Istanbul (Turquie) #3 : Grand Bazar, Bazar égyptien & le pont Galata

Si vous avez raté les épisodes précédents, voici les liens

Istanbul #1 : Visite de Sainte-Sophie
Istanbul #2 : Découverte du quartier Sisli

Aujourd’hui, je vous amène aux marchés et je vous amène voir le célèbre pont de Galata à Istanbul. Ce pont, bien qu’il soit très joli, ne relie pas l’Europe à l’Asie. Non non non ! Disons qu’il relie plutôt la vieille ville (côté européen) à la ville plus moderne (toujours du côté européen). La rive asiatique, elle, est ultra moderne 😀

Partie 1 : Carnet de voyage
Partie 2 : Conseils pratiques

Partie 1 : Carnet de voyage

Le Grand Bazar

Le shopping est ma passion. Et flâner au marché, c’est évidemment une activité qui me plaît énormément. Surtout quand je le fais à Istanbul, où les couleurs, l’ambiance, l’odeur… réveillent tous mes sens d’un coup. Le marché le plus célèbre (et très grand) c’est le Grand Bazar. Il se trouve à 10 minutes à pied des monuments célèbres d’Istanbul donc il est très facile de le « caser » dans votre programme, même si vous ne restez à Istanbul que deux jours.

Il est super célèbre et existe depuis plus de 500 ans. Bien évidemment, à cause de nombreux incendies, la structure qu’on voit actuellement ne date pas de plus de 500 ans hein. Ce bazar est vraiment très très grand, il y a de nombreuses entrées et sorties (si on ne se fait pas fouiller, on doit passer devant un portique qui fait « bip » à tout va, avant d’entrer. Des mesures de sécurité très sommaires). Tapez Grand bazar d’Istanbul sur Google Maps, ce n’est pas évident de le trouver tout seul. Le Grand Bazaar est couvert, mais autour, il y a énormément de boutiques également. Je suis surprise qu’on ne soit pas si sollicités que ça. Malheureusement, les plus belles boutiques sont celles où il y a une pancarte « NO PHOTO ». Je vous laisse vous plonger dans l’ambiance chaotique de ce marché un samedi, à travers quelques photos. Même si les gens se souviennent avec nostalgie de la grande époque du Grand Bazar, rempli de produits en soie, en cuir ou en fourrure.. pour une touriste lambda comme moi, je trouve les produits vendus ici (plus cheap qu’avant) très variés, très jolis, très différents de ce que j’ai l’habitude de voir – même si on y trouve, entre autres, de la contre-façon et certainement des produits made in China.

Ce qui m’impressionne le plus, ce sont les bijoux ostentatoires en or. Ils sont vraiment énormes, et j’avoue n’avoir vu aucune femme porter des bijoux aussi gros. A mon avis, ça doit servir plus d’investissement ? (c’est plus joli que les lingots), c’est pas possible de porter un collier aussi lourd 😀 D’ailleurs, les boutiques vendent effectivement des lingots. Ça peut être de petites pièces d’or, jusqu’à un lingot gros comme ma poignée. J’adore les bijoux avec de la calligraphie arabe dessus (c’est marqué Allah), c’est super joli !! Heureusement pour mon porte-monnaie, ils sont très tape à l’œil et ne me conviennent pas.

En sortant du grand bazar, on voit une rue entière de forgerons, qui vendent des clés trop trop jolies (on se demande si elles ouvrent de vraies portes), et des copies de la lampe d’Aladdin de toutes les tailles <3 Ohlala ohlala !!! Il y a aussi des plateaux en métal, j’ignore si c’est fait artisanalement avec la méthode du repoussé, ou c’est un pochoir qui imprime le motif sur le métal. Ils vendent beaucoup de services de thé en métal, ce qui est assez surprenant car au restaurant, je les vois boire leur thé plutôt dans un verre évasé et transparent. Bref, vous l’aurez bien compris, j’en ai plein les yeux, et mes sens sont tellement sollicités que j’ai failli tomber dans les pommes, de fatigue, de faim et de maux de tête.

Faruk Güllüoglu

Nous nous reposons en urgence chez Faruk Güllüoglu, une chaîne de pâtisserie que j’ai aperçue la veille, il y avait tellement de monde ! On se dit que ça doit être bon. Ils ont l’air de vendre de quoi manger à midi, mais quand nous voulons commander quelques toasts, le serveur nous explique qu’il y a une coupure d’électricité et qu’on doit se contenter plutôt de leurs pâtisseries. Donc, j’ai commandé le fameux apple tea traditionnel (avec des morceaux de pomme séchée), une sorte de mille-feuille/lasagne avec du fromage dedans, quelques pâtisseries… C’est bon mais pas wow non plus. Par contre, je valide le thé à la pomme, c’est super bon !

Le Bazar égyptien

Nous marchons 15 minutes jusqu’au bazar égyptien. Il porte ce nom car ce bazar a été construit grâce aux impôts rapportés d’Egypte (merci à eux !) mais il n’y a pas de marchands égyptiens ici. N’espérez pas trouver des momies en souvenir non plus hein 😀 Ici, on sent beaucoup plus les épices et herbes qu’au Grand Bazar. Cependant, c’est tout petit, il y a deux axes principaux et c’est tout ! On le visite rapidement en 20 minutes top chrono. Ils vendent principalement des épices, du thé, mais aussi du fromage, de la viande de bœuf séché, et des éponges.

