Après nos deux semaines de vacances au paradis, c’est déjà le temps de rentrer à Tahiti. JB ne pensait pas le dire un jour, mais il est « triste de revenir à Tahiti ». Alors qu’avant pour nous, Tahiti = le paradis. Après avoir visité les petites îles, on comprend mieux pourquoi les Polynésiens trouvent que Tahiti est aussi horrible que Paris (trop de monde, trop de pollution, trop de bruit). Le trajet en ferry est très long (départ à 9h30, arrivée à 16h).
Nouvel Airbnb à Arue
Nous sommes en plus dans un nouvel airbnb à Tahiti, donc le lendemain (dimanche), nous devons aller chercher les valises laissées chez le collègue de JB à Puna’auia pour les amener à Arue (notre nouvelle adresse). Cela nous pompe une matinée. On découvre que c’est la sécheresse à Tahiti depuis deux semaines. Pas d’inquiétude, dès que nous rentrons à Tahiti, il pleut des cordes pendant une semaine !! De rien !
Le nouvel Airbnb est exactement comme dans mon rêve : bungalow – jardin – plage.
Notre bungalow est côté route donc un peu bruyant. Mais ce n’est pas très gênant quand on ferme toutes les fenêtres. Le jardin s’ouvre sur un morceau de la plage (côté coraux de la Plage Lafayette). C’est une plage très dangereuses avec courants cachés, mais notre plage « privée » a des coraux qui servent de protection donc ce n’est pas dangereux heureusement. Même si le sable est noir, les coraux et poissons se voient quand même assez bien.
Au jardin il y a même un bungalow où les cours de yoga et les massages sont donnés régulièrement.








En faisant les courses à Carrefour, on tombe sur des cartes microSD 256Gb que je cherche depuis que la mienne est pleine pile pendant le snorkeling. Tahiti est peut-être le Paris des Polynésiens mais au moins on trouve des produits dont on a besoin, à un prix acceptable (64Gb U1 vendu à 45€ à Bora Bora et ici 256GB U3 V30 vendu à 60€!!!). A peine rentrés des courses, notre proprio nous envoie un message : « Il y a des baleines » juste devant le jardin. Le temps que nous arrivons, les baleines sont déjà au loin, mais avec nos jumelles et les bateaux qui leur tournent autour, on arrive à les situer. Elles se font reconnaître facilement grâce aux jets d’eau. On voit bien le dorsal puis la queue, et elles disparaissent longuement. Cela veut dire qu’on aura la chance de les revoir régulièrement dans la zone. Nous avons réservé une excursion Baleine pour la semaine prochaine, j’espère qu’on aura de belles photos à vous montrer.
Le snorkeling est pas mal du tout, JB y a perçu un petit requin à pointe noire. Je vous partage une petite vidéo :
Arue est plus près de Papeete donc même si JB a du télétravail illimité, c’est plus pratique pour lui d’aller au bureau depuis Arue. On n’est qu’à 15mn en scooter vs. 45 mn auparavant. Cela me permet aussi d’aller aux marchés du dimanche (qui finissent très tôt) sans sacrifier mon sommeil.
Une rencontre inattendue
Un ancien camarade d’école de commerce a vu mes photos de Bora Bora et m’a proposé qu’on se revoie. Il me croyait en vacances en Polynésie. J’étais toute contente d’apprendre qu’il vivait à Tahiti, car je l’ai toujours trouvé intelligent et avec une façon de penser différente de celle de la plupart des gens. Mon école attirait ce type de personnes, un peu neurodivergentes, un peu polymathes, souvent du type obsessionnel.
Il s’est installé à Tahiti il y a quelques années et c’est la toute première personne que je connaisse « en chair et en os » qui soit véritablement en FIRE (Financial Independence, Retire Early). Ses enfants sont scolarisés à domicile, car il estime que le niveau scolaire ici est trop faible. En tout cas, en pleine semaine, nous avons pu passer de longues heures à discuter (de Claude Code, entre autres), avec sa femme également, emmener les enfants au parc… le tout dans une sérénité incroyable. C’était vraiment agréable de pouvoir partager ce moment avec eux, sans avoir cette impression de devoir courir après le temps.
Je pense que le principal coût associé aux enfants, c’est finalement leur éducation et leur garde. Si, à l’avenir, les robots et l’IA deviennent capables de s’occuper des enfants de manière personnalisée, et même plus efficacement que l’école, en leur permettant de passer moins de temps à étudier tout en assimilant davantage d’informations, et donc plus de temps à jouer – alors les inégalités éducatives pourraient prendre une autre forme. Elles ne dépendraient plus seulement de la qualité de l’école à laquelle l’enfant a accès, mais de la capacité des parents à tirer le meilleur parti de l’IA pour leur enfant.
Moorea
Nos pass inter-îles sont encore valables donc nous faisons l’aller-retour à Moorea pour un day pass chez Sofitel Moorea (12 000XPF/personne). En passant devant le view point donnant sur le Sofitel, nous remarquons beaucoup trop de voitures et scooters et les gens regardant du côté gauche du view point (alors que d’habitude la vue la plus surprenante est du côté droit). On s’arrête et découvre deux baleines au loin. Comme nous sommes en hauteur, on voit très bien alors que les baleines sont loin. Dommage que je n’aie pas de jumelles avec moi, j’ai dormi peu donc je n’ai pas bien préparé mes affaires ce matin.

