Birgunj (Népal) – une semaine de volontariat dans une école népalaise 

Birgunj est une ville népalaise, frontalière avec l’Inde, où nous allons passer une semaine de volontariat dans une école privée népalaise. Le but est de faire découvrir aux élèves d’autres méthodes de travail et susciter leur curiosité. Nous avons entendu parler de ce projet via Couchsurfing et avons répondu présent.

Jour 1 : Nagarkot -> Birgunj

L’hôtel à Nagarkot nous réserve une voiture avec chauffeur, 8 places depuis Nagarkot. Départ à 8h pour Balkhu (là où se trouve la station de bus). Nous regrettons amèrement notre choix car la voiture nous fait ressentir chaque imperfection de la route alors que les taxis, plus petits, sont plus avantageux sur ce point. On se note de prendre toujours des taxis pour 1h30 de route.

Arrivés à Balkhu, on nous montre une Jeep prêt à partir pour Birgunj. Le prix local est 1034 roupies pour 2 mais on nous fait payer 1200 roupies. Ce n’est pas trop grave, on rigole en disant que nous devons payer le « tourist price ». Les jeeps ne partent que quand c’est full (il y a 10 places en tout) donc on a eu la chance de ne pas attendre trop longtemps. Nous sommes les seuls étrangers.

Commencera un long trajet de 7h où, assis très inconfortablement (4 personnes par rang), nous devons démontrer une confiance absolue au conducteur. Nous roulons la plupart du temps à 30cm d’une falaise, sous la pluie, klaxonnant à tout va (notamment aux virages où il n’y a même pas de miroir) avec un pneu proche de la crevaison.

Mais le paysage est magnifique et même les népalais s’extasient devant la beauté de leur pays.

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Arrivés à Birgunj, nous découvrons une ville polluée, pas du tout jolie, très sale (le sol est boueux après la pluie), c’est pour cela que personne ne vient ici en tant que touriste, sauf pour voyager de l’Inde vers le Nepal.

Nous réussissons tout de même à prendre un rickshaw (à vélo) avec tous nos bagages. Le prix annoncé est tellement peu cher par rapport à l’effort fourni que nous payons le double au rickshaw. Notre « générosité » (nous lui avons seulement donné 0,4€ de plus) est récompensée par un énorme sourire rempli de bonheur et reconnaissance, si sincère que ça nous fait trop plaisir également.

Vishal vient nous chercher au point de rdv. Il est le directeur de l’école et la personne avec qui je suis entrée en contact via Couchsurfing pour notre projet de volontariat au Népal.

Nous le suivons jusqu’à chez lui pour découvrir qu’il nous a réservé une suite royale : une chambre privée plus grande que notre appartement à Paris.

Sachez qu’au Népal, beaucoup d’élèves vont aux écoles privées, où la qualité est meilleure que dans les écoles publiques. Pour éviter aux parents le casse-tête du babysitting, les élèves n’ont que 10 jours de vacances par an (en moyenne). Cependant, ils ne vont à l’école que le matin ou que l’après-midi.

Jour 2 :

Nous visitons l’école de Vishal qui se trouve juste à 15 min de chez lui. L’idée est de voir comment ça se passe et voir comment on peut aider et quels cours nous pouvons donner aux élèves. Partis dans cette optique, nous sommes en mode « cool, je souris aux élèves »…

L’école a des élèves de 3 à 16 ans (jusqu’au 3ème). Les infrastructures sont très bien pour une école privée népalaise (groupe électrogène en cas de coupure de courant, ventilateurs, coins d’eau…). Les élèves sont très polis, nous disent toujours « Thank you Mam », « Thank you Sir », se lèvent quand on entre dans la classe, se lève quand on leur pose une question etc. Tant de politesse nous gêne trop car la distance enseignant-élève est beaucoup trop grande.

On ne se met pas trop de pression jusqu’à ce que Vishal nous donne direct à chacun une classe de 3ème. Mon premier cours, ayant pour sujet « studying abroad » est le fruit d’une longue et ennuyeuse improvisation en anglais. Je ne sais pas comment mais j’ai fini par dessiner une baguette, le plan d’une cantine typique dans un lycée en France et à quoi ressemble mon assiette remplie de viande en France (sachant que la majorité est végétarienne au Népal).