Le graal de ce marché, c’est le safran. Le safran de Turquie, qui coûte 25TL/100g (100g ou 1g ? Je ne sais plus trop), provient du safflower (Carthame des teinturiers) et selon les vendeurs, c’est de la m$rde comparée au safran d’Iran. Un ami turc m’a dit la veille qu’il y avait un vrai business autour du safran, acheté pour 4TL en Iran pour être vendu à 200TL le gramme ici à Istanbul. Mais il fallait tomber sur du vrai safran héhé. J’essaie de faire confiance au destin en m’adressant à une boutique au hasard. Ici, le prix est clairement affiché 60TL le gramme. Le vendeur me fait la démo en mettant un peu de safran iranien dans de l’eau chaude, qui devient jaune. Selon lui, c’est la preuve que c’est du vrai safran. Ne connaissant absolument RIEN au safran, je décide d’acheter un gramme pour faire des tests scientifiques toute seule tranquille chez moi (8,6€), ce qui correspond, en volume, à la taille de la paume de ma main.

Résultat : il m’a vendu de la m$rde !! En rentrant à la maison, j’ai regardé différentes vidéos YouTube (comme Wikipedia, YouTube est une source tellement sûre ahahha) et il est dit que comme le safran vient des stigmates rouges d’une fleur, sa couleur est à l’intérieur de ce stigmate. Donc, en mettant un peu de safran dans de l’eau froide, la couleur jaunâtre doit mettre un peu de temps à sortir. Alors que mon faux safran dégage de la couleur instantanément au contact de l’eau froide, jusqu’à donner une couleur orange, preuve qu’il a été teinté, au mieux par du curcuma, au pire pas un composant chimique. Bon, de toute façon, je voulais en acheter pour mettre dans ma lotion pour le visage, donc ça ne me gêne pas trop que ce soit du curcuma (qui est très bien pour la peau), voilà, j’ai acheté un faux produit pour dormir moins bête ce soir 😀

Quartier du New Mosque

En sortant du bazar égyptien, on se trouve dans le quartier autour de la nouvelle mosquée (New Mosque). Puisqu’on est à l’extérieur du bazar, les prix sont soudainement plus doux. J’ai lu sur Internet qu’on pouvait avoir plus de chance de trouver du vrai safran iranien ici mais bon, je retenterai ma chance plus tard au Maroc (non non ce n’est pas ironique, l’espoir fait vivre). Tandis que JB compare les prix d’un stand à l’autre avant d’opter pour 500g d’abricot sec (à 28TL le kilo soit 4€) et un 500g de dattes (super super booooones !). Il faut absolument que vous craquiez pour les pistaches aussi, vendus dans les 6€ le kilo. Ils vendent aussi des loukoum au kilo, et pas cher du tout.

Nous tentons de visiter les deux magnifiques mosquées d’à côté le New Mosque (qui était new il y a 500 ans quoi) – à gauche sur la photo – et Rüstem Pasa Camii – droite sur la photo – mais les deux sont en travaux :'( SNIF, ça a l’air d’être en rénovation jusqu’en 2019.

Ce n’est pas trop grave, on en profite pour explorer les alentours du Bosphore, avec une très belle vue sur la tour Galata au loin.

C’est ici qu’il faut goûter au sandwich au poisson frit. A côté se trouvent des bateaux qui partent dans tous les sens (vers la rive asiatique, sur les îles, faire un tour etc.) c’est super animé et on se sent vite perdus.

Le pont Galata

Sur le pont Galata, il y a toujours une armée de pêcheurs, c’est pas possible de prendre une photo sans qu’il n’y ait un fil de pêche sur la photo looool. Certains en profitent pour y faire un commerce, en vendant des appâts et accessoires de pêche. Je pense que les pêcheurs sont professionnels, ils viennent ici pour gagner leur vie, pas pour le loisir. Pour ceux qui veulent prendre de très belles photos, il faut aller au niveau inférieur du pont, là où il y a des restaurants. Au milieu du pont, il y a un espace photo très large pour prendre de belles photos du New Mosque et de Galata.

Vue à gauche, toujours en Europe

Vue à droite, toujours en Europe

De l’autre côté du pont de Galata, dans le quartier Karaköy, il y a un espace tranquille plein de restaurants. On est beaucoup plus proche de l’eau ici (on se rend compte à quel point le niveau d’eau est très très haut, et ça a l’air profond en plus). Les pêcheurs sont accompagnés de chats errants, et très gourmands. Ils n’hésitent pas à voler de temps en temps un petit poisson. Mais les pêcheurs sont très sympas et ne leur font pas mal pour autant. On trouvera tous ces types de poissons dans les menus des restaurants aux alentours.

Allez, deux photos du coucher de soleil pour montrer à quel point le lieu est magnifique !

Le ventre vide, nous dînons dans un lieu assez branché, avec plein de bars, salons de thé et burgers. Ce sont les deux rues parallèles, où se trouve le restaurant Pim Karaköy. Les plats ici sont beaucoup plus chers qu’ailleurs, dans les 30TL (presque 5€). C’est cool de payer que 5€ le plat, parce qu’en 2016, ça aurait coûté 10€ et j’aurais boudé de payer 10€ pour aussi peu de nourriture 😀 En tout cas, le lieu est très branché, plein de locaux bien habillés et riches, ce qui change des restaurants populaires qu’on a l’habitude de fréquenter depuis le début de notre séjour à Istanbul.

Partie 2 : Conseils pratiques

Budget

  • Grand Bazar : accès gratuit
  • Bazar Egyptien : accès gratuit
  • Abricots secs : 28TL/kg
  • Pistaches : 45TL/kg
  • Dattes : 25TL/kg
  • Sandwich au poisson grillé : 16TL
  • Restaurant Faruk Güllüoglu : je crois que mon thé m’a coûté 16TL
  • Restaurant Pim Karaköy : 30TL/plat environ (attention petite quantité), par contre leur limonata (limonade) fait maison est à tomber (16TL ?).
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    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine.

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