Patan (Népal) – un ancien royaume Newar

Suite au retard pris sur la route de Birgunj vers Kathmandou, nous n’arrivons seulement à Balkhu, station de bus au Sud de Kathmandou à 20h30. Sous une pluie torrentielle, on essaie de soudoyer notre chauffeur de Jeep pour qu’il nous amène à l’hôtel mais il nous appelle un taxi, préférant ramener un autre passager habitant près de chez lui.

Balkhu se trouve au sud de Kathmandou et comme nous ne sommes pas encore allés à Patan, pas très loin de là, nous avons pris le soin de réserver un bon hôtel confortable à Patan.

Cependant, l’hôtel n’a pas de restaurant et arrivés à 21h, nous n’avons aucun autre choix que d’errer dans Patan (toujours sous la pluie torrentielle) pour tenter de trouver au mieux un resto ouvert, au pire une boutique. Mais tout est fermé et nous devons nous contenter de quelques fruits offerts par notre hôtel.

Naturellement, le lendemain, nous prenons un super petit déjeuner à l’hôtel avant de visiter le Durbar Square de Patan, qui est représenté sur la coque de téléphone de JB (anecdote du pourquoi du comment de cette coque ici).

Contrairement au Durbar Square de Kathmandou ou Bhaktapur, plusieurs temples ici sont entourés de grilles pour qu’on ne puisse pas monter dessus ou s’approcher de trop près. Et c’est seulement mis en place depuis le séisme. C’est franchement le Durbar Square que j’aime le moins de la vallée de Kathmandou, et malgré les recommandations de voyageurs, je ne vois trop pourquoi, à part pour fuir la pollution de Kathmandou, qu’il faut rester dormir ici. Une matinée suffit largement.

Durbar Square is the generic name used to describe plazas and areas opposite the old royal palaces in Nepal. It consists of temples, idols, open courts, water fountains and more. Before the Unification of Nepal, Nepal consisted of small kingdoms, and Durbar Squares are most prominent remnants of those old kingdoms in Nepal. In particular, three Durbar Squares in the Kathmandu Valley, belonging to the three Newar kingdoms situated there before unification, are most famous: Kathmandu Durbar Square, Patan Durbar Square, and Bhaktapur Durbar Square. All three are UNESCO World Heritage Sites.

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Cependant, le marché à côté est très intéressant et moins oppressant qu’à Kathmandou. Il y a beaucoup de boutiques de bijoux, ce qui me ravit beaucoup. Ca se voit que la fabrication reste encore artisanale. Les bijoux sont plutôt ostentatoires, dans le style des népalais, avec beaucoup de relief, de détails. Il faut une bonne technicité pour faire ce genre de bijoux. On voit aussi dans ces boutiques de petites boîtes ou statues ou carrément des miniatures de temples en argent/vermeil/or jaune. Une pensée me traverse soudainement l’esprit : il est tout à fait possible de monter un business de fabrication artisanale de bijoux offshore au Népal et revendre sur les sites comme Dawanda et Etsy. Tant que le design provient de l’Europe, les bijoux se vendront très bien. Même si le cours de l’argent est fixé internationalement, en réalité, le kilo d’argent n’a pas la même valeur en France qu’au Népal. Les bijoux, s’ils ne dépassent pas un certain poids, ne sont pas obligés d’avoir un poinçon d’orfèvre. Je me note de faire un petit essai pour le fun et voir si le business peut fonctionner. Si c’est le cas, je pourrai peut-être continuer ma vie de nomade.

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A proximité, il y a une multitude de boutiques vendant des objets en métal. Ici au Népal, malgré la production de jolis objets en poterie qu’on a vus à Bhaktapur, la vaisselle qu’utilisent les Népalais est en métal. Ils ont par exemple un plateau avec plusieurs petits compartiments, un pour le riz, un pour les pommes de terre, un pour les légumes, un pour le dessert etc. Les objets métalliques sont exquis et précis dans les moindres détails. Je craque pour des gargouilles en métal, de petites tailles mais aussi belles que celles de Notre Dame de Paris. Ces objets sont trop précis pour être faits main, je suis sûre qu’ils utilisent des moulages.

On voit aussi quelques fleuristes vendre des assiettes en feuilles. C’est vrai que dans certains restaurants ils nous servent dans des assiettes comme ça et j’ai toujours trouvé extraordinaire la solidité d’une telle assiette. Au Vietnam, on se contente de deux feuilles de bananier qu’on ferme avec des tiges de blé pour la vente à emporter.

La technicité des artisans népalais est remarquable, notamment pour la sculpture sur bois et le dessin miniature. A titre de comparaison, les sculptures en bois que j’ai vues en Afrique n’atteignaient pas ce degré de finition parfaite. Les dessins miniature vus à Udaipur en Inde (dont c’est la spécialité) n’étaient pas aussi précis que les mandalas népalais dessinés à la main. Cependant, ils sont mauvais en sculpture sur pierre/marbre comme les vietnamiens alors que les indiens maîtrisent toujours cet art à merveille. Parlant d’artisanat, je me note de m’inscrire, si je peux, à un atelier de découpage de papier traditionnel (aux ciseaux) quand je serai en Chine.

Nous passerons le reste de la journée à nous reposer à l’hôtel et profiter des mangues mûres achetées au marché (toujours 100 roupies le kilo soit 0,83€).

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    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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