De mon long discours, les élèves ont surtout retenu le selfie à la fin. Je croise JB qui est aussi dans un état de désespoir « je leur ai appris quelques mots en français mais je ne sais pas en quoi ça peut leur être utile ».

On enchaîne ensuite deux autres classes où j’explique comment se déroule un mariage en France, comment reconnaître les gens mariés en regardant leur main et comment on lave les vêtements au pressing. Ne me demandez pas comment ces sujets sont venus dans ma tête, mais ils retiennent tellement l’attention que je me dis que notre simple et banale vie française peut être tellement différente de celle des népalais que ça devient fascinant. Qui l’aurait cru ?

Après ces moments d’improvisation totale, nous nous posons en nous demandant comment nous pouvons être moins nuls la prochaine fois, comment leur apprendre une méthode de travail ou leur donner l’occasion de prendre la parole.

Nous avons trop de chance de débarquer le jour du « Teacher’s Day », les élèves y mettent vraiment du coeur. Chaque classe achète un gâteau et plein de bonbons, il y a un petit cadeau pour chacun des profs. En faisant le tour des classes, nous avons droit nous aussi aux gâteaux et aux bonbons.

Pour nous améliorer, nous cherchons des idées de cours interactifs sur Pinterest. Nous nous arrêtons sur :
– le mime pour les grands et activités type team building + html
– Craft pour les petits et musique (travail sur les rythmes/percussions)
– cours de cuisine pour les grands (les crêpes)

Les activités décidées, nous listons alors la liste des courses pour l’activité Craft du lendemain : 8 triangles de 2 couleurs à coller sur une feuille A4 façon artistique.

Nous sommes loin d’imaginer le débat qui s’en suivra entre les dirigeants de l’école sur comment acheter les papiers de couleur pas chers, quels formats, combien de colles il faut etc. Une simple activité est finalement pas si simple que ça quand on m’annonce que c’est OK mais c’est pour 140 élèves répartis sur 4 cours.

JB et moi passerons toute la soirée à découper les triangles. 140 élèves * 8 triangles. Je vous laisse faire le calcul.

Chez Vishal, traînent une multitude de gens, petits et grands. Deux petits nous aiment beaucoup et apprennent à jouer au UNO avec nous. Nous en profitons pour tester nos idées de jeux avec eux (le mime notamment) et les très bons résultats obtenus nous rassurent beaucoup sur les cours à donner le lendemain.

Jour 3 :

JB enchaîne 4 cours de mime chez les grands tandis que j’enchaîne 4 cours de collage chez les petits et 2 cours d’anglais chez les grands.

Chez les grands, avec JB, la pudeur et la timidité font qu’ils se débrouillent moins bien au jeu de mime que les deux petits vus chez Vishal la veille. Mais ils passent quand même un bon moment et nous avons un retour comme quoi c’était super interactif.

Chez les petits, j’ai beaucoup de mal avec les petits de 7 ans qui ne comprennent pas le but de l’exercice et qui passe 35 minutes à coller 8 pauvres triangles avec l’aide de deux autres enseignantes (chaque classe ici dure entre 35 et 40 minutes).

Mais je prends le temps de montrer l’œuvre de chacun et les féliciter un par un. J’ai lu quelque part qu’il ne fallait pas être avare de compliments surtout aux petits, et leur sourire de fierté me confirme que j’ai bien fait.

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Très découragée par la première classe, j’enchaîne avec une classe de petits de 8 ans (plus âgés que la classe précédente). Ils sont trop intelligents et finissent l’exercice en 15 minutes à peine. Prise de court, je ne sais plus quoi faire d’autres après les compliments. je leur apprends donc à taper dans les mains en rythme, ce qui les amuse beaucoup et qu’ils font de mieux en mieux.

Je ferai la même chose avec une autre classe. Pour la dernière classe, malheureusement, il ne reste plus de colle, du coup l’exercice tombe à l’eau. Je leur propose de dessiner un chien à la place (?!) et me rappelle miraculeusement du téléphone arabe. L’enseignante népalaise m’aide à faire faire le téléphone arabe. Le résultat est toujours au rdv : entre le message initial et le message final, il y a une grosse différence (c’est fait en Nepali donc j’ai pas saisi le côté fun du truc) mais les petits ont l’air de s’amuser beaucoup.

