JB n’ayant plus de congés, et voulant quand même changer un peu d’air, nous devons choisir une destination pas trop loin pour Décembre. C’est ainsi que nous avons passé un week-end à Porto juste après Noël.
Partie 1 : Carnet de voyage
Partie 2 : Conseils pratiques
Partie 1 : Carnet de voyage
Jour 1
Il y a un vol direct depuis Lille avec Ryanair, ce qui nous économise beaucoup de temps (en plus l’aéroport de Lille est juste à 20 minutes en voiture du centre-ville, pratique !) Malheureusement en pleines vacances, les tarifs sont très élevés aussi bien pour l’avion ou l’hôtel. Ryanair, c’est déjà pas ouf, mais l’avion prévu a eu un problème. Ils nous ont refourgué sur une de leur sous-marque dont on n’avait jamais entendu parler, avec des sièges encore plus serrés. C’est difficile à croire mais oui, il y a encore plus inconfortable que Ryanair 😀 Depuis l’aéroport de Porto, il y a un métro qui va jusqu’au centre-ville pour 2,25€ (prenez un ticket zone 4).
Nous sommes dans un airbnb (lien de réservation) à 10 minutes à pied de la place centrale Aliados. L’immeuble est tout neuf donc c’est très calme. Ce n’est pas le cas d’autres airbnb en plein centre, dans des immeubles plus vieux et qui ont des problèmes d’isolation sonore. Nous sommes contents du double vitrage car il fait particulièrement froid et le seul chauffage disponible est une clim réversible. Si vous cherchez un hôtel mieux situé, je vous recommande vivement le Mercure au centre-ville (lien Booking), il est bien situé dans une rue très sympa et ce n’est pas très cher (entre 80€ et 130€ hors saison).
15 minutes plus tard, nous voilà à la place Aliados. L’énorme sapin tout en lumière devant la mairie est encore là. Nous avons faim et devons en priorité trouver des pasteis de nata. Nous en trouvons chez Manteigaria, 1,5€ l’unité. On peut même voir la fabrication en direct. C’est très bon mais il y aura mieux, on le découvrira par la suite.


Nous continuons à marcher et arrivons devant la librairie Livraria Lello, la plus belle librairie au monde, dans un style « art déco » très impressionnant. Il y a une longue queue de personnes ayant réservé des tickets Silver (12€) pour une heure précise mais qui doivent quand même attendre longuement car il y a trop de monde. C’est marrant, une librairie qui fait payer pour pouvoir entrer acheter un livre. Par contre la ligne Gold (15,95€) est vide et au horaire indiqué sur le ticket, on peut entrer sans attente. Les deux tickets d’entrée sont déductibles lors de l’achat des livres, mais le ticket Gold ne permet de déduire que des achats des livres des collections The Collection ou Pop Collection de la Livraria Lello. Alors que le ticket 12€ permet d’acheter n’importe quel livre de la librairie. Puisque The Collection m’intéresse beaucoup (les livres existent en plusieurs langues, dont le français et ont des tranches dorées), j’ai réservé un ticket Gold à l’avance et je peux y entrer sans aucune attente. The Collection propose notamment une version très jolie et illustrée du Petit Prince.
La librairie étant petite, heureusement qu’ils font payer sinon on aurait fait s’écrouler le 1er étage et l’escalier sous le poids des touristes. Les gens sont très occupés prendre des photos puis à trouver un livre pour déduire de leur ticket d’entrée mais oublient que la librairie est surtout à admirer. Certes, il y a des livres cool comme toute la collection Mina Lima d’Harry Potter… mais ces murs, ce plafond, les vitraux… sont extrêmement beaux aussi.
















Voici Igreja do Carmo. L’accès aux églises à Porto est payant et on ne parle pas de 2-3€, plutôt 15€, donc on n’en a pas beaucoup visité.


