3 nuits à Raiatea : Marae et Vanille – Road trip Polynésie Française (1/4)

Depuis notre arrivée à Tahiti en avril 2026, c’est seulement la deuxième fois que nous partons en vacances. Cette fois, nous nous rendons dans les îles sous le vent, accessibles en ferry depuis Tahiti. Notre itinéraire doit donc être calé sur les horaires du ferry.

Partie 1 : Carnet de voyage
Partie 2 : Conseils pratiques

Partie 1 : Carnet de voyage

Transport

Je ne me suis pas prise la tête, j’ai regardé le pass illimité (pendant 30 jours) d’Apetahi Express pour établir mon itinéraire. Ce pass coûte 24 000XPF par personne (201€). Cela reste très économique comparé à l’avion. Pour économiser davantage, nous prenons notre scooter avec nous pour nous déplacer sur les îles car il n’y a pas de transport public, même si chaque traversée du scooter coûte 10 000XPF (84€, ouch) et il faut réserver la place du scooter, les emplacements sont limités (par email, un lien de paiement sera envoyé).

L’itinéraire logique aurait été Tahiti -> Huahine -> Raiatea -> Taha’a -> Bora Bora -> Maupiti, mais nous ne suivons pas cet ordre pour pouvoir passer plus de nuits à Huahine et rendre le dernier voyage en ferry moins long. Ainsi, nous choisissons de faire Tahiti -> Raiatea (3 nuits) -> Huahine (4 nuits) -> Bora Bora (3 nuits) -> Taha’a (3 nuits). Nous n’irons pas à Maupiti cette fois car le ferry Bora Bora – Maupiti est régulièrement annulé ces dernières semaines à cause de la houle et si c’est le cas, nous risquons d’être coincés 3 jours supplémentaires en attendant le prochain ferry. Finalement, cet itinéraire pas très logique fait que les expériences montent en crescendo dans cet ordre et on clôture le voyage par le meilleur.

Les deux jours avant notre départ, le ferry est annulé dans les deux sens à cause de la houle. Heureusement le jour de notre départ, le ferry re-fonctionne. Sans le savoir, nous partons en vacances pile au moment des cyclones. Merci El nino !!!

Départ

Nous quittons notre airbnb (où nous séjournions depuis plus de 3 mois) le samedi au matin. Nos affaires sont stockées dans la cave d’un collègue de JB. Nous prenons juste une petite valise, notre scooter, deux sacs à dos et passons une nuit dans un petit airbnb pas très loin du ferry. C’est la pire nuit de ma vie. La fenêtre ne ferme pas bien, j’entends absolument tout : les voisins qui se disputent, les chiens du quartier qui aboient, jusqu’aux coqs qui font du bruit dès 3h du matin. Je n’ai pas du tout réussi à dormir.

Dimanche : Le ferry part à 6h30 et nous devons être au port à 6h. On confie notre scooter à un employé du ferry. Il met un tag sur le scooter pour indiquer l’île d’arrivée (Raiatea). Puis nous montons sur le ferry avec une centaine de passagers, dont certains fraîchement arrivés d’Europe à Tahiti. Et c’est parti pour 3h jusqu’à Huahine, puis 1h jusqu’à Raiatea. Les locaux appellent Apetahi Express le Vomito Express car quand ça tangue, c’est pas joli joli. Heureusement qu’on était au courant et qu’on a acheté en pharmacie des cachets anti-mal de mer car avec la houle aujourd’hui, je n’arrive même pas à marcher sans avoir mal à la tête. J’ai dormi pendant toute la traversée.

Quand nous arrivons au port de Huahine, la couleur de l’eau, et le ciel bleu font tellement envie que je regrette un peu de ne pas avoir choisi Huahine comme 1ère destination.

Huahine

Surtout quand on voit ensuite le ciel gris de Raiatea.

Raiatea est l’île administrative des îles sous le vent. On peut faire beaucoup de choses là-bas (passer des diplômes, demander des documents…), ce qui permet aux habitants de Taha’a ou Bora Bora de s’y rendre rapidement, au lieu de se rendre à Tahiti (plus loin). Dès la sortie du ferry, on guette notre scooter. Au lieu de descendre normalement, il est mis dans une cage puis descendu avec un treuil. Cela explique pourquoi ça coûte 10 000XPF (83€) pour le transport du scooter !