Deux moments qui m’ont fait chaud au coeur :
– après avoir travaillé les rythmes avec les petits, je sors de la classe en disant au revoir. A peine suis je partie que je les entends en train de taper dans les mains dans le rythme que je leur ai appris, tous seuls
– j’ai demandé à une classe s’ils avaient entendu la classe à côté taper dans les mains et s’ils souhaitent faire la même chose. J’ai lu dans leurs yeux une sorte d’étincelle et excitation qui m’a fait chaud au cœur.

L’après-midi consiste en un autre débat sur comment obtenir tous les ingrédients pour les crêpes. On pensait que ça allait être la recette la plus simple au monde mais ce n’est pas le cas. La farine de blé à laquelle nous sommes habitués existe ici sous une version moins fine et donc ça coûte plus cher de s’en procurer. D’autres outils posent problème également : spatule, poêle non adhésive, fouet. Heureusement, grâce à la débrouillardise de Vishal et ses amis, on a tout ce qu’il faut pour le lendemain.

Les deux petits de chez Vishal viennent dans notre chambre pour jouer aux cartes. Pas très inspirée par le UNO, je leur donne des activités à faire avec le papier et ils sont tellement contents qu’ils enchaînent activité sur activité. C’est plutôt amusant de voir qu’ils préfèrent ça à leur tablette. Bientôt ils seront rejoints par deux cousins plus grands d’une quinzaine d’année et notre chambre se transforme en atelier DIY.

Jour 4 :

La matinée commence avec deux cours de peinture où les petits dessinent avec des légumes. Jb s’occupe de préparer des couleurs dans de petits pots tandis que je montre aux petits comment tamponner avec les légumes. Ils sont amusés de voir que c’est fait avec le « lady finger », un légume qu’ils mangent tous à la maison. Le résultat est moins bon que ce que j’ai vu sur Pinterest, partiellement à cause de la peinture à l’eau que nous utilisons.

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JB et moi enchaînons avec trois cours de crêpe. C’est plutôt marrant de cuisiner dans une salle de classe comme ça avec une bombone de gaz au milieu et des ingrédients partout autour de nous.

Les premières crêpes réussies, nous les proposons aux élèves et découvrons que pendant ce mois-ci, beaucoup d’hindous mangent uniquement végétarien, ce qui exclut les œufs. Nous avions pourtant été prévoyant en demandant à Vishal si la majorité des élèves mangeaient des oeufs, il nous avait répondu oui à 90%.

Bref, nous faisons donc des crêpes que nous envoyons dans les autres salles de classe pour les profs. C’est assez démotivant quand on fait des crêpes un peu dans le vent comme ça, mais les élèves commencent à se porter volontaire pour faire des crêpes eux aussi et ont l’air contents.

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C’est une vraie épreuve pour moi qui aime bien que les choses soient bien planifiées/parfaites. Mais c’est la vie et je dois apprendre à vivre avec car la perfection n’existe nulle part.

Une des élèves nous dit « We want to learn more ». Ce qui nous fait très plaisir et nous fait oublier notre fatigue.

Epuisés par 3h de crêpe, nous décidons de passer un peu de temps dans un restaurant climatisé pour nous recharger les batteries.

Les deux petits frappent à notre porte plusieurs fois, en espérant qu’on leur propose de faire du DIY comme la veille, mais nous sommes tellement épuisés qu’on a 0 énergie pour jouer avec eux.

Jour 5 :

JB tente d’expliquer le HTML aux élèves. Pas facile quand les élèves n’ont pas tous un ordinateur chez eux et que créer un nouveau dossier demande aussi des explications. JB est un peu démotivé par le fait que certains élèves en profitent pour ouvrir des jeux au lieu de saisir l’occasion pour apprendre quelque chose d’utile.

