Bus La Quiaca – Salta (Argentine)

Après une demi-journée passée dans le bus, JB est très fatigué, car il a beaucoup de mal à dormir, et qu’en plus, il n’ose pas manger pendant les déplacements en bus. Nous aurions pu continuer ASAP jusqu’à Salta mais il est préférable de rester une nuit à La Quiaca pour reprendre les forces avant d’enchaîner 8h de bus.

Au début, je voulais faire un arrêt pour visiter les montagnes de 7 ou 8 couleurs, mais JB en a marre de se déplacer autant et préfère arriver le plus vite possible à Salta. Idem pour moi, quand je vois que la montagne en question est à 5000 mètres, je n’ai aucune envie de me faire mal (j’ai le mal d’altitude dès qu’on monte 200 mètres). Ainsi, nous passons une nuit à l’hôtel Hosteria Refugio del Sol.

Le terminal de bus à La Quiaca est tout petit et c’est très facile de trouver le bus qui nous amène à Salta. Par rapport à notre heure de départ souhaitée (on veut partir le matin), il n’y en a qu’un seul : BALUT.

Nous choisissons de partir à 8h50 pour arriver à 16h15 à Salta. Comme JB a réservé un hôtel 5 étoiles pour nous à Salta, on veut y arriver le plus tôt possible pour en profiter.

Nous pouvons payer les tickets du bus en carte bancaire sans frais supplémentaires (16 850$AR/personne).

Après avoir fait le change des devises boliviennes qu’il nous restait à la frontière, JB a 13 000$AR en poche mais l’hôtel coûte 25 000$AR et ajoute 5% si on paie par carte. On se dit qu’on ne va pas survivre bien longtemps avec l’équivalent de 12€ en poche et cherche à échanger les dollars que j’ai pu retirer aux Etats-Unis.

Je remarque un touriste qui passe à vélo. En un coup d’œil, je détecte son amabilité et ses bonnes vibes (c’est très rare, il y a très peu de gens avec de bonnes vibes comme lui, je pense qu’en 8 ans de voyage, je n’en ai croisé que deux) et je compte lui demander des conseils pour avoir des pesos argentins.

Je n’ai pas encore le temps de poser ma question que JB lui adresse déjà la parole… en français. Il l’avait déjà aperçu à la frontière et a remarqué les drapeaux sur son vélo, dont le drapeau français (en plus de son maillot de l’équipe de France qui ne laissait guère de doutes). Après avoir compris que nous manquions de cash, il nous a proposé de nous dépanner pour qu’on puisse manger 😀 c’est vraiment adorable, je ne me suis pas trompée, il a de bonnes vibes.

On peut détecter des gens avec bonnes vibes comme ça à des kilomètres. C’est comme les leaders spirituels, vous savez, ils dégagent une énergie incroyable, tout le monde autour le ressent.

Bref, nous comprenons qu’on aurait pu faire le change à la frontière. Nous faisons le tour du terminal de bus, quelques compagnies de bus nous proposent des taux de change scandaleux. On finit par faire le change, à un taux pas terrible, chez une marchande. On sera plus malins par la suite en passant par Western Union, JB vous expliquera ici.

Notre voyageur français viendra aussi chez la marchande pour acheter une carte SIM et on a un plus de temps pour discuter. Cela fait plusieurs mois qu’il voyage en Amérique du Sud, il descendait depuis la Colombie. Terrorisée par les chiens, je lui demande comment il fait pour les éviter, et il me dit qu’il faut leur foncer dessus et continuer à pédaler, c’est tout. Par contre, les chiens qu’il a croisés dernièrement étaient particulièrement méchants, ils ont même mordu sa valise. La route jusqu’à La Quiaca ne devait pas être facile car j’ai un peu regardé la route quand on prenait le bus : même le bus a dû prendre des routes non goudronnées, laissant plein de poussière devant et derrière. De plus, on a été contrôlés par la police à nombreuses reprises car ça fait partie de la route des trafiquants de drogue. Nous nous disons au revoir, je ne saurai même pas vous dire comment s’appelle notre voyageur français, car nous avons oublié d’échanger nos prénoms et nos coordonnées.

Les poches remplies de billets, nous pouvons enfin payer notre hôtel, payer le jus d’orange de JB (1 000$AR) et le dîner de ce soir.

Le soir, nous dînons chez La Coyita Restaurante. Leur assiette de barbecue (pour deux) coûte 10 000$AR. C’est une bonne preview de la viande argentine, mais on aura mieux par la suite.

Le lendemain, le bus part à l’heure. Le chauffeur demande un pourboire pour mettre les bagages dans le bus (500 $AR fera l’affaire), et pour sortir les bagages. Vous donnez ce que vous voulez. Le bus a été un peu en retard à cause de nombreux contrôles de police. Les gens ont été sélectionnés au hasard pour ouvrir leurs bagages pour inspection. Toujours à cause de la drogue.

Les toilettes ne sont pas hyper propres, mais j’ai tenu bon jusqu’à Salta.

Je recommande la compagnie BALUT, ils font ce qui est attendu d’eux, ce n’est pas luxueux, mais ce n’est pas inconfortable non plus. Choisissez une place sur la droite pour éviter le soleil. Le trajet est très agréable car on voit plein de montagnes, c’est très très joli. Par contre, à Salta, on a fondu direct car on est passé de 16 degrés à La Quiaca à 32 degrés à Salta !

Les gens m’ont regardée bizarrement avec mon pull et ma doudoune que je n’ai pas eu le temps d’enlever 😀

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Bus Uyuni - Villazon - La Quiaca. Traversée de la frontière Bolivie/Argentine
    Anh

    Anh est franco-vietnamienne et a vécu dans de nombreux pays (Russie, Australie, France, Norvège, Vietnam). Elle aime par dessus tout les chats, le DIY et la bonne cuisine. Ayant une très bonne mémoire, Anh est capable de vous donner le tarif du petit bus pris entre le Chili et la Bolivie qu'elle a pris il y a 3 ans.

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