Premiers Jours en Croatie, à Split : Test PCR & Restaurants fermés

Nous sommes mi-décembre et comme tous les ans depuis que nous sommes nomades, nos clients nous « imposent » des vacances à Noël. Chaque année, nous avons 2 semaines de vacances et chaque année, on organise un road trip (cf. nos derniers noël au Cambodge, au Maroc et au Mexique).

Cette année, à cause du Covid, on a mis beaucoup de temps à se décider. Et le choix de la Croatie et le Monténégro s’est imposé comme une évidence car il ne faisait pas trop moche et les deux pays ne demandaient pas de test PCR à l’arrivée.

Nous avons réservé nos billets 3 semaines avant de partir le 25 novembre. Las, nous apprenons le 1er décembre que la Croatie vient d’imposer un test PCR obligatoire pour toute entrée (même pour les croates).

Partie 1 : Carnet de voyage
Partie 2 : Conseils pratiques

Partie 1 : Carnet de voyage

Test PCR & entrée en Croatie (décembre 2020)

Partir dans un pays qui demande des résultats négatifs c’est prendre le risque… de ne pas partir du tout 🙂 si les résultats s’avèrent être positifs.

C’est une grosse source de stress pour nous, surtout après autant de dépenses. A cause du Covid, les vols low costs n’existent presque plus, les lignes directes se font rares, chaque voyage devient un luxe. Heureusement dans le cas de la Croatie, il faut juste s’occuper d’une seule chose : ne pas choper le Covid.

Le fait d’avoir les résultats en retard, ou ne pas avoir de test, nous donne quand même la possibilité de passer le test sur place, à condition de rester confiné quelque part jusqu’à l’obtention des résultats du test. Il est indiqué sur Twitter que les tests PCR en Croatie sont chers (entre 130€ et 250€) mais les résultats arrivent quelques heures après. Donc si les résultats sont négatifs, la « quarantaine » sera de courte durée.

Être dans l’incertitude n’est pas quelque chose que nous aimons beaucoup, d’où nos immenses efforts pour obtenir le test PCR à Rome, avant de venir en Croatie.

Je vous ai raconté comment on s’est battus pour avoir un test à Rome dans les 48h avant notre arrivée ici. En tout, on a dépensé 288€ pour les transports (à l’autre bout de Rome) & les tests pour deux personnes.

Et je pense avoir bien fait car ils n’ont pas l’air de rigoler, les croates. Déjà, l’avion est à moitié plein, même JB et moi devons nous asseoir avec un siège vide entre nous.

A l’arrivée à l’aéroport de Split, on nous demande les résultats du test (qu’on a pris soin d’imprimer) et on a dû remplir plusieurs formulaires : un en ligne, un dans l’avion.
Nos tests étaient marqués « not detected » en anglais, mais l’employée de l’aéroport s’est assurée auprès d’un collègue que « not detected » voulait dire « négatif ».

Ceux qui n’ont pas de résultats de tests se font regarder de travers mais passent quand même. Ils doivent fournir l’adresse postale où ils vont faire la quarantaine (j’imagine que pour les étrangers, ils vont vraiment demander la confirmation Booking ou quelque chose comme ça) et se voient distribuer une liste des labos où ils peuvent passer le test ASAP. Pour chaque cas comme ça, ça prend une éternité, alors que ceux avec tests négatifs passent le contrôle en 5 secondes.

Ceux qui ont passé le test mais n’ont pas reçu les résultats à temps doivent se confiner avant d’obtenir les résultats. Si les résultats sont négatifs, ils vont devoir envoyer ces résultats (par email apparemment) avant de pouvoir circuler librement.

Note : apparemment, du côté de la frontière Slovénie – Croatie, les choses se passent moins bien. Les douaniers crient sur les touristes européens en disant que l’entrée en tant que touristes par voie terrestre n’est pas autorisée… avant de les laisser passer. Aucun texte ne mentionne l’impossibilité de passer la frontière terrestre en tant que touristes. Faites attention car cette frontière apparemment n’est jamais très cool.

L’aéroport de Split est… désert. Mais c’est normal apparemment en basse saison.

Basse saison + Covid = on ne peut plus croire les informations sur Internet.

Où est passé le fameux Airport shuttle ? Y-a-t-il encore des taxis à cette heure ? Note : oui. Pour le shuttle, consultez les horaires ici

En tout cas, pour ne pas se prendre la tête, JB a pris l’initiative de nous réserver un transfert privé pour 30€ (paiement en ligne). Le conducteur parle parfaitement bien anglais, nous propose de retirer de l’argent à un ATM (la Croatie est membre de l’Union Européenne mais pas de la zone euro, leur devise est le Kuna Croate). Tous les distributeurs prennent des frais assez conséquents (entre 3€ et 5€ par retrait). Il faut les tester tous pour trouver le moins cher.

