Comment fêter le Tết (le Nouvel An Lunaire) à Ha Noi, au Vietnam ? – Carnet de voyage 2018

Désolée de disparaître aussi longtemps. Vous savez, il m’arrive de m’ennuyer un peu quand je voyage (surtout le soir), et j’en profite pour blogguer. Mais quand je suis dans MA ville, MON pays, je ne m’ennuie pas une seule seconde. Il y a tellement de choses à manger, tellement d’amis et cousins/cousines à revoir, tellement de shopping à faire… que je délaisse mon blog.

Après Chiang Mai, JB et moi sommes allés à Hanoi, ma ville natale, the best of the best du Vietnam, de l’Asie, enfin du monde. Ce n’est que mon avis perso car la plupart des touristes (et surtout JB) ne sont pas d’accord avec moi.

Normal, c’est ma ville natale. Je l’ai vue se transformer, je connais par cœur ses boui boui, ses recoins, le nom de la vendeuse de telle boutique, le prix de mon bún chả préféré, le nom des enfants de ma vendeuse de légumes… Ha Noi fait partie de moi, partout où j’irai au Vietnam, on reconnaîtra mon accent, mon intonation de Hanoienne, je saurai expliquer la finesse de la recette de tào phớ de Ha Noi, comparée à la recette dégueulasse de Ho Chi Minh ville (entre autres), je saurai dire la différence entre deux bún chả vendus à 5m l’un de l’autre, et disserter sur les différents travaux qui ont été effectués à Tháp Rùa, au milieu du lac de l’épée restituée.

Je suis Hanoienne, mais surtout Vietnamienne. Et pour tous les vietnamiens, le moment le plus important de l’année, c’est le nouvel an lunaire. Le nouvel an lunaire vietnamien, le Tết, c’est l’équivalent de Noël en France, où l’on est vraiment triste si on n’est pas avec sa famille.

Le nouvel an lunaire à Ha Noi, c’est encore plus particulier. Car le climat est unique pendant cette période, avec une petite pluie très fine, un froid caractéristique du nouvel an lunaire, et les cerisiers qui n’attendent que ça pour fleurir.

Pourquoi JB et moi avons quitté le climat chaud de Chiang Mai pour souffrir du froid d’Hanoi ? Tout simplement pour le Tết, que je n’ai pas fêté avec ma famille depuis 7 ans.

Les vietnamiens n’ont pas beaucoup de vacances, et le Tết est l’occasion rêvée pour se reposer vraiment, se retrouver enfin, avec ses 7 à 9 jours de congés d’affilé, chaque année. Les étrangers et touristes évitent cette période car ils savent qu’il s’agit d’une fête familiale et tout le pays semble s’arrêter.

Partie 1 : Carnet de voyage
Partie 2 : Conseils pratiques

Partie 1 : Carnet de voyage

Nous sommes arrivés 10 jours avant le nouvel an, le temps nécessaire pour montrer à JB l’ambiance de folie qu’il y a dans la ville. Si à Noël, il faut s’exciter à mort quelques semaines avant pour acheter des cadeaux, ici, pour le nouvel an lunaire, il faut faire beaucoup plus de choses que ça.

Tout d’abord, il faut préparer un vrai repas pour les morts, qu’on met sur l’autel des ancêtres : 5 fruits différents, le gâteau au riz gluant vert (bánh chưng), un coq cuit de la tête aux pattes (un coq, pas une poule, très important !).

Photo : exemple d’un repas digne du Tê’t

Ensuite, il faut aussi acheter puis brûler des offrandes en papier, les fausses monnaies… pour les ancêtres et les « dieux » de la maison.

Il faut acheter un poisson et le libérer. Il faut aussi décorer la maison avec un arbre de cerisier, un arbre de fruits qui ressemblent aux clémentines.

Photo : JB à côté du cerisier chez mes parents. 

Il faut aussi acheter de quoi manger parce que pendant les 1ers jours de l’an, difficile de s’approvisionner. Il faut faire le ménage car le ménage est interdit pendant les 3 premiers jours de l’an…

Ceux qui doivent rentrer chez eux (à l’autre bout du pays), doivent aussi penser à acheter les tickets de bus/train/avion… dont les prix flambent. Les femmes, surtout, doivent être belles (c’est le moment où il faut voir toute sa famille – même lointaine – et les vietnamiens n’hésiteront pas à lui demander pourquoi elle est plus moche que l’année dernière) donc elles doivent aller au spa, acheter de nouveaux vêtements, teindre les cheveux, refaire les sourcils etc.

