Uruguay, on se trouve avec des jeunes argentins/brésiliens qui viennent passer quelques jours en mode « vacances détente fiesta ». Ce n’est pas la même ambiance ni le même niveau d’éducation. Ce n’est pas rare qu’ils papotent en fumant jusqu’à 2h et qu’ils entrent ensuite dans la chambre en allumant la lumière pour finir leur conversation à haute voix…

Etant fatigués par notre rythme de voyage, on choisit nos hébergements avec moins de vigilance aussi. Après 2 nuits en chambre privée dans une auberge qu’on trouve bien à Colonia del Sacramento, on décide de rester 2 nuits de plus mais en dortoir pour économiser un peu d’argent. La première nuit, je suis couverte de piqures de moustiques. Bon, pourquoi pas, mais la 2ème nuit, d’autres piqures surviennent alors qu’il n’y a aucun moustique dans la chambre climatisée (je les ai tous tués). Le lendemain, les piqures sont enflées. Direction l’hôpital où on me parle d’allergie aux piqures, sans savoir de quelles piqures il s’agit (moustiques ou puces de lit ?). Mes piqures ressemblent beaucoup à celles des moustiques mais elles sont trop regroupées pour être causées par les moustiques. Bref, le médecin ne se prononce pas, malgré les 5 minutes de consultation et les 50€ qu’il vient d’encaisser (prenez une assurance pour vos voyages les amis, c’est la 4ème fois que nous consultons un médecin depuis notre tour du monde).

Note : la seule chose positive dans cette histoire c’est qu’en allant à l’hôpital, un chien sauvage mais tout mignon s’est porté volontaire pour nous suivre jusqu’à l’hôpital. Il nous a attendus devant l’hôpital et nous a escortés jusqu’à l’auberge. On dirait qu’il voulait être promené, pour faire comme s’il avait des maîtres…

Nous faisons une petite recherche sur Google avec le nom de l’auberge + bed bugs et tombons sur les avis datant de 2015 parlant de « puces de lit » dans cette auberge. C’est de notre faute, on aurait dû vérifier sur Google avant de réserver. Le pire dans tout ça c’est que j’ai bien vérifié les lits avant/après, je n’arrive toujours pas à trouver ces puces.

Par précaution, toutes nos vêtements sont lavés soigneusement et séchés à la machine.

Nous partons très rapidement d’Uruguay pour aller à Buenos Aires (à 1h de bateau seulement), avec mes bras et jambes enflés. Encore une auberge de jeunesse, mais cette fois avec une chambre privée. Pendant 2 jours, je ne vois rien de plus que les murs de l’auberge. Mes bras et jambes sont toujours enflés, je ne peux même plus porter mon alliance car mon doigt a doublé de volume. Ca fait super mal. Les médicaments que donne le médecin ne soulagent qu’en partie. S’y ajoute la peur de trimbaler les puces avec nous dans nos bagages, et la peur de chopper le zika ou la dengue sans le savoir.

En me tartinant de crème pour soulager les démangeaisons, j’ai la mauvaise idée de compter les piqûres (c’est pour savoir aussi si d’autres apparaissent ou le nombre reste stable). Plus d’une vingtaine ! Je fonds en larmes, la douleur m’achève, je n’en peux plus !

Qu’est-ce que je fous là à manger de la merde depuis plusieurs semaines ? (pâtes, hamburgers, pizzas… il n’y a que ça) à fréquenter des cons ? et choper des saletés ?

re-larmes, bouhouhouu….

Puisque mon stock de larmes est limité, je finis par arrêter de pleurer à un moment. Ma mère est sur Facebook aussi et demande de mes nouvelles toutes les heures. Après un détox express avec 1L d’eau citronnée, vient la question « que veux-tu manger ? ». Buenos Aires est une grande ville, on trouvera de tout ici (pas comme en Uruguay où l’on a juste le choix entre le vinaigre d’alcool ou le vinaigre de cidre).. JB est un amour et me ramène des pistaches (hors de prix ici), un saucisson et un bibimbap (le pauvre a dû faire 45mn aller-retour en métro pour m’en acheter). Ca me redonne le sourire.

La recette « détox express » de maman marche bien, je passe 2 très bonnes nuits sans me gratter comme une folle furieuse, mon bras retrouve sa taille d’origine. Le troisième jour, je m’aventure même jusqu’au China Town pour acheter plein de choses à grignoter et à cuisiner, pour me faire plaisir. Le fait que Buenos Aires ressemble beaucoup à Paris me fait drôlement du bien. Demain, nous irons aussi à un restaurant français vendant du tartare de bœuf argentin. Tartare + bœuf argentin, ahhhhh, le combo parfait !

En fait, le voyage nous apprend surtout à apprécier et chérir ce qu’on a à la maison

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Anh

Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine.

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