Comment réserver un billet d’avion ? Guide pour les nuls

Un tour du monde de 11 mois auquel s’ajoutent (déjà !) 6 mois de vie nomades nous ont permis de développer quelques compétences en réservation de billets d’avions.

Voici une petite liste de conseils pas forcément très connus pour ceux qui ne voyagent pas très régulièrement.

Utilisez les comparateurs de prix

Pour trouver un billet au meilleur prix, le réflexe est bien entendu d’utiliser les comparateurs de prix.

J’utilise systématiquement trois d’entre eux :

Google Flight est le comparateur le plus ergonomique et le plus rapide, il dispose de nombreux filtres qui rendent la recherche très facile. C’est généralement grâce à lui que je trouve mes billets d’avion.

Skyscanner et Kiwi.com ont l’avantage de proposer des trajets mélangeant plusieurs compagnies. Exemple, lors d’une recherche récente pour un trajet entre Chiang Mai et Hanoï : il y a forcément une escale à Bangkok.

Google Flight me propose un voyage avec deux vols de la même compagnie (Chiang Maï – Bangkok puis Bangkok – Hanoï). Avantage : mes bagages sont automatiquement transférés : no stress ! De plus en cas de retard qui me fait rater la correspondance, je suis pris en charge par la compagnie.

Skyscanner et Kiwi.com me proposent deux vols avec des compagnies différentes. Avantage : le tarif est plus avantageux. Inconvénient : je dois récupérer mes bagages et les enregistrer pour le second vol. Si le premier vol a du retard, ça risque d’être la course ! Kayak et Kiwi calculent, à priori, un délai suffisant entre les deux vols mais un petit peu de stress en perspective 🙂

Easyvoyage est également un bon complément car tous les comparateurs n’intègrent pas forcément les mêmes compagnies.

Identifiez les compagnies LOW COST régionales

Une erreur courante est de rechercher vos billets uniquement sur les comparateurs de prix.

Or, toutes les compagnies aériennes ne sont pas présentes sur les comparateurs de prix (pour des raisons commerciales par exemple, une compagnie peut refuser de verser des commissions aux comparateurs).

Par exemple, Ryanair qui est souvent la compagnie la moins chère sur les trajets qu’elle couvre n’est présente sur Google Flight que depuis 2014.

Identifiez donc les compagnies low cost régionales et faites une recherche sur leur site, vous pouvez avoir de bonnes surprises.

Réservez au bon moment (ou pas)

Les règles de Yield management (techniques d’ajustement des prix pour maximiser le profit des compagnies) font que les prix évoluent en permanence et que le fait de réserver un billet le plus tôt possible ne garantie pas du tout de bénéficier du meilleur prix.

D’expérience, deux règles semblent cependant à peu près universelles :

  • Les bonnes affaires en « last minute » en ce qui concerne les billets d’avion sont un mythe. Les compagnies préfèrent au contraire proposer des billets très chers en dernière minute, sachant que certains n’auront pas le choix que de payer le prix fort (impératifs personnels et surtout passagers business).
  • Les voyages en semaine sont très majoritairement moins chers que le WE.

Du coup j’achète nos billets dès que les dates sont fixées sans trop me prendre la tête. L’idéal étant d’avoir quelques jours de flexibilité pour choisir la date la moins chère.

Utilisez ITA Software pour des recherches complexes

Si vous avez une grande flexibilité de dates et n’avez pas peur de faire 100 km de route pour partir d’un autre aéroport. Utilisez le comparateur ITA Software, nous en avons parlé ici.

Vérifiez les politiques de la compagnie en ce qui concerne les bagages

Si le comparateur de prix vous propose des vols de compagnies « low cost », il est fort probable qu’aucun bagage en soute ne soit inclu dans le prix.

Vérifiez donc le coût de cette option si vous en avez besoin. Il est possible que la compagnie traditionnelle devienne moins cher que le vol low cost.

Si vous apportez des bagages en cabine, vérifiez également le nombre de bagages, le poids et les dimensions autorisées. Si les compagnies traditionnelles sont en général peu regardantes sur ce point, certaines compagnies low cost sont très strictes et n’hésiteront pas à vous facturer des frais supplémentaires si vous dépassez les limites.

Réservez vos billets sur le site de la compagnie

Une fois que vous avez trouvé le bon trajet grâce aux comparateurs de prix, réservez vos billets sur le site de la compagnie aérienne, même si le comparateur vous propose de le faire directement sur son site.

Quatre avantages à cela :

  • Certains comparateurs de prix utilisent des techniques très « border line » voire carrément illégales pour vous facturer des options supplémentaires sans que vous vous en apercevez.
  • Les comparateurs n’ont pas forcément les dernières mises à jour de prix, vous aurez la mauvaise (ou la bonne) surprise de voir le bon prix un peu plus tard.
  • Vous pouvez grapiller quelques options. Exemple : lors d’une recherche sur Kiwi.com me proposant un vol avec une compagnie low cost, le bagage en soute me coûtait 15 €. En allant directement sur le site de la compagnie, je me suis aperçu que le « pack confort » qui inclut le bagage en soute, un snack ainsi qu’un choix de siège préférentiel coûtait… 13 €.
  • Dans de rares cas, il peut y avoir des problèmes de transmission de réservation entre le comparateur et la compagnie. Vous n’avez aucune envie de vous battre avec la hotline téléphonique du comparateur !

