Mon Retour sur le Vol et le Spectacle de Montgolfières en Cappadoce à Göreme (Turquie)

Jusque là, nous n’avions encore jamais entendu parler de la Cappadoce en Turquie, mais les photos vues sur un blog de voyage nous ont donné trop envie. La région est vraiment super super belle (j’en parlerai ici), mais nous sommes venus également pour profiter d’un spectacle unique : une centaine de montgolfières qui parcourent la région TOUS LES MATINS (enfin, si la météo le permet). Non non, ce n’est pas un festival ou une occasion particulière, on voit ça TOUS LES JOURS !

Note : cet article contiendra pas mal de blablabla. On essaie de vous montrer le plus de photos possibles, mais vous savez ce qu’on pense des photos : il y en aura de plus belles sur Google Images ou sur Instagram. L’idée est de vous faire vivre cette expérience virtuellement avec nous de manière authentique et nous pencher sur les coulisses derrière ce spectacle visuel. Et cet article ne parlera que des montgolfières, nous parlerons des belles vallées et cheminées de fée de la Cappadoce un peu plus tard.

Partie 1 : Carnet de voyage
Partie 2 : Conseils pratiques

Partie 1 : Carnet de voyage

Jour 1 : arrivée

Nous sommes venus à Göreme la veille et nous avons profité de tout l’après-midi pour visiter (on vous en parlera dans un autre article). JB est un peu stressé depuis quelques jours après avoir tapé « weather goreme » sur Google. La pluie est annoncée pour les deux prochains jours.

Jour 2 : vol à bord d’une montgolfière

Le lendemain, nous avons rendez-vous à 5h05 devant notre hôtel, un shuttle vient nous chercher avec une parfaite ponctualité pour nous amener au bureau de la compagnie de montgolfières : Butterfly Balloons. Sachez qu’il y a une centaine de compagnies dans le coin, mais celle-ci est particulièrement bien notée et nous avons réservé notre vol 2 semaines à l’avance (après avoir consulté les bulletins météorologiques etc.). Il est dit (mais info non vérifiable) que seulement 100 montgolfières sont autorisés à voler à l’aube chaque jour, donc il vaut mieux réserver à l’avance. Cependant, notre hôtel nous dit en off, que si jamais la météo n’est pas favorable, il nous trouvera des places sans aucun souci le lendemain.

Je pense donc que les compagnies réputées sont effectivement full à l’avance (10 jours à l’avance pour Octobre), mais les compagnies moins connues ne sont pas full du tout.

Si nous avons choisi Buttefly Balloons, c’est parce qu’ils proposent des nacelles avec 16 personnes maximum (+ le pilote), alors que chez beaucoup d’autres compagnies, ça peut aller jusqu’à 27 personnes. La différence de prix est de seulement de 30€-35€/personne donc on décide d’opter pour un vol certes plus cher mais où l’on est sûr de voir quelque chose.

Petit-déjeuner

Nous sommes amenés au bureau de la compagnie, où nous payons d’abord notre vol en cash ou par carte. Alors, le prix est écrit en euro (dommage pour nous car la monnaie turque perd beaucoup de valeur en ce moment). Le paiement par en cash (en USD, EUR, ou en Lira) nous offre 10€ de ristoune => nous payons donc 165€/personne au lieu de 175€/personne grâce à notre petit stock d’euros qu’on a toujours sur nous. On nous donne le nom de notre pilote ainsi qu’un flyer qui explique comment il faut se positionner à l’atterrissage.

Le petit-déjeuner est présenté comme « light » mais en réalité, nous avons beaucoup de choses à manger (+ boissons chaudes à volonté). Et les fraises sont excellentes !

Nous sommes une centaine dans la salle. JB est étonné que ce soit aussi industriel. En même temps, 16 personnes par nacelle, c’est normal qu’on soit aussi nombreux. Une vingtaine de minutes plus tard, on nous demande de prendre le shuttle portant le nom de notre pilote.