Nous finissons la journée avec deux classes de 8 et 9 ans. Si la première classe fait l’exercice des triangles, la seconde classe doit créer une carte en 3D et une maison personnalisée en papier. Ces deux classes me touchent particulièrement car j’ai vu quelques gestes, très discrets, mais émouvants :

– deux petites, assises à la table du fond, font tout pour s’asseoir à la table de devant pour être plus proches de nous
– un élève nous donne tout son stock de bonbons, achetés avec le peu d’argent de poche que ses parents lui donnent
– à chaque fois qu’une classe se rend compte qu’on vient leur donner un cours, ils sont tellement contents qu’ils applaudissent en souriant
– après leur avoir appris « We Will Rock you » (juste le refrain), on entend de loin, alors que le cours est fini, toute la classe continuer à chanter « We will rock you »

Excédée par le rythme soutenu des derniers jours, la chaleur, le manque d’électricité (au Népal, la production d’électricité ne couvre que 55% de la demande…), le manque de viande, et les deux petits à la maison qui frappent souvent à la porte pour qu’on joue avec eux, je deviens nostalgique. Je passe un long moment à regarder les photos de Rosalie (mon chat), me demandant quelle mouche m’a piquée pour voyager dans les pays en voie de développement ET végétariens alors que je peux être tranquille en ce moment même à jouer avec mon chat, dans mon appartement confortable parisien, à l’abri de la chaleur, dégustant un énorme rumsteak à la sauce béarnaise.

On analyse aussi notre propre réaction : qu’est-ce qui ne va pas alors que nous vivons une expérience humaine enrichissante ? Comment osons-nous nous plaindre ? On en a honte, quand tant de gens apprécient notre présence et en demandent. Pourquoi JB, il y a 10 ans, faisait exactement la même chose pendant 3 semaines dans des conditions encore plus dures, ne peut pas rester ici plus d’une semaine ? On se rend compte finalement que tant de sollicitation et d’attention n’est simplement pas en adéquation avec notre personnalité. Que je suis trop perfectionniste et dois apprendre à accepter l’imperfection. La pollution nous empêche de respirer, détruit ma peau et m’irrite. Enfin, nous sommes tellement gâtés par la richesse de la gastronomie française (et vietnamienne) qu’il faut s’adapter.

JB me propose de bien me reposer. Après ma sieste de 6h non-stop (alors que je dors déjà 8h par jour – pour vous dire à quel point ça me pompe de l’énergie), on se met d’accord sur un programme 100% repos et plaisir le lendemain (les élèves n’ont qu’un jour de repos : le Samedi). On se promet aussi de prendre un SUPER hôtel au retour à Kathmandou et au moins une semaine tranquille à Pokhara (dans les montagnes, où il ne fera pas chaud et l’air beaucoup moins pollué). On se projette tellement loin qu’on commence à regarder les billets Kathmandou – Mandalay. 500€ l’aller, 4 escales, 40h de voyage nous effraie. C’est ainsi qu’on décide d’ajouter la Thailande dans notre parcours pour payer moins cher, et pourquoi pas deux bonnes semaines à la plage ? Voilà, penser au futur et aux bons moments nous fait relativiser.

Jour 6 :

Après une grasse-matinée bien méritée, nous allons au cinéma regarder un film d’action indien intitulé « Kalabi », apparemment très attendu car y joue une Super star indienne. Les népalais sont très surpris de nous voir acheter deux places de cinéma. Par chance, nous achetons deux places en haut (au balcon). La salle de cinéma ressemble à un théâtre en France, avec des ventilateurs partout, qui coupent de temps en temps mais qui se remettent à tourner dès que le public râle.

Le son est très fort pour faire oublier le bruit du ventilateur et les spectateurs n’hésitent pas à téléphoner pendant le film.

Même si les places ne sont pas marquées sur le ticket, un employé du cinéma place tout le monde. Le film dure 2h30, avec une pause de 10mn entre deux parties du film. Le public est super enthousiaste, applaudit à chaque apparition du personnage principal en mode « bad boy qui marche au ralenti ». Ce n’est pas trop difficile à comprendre même si c’est en hindi et nous passons un excellent moment, pour seulement 100 roupies par personne (0,83€).

Nous allons ensuite à l’hôtel Vishuwa, apparemment le meilleur de la ville, qui a une petite piscine sympa, ouverte aux visiteurs pour 300 roupies. Y traîne l’élite népalaise, dont un qui y organise un « welcome party » pour une vingtaine de personnes (?? welcome pour qui, pour quoi ? nous le saurons pas).