Faîtes attention aux options cachées

Que ce soit les comparateurs de prix ou les sites des compagnies, ils sont tous très inventifs pour vous facturer des options supplémentaires.

Assurance annulation, choix de siège, embarquement prioritaire, nourriture, envoie de SMS, … tout y passe !

Certaines de ses options sont sélectionnées par défauts, vous devez donc être super attentif à chaque étape de la commande pour décocher les options récalcitrantes. Ca peut-être très énervant mais aussi très amusant si on considère ça comme un jeu du chat et de la souris « ahaha, je t’ai trouvé saloperie d’option ! ».

Ne relâchez jamais la garde, et faîtes une ultime vérification du prix final une fois avoir remplie votre numéro de carte bancaire (et donc avant d’avoir cliqué sur « Payer »). Certains sites vont en effet, au dernier moment, ajouter des frais en fonction de votre type de carte (« Visa », « Mastercard », …). C’est particulièrement vicieux car ils ne préviennent pas et on n’imagine pas forcément que notre type de carte peut avoir un impact sur le prix.

Vérifiez si vous devez imprimer vos billets

Avec la plupart des compagnies, il n’est pas nécessaire d’imprimer vos billets d’avion. Techniquement ce n’est pas du tout indispensable car le billet est associé à votre numéro de passeport.

Certaines compagnies y voient cependant l’opportunité de vous délester de quelques euros supplémentaires. Si vous n’avez pas imprimés votre billet, vous devrez vous rendre au bureau de la compagnie à l’aéroport pour le faire imprimer moyennant finance.

Lisez donc bien les e-mails que vous recevez, ce sera sans doute marqué en petit : « Vous devez imprimer votre billet ou télécharger l’application de la compagnie sur votre téléphone » (cas de Ryanair).

Vérifiez si vous avez besoin d’un billet de sortie

Lors de l’enregistrement, les compagnies sont responsables de vérifier que vous avez le droit de vous rendre dans le pays de destination (en cas de défaillance, elles risquent de fortes amendes).

En fonction de la durée de votre séjour et de votre nationalité, la compagnie vérifie si vous avez besoin d’un visa et vérifie qu’il est sur votre passeport si c’est le cas.

Dans certains cas, le pays de destination impose également que les voyageurs présentent un billet de sortie du territoire. C’est vicieux car c’est peu connu et pas du tout pratique quand on ne sait pas encore à quelle sera la prochaine étape (typiquement dans le cas d’un tour du monde).

Ca nous est arrivé au moment de quitter Hong Kong pour nous rendre aux Philippines. L’employée de la compagnie ne voulait pas nous enregistrer si nous ne présentions pas de preuve de sortie (que nous n’avions pas). Nous avons dû acheter un billet d’avion en catastrophe (Merci Kiwi, très pratique pour acheter un billet en 3 clics).

L’information concernant la demande de preuve de sortie du territoire est généralement indiquée sur le site Conseil aux voyageurs du ministère des affaires étrangères mais une petite recherche supplémentaire sur Google n’est pas inutile.

Procédez à l’enregistrement en ligne dès que possible

Technique bien connu du Yield Management : le surbooking ! Si l’avion dispose de 100 sièges, la compagnie va en vendre 105 en pariant sur le fait que 5 voyageurs ne se présenteront pas (changement de plan, embouteillages, erreur d’aéroport, réveil qui n’a pas sonné, …).

Même si vous avez acheté votre billet d’avion il y a un an, votre billet n’est véritablement assuré qu’une fois que vous vous êtes enregistré

L’enregistrement ouvre généralement 30h avant le vol et se fait en ligne, faîtes le pour ne pas être une victime du surbooking.

En réservant au plus tôt, vous aurez également plus de choix dans les sièges disponibles.

Dans notre cas, nous choisissons :

  • Un siège le plus proche du nez de l’appareil (pour sortir le plus vite possible une fois atterri).
  • Un siège assez loin des toilettes (pour éviter le passage)
  • Un siège côté hublot lors des trajets courts pour profiter du paysage.
  • Un siège côté couloir lors des trajets longs, plus confortable pour mes grandes jambes.

Priez pour que votre avion ait du retard

Ce n’est pas une blague 🙂 Le droit européen est très protecteur pour les usagers.

Si votre lieu de départ est dans l’Union Européenne et qu’il a du retard, ça peut être le jackpot !

Ca nous est arrivé une fois lors d’un vol Paris – Franckfurt où nous passions le WE pour assister à un concert.

Suite à un problème technique, nous avons eu 3h de retard (ce qui ne remettait pas en cause notre présence au concert).

Air France nous as alors proposé :

  • 300 € chacun de bon d’achat Air France.

ou

  • 250 € en cash chacun, tout de suite.

Nous avons pris le cash, cela remboursait notre billet d’avion, mais couvrait également nos places de concert et la nuit à l’hôtel, jackpot !

Ce n’est pas Air France qui est généreux, c’est tout simplement le droit Européen !

En faisant gentiment comprendre que nous n’étions pas contents, nous avons également obtenu des « bons repas » pour s’offrir un bon déjeuner en patientant.

Prenez donc les désagréments du voyage avec philosophie, ça peut être très rentable. Si le retard vous empêche d’arriver à l’heure à un mariage, c’est évidemment différent 😉

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