Chamonix – Mont Blanc (France) : un été aux pieds du Mont-Blanc

Depuis que j’ai appris que mes globules rouges étaient au top après 3 mois en altitude en Bolivie et au Pérou, j’ai décidé de vivre à la montagne au moins une fois par an. Et comme JB veut tenter de nouveau l’ascension du Mont Blanc, on a décidé de passer deux semaines à Chamonix Mont-Blanc. JB fera l’ascension avec son copain Etienne, son frère Vincent et sa cousine Diane (récits de leurs exploits ici, ici et ici), je resterai au « base camp ».

Paris => Chamonix

Le trajet en train est long avec 2 changements. Tout le monde est chargé d’affaires de randonnée et de montagnes. Mais à la fin, les paysages sont superbes.

Le village de Chamonix Mont-Blanc

Nous logeons dans un F3, géré par une agence proposant des locations saisonnières. Ici, tout se loue à la semaine, donc nous décidons de rester 2 semaines entières (800€/semaine), tandis que les autres ne restent avec nous que 10 jours.

Dès mon arrivée à Chamonix Mont-Blanc, je suis impressionnée par le nombre de gens habillés comme des backpackers. Hmm, c’est plutôt dans l’autre sens : les backpackers sont habillés comme si ils faisaient de la randonnée 😀 Tout le monde est hyper sportif, hyper bien équipé. Ici, impossible de trouver une boutique Zara, par contre, on voit des boutiques « rares » comme Icebreaker, Patagonia, Columbia…

Cela me fait beaucoup de bien car à part Au Vieux Campeur, Decathlon et Intersport, je ne connais pas beaucoup de boutiques vendant des vêtements compatibles avec le tour du monde, et flâner dans les boutiques de Chamonix (je n’ai que ça à faire de toute façon), me fait réaliser qu’il existe pas mal de vêtements qui peuvent être portés au quotidien (sans que cela ne fasse randonnée), dont la matière est compatible aux grands voyageurs. Ca me convient très bien, surtout que je suis maintenant digital nomade et ne veux plus de mon look de backpacker.

C’est quand JB et moi bavons devant un pull en laine mérinos chez Icebreaker qu’on se dit qu’il est temps de partir d’ici, c’est trop tentant 😀

Venir à Chamonix pour faire des boutiques, c’est aussi le cas des familles entières du Middle East. Mais eux, ils fréquentent carrément les boutiques de luxe. Comme Chamonix est une destination prisée chez eux, et qu’ils ne sont pas trop branchés randonnée, ils passent plutôt la journée à faire du shopping. C’était le cas des japonais… ils venaient aussi en masse, et puis ils ont commencé à s’équiper, à faire aussi de la randonnée et on les croise désormais dans les refuges de haute montagne. Mais les japonais restent très vigilants par rapport au soleil. Si les randonneurs européens font parfois l’impasse sur la crème solaire, les japonais se couvrent de la tête au pied, surtout en haute montagne.

Beaucoup de gens viennent ici pour faire de la randonnée, mais aussi… tenter l’ascension du Mont-Blanc. Le taux de réussite est malheureusement à 50% en grande partie à cause de la météo. D’ailleurs, sur les deux tentatives (en 2014 et 2018), JB n’a pas pu tenter ce sommet mythique et les deux fois, à cause de la météo.

Le refuge de Payot

Je pense qu’on peut passer facilement une heure là-dedans. C’est le lieu idéal pour acheter de la charcuterie, du fromage… et des cadeaux pour les proches. J’ai découvert par exemple la scie à saucisson et même la guillotine à saucisson.

Nourriture

Les restaurants coûtent cher ici, le prix moyen est aux alentours de 20€/plat.

Mais grâce à sa proximité avec l’Italie, il y a de vrais restaurants italiens dans le coin. C’est fait maison et c’est délicieux, comme chez Pizzeria des Moulins, La Pasta

Pour de la vraie raclette et fondue, courez chez La Calèche. La décoration est vraiment sympa, ambiance chalet

Pour un verre entre amis, La Terrasse est un lieu que je vous recommande. J’y vais surtout pour le petit déjeuner. Siroter mon chocolat chaud en regardant le Mont blanc et un énorme glacier, quel bonheur !

Entre ciel et terre

Ma plus grande découverte à Chamonix, c’est cet institut de beauté Entre ciel et Terre tenu par Valérie Jacquet. Ses soins lient l’esthétique à l’énergétique. Donc pendant les deux semaines à Chamonix, j’ai pu tester son soin Kobido pour le visage (travail sur les muscles faciaux & fluidifier la circulation énergétique), l’acupuncture, l’aromathérapie. Elle voyage aussi beaucoup et ramène les meilleurs produits et apprend les meilleurs techniques de soin du monde.

A chaque fois que je sors de son cabinet, je suis « glowy » à l’extérieur comme à l’intérieur. De plus, l’air pur de la montagne me fait beaucoup de bien, et je me suis remise à lire, et continuer à travailler sur moi-même. Le tour du monde a eu des effets thérapeutiques sur moi, qui étais très malheureuse. Et là, je cherche à être encore plus épanouie, mais en partageant les bonnes choses, à mon échelle, via mon blog, ou à travers la moindre interaction avec les gens.

Sur ce blog, il y a 2-3 articles à connotation négative : je n’étais pas bien, ou alors la ville ne m’inspirait pas, du coup le ton de l’article était négatif. Ce sont les seuls articles où j’ai reçu des commentaires très négatifs, voire des insultes. Je pense que la négativité appelle la négativité. Bien évidemment, je ne vais pas changer le contenu de ces articles pour plaire à tous. Mais je comprends, quand quelqu’un a envie de visiter une ville, il a probablement beaucoup économisé pour, et là il tombe sur mon article critiquant cette ville, ce qui invalide son choix. Il m’arrive aussi de chercher la validation chez les autres, chez de parfaits inconnus. Il n’est pas rare que je décide d’acheter un produit basé sur les avis. Puis une fois le produit acheté, je continue à lire les avis pour me conforter dans mon choix : je l’ai acheté au bon prix, ah oui il a aimé le même produit etc. Je dois encore travailler sur mon égo, le chemin est encore long, mais pas impossible.

Mes 20 minutes de randonnée

Etant nulle en sport, j’ai quand même pris le télésiège (18€ aller-retour) pour arriver jusqu’en haut du kilomètre vertical et marcher un peu. JB et ses copains l’ont gravi à pieds les premiers jours, il ne s’appelle pas « kilomètre vertical » pour rien.

C’est là d’où partent les parapentes (pour un vol entre 15 et 25 minutes) en tandem. La vue vaut vraiment le coup.

Une télécabine plus tard (14,5€ A/R), on arrive à 2500m en haut du Brévent. La vue est époustouflante. On voit plein de cascades, on voit très très bien le sommet du Mont Blanc (un peu arrondi) et quelques chemins de randonnée, qui trace un zigzag au flan de la montagne.

Il y a une terrasse de resto, soutenue par 3-4 trucs métalliques, donnant sur la falaise. Rien que la vue me donne le vertige. J’ai vu aussi quelques courageux en train d’escalader des roches verticales. Respect !

Je respire beaucoup moins bien et commence à avoir mal à la tête. Je supporte très mal l’altitude (cf. l’incident au Chili). Et pourtant, on n’est qu’à 2500m et cela fait déjà 10 jours que je m’acclimate à 1000m. Le Mont Blanc, ce ne sera jamais pour moi je pense 😀

Pendant ce temps là, un hélico atterrit juste en face pour secourir une femme.

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    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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