Alors, il faut savoir que le pilote est vraiment le big boss dans cette histoire. C’est lui qui choisit d’où part la montgolfière et son équipe s’exécute.
L’emplacement qu’a choisi notre pilote aujourd’hui se trouve à l’ouest de Göreme. En prenant le shuttle jusque là, dans le noir total, on aperçoit soudainement de grandes ombres noires. Ce sont des montgolfières. Dans le ciel cela semble minuscule mais en fait, c’est immense ! Et puis, de temps en temps, il y a un petit éclair : elles sont en train d’être gonflées. Le spectacle est irréel, je pense qu’on n’a jamais encore vu de montgolfière d’aussi près et leur vue nous émeut grandement ! Dans quelques minutes, nous serons en train de voler dedans !

J’ignore à quelle heure ils sont venus pour gonfler les montgolfières mais quand nous sommes sur les lieux, elles sont déjà presque gonflées à bloc, à l’aide des ventilateurs, et puis évidemment le gaz qui réchauffe l’air. Le gaz expulsé peut être léger ou très fort (c’est toujours le pilote qui maîtrise). Et quand le gaz envoyé est très très fort, les montgolfières ressemblent à une énorme ampoule, c’est féérique !

Plusieurs montgolfières de notre compagnie sont en train d’être gonflées en même temps, sur le côté. Sachez que les câbles qui relient la nacelle et la toile, proches de la flamme sont en métal héhéhhé sinon ça aurait été trop dangereux. Plusieurs personne s’y mettent pour les relever et nous sommes enfin autorisés à y monter. La nacelle est divisée en 5 parties : au milieu le pilote et les bonbonnes de gaz. Les quatre autres sont réservées aux clients : 4 personnes par compartiment donc, ce qui est super agréable car nous avons toute la place qu’il nous faut. Si on était 6 ou 7 dedans, ça aurait été un peu serré je trouve.

C’est parti pour un tour de 45 minutes. Le pilote chauffe l’air à fond et nous partons très très vite et prenons de la hauteur par rapport à toutes les autres montgolfières. On s’aperçoit de la présence d’autres montgolfières, sur le départ. Certains envoient la flamme au max et deviennent des ampoules lumineuses, clignotantes dans le ciel. C’est vraiment irréel !

Malgré ce côté très « autoroute », finalement nous ne sommes pas si proches que ça d’autres montgolfières et à part le bruit qu’on entend quand le pilote envoie du gaz, tout est silencieux. La stabilité de la montgolfière nous surprend également, on s’attendait à être secoués dans tous les sens, ou de vaciller comme la pendule d’une horloge, ou de souffrir du vertige… que nenni ! Les paysages sont tellement somptueux, il y a tellement de choses à voir au loin que nous ne pensons pas du tout à regarder en bas (et avoir le vertige).

Nous sommes à côté du pilote, ce qui n’est pas la meilleure place pour regarder les paysages (champ de vision < 180°C) alors que nos voisins sur le côté de la nacelle ont une vision de 270°C. Mais la proximité avec le pilote nous permet de lui poser plein de questions. Il a une corde, sur laquelle il peut tirer pour faire tourner la montgolfière. Ainsi, tout le monde peut profiter de la même vue. Ensuite, pour diriger la montgolfière vers la bonne direction, déjà le point de départ est très important (c’est lui qui a choisi), et puis la direction et la force du vent dépendent de l’altitude. Ainsi, en contrôlant l’attitude, il maîtrise plus ou moins là où on va.

En l’occurrence, ce matin, la maîtrise est un peu moins bien, car il est parti trop haut, trop vite et on a été renvoyés vers un emplacement peu intéressant (au-dessus d’une cimetière) pendant une bonne dizaine de minutes. Il a fallu attendre que l’air à l’intérieur de la montgolfière refroidisse pour qu’on descende un peu et que le vent nous envoie dans l’autre sens. C’est alors que nous avons de superbes paysages de nouveau.

Notre pilote est de la région et à force de voir les montgolfières tous les matins, c’est devenu un rêve pour lui d’en faire son métier. Diplômé en journalisme, il a tout quitté et s’est inscrit à l’école des pilotes de montgolfières pour en devenir un. Depuis, tous les jours, il donne le sourire à ses passagers, émerveillés par les paysages.