Photo : les tenues traditionnelles vietnamiennes en vente partout à Ha Noi avant le nouvel an

Bref, tout un programme !

Heureusement pour nous, ma famille n’est pas si traditionnelle que ça. On peut donc skipper toute la partie coq, offrandes, décorations. Je ne garde que le ménage et le shopping.

Le réveillon

J’ai donc passé tout le réveillon à faire le ménage. Moi qui déteste faire le ménage, je suis comme motivée par les traditions. Car j’ai l’habitude de faire ça à chaque réveillon au Vietnam. Un nouvel an lunaire sans ménage, ce n’est pas un vrai nouvel an lol. Les vietnamiens considèrent que tout ce qui est dans la maison pendant les 3 premiers jours de l’an (lunaire), c’est notre chance. Donc si on vide la poubelle, ou on nettoie la poussière, c’est comme si on donnait notre chance à quelqu’un d’autre. Donc le ménage le réveillon, c’est inévitable.

Nous dînons avec mes parents à la maison. Ma mère nous fait 90 nems et nous sert en plus du gâteau gluant vert typique du nouvel an !!!

On a trop du mal à tout finir, et amène le reste à notre appartement (pour survivre pendant les premiers jours de l’an). Notre repas de réveillon manque encore de beaucoup de choses, mais comme on n’aime pas la nourriture traditionnelle du Têt à la base, on peut se permettre de ne garder que ce qu’on aime manger.

Le soir, comme tous les vietnamiens du Nord (parce que les viet du sud s’en foutent un peu), on regarde un programme qui s’appelle Ta’o Quân. C’est un spectacle diffusé à la télé, qui met en scène les « dieux » qui sont censés veiller sur le Vietnam (dieu de la famille, de la société, de l’éducation etc.) – rentrant au ciel avant le Têt pour faire leur rapport devant le Ciel (le big boss de l’univers en gros). C’est très drôle, et les comédiens qui y participent sont les comiques les plus connus du pays.

A minuit, soit on se fond dans la masse devant le lac de l’épée restituée, noir de monde, soit on va à un des nombreux lieux où il y a un feu d’artifice, pour le regarder. Par chance, il y a un feu d’artifice juste en face de notre appartement, et comme on est au 11ème étage, on voit tout. Il pleut un petit peu, c’est cette pluie très fine si caractéristique dont se souvient chaque Hanoien, cette pluie qui accompagne le Tê’t, et qui réveille tant de souvenirs dans cette ville – si particulière et si dure à aimer quand on n’y habite pas.

1er jour du nouvel an

Le 1er jour du nouvel an est le jour le plus sacré, le jour où l’on consacre aux êtres les plus chers. La première personne à franchir la porte de la maison doit porter bonheur au foyer, donc je laisse cet honneur à JB, qui sort de l’appartement, pour ensuite re-rentrer, du pied droit (très important!).

Tous les ans, mes parents font le tour habituel : d’abord chez ma grand-mère paternelle, puis les frères et soeurs de mon père. Puis le frère de ma mère, puis les amis super proches.

Chez les familles encore plus traditionnelles, on ne peut que visiter la famille paternelle le 1er jour. Donc, les belles-filles ne sont pas autorisées à aller voir leurs parents, elles doivent rester chez la famille de leurs époux le 1er jour, puis aller voir leur propre famille le 2ème jour.

Pendant toute la période du Têt, il y a une autre tradition qui peut stresser pas mal de monde : mừng tuổi (ou lì xì). Ceux qui travaillent (en gros) doivent offrir de l’argent à ceux qui ne travaillent pas (les enfants et les retraités). L’argent (uniquement des billets neufs) est donné dans de petites enveloppes rouges (achetées auparavant).

Le montant dépend de la relation entre les deux personnes, si c’est mon cousin très lointain ou si c’est ma sœur. Mais sin est pauvres, il est OK de donner un petit billet symbolique (1,000 à 5,000vnd).