Plusieurs passagers se dirigent vers un loueur de voiture. Comme sur toutes les petites îles, l’offre est restreinte, y compris les taxis, donc il faut penser à réserver à l’avance pour tout (transport, excursion, logement). Nous avons un airbnb à 6km du ferry (lien, je recommande vivement). Nous avons demandé si nous pouvions faire le check-in plus tôt mais no news. Nos téléphones ne captent rien (on est chez Ora). Nous nous y rendons quand même, et la propriétaire nous accueille les bras ouverts, notre chambre est prête et on peut s’installer ASAP. Ce sera l’accueil standard dans toutes les îles, ici les gens partent et viennent aux horaires du ferry (donc assez tôt), le check-in n’a pas l’air de gêner qui que ce soit.

C’est une grande maison qui donne directement sur le lagon. Les proprio ont deux chambres à louer et nous donnent la plus belle chambre aka avec accès à la terrasse.

Nous partageons la salle de bain avec l’autre chambre airbnb, mais lors de notre séjour, l’autre chambre était vide donc on a juste partagé la cuisine avec les hôtes. La proprio nous explique qu’à cause du vent, son cocotier préféré est tombé. C’est celui qui donne le meilleur lait de coco. Elle le regrette beaucoup. Mais ne s’en débarrasse pas tout de suite. Elle va récupérer les feuilles pour tisser quelque chose. Un peu partout dans la maison, on trouve des tapis tissés à partir des feuilles de cocotier. C’est très joli.

Nous prenons tout de suite le scooter pour aller à Carrefour faire quelques courses. Le dimanche, comme sur toutes les îles, rien n’est ouvert à cette heure-ci et le seul endroit pour trouver de quoi déjeuner, c’est Carrefour. Comme je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit, et que le ciel est gris, l’eau agitée, nous ne faisons absolument rien aujourd’hui. Je dors pendant que JB lit sur le hamac. Nous dînons à la pizzeria juste à côté (super bon).

Jour 2

Pendant que je fais la grasse matinée, JB se lève tôt et passe à Carrefour, ils ont un corner « Ora Mobile » (notre opérateur mobile) et il se trouve que nous n’avons plus de réseau depuis le départ de Tahiti. L’employé contacte le support, il s’avère que pour avoir le réseau « dans les îles », il faut activer une option (gratuite), qui ne l’est pas par défaut – on peut l’activer via le site web (mais pas sur l’app). C’est réglé rapidement, et nous retrouvons le réseau.

On va enfin faire un peu de visite aujourd’hui. Malgré la longue sieste hier, j’arrive quand même à dormir jusqu’à 11h. Pile pour aller déjeuner. Nous trouvons du thon super frais et super bon chez la roulotte Tevahine. Leur limonade est superbe également. Ils ont ajouté du jus de fruit de la passion dont l’arbre est juste à côté. Quand il me montre les fruits, je peine à les voir car on dirait une guirlande.

Je m’aperçois que notre scooter a plein de sel dû à la traversée. Je demande à JB de garer le scooter sur la pelouse, en attendant l’arrivée des plats, pour que j’arrose le scooter d’eau et enlève du sel. Un couple de touristes arrive après nous et au lieu de se garer à l’emplacement réservé, ils voient que notre scooter est sur la pelouse et nous imitent. Tout au long de ce road trip, j’aurai l’occasion d’observer comment les gens se garent et franchement les gens ne se posent vraiment pas de questions, ils n’observent rien, ne réfléchissent pas et se contentent de copier les uns les autres. En mode « cerveau éteint » pendant les vacances. C’est assez troublant à voir. Ça me fait penser à cette histoire : une femme découpe toujours son poisson en deux avant de le cuire. Un jour, son mari lui demande pourquoi, et elle répond que c’est comme ça que sa mère faisait. Intrigué, il va demander à la belle-mère, qui lui explique que c’était juste parce que sa casserole était trop petite aahahah.

Le paiement se fait en cash sur les petites îles et cette roulotte ne fait’pas exception.

Marae de Taputapuātea

Nous continuons notre route jusqu’au Marae de Taputapuātea. Les marae sont des sites archéologiques utilisés autrefois pour les cultes, les rituels et les rassemblements politiques. Raiatea en a plein, et de très très gros et anciens. C’est une île plus culturelle que « snorkeling/plongée » puisqu’elle n’a pas de plage. Mais nous nous perdons un peu sur le chemin et finissons dans un bel hôtel (Atiapiti lien Booking). Je m’égare souvent dans un hôtel 4 ou 5 étoiles, c’est étrange. Quand je vois leur plage, j’oublie tout de suite le marae.