D’en haut, nous voyons tout, même si les gens apparaissent tout petits. On aperçoit par exemple des voitures avec des remorques qui bougent dans tous les sens, et des fans de selfies qui ont repéré le bon spot pour nous prendre en photo. Il y en a qui ont même amené leur tapis perse pour faire genre « je me réveille comme ça devant des centaines de montgolfières » ahahah.

Nous apercevons également des futurs mariés qui sont venus faire des photos de mariage. Les montgolfières sont un véritable business, pour ceux qui travaillent dans ce secteur, mais aussi pour les services tout autour (photographes, taxis, hôtels avec vue…)

Nous descendons de plus en plus bas et voyons nos amis montgolfières se débrouiller avec adresse pour être à 5m du sol tout en évitant les nombreuses cheminées de fée super pointues. Nous aussi, à un moment, nous étions tellement proches du sol qu’on pensait atterrir plus tôt que prévu mais le pilote a juste fait exprès de descendre très bas. Nous avons également effleuré une autre montgolfière (de la même compagnie) – les deux ballons se sont touchés, et nous avons fait un bout de chemin collés-serrés comme ça pendant 10 minutes avant de reprendre de la hauteur pour aller plus vite.

Nous arrivons ensuite à Love Valley. C’est en général par ici que terminent les vols de montgolfière. Il y a beaucoup de champs à proximité (idéal pour l’atterrissage), la vue est époustouflante et il y a suffisamment de place pour faire descendre les montgolfières très très bas pour profiter du paysage. Cette vallée porte le nom de Love Valley car les cheminées de fée qui s’y trouvent ont une forme plutôt phallique 😀 Nous descendons très bas, traînons au fond de la vallée, avant de remonter et préparer à l’atterrissage.

J’ai lu sur un blog que c’était premier arrivé, premier servi… que si une montgolfière est en retard et que la Love Valley est trop occupée, elle sera condamnée à rester à l’écart faute de place. En réalité, tout dépend de la compétence du pilote (et aussi si le vent le permet).

En observant la scène depuis la montgolfière, nous observons les préparatifs de notre atterrissage.

Chaque voiture avec remorque (et son équipage) suit sa montgolfière depuis le début et communique via un walkie talkie. Les chauffeurs roulent très très vite car ils sont obligés d’être présents quand la montgolfière est prête à atterrir. Et ça peut être n’importe où, sur la route ou au milieu d’un champ. La surface à couvrir est très grande.

Par exemple, cette montgolfière posée sur la remorque de la voiture, est-ce que vous la voyez ? Elle s’est vraiment posée pile au-dessus (certes, avec l’aide de 3 personnes qui ont tiré sur les cordes pour l’aider à l’atterrissage). Une fois atterrie, la nacelle est fixée à la remorque. Comme cette montgolfière s’est posée en pleine route, la voiture va l’amener jusqu’au champ d’à côté pour la dégonfler et décharger des passagers. Les montgolfières n’atterrissent pas à côté de la voiture car la nacelle est tellement lourde qu’il serait impossible de la faire soulever par trois personnes. Si jamais ils loupent l’atterrissage, le pilote va faire remonter la montgolfière et la remorque se débrouille pour être pile poil en-dessous.

Voici pour illustrer les différents étapes pour dégonfler la montgolfière. Le pilote va d’abord tirer sur une corde pour ouvrir le haut de la montgolfière. Deux personnes vont tirer sur d’autres cordes pour faire la dégonfler. Une fois l’air chaud échappé, elle va tomber à moitié.

Les employés tirent encore sur la corde, pendant que les passagers sont invités à descendre. Nous sommes tous réquisitionnés pour marcher sur le ballon pour l’aider à dégonfler davantage. Cela nous permet aussi de nous apercevoir que la toile est encore un peu tiède et l’air qui s’en dégage aussi. C’est vraiment magique ! Toute cette expérience repose sur une seule chose : l’air chaud monte !!!

Ensuite, nous tirons tous sur une corde pour allonger le voile (et faciliter son rangement). C’est en tirant à 10 dessus qu’on s’est rendu compte du poids du voile.  Participer aux coulisses n’est pas quelque chose que proposent toutes les compagnies, ils doivent sûrement penser que c’est une tâche ingrate. Mais notre compagnie a voulu nous faire participer et je trouve ça super cool, c’est plus sympa et convivial.