Si la personne est très proche (ma sœur par ex), même si elle travaille, il est d’usage que je lui donne un peu d’argent pour lui porter bonheur.

Il est très mal vu de refuser une enveloppe rouge comme ça. Des fois, on peut dire qu’il s’agit de cadeaux déguisés. On peut donner beaucoup d’argent aux enfants pour remercier indirectement leurs parents par ex. Les enfants se retrouvent avec beaucoup d’argent à la fin du Tet, mais rassurez-vous, leurs parents confisquent tout.

Vous imaginez la quantité de billets neufs qui circulent pendant cette période ! D’ailleurs, les banques ont l’habitude de voir beaucoup de monde venant échanger de l’argent pour avoir des piles de billets neufs de 20,000VND ou 50,000VND. Maintenant, la règle est moins stricte, on peut même donner de vieux billets.

Il arrive aussi qu’on croise des enfants qu’on ne connaît pas trop chez une connaissance (le fils d’un cousin lointain par exemple). Il est d’usage de leur donner quand même quelque chose. D’où la nécessité d’avoir de petits billets neufs de 10,000VND ou 20,000VND, qu’on peut distribuer comme des bonbons, sans enveloppe rouge.

En général, au final, si on a des enfants, le compte est neutre à la fin, car on donne beaucoup, mais les enfants reçoivent quasi le même montant en retour. Par contre, pour les couples sans enfants comme nous, on donne, on donne, mais on ne reçoit rien. Loool

Donc, je vous disais, le 1er jour de l’an, on fait un gros tour en scooter (JB conduit super bien au Vietnam) pour voir notre famille proche. A chaque fois qu’on va quelque part, on est reçus chaleureusement et les gens nous servent de quoi grignoter (du thé, de la confiture). Comme JB ne parle pas vietnamien, il s’ennuie et mange sans s’arrêter. Après plusieurs étapes, quand on arrive chez le frère de ma mère pour déjeuner, on n’a déjà plus faim.

Chez lui par contre, tout est fait de manière traditionnelle, on a le repas traditionnel avec tous les plats qu’il faut avoir (gâteau au riz gluant vert, saucisse vietnamienne, différents fruits, potage aux pousses de bambou etc.). C’est donc avec un énorme ventre qu’on passe voir ensuite ma marraine, avant d’aller au lac de l’épée restituée – comme tout le monde.

A Hanoi, il n’y a pas tant de temples célèbres que ça. Le temple Ngoc Son qui se trouve sur un petit îlot au sein du lac de l’épée restituée en fait partie. Tout le monde y va pour souhaiter du bonheur et de la chance à sa famille. Tout le monde est sur son 31, et nous aussi. JB est particulièrement beau gosse dans sa tenue traditionnelle – version moderne.

Il y a certains cafés et restaurants ouverts, mais le prix est multiplié au moins par deux. C’est très mal vu de négocier le 1er jour lunaire, donc on demande le prix pour payer, pas pour marchander comme d’habitude, ni pour dire « trop cher » et partir.

Car les vietnamiens considèrent que tout ce qui se passe le 1er jour lunaire est un présage pour la nouvelle année. Si le premier jour est pourri, le reste de l’année le sera. En plus, si vous avez le « malheur » d’être le premier client de ce vendeur et ne pas acheter sa marchandise, malheur à vous ! Donc ce jour-là, il faut éviter de dire des bêtises, faire des bêtises, ou froisser quelqu’un.

Les touristes qui se comportent mal risquent deux claques et une expulsion du territoire (noooon je rigole mais j’en pense pas moins).

C’est seulement au 1er jour lunaire que je retrouve ma ville natale comme je l’ai connue il y a une trentaine d’années. Il y a très peu de trafic, tout le monde est souriant, joyeux et heureux, tout le monde se met sur son 31 pour aller prendre une photo en famille devant le lac. On est loin de la ville polluée et bruyante qu’elle est devenue.

2ème jour lunaire

C’est le jour consacré à la famille maternelle, mais comme nous avons vu tout le monde la veille, nous nous contentons de vider le frigo en attendant l’ouverture de nos restos préférés.

