Après un premier mois à Papeete, nous avons trouvé un autre airbnb à Punaauia, comme par hasard, c’est dans la même résidence qu’un collègue de JB. On pensait être proches mais finalement on est encore plus proches que ça : même résidence, même bâtiment, et même étage !!! Il n’est qu’à quelques portes de chez nous. Quelle coïncidence !
C’est un F2, assez grand (dans les 60m²). Il n’y a pas de bureau mais JB a reconverti la table du balcon en bureau dans le salon, et je travaille sur l’îlot de la cuisine. A Papeete on était au dernier étage donc il faisait très chaud. Mais ici, non seulement on est au 1er étage, mais il y a un jardin en face, donc l’appartement est toujours frais avec juste quelques ventilateurs.

A 10 minutes à pied se trouve un Auchan, une super boulangerie, plein de commerçants et trois bus qui peuvent nous amener à Papeete. Les bus sont peu fréquents et full à l’heure de pointe donc on s’est acheté un scooter pour être plus autonomes. JB vous a expliqué ici comment on l’achète, combien, avec quelle assurance. Ce qui est marrant c’est que nous avons tous les deux un permis moto vietnamien, et c’est accepté quand même (seulement pour un an).

A côté de chez nous, il y a deux types de plages : plages de sable blanc (la seule partie sur l’île où le sable est blanc) et plage de sable noir, plutôt réservée aux surfeurs. J’ai lu les rapports de contrôle de la qualité d’eau et heureusement les nôtres sont pas trop mal. Pas les meilleures de l’île, mais baignables. Ces plages se trouvent à côté des embouchures de rivières donc le niveau de bactéries peut être élevé.
Voici quelques photos des plages où JB fait du snorkeling le matin plusieurs fois par semaine.







Quand il s’agit de plages publiques, en général, il y a des chaises, un peu d’ombre, douches et toilettes.

Il n’y a pas de plage publique pour le sable noir à proximité, et il nous est difficile d’y accéder, car il faut passer par des terrains privés. Mais il y a un endroit où l’on peut y accéder via la route, à 8 minutes de chez nous. Il n’y a pas de douche donc pour le moment, ça ne nous donne pas forcément envie de tester.

Le dimanche, il y a un marché à côté de la mairie, c’est plus petit que le marché de Papeete, mais au moins, je peux y acheter des fruits et légumes frais. Au marché, on remarque pas mal de vendeurs avec une glacière, mais sans carton ni rien, on doit leur demander ce qu’ils vendent. L’effort entrepreneurial est là, mais le marketing est absent lol. On nous a dit que les métropolitains, en venant ici, voient beaucoup d’opportunités, soit parce que le service existe en France, mais n’existe pas ici, mais aussi parce que les gens ici n’ont pas l’habitude de faire de la paperasse. Ouvrir une entreprise leur paraît très compliqué, surtout dans un endroit où il n’y a pas d’impôts sur les revenus et donc pas de déclaration annuelle 😀 (ni le contrôle technique des véhicules). Moi je pense que c’est mieux comme ça, vaut mieux rester simple, et éviter toute forme d’avidité. Le petit point négatif, c’est qu’ils sont très consommateurs, par ex. les food trucks (appelés roulottes ici) sont toujours plein, à toutes heures de la journée. Ils dépensent tout ce qu’ils gagnent et ne mettent pas beaucoup de côté.

JB et moi avons amené un écran 32 pouces depuis la France en bagage en soute et on est super contents d’avoir payé des frais supplémentaires pour ça. En ce moment, on se met tous les deux à Claude Code et c’est plus cool d’avoir un très grand écran. Un collègue de JB a dit qu’il ne fallait pas envoyer tout ce qui électroménager, électronique par bateau. Il a envoyé ses meubles et son électroménager de France à Tahiti mais pendant la traversée, l’électroménager a pris de l’humidité et tout est tombé en panne en quelques mois.
Pour le moment, ce qui me gêne c’est :
- la qualité des produits de mon Auchan, très en-dessous des autres hypermarchés beaucoup plus loin. La bonne nouvelle, c’est que j’ai enfin trouvé du « poulet local », très cher (18€ pour un coquelet), ils arrivent tous les mercredis à Auchan.
- les vietnamiens ont des stands de nourriture aux marchés de Papeete et Punaauia mais tout est au poulet ! ils disent que les tahitiens mangent peu de viandes d’animaux à 4 pattes donc ils font tout en version vegan ou au poulet 🙁 donc beaucoup de nems sont en vente, mais je ne peux pas les manger (c’est mieux au porc).
- Les chiens. Le fléau de la Polynésie française, c’est comme les mouches de sable de Seychelles, personne n’en parle. Les chiens errants sont nombreux (sur certaines îles, plus nombreux que les habitants), affamés et il peut y avoir des meutes de chiens à la plage et ils n’ont pas peur d’aller dans l’eau. Les chiens ne sont pas tenus en laisse par leurs propriétaires et si on a le malheur de passer devant leur maison, ils peuvent aboyer, courser les motos, être agressifs. Les propriétaires sont souvent passifs et n’éduquent pas leurs chiens. Plusieurs campagnes de stérilisation ont eu lieu partout en Polynésie, mais ce n’est pas suffisant, les frais de stérilisation sont élevés, les propriétaires sont sur liste d’attente. Une fois, on est en train de partir de la plage quand un chien en laisse est arrivé. 5 chiens ont aboyé. L’un d’entre eux n’arrivait pas à voir pourquoi les autres chiens aboyaient et ce gros chien m’a aboyée dessus, pensant que c’était moi, la source. Heureusement que les propriétaires étaient là pour calmer leurs chiens, mais ça m’a fait peur et ça m’a embêtée. Quand j’étais petite, un chien m’a mordue, depuis je suis pas sereine quand un chien aboie ou court derrière mon scooter. Puisqu’on ne peut pas changer les autres, je vais apprendre les signaux des chiens et travailler sur ma peur.