Le pilote nous annonce qu’on a eu 10 minutes de vol supplémentaires (1h10 au lieu de 1h, sûrement pour rattraper les 10 minutes où nous avons flotté au-dessus d’un cimetière sans intérêt). L’équipage nous prépare un petit cocktail à base de champagne (mouais…) et nous trinquons ensemble, avant de se voir distribuer chacun un diplôme de baptême de montgolfière à notre nom + une médaille ahahhaha.

Quelques photos de nous pendant et après le vol. Comme vous pouvez le voir, être dans la montgolfière n’est pas la meilleure place pour un selfie, mais l’expérience est inoubliable et à faire au moins une fois dans sa vie. Pour les conseils pratiques (tarifs, quelle compagnie choisir etc.), regardez à la fin de cet article

Jour 3 : Regarder les montgolfières d’en bas

Aujourd’hui, nous sommes dans un autre hôtel : le Sultan Cave Suites, connu par les instagrammeurs du monde entier (j’exagère un chouilla) mais cet hôtel a l’avantage d’être très joli mais aussi doté d’une terrasse avec des tapis perses. C’est grâce (à cause ?) aux photos d’Instagram qu’on est venus ici, en espérant prendre un petit-déjeuner tranquille en regardant les montgolfières. Finalement l’expérience a été très décevante (on en parle ici), l’expectation est trop haute par rapport à la reality.

Il est 6h et mon réveil sonne. Réveil douloureux après le réveil à 4h30 la veille et de 5h30 l’avant-veille. Je demande à JB de regarder si on voit quelque chose. Si on voit, qu’il me réveille (la pluie est annoncée pour aujourd’hui aussi), c’est ainsi que j’ai pu faire dodo 15 minutes de plus. JB revient vers 6h15 et me dit de me dépêcher. Je sors sur la terrasse en pyjama et pantoufle mais le spectacle est tellement grandiose que ça me réveille immédiatement. Bon, contrairement à ce que laissent penser les photos, les montgolfières sont beaucoup plus grosses que ça. A 6h15, il n’y a aucune lumière et la seule lumière qu’on aperçoit vient des jets de gaz que le pilote active pour chauffer l’air des montgolfières. Quelques minutes plus tard, elles sont mises debout et certaines partent, créant encore une fois un effet d’ampoules clignotantes géantes.

J’insiste encore une fois : sur les photos, ça a l’air petit, mais sur place, on se rend compte de la taille de ces énormes « ballons ». Même en étant loin, on peut bien les voir, sans zoomer.

Aujourd’hui, le vent a l’air de souffler plus car les montgolfières ne tarderont pas à venir jusqu’à nous. Voici la vue qu’on a depuis la terrasse de l’hôtel. Nous le savions pas, mais si nous avions continué à grimper la colline, on aurait pu avoir un meilleur point de vue, près de l’énorme antenne qui domine Göreme.

Nous pensions pouvoir petit-déjeuner et regarder tout ça en même temps, mais malheureusement non seulement le petit-déjeuner n’est servi que 2 heures plus tard, à l’étage inférieur, mais en plus, il y a une foule d’instagrammeurs qui squattent la terrasse de notre hôtel (sans être clients, ils ont même payé un taxi pour venir jusqu’ici WTF) et qui prennent les meilleurs places pour prendre des photos et y rester. Un employé vient virer les squatteurs mais ils ont aucune dignité, et restent sous les protestations. Je pense que l’hôtel aurait dû mieux gérer cette situation en mettant un panneau à l’entrée, car c’est assez frustrant de choisir un hôtel justement pour une belle vue pour enfin se faire marcher dessus par des squatteurs. Regardez, sur la photo ci-dessus, en tant que cliente, je suis reléguée à la terrasse inférieure, adossée à un poteau en ciment 😀 car les squatteurs ont pris toute la place sur les tapis ottomans.