Nous passons d’abord au lycée agricole en passant par la Route des ananas pour une glace. La glace tiaré ici a le goût d’une vraie fleur de tiaré, j’ai l’impression de manger une fleur, contrairement à d’autres marques de glaces. Je m’en régale.




Ensuite, nous allons au Sofitel. C’est la troisième fois que nous venons ici donc nous connaîssons les lieux par coeur. Nous déjeunons tout de suite. Le ciel est nuageux, d’où le manque de lumière sur les photos.






Avant de faire le tour des bungalows et le ponton. La dernière fois, ils étaient en réparation donc nous ne les explorons qu’aujourd’hui. Nous croisons des touristes américains trop trop contents de l’hôtel, de la transparence de l’eau ainsi que la variété des poissons.
C’est la marée basse en ce moment, l’eau est super calme, contrairement aux dernières fois où nous sommes venus. Nous pouvons, depuis les pontons des bungalows, voir tous les poissons. Plus besoin de snorkeling donc.



Je vais quand même dans l’eau car il y a des anémones pas très loin du ponton, qui m’intéressent.


J’y passe un bon moment jusqu’à ce que JB vienne me chercher. Je fais le tour pour lui montrer les anémones et il me montre un ENORME poisson. Je reconnais tout de suite une murène et comme mes pieds sont à 20 cm seulement du poisson, je sursaute et m’éloigne tout de suite. Les murènes ont toujours la gueule ouverte pour respirer et on sait que leur morsure est très puissante. Les gens peuvent en mourir à cause de l’infection. Celle-ci est particulièrement belle avec des taches sur le corps (ça ne se voit pas sur la photo car on la filme à 3 mètres de distance ahaha). Je dirais qu’elle est aussi grosse qu’un gros saumon, ce qui fait très peur.

Je vous laisse découvrir tout ça en vidéo. Je n’ai pas pu filmer les baleines par contre :
Je commence à reconnaître quasiment tous les poissons qu’on voit régulièrement en snorkeling maintenant. Au Sofitel, à part 2 très gros poissons que je n’ai jamais vus de ma vie, tous les autres ont été vus en snorkeling. Les petits bleus sont toujours mes préférés, ils se cachent toujours dans des coraux. Les poissons clown Nemo n’étaient pas à la maison aujourd’hui, on les verra à un autre moment, j’espère.
Avant de rentrer à Tahiti, nous revenons au view point et voyons de nouveau 2 autres baleines. Cette fois, on voit bien la queue et on était juste 6 touristes sur le spot. Un moment magique !!!