Nous aurions pu aller aux pagodes et aux temples comme les autres vietnamiens mais nous préférons laisser mes parents le faire à notre place. Pendant ce temps là et pendant plusieurs jours qui suivent, mes parents reçoivent aussi des gens chez eux. Ils appellent avant, ou se pointent devant la maison, sans rendez-vous. On ne sait jamais qui vient nous visiter en fait.

3ème jour lunaire

C’est le jour consacré aux professeurs. J’ai vraiment envie de voir mon ancien prof de piano, qui a déjà 86 ans. Je retrouve son appartement sans problème, où je suis allée toutes les semaines pendant 4 ans. Il est très surpris et heureux de me voir, de nous voir. C’est la première fois que JB le rencontre, mais il perçoit lui aussi à quel point les sentiments sont sincères après tant d’années.

C’est aussi pour ça que j’aime Ha Noi, car nulle part ailleurs, je peux voir ces visages aussi amicaux, revivre mon enfance, revoir ces petites ruelles où j’ai passé quasiment tous mes goûters, assise sur ces chaises de 10cm, à gossiper avec mes copines.

D’ailleurs, mes copines, je les croise encore, et rien ne nous fait plus plaisir que de retrouver nos lieux de goûter favoris, qui résistent au temps et aux aménagements publics (fréquents et pas toujours nécessaires), pour gossiper et parler de nos souvenirs communs.

JB, par contre, ne supporte plus Ha Noi. Il trouve la ville bruyante, polluée, et la fermeture de ses restaurants favoris pendant les 7 jours de congés du Tê’t (10 pour certains) l’énerve encore plus – car Ha Noi sans sa gastronomie, c’est de la m*rde. De plus, les restaurants ouverts pendant cette période en profitent pour gonfler les prix par 2 ou 3. Et après le Tê’t, tout le monde augmente ses prix pour « suivre l’inflation ».

Lên ₫ồng ou Chamanisme

Le 8ème jour du nouvel an lunaire, ma mère est invitée à une séance de chamanisme, nommée Lên ₫ồng, un héritage religieux appartenant au culte de la sainte-mère. Ce culte porte plusieurs noms, et la branche à laquelle appartient cette chamane est constituée essentiellement de commerçants extrêmement fortunés.

Cette séance de chamanisme a une dimension culturelle et artistique tellement importante que j’ai décidé d’y aller, même si je ne m’y connais rien.

La chamane a fait construire un temple au 7ème étage de sa maison. Une vingtaine de personnes sont déjà sur place, toutes invitées personnellement par la chamane. Elle est déjà bien habillée et maquillée, et est aidée par deux hommes pour porter par-dessus ses vêtements, des chaussures et costumes des génies qui « investissent son corps ». En gros, pendant la séance qui va durer 6 ou 7 heures, elle va entrer en transe et être investie par une vingtaine de génies, de la plus haute importance jusqu’aux génies du plus bas niveau. Pour cela, elle doit changer de costume pour refléter le rang du génie. Une musique spéciale l’accompagne pour l’aider. C’est toujours la même mélodie, mais les paroles changent pour chaque génie.

Il faut le voir pour y croire, car il est impossible pour une petite femme comme elle, vu le rythme de la séance, les danses et le nombre de cigarettes et d’alcool qu’elle consomme, de ne pas tomber dans les pommes. Si c’était moi, j’aurais épuisé toute mon énergie au bout d’1h30. Or, la séance dure 6 à 7 heures !

C’est vraiment un spectacle plaisant à regarder, la musique est aussi très agréable, les costumes d’une finesse sans égale. La chamane distribue aussi de l’argent (que des billets neufs sans trop de valeur à 1,000VND) en les jetant par terre, et tout le monde les ramasse joyeusement, plus on en ramasse, plus ça nous porte de la chance.

C’est l’occasion de poser des questions aux génies, ou de demander quelque chose, moyennant d’une petite participation ou des offrandes. Des fois, les génies demandent à parler spécifiquement à quelqu’un présent dans le public, pour l’engueuler, ou pour lui donner une bonne santé ou de la réussite. L’intonation et le geste changent selon la personnalité du génie. Les génies femmes seront plus chaleureuses, alors que les génies hommes sont plus strictes.

