Après le Pays-Bas, JB espère toujours la réception de notre appartement à Nice donc on décide de rester en Europe encore quelques mois. Ne sachant pas où aller, je lui propose la Belgique, que j’ai traversé en mode express avec ma copine M. et son fils juste avant le Covid. Nous choisissons Anvers comme QG car j’ai adoré (1) le fait que la plupart des diamants transitent par Anvers (2) son musée de l’imprimerie.
JB nous réserve un bel Airbnb à 10mn de vélo de la cathédrale et c’est seulement en nous rendant sur place que nous découvrons que cet Airbnb est à l’intérieur d’une maison de retraite. Nous regardons la salle de cantine avec envie et demandons si nous pouvons, nous aussi, rejoindre les retraités à l’heure du repas. On nous dit « non » et on va devoir se contenter de la kitchenette à l’intérieur de l’appartement. Cependant, on peut demander le nettoyage, comme nos voisins retraités. Voilà, au moins on sait ce qui nous attend quand on sera vieux et si on a encore de la chance d’avoir de l’argent.
Nous prenons les vélos (façon Vélib) pour nous rendre au centre-ville quand on a la flemme de cuisiner nous-même. A Anvers, les transports publics sont au top, il y a le tramway, le bus, le métro, le train… ça coûte juste très cher. Nous sommes dans la partie flamande et on dirait qu’on est en Suisse, chaque habitant parle couramment 10 langues, c’est très organisé, très propre, un peu plus cher, mais on mange moins bien que le côté français de la Belgique. Je ne sais plus trop quelle langue on parlait avec les serveurs mais je crois qu’on parlait principalement en anglais.
Musée Plantin
Je ne me lasserai jamais jamais du musée de l’imprimerie Plantin que j’ai visité 3 fois au total, je crois. Ils ont une belle collection de lettres en plomb, mais aussi de machines, de cuivres pour l’impression à l’eau forte… J’ai écrit un article pour dire tout le bien de ce musée, probablement mon préféré au monde ! La libre pensée domine cette partie du monde et on voit des traces un peu partout dans la ville et notamment dans la collection de livres imprimés ici.


La Cathédrale
Entre ma visite en 2020 et celle de 2023, les tarifs de la cathédrale ont fait x2, donc je décide de rester aux alentours de la cathédrale et ne plus visiter l’intérieur.


En face de la cathédrale, il y a une sculpture très mimi.

Et autour, de belles maisons qui nous rappellent Bruges, mais en moins joli.

Partout dans la ville, on trouvera de jolis bâtiments, il faut se déplacer en vélo pour les admirer tous, lentement.








Il y a une place que j’aime énormément et je m’y rends souvent car je trouve que c’est paisible, et on découvre une grande place après marché dans les ruelles. En face, une église jésuite (Saint Charles Borromeo Church), à droite, une magnifique bibliothèque (Heritage Library Hendrik Conscience) réunissant 1,5 millions de volumes – qu’on n’est pas autorisé à feuilleter.








Le Quartier juif
La gare centrale est de toute beauté, quoiqu’un peu craignos.



Mais juste à côté se trouve le quartier juif. Qui dit le quartier juif d’Anvers dit DIAMANTS !!! Bling bling !!
La plupart des diamants transitent par Anvers car il y a une concentration de diamantaires incroyable. C’est ici qu’ils sont taillés, triés, mesurés, certifiés… et revendus un peu partout dans le monde. Anvers perd de plus en plus son monopole, car l’Inde, avec sa main d’œuvre qualifiée et pas chère, taille énormément de diamants. Il faut dire que le commerce des diamants est manipulé par De Beers. Il y a une quantité astronomique de diamants suite à la découverte des mines en Afrique, mais ils contrôlent l’offre, donc ils fixent le prix qu’ils veulent. C’est pour ça que vous pouvez essayer de revendre votre diamant, on vous le rachètera pour 3 francs 6 sous, pas comme l’or. De Beers injecte beaucoup d’argent dans la publicité, dans les films et maintenant les américains croient qu’il faut demander un mariage avec minimum un carat de diamant sinon ça ne sert à rien. Vous pouvez regarder le documentaire sur Netflix pour en savoir plus (Nothing Lasts Forever) ou lire l’excellent livre Stoned d’Aja Raden. Attention dans le documentaire, ils disent qu’il est impossible de distinguer les diamants naturels des diamants de laboratoire, mais c’est faux.



J’ai eu la mauvaise idée de visiter le quartier juif un vendredi, puis un samedi. Mais ils n’ont pas la même notion du week-end que nous donc le quartier est fermé, il ne se passe rien. Il a fallu revenir en semaine pour voir une tonne de bijoux, une tonne de diamants, on ne sait même plus où donner la tête. Pendant notre séjour à Anvers, on a regardé une série Netflix (Diamants bruts) sur une famille juive du quartier des diamantaires à Anvers et on est trop contents d’aller sur les lieux et nous dire « ahhh ce bâtiment, on l’a vu dans la série ! ».
Bon cette série n’est qu’une suite de préjugés sur les diamantaires juifs, mais j’ai remarqué un petit détail par ex. que les femmes doivent toutes porter des perruques, sauf quand elles sont avec leurs proches (je ne sais pas à quelle branche du judaïsme cela s’applique, ne me demandez pas !). J’ai regardé plus attentivement dans la rue et effectivement, c’est le cas ! On voit quand même que ce sont des perruques, car il y a un côté pas très naturel, je ne sais pas, le mouvement ne me paraît pas naturel, mais il faut regarder très attentivement. Et les hommes ont tous leurs chapeaux avec deux boucles des deux côtés, les petits garçons aussi, comme dans les films !
A part ça, je n’ai pas trouvé de belles synagogues comme en Serbie, et je n’ai pas acheté de diamants non plus, car je les trouve extrêmement chers par rapport à ceux que je trouve au Vietnam (qui proviennent plutôt d’Inde).
En nous basant à Anvers, nous prendrons le train pour faire un mini road-trip en Belgique.


