Avant de partir à Tahiti, j’ai déjeuné avec deux amis qui ont un projet d’indépendance financière (FIRE), et on a longuement parlé des stratégies FIRE de ceux qu’on connaît de près ou de loin, et des leurs.
L’immobilier, stratégie préférée des français
La plupart misent sur l’immobilier pour générer du revenu passif. Le schéma classique : acheter de vieux appartements qui nécessitent de gros travaux, pas trop loin des universités, les rénover en maîtrisant les coûts, puis les louer en colocation pour viser une rentabilité d’au moins 4%. D’autres préfèrent les zones touristiques; un appartement pas trop cher à 30 minutes des sites, et hop, sur Airbnb. L’amour des français pour l’immobilier s’explique par deux raisons : 1/ La croyance d’un placement sûr qui ne peut que se valoriser (c’est faux) 2/ L’avantage en France de pouvoir emprunter à taux fixe (c’est vrai).
Les pièges dans lesquels tombent beaucoup de français
Le premier piège, c’est la dépense qui gonfle avec le salaire. Un de mes amis en a été victime pendant longtemps : malgré un très bon salaire, à la fin du mois, son compte était quasi vide. L’argent rentrait, l’argent sortait, sans jamais vraiment s’accumuler.
Le deuxième piège, c’est la résidence principale comme seul patrimoine. On se dit qu’on va downsize quand les enfants partiront, revendre la grande maison pour un appartement plus petit et empocher la plus-value. Sauf que dans la pratique, les gens ne bougent pas. J’ai vidé mes appartements deux fois pour partir en tour du monde ou m’installer à l’autre bout du monde, je sais à quel point c’est épuisant. Alors sauf impératif financier urgent, personne ne vend. Résultat : pendant des années, on s’assoit sur un asset qui ne rapporte rien, et dont on ne profite même pas de la plus-value puisqu’on ne le vend jamais. Alors qu’avec une maison principale un peu plus petite et des dépenses raisonnables, on peut investir chaque mois sur des ETF. L’argent crée de l’argent, c’est très bien expliqué dans L’Homme le plus riche de Babylone, que je n’arrête pas de conseiller.
Le troisième piège, c’est l’accumulation d’abonnements. Netflix, Canal+, Amazon Prime… ils s’accumulent, et au final on paye pour scroller sans réfléchir. Et la plus grosse arnaque du lot, c’est le leasing de voiture. Avant, quand on achetait quelque chose, on en était propriétaire, on pouvait le revendre sur Leboncoin à tout moment. Aujourd’hui, même les jeux vidéo qu’on « achète » ne nous appartiennent plus vraiment.
Le quatrième piège, c’est la livraison de repas à domicile dans les grandes villes. Ce qui était une exception est devenu un réflexe. Un soir de flemme, puis deux, puis tous les soirs de semaine. Sauf qu’un plat livré coûte facilement deux à trois fois le prix du même repas cuisiné à la maison, sans compter les frais de livraison et le pourboire.
Salarié vs freelance : l’équation qui change tout
Un de mes amis opte pour le lean FIRE : dépenser très peu pendant plusieurs années pour atteindre l’indépendance financière. Mais son projet est fragilisé par un détail : il n’aime plus son boulot. L’autre ami, lui, a eu le déclic en voyant les contrats signés par son employeur avec des freelances : ils étaient payés quatre fois mieux que lui. La conclusion s’est imposée d’elle-même. Certes, devenir freelance, c’est perdre en sécurité, on peut se faire virer du jour au lendemain. Mais quand on intègre les charges et les risques dans le calcul, un freelance met dans sa poche au moins deux fois plus, net d’impôt, qu’un salarié. Et avec le niveau d’expertise de mes amis, ils sont recherchés. Ils deviendront FIRE bien plus vite en freelance. Les deux ont la chance d’avoir leur crédit immobilier qui arrive à leur fin, donc même sans revenus pendant quelques mois, ils peuvent puiser dans leur épargne sans paniquer.
C’est là tout le piège du salarié avec trop de charges fixes : il est obligé de s’accrocher à son salaire mensuel, et il passe à côté des opportunités freelance : risquées, certes, mais tellement plus rémunératrices. Il passe aussi à côté des opportunités de reconversion alors que son métier est menacé par l’IA.