On s’attendait à ce que tous les clients soient sur la terrasse, mais pas à ce que tout Göreme s’y trouve également. Nous regardons la direction où vont les montgolfières. Au départ, nous comptions regarder les montgolfières depuis un point appelé sunset view point (à trouver sur google maps), mais elles ont l’air d’être amenées plutôt vers la Love Valley. Comme nous savions, grâce à l’expérience de la veille, qu’elles s’attardaient à la fin à la Love Valley, on prend la voiture, 11 minutes, pour nous rendre sur place.

Notre déplacement n’a pas été en vain car le temps que nous arrivons, les montgolfières sont arrivées aussi, en masse. Et pendant 15 minutes, elles se succèdent pour prendre la place de VIP tout en bas de la vallée. Je vous laisse admirer les photos, qui se passent de commentaires.

Mais tout cela passe très très vite, après 15 minutes, elles atterrissent l’une après l’autre, et il ne reste, dans la Love valley, que quelques retardataires. On voit, au loin, une vingtaine de montgolfières qui ne sont pas encore arrivées.

Nous ne sommes pas seuls sur place, il y a déjà une vingtaine de voitures avec remorque en attente de l’atterrissage, des touristes comme nous qui sont venus en voiture ou en taxi, des futurs mariés en quête de la photo parfaite pour leur album de mariage…. mais passées ces 15 minutes d’embouteillage dans la Love Valley, tous les touristes sont partis d’un coup. Genre trop pressés !!!

Il est 7h30 et le petit-déjeuner n’est servi qu’à 8h30 à l’hôtel, nous n’avons rien d’autres à faire et nous nous baladons encore aux alentours.

Il y a une montgolfière qui s’attarde beaucoup plus que les autres. Il est possible que les passagers aient opté plutôt pour un vol de 1h30 (plus cher mais avec moins de monde aussi, dans les 12 personnes/nacelle). Du coup, on a eu le temps de prendre des photos en jouant avec les perspectives (ohlala qu’est-ce qu’on se marre :D)

Le soleil se lève vraiment maintenant, et c’est un spectacle de rêve qui s’offre à nous, on voit au loin différentes vallées, un peu de brouillard, la douce lumière du matin… c’est sublime !

Partie 2 : Conseils pratiques

Comment y aller ?

Il faut aller à la ville de Göreme en Turquie.
Il y a deux aéroports près de Göreme : Kayseri ou Nevsehir. Il suffit de réserver un hôtel à Göreme et leur demander un transfert, ils vous enverront quelqu’un avec un panneau à votre nom vous attendre à l’aéroport de votre choix (ils ont l’habitude) pour 40 à 50TL/personne.

Sinon, vous pouvez louer une voiture à l’aéroport, c’est très pratique pour visiter les environs car les distances sont trop grandes pour tout faire à pied (et les transports publics sont presque inexistants).

Si vous voulez plus d’infos sur Göreme, j’ai écrit deux guides complets (avec départ depuis Istanbul ou départ depuis Paris)

Combien de temps rester ?

Nous vous recommandons de rester au moins 2 nuits. Si jamais le premier vol est impossible à cause de la météo, au moins, vous pouvez espérer partir le lendemain.

Pour ceux qui ne comptent pas payer un vol en montgolfière, restez quand même 2 nuits, car il y a beaucoup de choses à visiter dans la région et voir les montgolfières seulement une fois, ce n’est pas suffisant ahahah 😀

Ainsi, il est tout à fait possible de visiter Göreme en un week-end prolongé depuis Paris (vendredi => dimanche).

Section 1 : Pour ceux qui comptent voler en montgolfière

Combien ça coûte ?

Entre 160€ et 180€/personne pour le vol d’une heure environ.
Ceux qui optent pour des vols avec moins de monde, ou une durée plus longue, ou un vol privatisé (si si c’est possible) devront payer plus cher.

Pour info, nous avons opté pour le Butterfly Flight (Min. 1 hour flight duration with 12 to 16 people) avec Butterfly Balloons, pour 175€ (165€ si paiement en cash).

C’est plus cher que la moyenne car notre hôtel pouvait nous proposer une autre compagnie pour 160€/personne.

Faut-il réserver le vol en montgolfière à l’avance ?