Je cherche juste à savoir : « est-ce que je peux prendre une boisson ici ». La plage en face de l’hôtel a un joli, long ponton. L’eau a plusieurs nuances de bleu. On peut marcher jusqu’au chenal. En général, au niveau du tombant, c’est là où il y a beaucoup de poissons. Mais l’eau est trop agitée aujourd’hui, nous nous contentons de prendre une glace. La serveuse a essayé de nous arnaquer en ne présentant pas l’addition (étonnant pour un hôtel de ce standing) et en se trompant (volontairement ?) en calculant le prix. Même en Polynésie, il faut faire attention !

Nous faisons deux minutes en scooter pour aller au vrai Marae de Taputapuātea. La visite peut durer longtemps mais comme il fait trop chaud, et je trouve les sites jolis mais pas non plus « Machu Picchu », nous faisons vite le tour. Le lieu est superbe par contre, le plus beau des marae que nous avons visités, au bord de l’eau avec beaucoup d’ombre et de bancs pour se relaxer.

Vanilleraie

La vanille est plus réputée sur l’île d’à côté (Taha’a) mais comme les deux îles partagent le même lagon, on se dit qu’on peut visiter les vanilleraies qu’on veut. Nous appelons une vanilleraie (lien Google Maps) pour demander une visite. C’est un peu abusé sachant que les horaires d’ouverture sont indiqués sur Google Maps (jusqu’à 12h) mais qui ne tente rien n’a rien. On nous dit de passer l’après-midi même.

Sur place, nous retrouvons Guy en train de sécher les gousses de vanille. Ses plantations vont jusqu’au pied d’une grosse montagne “POU ATA” (le poteau qui soutient les nuages) et ça a l’air particulièrement adapté à la plantation de vanille car il pleut beaucoup plus ici et il fait plus humide que les autres endroits de Raiatea. Guy est un passionné, quelqu’un qui fait de la vanille de qualité, destinée aux chefs et hôtels 5 étoiles. Il participe aux concours agricoles, remporte les prix jusqu’à obtenir plusieurs médailles d’or plusieurs années de suite au salon de l’agriculture de Paris. On est très loin des vanilleraies « pour touristes ». D’ailleurs ça se ressent, ses explications sont complètes mais un peu décousues, on discute « au feeling ».

Comme nous arrivons tard (à cause de ma grasse matinée), nous ne pourrons pas assister à la pollinisation manuelle des fleurs (qui se fait le matin). Mais il nous montre une fleur qui a été pollinisée le matin même.

Ces fleurs s’ouvrent pendant 24h seulement. Elles sont originaires du Mexique donc les abeilles qui sont capables de les polliniser se trouvent au Mexique. Déjà dans la nature, la chance pour que cette abeille précise trouve et s’intéresse à cette fleur précise dans la jungle pile au moment où elle s’ouvre (la fleur de vanille ne s’ouvre qu’une seule fois, tôt le matin, et se fane dans la journée. Ajoute à ça que la fleur ne produit aucun nectar donc rien pour vraiment « attirer » l’insecte, seulement des molécules odorantes); que la gousse de vanille, qui met 9 mois à mûrir, survive aux attaques des insectes et des intempéries… la gousse de vanille sauvage a l’air aussi rare que l’émeraude. Donc la pollinisation doit se faire à la main si on veut un certain rendement.

La vanille qu’on trouve en Polynésie est hybride donc elle a un goût un peu différent de la vanille qu’on peut trouver à la Réunion ou à Madagascar. J’ai demandé à l’IA de résumer le processus de plantation et maturation de la vanille je vous le mets ici :

1. La plantation et la croissance de la liane

Le vanillier est une orchidée grimpante épiphyte, cultivée surtout à Madagascar, en Polynésie (Tahiti), à La Réunion ou au Mexique. On la plante au pied d’un tuteur vivant (arbre ou poteau), le long duquel elle grimpe grâce à ses racines fixatrices qui s’accrochent à l’écorce. Elle développe aussi des racines aériennes absorbantes, qui captent l’humidité ambiante plutôt que l’eau du sol, d’où le besoin d’un environnement ombragé et humide.

Régulièrement, le producteur rabat et couche la liane près du sol pour stimuler l’émission de nouvelles racines et favoriser la floraison plutôt que la simple croissance en hauteur. Il faut compter au moins deux ans avant la première floraison.

2. La pollinisation manuelle

Il faut polliniser chaque fleur à la main, une par une, le jour même de son ouverture (la fleur ne dure qu’un jour). Une « marieuse » expérimentée soulève une fine membrane (le rostellum) pour mettre en contact le pollen et le pistil, technique inventée en 1841 par Edmond Albius, un jeune esclave réunionnais de 12 ans.

3. La récolte des gousses

Une fois pollinisées, les fleurs donnent des gousses vertes qui mettent 8 à 9 mois à mûrir. On les récolte à la main, juste avant qu’elles ne jaunissent (à 6 mois) pour accélérer le processus artificiellement.