J’en profite pour commander du vrai poulet au restaurant de l’hôtel. La recette ne me plaît pas du tout, mais ça fait tellement longtemps que je n’ai pas mangé de poulet que tout me va finalement. Le serveur s’y prendra 3 fois avant de nous sortir une facture plus ou moins correcte.

Nous rentrons à la maison, il fait nuit, aucun rickshaw à l’horizon. Nous marchons dans de petites ruelles non éclairées, en nous disant que nous avons la chance d’être dans une ville aussi tranquille, où les maisons ne sont même pas fermées à clé. Nous trouvons sur le chemin un auto-rickshaw collectif (qui fonctionne comme un bus) qui nous conduira jusqu’à chez nous pour seulement 20 roupies par personne.

Jour 7 & 8

Nos derniers cours se font sous la chaleur écrasante. La classe de JB est très douée et il a pu en une heure faire créer deux pages html avec lien d’une page vers l’autre.

Nous rentrons acheter 2kg de mangues à offrir à la maman de Vishal en guise de remerciement. Le vendeur doit tricher car au retour de la maison, je pèse les mangues avec mon pèse bagage portatif et constate qu’il n’y a que 1,5kg 😸 mais à 0,83€ le kilo, on ne va pas pleurer.

Nous passerons la nuit la plus désagréable de tout notre séjour car le temple d’en face a la bonne idée de diffuser les prières via hauts parleur dès 5h du matin et ce, non stop.

Nous disons au revoir aux parents de Vishal qui tiennent à faire une photo avec nous. Le père s’est réveillé de bonne heure pour aller chez le barbier. La maman se fait très belle, tout ça pour nous.

Nous prenons un auto rickshaw collectif pour aller à la station de bus. Nous nous attendons à voir des km de jeeps alignés, prêts à partir pour Kathmandou mais il n’en est rien.

Un monsieur nous explique qu’aujourd’hui, un parti politique a décidé de faire grève et il va falloir attendre jusqu’à 17h.

Il pleut des cordes, nous ne voulons plus rester dans cette ville boueuse. Partir à 17h est très risqué, il fait tout noir à partir de 18h30 et les routes montagneuses et boueuses ne vont pas assurer notre sécurité.

Après réflexion, nous nous disons qu’il est toujours possible de soudoyer un chauffeur en mettant l’argent qu’il faut. Nous nous approchons d’un groupe de gens qu’on prend pour des chauffeurs en grève. En fait, ce sont des passagers en attente d’un jeep pour Kathmandou. Le chauffeur nous assure un Jeep dans 15 minutes mais à 800 roupies au lieu de 500. Nous essayons de négocier en disant que nous prenons 4 places pour deux personnes, le Jeep se remplira plus vite et partira plus vite, mais à 600 roupies la place. La négociation tombe à l’eau et trop impatients de partir, on accepte son prix initial. On apprendra plus tard que les locaux paient aussi 800 roupies à cause de la grève, et que tout le monde a pour consigne « si la police vous demande, vous avez payé 500 roupies la place ».

Si on se donne le luxe d’avoir 4 places pour deux personnes, c’est parce que JB avait beaucoup de mal la dernière fois à se contorsionner avec le peu de place qu’il avait. On se félicite de ce choix car finalement le trajet ne durera pas 5h mais 11h.

En effet, la police a arrêté notre voiture pendant 1h pour je ne sais quelle raison. Et nous avons été arrêtés pendant 4h à cause de deux grues qui sont en train de faire des routes. Heureusement notre fil de voitures est passé en premier une fois la route finie, et ce, grâce à une ambulance se trouvant dans notre fil. Notre chauffeur a été extraordinaire, nous évitant d’être coincés dans la boue alors que la route fraîchement construite était juste un tas de terre boueuse. J’avoue avoir pris peur à un moment, craignant de finir en bas d’une falaise.

Nous arrivons à Patan au milieu de nulle part, sous une pluie torrentielle. Le chauffeur appelle un taxi pour nous. Nous mangerons rien d’autre à part les fruits offerts par notre hôtel car tous les restaurants sont déjà fermes.

Inde, Népal : le crachat maladif
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    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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