En théorie, il y a tellement de compagnies que si ce n’est juste qu’une question de places (j’arrive la veille et je veux voler en montgolfière le lendemain), vous trouverez sûrement de la place (une centaine de montgolfières décollent tous les matins), rien qu’en parlant avec le réceptionniste de l’hôtel.
Mais nous vous conseillons de réserver le plus tôt possible si vous optez pour les compagnies les plus réputées.

Par exemple, nous voulions réserver le 26 septembre pour un vol le 29 septembre. Nous avons contacté Butterfly Balloons, Kapadokya Balloons, Voyager Balloons et c’était refus sur refus. Bufferfly Balloons s’affichait complet jusqu’au 7 octobre (soit 12 jours à l’avance), Voyager Balloons s’affichait complet jusqu’au 5 octobre (soit 10 jours à l’avance) et Kapadokya Balloons ne nous même pas répondu. Finalement, en consultant la météo, nous avons réservé le 29 septembre pour un vol le 13 octobre avec Butterfly.

Comment réserver ?

Les disponibilités ne sont pas clairement indiquées sur les sites des compagnies. Cliquez sur « book now » pour remplir le formulaire (sur tous les sites des compagnies, il y a un bouton « book now »). Vous donnez vos disponibilités (deux jours), choisissez le type de vols (combien de personnes, la durée) et ils vont répondre dans la journée s’il y a des places disponibles. Si vous ne connaissez pas encore le nom de votre hôtel, entrez un nom d’hôtel au piff. Il est possible de le changer après.

S’il y en a, vous trouverez dans le mail un lien pour sécuriser votre réservation (en entrant votre numéro de carte bancaire). Ce n’est pas vraiment un paiement car vous payerez sur place, le jour du vol. Deux jours avant, on vous enverra un mail pour vous indiquer l’heure à laquelle le shuttle viendra vous chercher. Et on vous demandera aussi le numéro de votre chambre à l’hôtel (si vous l’avez).

Quelle compagnie choisir ?

Il y a plusieurs critères pour choisir votre compagnie :

  1. La première, c’est une question de sécurité. Il n’y a pas de parachutes distribués pendant le vol (et de toute façon, à cette altitude, les parachutes ne servent à rien). Il faut que le matos soit bon, que le pilote soit expérimenté, que l’équipage soit formé aux gestes de premier secours…
  2. Le confort pendant le vol : il y a des compagnies qui ne proposent pas du tout de choix quant au nombre de passagers/vol. Et d’autres qui le fixent à l’avance, en imposant une limite de 16 ou 20 personnes/nacelle. Celles-là sont évidemment plus chères. Le nombre de passagers par nacelle est aussi important en cas de gros vent, car il faut adopter une position particulière pendant l’atterrissage dans ce cas => si vous êtes trop nombreux, vous risquez d’être écrasé.
  3. La durée du vol : idem, il y en a qui ne respectent pas trop la durée du vol, ils peuvent la raccourcir. Il s’agit là de l’inexpérience du pilote, car un bon pilote saura maîtriser son déplacement et respecter à peu près la durée fixée à l’avance
  4. L’expérience du pilote : puisqu’on ne sait pas sur quel pilote tomber, il faut que la compagnie n’ait que de bons pilotes et expérimentés. C’est indispensable pour avoir une bonne expérience, car c’est très facile de voler super haut, mais difficile de pouvoir se faufiler entre les vallées (ce qui donne le charme de ce vol).

Donc, il faut lire beaucoup d’avis en fait sur Internet. Nous avons opté pour Butterfly Balloons, je suis sûre qu’il y a d’autres compagnies tout aussi sérieuses, mais le courant est bien passé avec eux et notre pilote était très bien. Lors de notre réservation, ils nous ont répondu dans l’heure, et les avis sont vraiment très élogieux sur eux. Ils ont une assurance pour le pilote, les montgolfières et tous les passagers. Leur site indique clairement le nombre de vols par montgolfière et par pilote.

Nous recommandons vivement ! Bon, je trouve que leurs montgolfières sont un peu moches (niveau couleurs) mais l’important, c’est que les autres montgolfières soient jolies, non ? 😀

Section 2 : Pour ceux qui veulent juste regarder les montgolfières

Où regarder les montgolfières ?