Même pour les non-croyants comme moi, la séance reste très agréable, et l’ambiance chaleureuse. A un moment, ma mère me demande si j’ai quelque chose à demander aux génies, et je m’aperçois, ravie, que ma vie est tellement complète et je suis tellement bien actuellement que je n’ai absolument rien à demander. Alors qu’il y a quelques années, j’aurais demandé « quand est-ce que j’aurai un meilleur boulot ? » ou « donnez-moi svp plus d’argent cette année pour que j’achète xyz ».

Conclusion

Bref, le nouvel an lunaire n’est pas forcément la période la plus fun pour tout le monde… mais ça reste la fête la plus importante pour tous les vietnamiens. C’est la seule occasion de l’année où l’on peut s’arrêter un peu, se regarder, se demander où l’on va, ce qu’on veut… et sortir de cette spirale si caractéristique des vietnamiens, où il faut réussir, faire plus, gagner plus, être plus ceci, plus cela.

Chaque année, à l’approche du Têt, les vietnamiens vivant à l’étranger essaient tant bien que mal de se procurer d’un bout de gâteau gluant vert, quelques enveloppes rouges… car fêter le nouvel an lunaire, c’est garder en soi ce qui fait de nous des vietnamiens. Même s’ils ne sont pas avec leur famille, ils aiment pouvoir fêter ça de loin et ressentir l’ambiance si particulière chaque année au Vietnam.

Note : le nouvel an lunaire se dit « Tet » en vietnamien. Evitez SVP de dire « nouvel an chinois » car cette fête est populaire dans plusieurs pays, en dehors de la Chine, et même les chinois ne le disent pas.

Partie 2 : Conseils pratiques

Astuces

  • Evitez de vous déplacer pendant le réveillon et le 1er jour du nouvel an. Non seulement le choix sera très limité mais en plus le prix sera exorbitant.
  • Certaines agences de voyage proposent de vous placer en famille d’accueil pendant la période du Tê’t pour expérimenter un vrai Tê’t en famille avec eux. Renseignez-vous !
  • Pensez à vérifier le calendrier lunaire si vous passez vos vacances au Vietnam en Janvier ou en Février car le Tê’t ne tombe que sur ces deux mois (et la date change tous les ans).
  • Il fera très froid aux alentours du Tê’t au Nord du Vietnam, c’est comme ça tous les ans. Pensez à venir avec une petite doudoune. S’il pleut, vous allez souffrir. 15°C c’est très froid au Nord du Vietnam à cause de l’humidité et le manque de chauffage (sans compter les fenêtres et portes mal isolées). Il vaut mieux prévoir un peu de vêtements que de souffrir.
  • Aux alentours du Tê’t, il peut même neiger à Sapa, donc regardez bien la météo !
  • Le vieux quartier de Hanoi est le seul endroit où vous trouverez un choix important de restaurants ouverts pendant toute la période du Têt. Préférez le coin près de la grande cathédrale de Ha Noi, très sympa, calme et joli.
  • C’est cool de rester à Ha Noi les 3 premiers jours du nouvel an. Au-delà, le manque de restaurants et services ouverts + les prix exorbitants vont peut-être vous saoûler, partez ailleurs, dans des endroits plus touristiques (Sapa, Ha Long, Hoi An etc.)
  • Tout reviendra à la normale à partir du 10ème voire 15ème jour lunaire. Avant ça, l’esprit du Tê’t reste intact, il n’est pas rare qu’on vous demande plus de tips avant et après le Tê’t, pour leur « porter chance ». Le jour du réveillon, une place de parking pour le scooter peut coûter jusqu’à 200,000VND (8€).
  • Les prix s’envolent, et ne ressemblent pas forcément aux prix indiqués sur la carte, et vous êtes censés le savoir – car tous les vietnamiens le savent. Donc n’hésitez pas à demander le prix si vous avez un doute.
  • Encore une fois, les vietnamiens n’aiment pas trop les chinois alors ne parlez pas de « Chinese New Year » ou on vous mettra à la porte. C’est comme si vous nous insultiez, utilisez le terme « Tê’t » ou « Lunar New Year » au pire. Le premier jour, souhaitez la bonne année « Happy New Year » à tout le monde.
Anh

Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine.

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