Nous tombons ensuite sur un petit marché de créateurs au Praça de Carlos Alberto. Pourtant, après avoir visité plusieurs marchés similaires à Porto, je trouve qu’il manque souvent d’audace et de véritable créativité. Les affiches sont magnifiques, mais on ne peut pas en accrocher des dizaines chez soi. Les bijoux sont cool mais ces bijoux en résine ressemblent beaucoup à ceux de Temu, il n’y a pas de technicité. Sur Instagram, beaucoup de créateurs sont déçus des marchés de Noël de cette année mais quand on voit leurs créations, un consommateur lambda a du mal à comprendre en quoi c’est mieux que Temu; ou pire, ils risquent de penser que c’est un produit chinois qui se fait passer pour du « fait main ». Les machines sont toujours plus précises que l’humain, il faut donc offrir une plus-value. En couture, par exemple, un tailleur peut créer un effet 3D pour le col et le buste grâce à des points de main qui restent impossibles à reproduire mécaniquement.
Nous avons fait 3 magasins de t-shirts. Le Portugal produit et exporte énormément de t-shirts en coton et j’ai pu acheter à Lisbonne mes t-shirts favoris au monde. Mais ici, je suis effarée de trouver uniquement des t-shirts limite transparents car découpés dans un coton cheap. Devrais-je retourner à Lisbonne juste pour quelques t-shirts ? A 20mn de Porto, en banlieue, il y a une usine qui travaille pour Hanro, ma marque de sous-pulls préférée (sous-pulls en laine mérinos & soie). Tous les mercredis, ils mettent en vente des produits avec une légère imperfection. Je le sais parce que je suis quelques femmes qui y vont toutes les semaines et qui les revendent sur Vinted. C’est comme ça que j’ai accès à ces produits pour pas cher du tout.







Il est temps de manger. J’opte pour leur fameux poisson de morue et malheureusement ce n’est pas très bon.


Le fait d’être trop serré dans l’avion, d’avoir froid et marcher non-stop en dénivelé à Porto nous donne des courbatures partout. Nous décidons d’aller nous faire masser. Chez Nuad Thai, des masseuses thailandaises nous remettent les os en place (pour 50€/heure, massage sport deep tissue). Je vous recommande vivement ! Attention il faut payer en cash uniquement. Ne retirez pas dans les nombreux ATM d’Euronet (entre 2€ et 5€ de frais), cherchez les ATM des banques pour retirer sans frais.
Globalement, la carte bancaire est acceptée, mais certains restaurants décident que dans cette économie, ce contexte… ils n’acceptent que le cash. Donc je pense qu’il vaut mieux poser la question avant.
Nous visitons ensuite la Cathédrale de Porto. Nous prenons un ticket combiné pour visiter la cathédrale & le palais d’à côté coûte 6€. En face de la cathédrale est un mirador, je vous recommande d’y passer un moment, c’est très sympa.









Le plus dur est de monter les marches. On aurait pu grimper ces marches avant de nous faire masser 😀


Le palais d’à côté est très peu visité car il n’y a pas grand chose à voir à part le plafond et sa collection d’argenterie.








Nous marchons jusqu’au pont Luis. Il y a un marché de souvenirs au long du quai, c’est très sympa.





Nous finissons au Palacio da Bolsa. Attention même si vous avez acheté un ticket en ligne, il faut y aller réserver un horaire précis car les visites se font avec un guide. Pour moi, ce n’est pas une visite indispensable si vous manquez de temps, car il y a une seule salle vraiment intéressante, qui rappelle Alhambra. Si vous voulez réviser vos connaissances en motifs islamiques, c’est the place to be.








Nous passons ensuite devant la gare Sao Bento, connue pour ses céramiques.


Nous dînons chez Han Table Barbecue Porto, un barbecue coréen. Attention ici il faut payer en cash. Il vaut mieux commander les viandes à la carte que d’opter pour un assortiment. Le wagyu sans sauce est notre préféré.