1. Depuis Göreme

Les montgolfières parcourent la région, donc en étant dans les villes à côté de Göreme, on voit les montgolfières. Mais c’est à Göreme qu’on les voit les mieux donc je vous conseille vivement de réserver un hôtel à Göreme même (puisqu’il faut se lever très tôt le matin).

Ensuite, presque tous les hôtels ont des terrasses, mais vous voudrez un hôtel en hauteur, et pas au centre-ville (où se trouvent plein de restaurants).
Pour cela, choisissez les hôtels autour de Cave Life Hotel, Ascension Cave Suites… qui ont non seulement de très belles terrasses, mais qui se trouvent à 5 minutes d’un point de vue à 360°C donnant sur tout Göreme, ce point de vue s’appelle Sunset view sur Google Maps (à ne pas confondre avec sunset view point qui se trouve ailleurs, très important !)

Ou alors choisissez les hôtels à côté de Kelebek Special Cave Hotel qui ont de très belles terrasses (en plus d’avoir un hammam sur place). En montant la colline à côté de ces hôtels, vous allez voir une énorme antenne avec vue à 360°C également sur tout Göreme.

Si jamais ces hôtels (et hôtels aux alentours de ces lieux) coûtent trop chers pour vous, sachez que Göreme est une petite ville, vous pouvez marcher jusqu’aux points de vue que je vous ai indiqués (antenne et sunset view).

Evitez les hôtels stars sur Instagram (Sultan Cave Suites, Koza Cave Hotel, Mithra Cave Hotel Cappadocia) pour ne pas avoir à faire la queue pour prendre une photo.

2. Depuis une des vallées

Tapez rose valley, ou sunset view point sur Google Maps. Il faut y aller très tôt car les montgolfières partent à proximité de ces lieux, donc à 10 minutes près, vous risquez de voir beaucoup moins de montgolfières que ce que vous auriez pu voir. Ces points sont accessibles à pied (> 2km du centre de Göreme). Il y aura plus de places pour vous que sur les terrasses des hôtels, et si vous avez de la chance, vous verrez une montgolfière voler à 3m au-dessus de votre tête.

Tapez love valley, c’est là où la plupart des montgolfières essaient de terminer le vol. Ce n’est pas accessible à pied depuis Göreme, il vaut mieux y aller en taxi ou avec une voiture (comme nous). L’avantage est de voir, en plus, l’atterrissage, les coulisses, et de profiter plus longuement du spectacle (on verra les montgolfières retardataires). Possibilité d’avoir plusieurs montgolfières volant à 3m au-dessus de la tête.

A quelle heure il faut se lever ?

Alors, ça change selon la saison. Par exemple, quand nous y étions, le lever de soleil est prévu à 6h30 et nous avons vu les premières montgolfières prêtes à partir vers 6h15. Le mieux est de demander à votre hôtel, en plus de regarder sur Google l’heure exacte du lever du soleil.

Comment ça se passe pour les photos ?

Même pour un spectacle visuel aussi extraordinaire, les photos restent plus moches que la réalité. A cause du manque de lumière (à l’aube), difficile d’avoir de belles photos façon Instagram avec un smartphone lambda. Vous pouvez voir que ma photo sur la terrasse de l’hôtel n’a rien à voir avec les photos avec filtre sur Instagram, car je n’ai qu’un petit appareil de photo et je ne la retouche pas. Si vous avez un bon appareil photo, c’est le moment de le sortir. Ensuite, les meilleurs moments ne durent pas si longtemps que ça (15 minutes pour l’embouteillage au sein de la Love Valley) donc nous vous conseillons surtout de profiter avec les yeux.

Peut-on petit-déjeuner et regarder les montgolfières en même temps ?

Non, le petit-déjeuner est en général servi dans une salle bien au chaud, à 8h30, bien après le passage des montgolfières. Le petit-déjeuner que vous voyez sur les photos Instagram est préparé juste pour les photos 😀 De toute façon, vous verrez, tout le monde est tellement occupé à prendre des photos que personne n’aura l’idée de petit-déjeuner en même temps.

Carnet de Voyage : 3 jours à Göreme en Cappadoce (Turquie)
Dans les coulisses d'une photo Instagram à Göreme (Turquie)
    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine.

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