4. Le mouillage (échaudage)

Les gousses vertes sont plongées quelques secondes dans de l’eau chaude (60-65°C), ce qui stoppe leur croissance et lance la fermentation.

5. L’étuvage

Les gousses sont enveloppées dans des couvertures ou caisses en bois pendant 24 à 48 heures pour « suer » à la chaleur. Les enzymes commencent à développer les précurseurs d’arôme, dont la vanilline.

6. Le séchage

Les gousses sont étalées au soleil quelques heures par jour, puis mises à l’ombre, pendant plusieurs semaines. Elles noircissent et perdent une grande partie de leur eau.

7. L’affinage (maturation)

La phase la plus longue : les gousses sont stockées dans des boîtes fermées pendant plusieurs mois, parfois jusqu’à un an, pour développer et harmoniser leurs arômes.

8. Le triage et le conditionnement

Enfin, les gousses sont triées par taille et qualité, puis conditionnées pour la vente.


Au total, il faut souvent 2 à 3 ans entre la plantation et la vanille prête à consommer, avec un travail manuel à presque chaque étape, ce qui explique son prix, juste derrière le safran parmi les épices les plus chères au monde.

Je vous laisse découvrir les explications de Guy et la pollinisation que j’ai filmée dans une autre vanilleraie à Taha’a :

Pour avoir la médaille d’or, Guy doit procéder autrement à partir des étapes 3 et 4. Au lieu de les cueillir vertes, il attend la maturité. Une pomme verte qu’on force à maturer hors de l’arbre et une pomme cueillie mûre ne donnent pas la même saveur. Il prend trois mois de plus que les autres agriculteurs, mais sa vanille est ainsi, de meilleure qualité. Le séchage aussi demande beaucoup d’expertise. Si n’importe qui peut apprendre à polliniser la fleur, pour préparer la vanille, il faut suivre une formation.

Contrairement à la vanille que nous achetons à Paris qui est toute sèche dans des boîtes en plastique, ici les vanilles sont vendues sous vide et elles sont « pliables » car elles gardent exactement le taux d’humidité qu’il faut pour avoir la meilleure saveur & odeur possible. Une gousse de bonne qualité doit s’enrouler autour du doigt, sans casser. Comme le vin, elle devient meilleure avec le temps.

Les Polynésiens les conservent plutôt dans un bocal en verre hermétique avec un petit fond de rhum ambré pas cher. Ainsi, on peut conserver la vanille fraîche pendant des années. Le rhum devient « extrait de vanille » au fil du temps. La vanille peut être réutilisée plusieurs fois. On nous dit de garder les morceaux de gousse et les remettre dans du rhum, puis les réutiliser 3-4 fois sans problème. Ou mettre une gousse dans du sucre.

C’est difficile de vous expliquer à quel point on se sent bien avec Guy et sa femme Odette. Leur ferme est un paradis, mais on sent en plus toute la passion qui émane de ce couple et à quel point cette ferme est leur fierté. Ils ont fait le tour du monde pour promouvoir leur vanille, sans aucune aide de l’Etat, à une époque où la vanille de Polynésie n’était pas réputée. Partout, leur vanille a été appréciée par les meilleurs chefs. Leur fils est à Tahiti et peut expédier toute commande, n’hésitez pas à le contacter pour acheter de la vanille, ses coordonnées sont sur Google Maps.

Par contre pour la visite avec Guy et Odette, voici leurs numéros. Vous pouvez acheter la vanille directement là-bas, pour infos le prix à la ferme est de 10 000XPF (84€) pour 100g, mais le prix augmente quand on l’achète à Tahiti ou en France. La vanille n’est pas appelée « l’or noir » pour rien.

Avant de partir, Odette met dans ma main une dizaine de bananes du jardin. Sans la pluie, nous aurions pu rester à la ferme tout l’après-midi. JB, en sortant de la ferme, est comme rechargé d’énergie et n’arrête pas de m’en parler des semaines après. Ce sera la visite la plus magique côté terre de tout notre séjour en Polynésie.

Sur le chemin du retour, nous comptons visiter le jardin botanique de Raiatea mais il pleut donc on rentre se reposer directement à l’airbnb.

Jour 3 :

Ca aurait été génial d’aller à la fameuse ferme perlière Apana Pearls mais ma mémoire a flanché. Je pensais qu’elle était sur une autre île donc je n’ai pas pensé à réserver la visite à temps. C’est dommage car il fait super beau. Cette ferme perlière et la vanilleraie me feront sûrement revenir à Raiatea. Les autres fermes perlières sont souvent près de la route, les mollusques y sont amenés pour être nettoyés etc. mais Apana Pearls est au bout d’une barrière de coraux et on peut faire du snorkeling pour aller chercher sa propre perle pour 99$/personne. Pensez à réserver à l’avance, pas comme moi !