Réseaux sociaux
Un artisan m’a confié avoir empoché 500€ en deux semaines grâce à ses tutos sur Tiktok et Facebook qui paient pour des vues (les reels sur Facebook sont de mauvaise qualité donc Facebook paie mieux que Tiktok). Il me dit qu’il n’a même pas besoin de montrer son visage, il ne montre que ses mains. Et d’autres influenceurs ont recours aux filtres pour ne pas montrer non plus leur vrai visage.
Ce déjeuner m’a rappelé une évidence qu’on oublie trop souvent : devenir financièrement indépendant, c’est une question de marge. La marge entre ce qui rentre et ce qui sort. Et cette marge, on peut l’optimiser des deux côtés; gagner plus, dépenser moins intelligemment, sans forcément se priver. Mais gagner plus et dépenser moins, ça ne suffit pas si cet argent dort sur un compte courant. La vraie différence, c’est ce qu’on fait avec ce qu’on met de côté. Un euro qui dort ne travaille pas.
Vous allez me dire : « c’est bien beau tout ça, mais mon métier ne se prête pas au freelance », ou « j’ai cinq enfants, je ne peux pas vivre dans 20m² ». Le pire dans ces contre-arguments, c’est qu’ils sont la définition même de ce que les américains appellent le poverty mindset. Plutôt que de chercher des solutions, le poverty mindset cherche d’abord les obstacles : il se construit une liste de bonnes raisons pour se justifier à lui-même pourquoi l’abondance ne peut pas le trouver, pourquoi son avenir est condamné d’avance, pourquoi ça marche pour les autres, mais pas pour lui; alors qu’il y a 10 000 façons de s’enrichir autres que le freelancing. La première chose est de se débarrasser de ce poverty mindset et de se dire : « je ne sais pas exactement comment je vais y arriver, mais l’abondance me trouvera, car je suis prêt à l’accueillir ».
Laissez-moi vous raconter une anecdote personnelle.
Ces derniers mois, j’ai acheté beaucoup de vêtements en soie sur Vinted. Et vu les montants qui s’accumulaient, je me suis dit que ce serait bien que l’argent tombe du ciel pour financer tout ça. J’ai donc fait appel à la loi de l’attraction. Ma méthode est simple : j’élève ma vibration via une activité artistique — en l’occurrence, je travaillais sur un projet de calligraphie, je recopiais les 81 chapitres du Tao Te King. Et quand j’ai atteint cet état de flow, de concentration et de bien-être profond qui arrive avec les gestes répétitifs, j’ai formulé ma demande à mon higher self, j’imaginais de l’argent arriver sur mon compte et j’ai ressenti de la joie comme si c’était déjà arrivé.
Le lendemain, j’ai ressenti une pulsion irrésistible de remettre des choses en vente sur Vinted (alors que je n’avais rien mis en vente depuis des mois). J’ai sorti le manteau le plus cher de mon armoire, celui que je ne porte pas, car il est un peu trop grand, et un livre rare de ma bibliothèque, en rupture de stock depuis plusieurs années et très recherché. Quelques jours plus tard, tout était vendu. Les 500€ ont financé la totalité de mes achats en soie.
Mais j’ai vite réalisé un truc : vendre sur Vinted, c’est bien, sauf que ce n’est pas vraiment de l’argent en plus; c’est de l’argent que j’avais déjà dépensé que je récupère. Quand il n’y aura plus rien à vendre, la source se tarira. J’ai donc reformulé ma demande, cette fois en visant du revenu passif. Et quelques jours plus tard, j’ai été traversée par une motivation extraordinaire pour optimiser mon blog et générer des ventes via l’affiliation.
Tout ça pour vous dire qu’il y a en chacun de vous une ressource extraordinaire : le higher self, qui sait exactement ce qui est bon pour vous et qui vous aime, il n’attend qu’une chose : qu’on lui pose la question. Vous ne savez pas par où commencer pour atteindre l’indépendance financière ? Appelez-le. Allo, higher self ? La réponse peut arriver sous forme d’une action, d’une idée, d’un rêve, d’une intuition soudaine…
Pour en savoir plus :
- voici les livres sur l’indépendance financière que je vous recommande vivement
- le livre « Investissez votre épargne » (lien Amazon), qui vous explique comment investir vos épargnes dans les ETF, assurances vie, CORUM… il vous montre aussi comment ouvrir votre PEA asap. Il est super complet et facile à comprendre. C’est vraiment la bible de l’investissement pour les français.