… avant de terminer chez Gelatari Portuense, qui n’a de compétition que notre La Romana à Rome. 6€ pour 2 boules mais la quantité est très généreuse.

Jour 2
Aujourd’hui, nous traversons le pont et nous nous retrouvons déjà dans une autre ville (Gaia). Le pont peut être traversé sur 2 niveaux. Au plus haut, vous serez avec le métro. En bas, vous serez avec des voitures, scooters et vélos. Je recommande de traverser à l’étage supérieur, c’est plus agréable.


Nous visitons CALEM, un fabriquant du porto. Il y a des tours dans toutes les langues et nous avons la chance d’avoir tout de suite un tour en français. Ici tous ceux qui travaillent dans le tourisme sont polyglottes. Ils parlent au moins anglais, espagnol, portugais, français, même le vendeur de tickets ou la vendeuse de sardines. Nous sommes très surpris car ce n’est pas forcément le cas pour Lisbonne.


Notre guide nous explique que le porto est un vrai vin, pas un apéritif. On sent le repositionnement du produit pour attaquer de nouveaux marchés. A la fin, nous avons droit à deux verres chacun; ce n’est pas très bon. De toute façon, même les portugais n’en boivent pas. C’est un produit d’exportation. Les vignes sont loin de Porto et sont au flanc des collines, c’est pour ça que la récolte est toujours faite à la main. Cependant, des drones sont utilisés pour repérer quel endroit doit être récolté en priorité. Beaucoup de choses sont automatisées, digitalisées… on nous montre des tonneaux façon Moyen-Âge car pour le goût, ils doivent toujours utiliser ces tonneaux, mais la mise en bouteille, tout ça est géré de manière beaucoup plus automatique.

La présence des fabricants de porto sur ce quai explique de nombreux bateaux anciens (qui servaient pour transporter du vin) – comme un moyen de marketing. Il y a d’autres caves, on a visité celle recommandée par notre proprio d’Airbnb.

Nous allons au Marché couvert du Bolhão pour trouver quelque chose à manger. Il y a des restaurants normaux au 2ème étage. Au RDC, on achète à emporter et il y a quelques tables où l’on peut se poser pour manger rapidement. Ma partie préférée : les stands de fruits de mer où je peux manger des huîtres, oursins, sashimis de saumon… Choisissez n’importe quel stand. Les gens ont la tendance de se suivre comme des moutons en achetant tous au même stand, mais les produits sont similaires, choisissez un stand vide de préférence. JB opte pour des pâtes préparée dans une meule de fromage mais c’est pas très bon. Restez autour des stands de fruits de mer, de jus de fruits & jambon.








Nous avons encore faim donc nous prenons un plat de plus chez Time Out. Le poulpe chez Rui Paula est à tester absolument. Notre poulpe est tellement magnifique que beaucoup de gens s’arrêtent l’admirer lol.

J’ai un cours de filigrane chez House of Filigrane pendant que JB explore la ville. C’est une technique qu’on voit un peu partout en Europe, mais apparemment c’est au Portugal que les fils sont les plus fins. Pour faire des fils comme ça, on va torsader deux fils très fins avant de les aplatir. Pour mon cours, comme on n’a que 2 heures, on me donne des fils assez épais. Et la forme extérieure est déjà faite et soudée.
Le résultat est très impressionnant mais en réalité, il fallait juste être très patient et avoir de bons yeux; puisque la soudure est faite par la prof. Au lieu d’utiliser la soudure en plaque, elle la réduit en poudre et saupoudre sur tout le pendentif. On a fait la soudure plusieurs fois (à chaque avancement) pour faciliter mon travail, mais en réalité il faut réduire la soudure au minimum pour que ça se voie le moins possible.