Notre logement à Split

Tout le monde est hyper professionnel ici, ils ont l’habitude du tourisme. Entre le chauffeur du transfert privé qui parle anglais et communique super bien, la dame qui s’occupe du logement est super avenante et à l’heure aussi. Avant de venir, elle nous informe que notre logement a été occupé par des guests ayant le Covid. Elle nous indique que le logement sera désinfecté mais nous propose tout de même, si l’on préfère, un autre logement à 50 mètres de là, sans virus (Emperor’s Suites, lien Booking). Euh bien sûr que oui, on va accepter ce nouveau logement. Le nouveau logement est plus cher mais la différence ne nous est pas facturée évidemment.

Surprise : celui-ci a un sauna intégré ! Oui ! dans l’appartement même, privé 😀 JB en a bien profité.

La décoration est un peu chargée mais la dame dit que ça ressemble à un palais célèbre à Split, c’est pour ça que ce logement est n°3 sur Tripadvisor. OK. Cool. On a payé 30€/nuit, le prix de l’autre logement alors que celui-ci vaut en réalité 80€, lien Booking

La connexion Internet est ultra rapide, on a la fibre optique. Je comprends pourquoi Split est le paradis des nomades digitaux.

Le centre-ville est rempli de chambres d’hôte. Déjà dans notre petite ruelle, toutes les maisons voisines sont des chambres d’hôtes. Ici, ils ne sont pas uniquement sur Airbnb mais font leurs annonces directement sur Booking, comme un hôtel.

Visite express

Comme notre objectif est de faire le road trip au Monténégro, on ne s’attarde pas beaucoup en Croatie. Le lendemain, on doit déjà prendre le bus pour Dubrovnik et 3 jours plus tard, prendre une voiture pour Tivat au Monténégro. On aura l’occasion de revenir et passer beaucoup plus de temps en Croatie à l’avenir.

Le lendemain matin, nous avons juste le temps d’aller au terminal de bus pour acheter nos tickets. Pour infos, les horaires sur ce site : https://www.ak-split.hr/en/ sont corrects. Eh oui il n’y a que horaires de m*rde pour Dubrovnik, mais c’est comme ça. Ne croyez pas les blogs qui parlent de ferrys ou bus aux horaires super arrangeants. Il y a beaucoup moins d’options en basse saison.

En voyant le nombre impressionnant d’agences de voyage et services fermés en basse saison, on ne peut qu’imaginer l’usine que ça doit représenter l’été. Une telle perspective ne nous enchante guère, et si on revient ici, ce sera lors des shoulder seasons, c’est sûr.

D’ailleurs, tous les locaux ont l’air étonné de notre présence et nous demandent ce qu’on fait là :D. Nous sommes des touristes et on nous repère direct. Déjà parce qu’on porte un masque, et parce que je suis clairement pas croate 😀

C’est en longeant le port qu’on s’aperçoit que les gens s’en fo*tent royalement de l’obligation de porter des masques. Une personne sur trois le porte seulement. Bon à l’extérieur, ce n’est pas trop grave. A l’intérieur, ils ont l’air de mieux respecter les consignes.

Les restaurants et cafés sont fermés mais on nous dit que beaucoup sont ouverts et font de la vente à emporter. Il suffit de passer commande sur l’application Wolt, ou repérer les petites tables où l’on sonne pour passer commande. Il faut compter 50 kunas par plat. 5 kunas pour une bouteille d’eau au supermarché, sachant qu’1€ = 7,5kunas.

En attendant le plat, j’ai pu regarder les bijoux locaux, le style traditionnel n’est pas top mais en termes de technicité, c’est intéressant.

Nous avons payé 2 nuits (dont une en trop) en pensant ne pas pouvoir faire garder nos bagages entre midi et 18h45 (où l’on prend le bus) mais il y a des consignes à la gare (juste à côté du Terminal de bus). Les consignes sont ouvertes entre 6h et 22h. Ca coûte 15 kunas (paiement en monnaie uniquement). Les casiers sont assez grands, on peut caser l’équivalent de 1,5 valise cabine ou un grand sac à dos.

La suite de nos aventures à Dubrovnik, c’est par ici

Partie 2 : Conseils pratiques

Budget

  • Rome – Split avec Croatia Airlines : 1777 kunas/personne soit 235€/personne (1 bagage en soute inclus)
  • Transfert privé Aéroport Split => centre-ville : 30€ pour deux : www.a-transfers-croatia.com Chauffeur professionnel, précautions prises pour Covid
  • Logement à Split :
    • 30€/nuit pour deux
    • Emperor’s Suites, lien Booking, n°3 sur Tripadvisor, sauna privé
  • Plats à emporter : comptez 50 kunas/plat
  • Au supermarché : 5 kunas pour une bouteille d’eau. Les gens ont l’air d’apprécier la marque JANA
  • Retrait au distributeur : on a dû payer 25 kunas par retrait chez HPB (avec une carte internationale, mais ce sont les frais appliqués par la banque croate). Pas sûre que ce soit le moins cher car on n’a testé que 3 distributeurs. Il y a des money exchanges partout. L’euro n’est pas accepté, mais le paiement par carte (voire sans contact) est OK presque partout.

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    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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