Pour nous occuper, nous faisons le tour de l’île. Pensez à faire le plein avant, les quelques stations essence se trouvent toutes au nord de l’île.

Nous nous arrêtons au Jardin botanique qu’on n’a pas pu visiter la veille. C’est mimi mais ce n’est pas un stop indispensable.

Ensuite, sur le chemin vers le pain de sucre, on tombe sur un view point exceptionnel (Google Maps). L’eau est turquoise. Nous sommes émerveillés devant un tel paysage, sans savoir qu’on verra beaucoup plus beau quelques jours plus tard. Comme je vous ai déjà dit, je suis contente que l’effet WOW monte en crescendo avec mon itinéraire « pas logique ». Car chaque jour augmente la barre WOW un peu plus.

Les montées et descentes successives font un peu de mal à notre scooter 125cc. Je suis contente qu’on l’ait amené plusieurs fois au garage pour les diverses réparations avant notre voyage car si on avait le moindre problème sur les petites îles, il aurait été très difficile et surtout coûteux d’appeler un réparateur.

Quand nous arrivons au pain de sucre (très joli), il commence à pleuvoir.

Nous continuons le chemin jusqu’à une ferme perlière qui nous refuse la visite. Seule la boutique est dispo.

On continue jusqu’à APATOA Beach & Garden Village lien Booking, un hôtel avec restaurant bistronomique. Le resto n’est pas encore ouvert mais nous sommes les bienvenus pour prendre une boisson / un dessert. Je trouve l’hôtel super bien situé mais les chambres en forme de tente de luxe font un peu bizarre. Les photos de l’intérieur ont l’air superbes, la piscine aussi. Mais je garde un mauvais souvenir de cet hôtel car il y avait un petit incident avec la serveuse qui manquait de tact; totalement inadéquat pour un hôtel 5 étoiles. Ca m’est resté un peu à travers la gorge car j’aurais dû être ferme sur le moment; cette histoire m’a travaillé plus que je ne le pensais et j’ai dû lire un gros passage du texte taoïste Nanhua zhenjing le soir même pour me calmer. En tout cas, ce voyage aura plein de petites frustrations comme ça, que je prends soit pour une baisse énergétique de ma peau; soit pour des exercices pour que je m’améliore.

Nous poursuivons notre route jusqu’à Marae Taiununu, juste derrière une église. JB ne peut plus compter le nombre d’églises et de temples sur l’île tellement il y en a. Depuis ce Marae, on peut voir la ferme perlière que j’aurais dû visiter si j’étais un peu plus organisée. Snif snif

Apana Pearls

Je suis désolée de ne pas vous parler davantage des marae mais pour être honnête, ils ne dégagent aucune énergie particulière.

Raiatea est la seule île à avoir une rivière navigable. Les excursions d’un jour proposent souvent un petit tour en kayak sur la rivière, des fois en passant devant le jardin botanique.

Raiatea a beau être la plus grande île des îles sous le vent, sa vibe ressemble beaucoup à notre petite île thaïlandaise adorée Koh Phangan.

Et quand il n’y a pas de vent, l’eau est parfaitement immobile et reflète le ciel. On dirait qu’on est au salar de Uyuni. C’est magique !

Le soir, nous dînons de nouveau à la pizzeria près de notre airbnb.

Le lendemain, nous prenons le ferry pour revenir à Huahine.

Partie 2 : Conseils pratiques

Les points d’intérêt et itinéraire des îles sous le vent sont disponibles sur cette carte Google Maps

Il n’y a pas de plages à Raiatea, vous pouvez faire du snorkeling sur les motus – îlots (25$ pour le taxi boat, A/R depuis le quai du ferry), payer une excursion ou à la « piscine » qui est juste une structure ouvrant sur le récif.

Budget

  • Ferry : pass 1 mois 24 000XPF/personne + scooter 10 000XPF par traversée
  • Airbnb : 291,14€ pour 3 nuits (lien Airbnb), salle de bain partagée
  • Vanille : 10 000XPF pour 100g
  • Roulotte : comptez 2500XPF/personne
  • Pizzeria : comptez 2000XPF/personne
  • Location de scooter ou voiture à prendre en compte en plus; ou excursion si vous n’êtes pas motorisé

A surtout ne pas rater : la visite de la vanilleraie de Guy et Odette

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    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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