Après le cours, je peux visiter le musée également. Après avoir fait le pendentif en filigrane, je vois mieux la différence de techniques entre les objets exposés au musée et les bijoux en vente. L’astuce est de repérer le ratio petits fils/gros fils. Plus il y a de petits fils, plus c’est complexe. Attention, pas tous les bijoux sont faits main, quand c’est fait main c’est forcément très cher (100€ en argent pour un motif simple et 1500€ pour l’or). Quand il y a beaucoup de soudures & couches, en général on commence par des pâtes de soudure à température élevée, et puis on descend en température. Pour que les soudures ultérieures ne détruisent pas les premières soudures. Le polissage est très facile vue la simplicité de mon modèle et se fait à la main.








Le cours coûte 60€. Il y en a 3 par jours et les horaires dépendent du jour. Il vaut mieux réserver mais si ce n’est pas possible, il est possible de s’y pointer car la prof est une joaillière in house qui est là tout le temps. On peut payer par carte sans aucun problème. Si vous n’avez aucune connaissance en joaillerie, n’ayez crainte, il faut juste de la patience.
Et pour finir, nous nous promenons à la R. de Santa Catarina, une rue piétonne commerçante. C’est ici que j’ai trouvé ma doudoune chez Falconeri.
Et nous testons les pasteis chez Fábrica da Nata, beaucoup mieux que l’autre marque.

Nous prenons le métro, en direction de l’aéroport. Attention il faut faire attention car le numéro de quai n’est pas clair. Il faut prendre le métro au quai 1, mais tout laisse croire que ça part du quai 3.
Bref, c’était un voyage court mais agréable. La ville est très belle et safe. Je ne sais pas si c’est parce qu’elle est remplie de touristes, mais on ne ressent pas l’insécurité qu’il y a en France. Il n’y a pas d’annonces qui mettent en garde contre les pickpockets, le métro est petit comme un tramway, les gens sont calmes (mais ont tendance à regarder fixement un peu trop, comme si on était la TV), les seuls exemples d’impolitesse viennent des touristes. Les prix sont encore bas et il y a des petits commerçants encore capables de survivre en plein centre ville. C’est en voyant ce contraste (sur seulement quelques jours) que je peux affirmer avec certitude qu’on a malheureusement perdu énormément en qualité de vie en France.
Partie 2 : Conseils pratiques
- Si vous cherchez un hôtel mieux situé, je vous recommande vivement le Mercure au centre-ville (lien Booking), il est bien situé dans une rue très sympa et ce n’est pas très cher (entre 80€ et 130€ hors saison). Deuxième option, notre Airbnb (lien de réservation).
- Ticket de métro aéroport – centre ville : choisissez la zone 4.
- On peut prendre le métro pour explorer le centre-ville mais c’est plus facile à pied
- Il y a des croisières sur le fleuve, comptez 18€/personne
- Cours de filigrane (2h) : 60€ chez House of Filigrane
- Pasteis de Nata : entre 1,3€ et 1,5€ l’unité. A manger avec un peu de cannelle
- Venez avec un peu de cash pour les restaurants qui n’acceptent pas de carte bancaire
- Et voici la liste des choses à visiter & restaurants à tester selon ma proprio Airbnb :
PORTO MAIN SIGHTS
- são bento train station
- clérigos tower
- Lello’s Library
- Mercado do Bolhão (market)
- Santa Catarina street
- Majestic Caffe
- Porto wine cellars (Cálem or Ferreiras)
- Ribeira
- Ponte D. Luís bridge
- Serra do Pilar
- Jardim do morro
- Sé do Porto (Cathedral)
- Aliados (main Avenue)
- Museu do Pastel do Bacalhau | Codfish pastry museum (cais de Gaia)
- Rooftop Hotel Porto Cruz (Cais de Gaia)
- Serralves
- Palácio de Cristal
- Time Out
RESTAURANTS :
- Brasão for our famous traditional dish FRANCESINHA
- Vapor or Armazém do Peixe for fresh fish near to the Fish Market
- Casa da Mariquinhas to ear FADO our tradicional music
- Museu D’avó for tradicional portuguese tapas
- MARIA RITA for trying Bacalhau (codfish)


